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8 août, 2007

Voie Ravier ou voie centrale au Quayrat

Classé dans : — topospyreneens @ 9:56

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Grand Quayrat (3060 m), face ouest

Voie centrale Ravier

Itinéraire majeur de cette immense face ouest haute de 500 mètres, avec la centrale ouest et la ouest-sud-ouest. La voie est magnifique et se déroule sur un très beau granit. Elle est soutenue et se divise en deux parties distinctes divisées par une zone médiane de schistes rouges.

 Topo Ravier

Voie Ravier au Quayrat
Album : Voie Ravier au Quayrat

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Première ascension : Jean et Pierre Ravier le 14 juillet 1955 (jusqu’aux schistes médians). P. Bonnenfant, P Bouchet, Jean et Pierre Ravier, le 7 septembre 1966 (des schistes médians au sommet). M. Roques et P. Sol en juillet 1967 pour le premier parcours complet.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Continuer le bon chemin vers la gauche qui mène au refuge et au lac du Portillon. Avant d’arriver sur le replat en vue du refuge, repérer un piquet blanc tenu par des cailloux, 50 mètres au dessus quitter le chemin à gauche pour franchir la gorge et le ruisseau sous la face (quelques cairns). Monter à vue dans des pelouses et des éboulis jusqu’au pied de la face (3 heures à 3 heures 30 depuis les granges d’Astau.

Il est possible de dormir au refuge d’Espingo (1 heure 30 d’approche le lendemain), ou au refuge du Portillon (30 minutes d’approche le lendemain en revenant sur ses pas jusqu’au pluviomètre puis en descendant la gorge jusqu’à l’aplomb de la face que l’on atteint par une pente d’herbe et d’éboulis).

Descente : Par la voie normale du Quayrat. Du sommet, suivre l’arête vers le nord d’abord par une vire sur son versant est puis à toute crête lorsqu’elle devient large et caillouteuse. On atteint une brèche vers 2800 mètres. Descendre le large couloir sur la gauche sur environ 200 mètres (on évite une partie de dalles lisses dans le couloir par un crochet rive gauche). Traverser horizontalement à droite le couloir puis des pentes herbeuses jusqu’à une arête  raide et herbeuse que l’on descend vers les éboulis que l’on atteint par un crochet à gauche. Descendre ces éboulis toujours en tirant à droite sans jamais descendre franchement jusqu’à la côte 2250 où l’on traverse horizontalement à droite. On trouve alors une sente dans des pelouses qui traverse en descendant toujours vers la droite jusqu’à un nouvel éboulis que l’on descend droit. Au bas de celui-ci, on retrouve une sente horizontale à droite qui mène au col d’Espingo. Toute cette descente est cairnée.

Descriptif des longueurs : Attaquer 50 mètres à gauche de la vire herbeuse caractéristique où se trouve la voie Game-over, dans une dalle claire. Repérer une fissure verticale et ronde de 7-8 mètre qui conduit à une vire herbeuse. Attaquer sur des prises rondes 1 ou 2 mètres à droite de cette fissure. 20 mètres à gauche, se trouve une profonde cheminée, à sa gauche, le pied de la face redescend

L1 : remonter 1 ou 2 mètres à droite de la fissure ronde jusqu’à la vire herbeuse que l’on suit sur la gauche (vieille sangle sur la vire). On se trouve au dessus de la profonde cheminée citée ci-dessus par laquelle il doit être possible d’attaquer. Franchir un ressaut raide tout droit en direction d’une cheminée au dessus (un cablé au départ) – 5. On arrive sur une vire où l’on fait relais (2 pitons en place).

L2 : partir 2 mètres sur la gauche puis tout droit pour remonter un vague dièdre puis la profonde cheminée qui lui fait suite (3 pitons en place visibles du relais) – 5+. Relais sur une vire sur 2 pitons en place.

L3 : remonter des gradins puis contourner le bastion orangé très raide par la gauche (2 pitons visibles du relais). Contourner un pilier par la gauche pour aboutir sur une vire que l’on suit vers la gauche jusqu’à son extrémité – 5. Relais sur 2 pitons en place.

L4 : Remonter le court dièdre au dessus du relais et en sortir par la gauche (1 piton en place visible du relais) – 6a+ non obligatoire. Continuer en légère ascendance vers la droite sur du rocher sombre jusqu’à une écaille sur une vire (plusieurs vieilles sangles) où l’on fait relais – 4+.

L5 : partir franchement à droite jusqu’au pied d’une dalle bordée à droite par un dièdre. Remonter cette dalle sur 20 mètres (4+, 1 piton pas très visible dans le haut). On atteint une vaste terrasse herbeuse que l’on suit jusqu’à son extrémité gauche (cette longueur fait 55 mètres). Faire le relais sur friends au pied d’un dièdre.

L6 : monter droit puis en ascendance vers la gauche, franchir un court dièdre redressé, on se retrouve sur une sorte d’éperon  que l’on suit jusqu’à une brèche où l’on fait relais sur béquet – 4.

On se trouve alors à droite d’un vaste cirque d’herbe et de rochers. Il est facile de la brèche de repérer la suite de l’itinéraire. Repérer à 50 mètres sur la gauche au dessus du cirque, une fissure large en oblique sur la gauche bordée par une tâche jaune. On devine au dessus une rampe oblique à droite sous un bastion de dalles claires.

L7 : descendre de quelques mètres à gauche de la brèche et traverser le cirque en ascendance à gauche dans une zone facile jusqu’à l’aplomb de la fissure avec la tâche jaune où l’on fait relais sur béquet.

L8 : atteindre cette fissure par un dièdre peu marqué, et la remonter vers la gauche (friend n°3 camalot utile) jusqu’à une vaste terrasse herbeuse – 4 +. On fait relais sur friends sur la gauche dans des schistes rouges.

L9 : monter vers la droite pour rejoindre le bas de la rampe parfois herbeuse que l’on suit intégralement jusqu’à la base d’un dièdre bien marqué – 5. On fait relais sur 2 pitons en place au niveau d’un petite margelle.

L10 : ne pas s’engager dans le dièdre au-dessus, mais suivre sur la droite une étroite corniche sur 3 mètres puis remonter des dalles en ascendance à droite – 5. On débouche sur une vire herbeuse que l’on remonte droit vers un dièdre juste à gauche d’un gendarme. Relais sur béquet ou friends.

L11 : remonter ce dièdre caractéristique très fermé dans le haut, d’abord en l’évitant par la gauche puis à l’intérieur – 5 (1 piton dans le haut non visible du relais). Relais sur une terrase sur un béquet.

L12 : contourner un gendarme blanc par la droite en franchissant l’arête. On rejoint un dièdre de l’autre côté par une désescalade de 4 mètres délicate – 4+. On fait relais sur friends au sommet du gendarme blanc. Il semble possible de passer à gauche par le dièdre situé juste à gauche de celui formé par le gendarme (1 piton au départ non visible de la terrasse).

L13 : monter en ascendance à gauche, remonter un dièdre lichéneux au rocher douteux jusqu’à une arête où l’on fait relais sur béquet – 4 +.

La suite de l’itinéraire suit d’abord le flanc gauche de l’arête jusqu’à une profonde brèche qui permet de passer sur le flanc droit jusqu’au sommet – ensemble de 2, 3 (150 mètres).

Difficultés : TD assez soutenu. 6a+ max et 5+ obligatoire. La recherche de l’itinéraire n’est pas à négliger.

Equipement : La voie est bien pourvue en pitons surtout dans la première partie, elle se protége très bien avec friends et coinceurs.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends complet jusqu’au 3 camalot. 3 pitons au cas où.

Hauteur de la voie : 500 mètres dont 100 à 150 mètres faciles en haut.

Horaire : 6 à 8 heures.

Topo : « Guide Ollivier Pyrénées centrales » (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). « Les 100 plus belles courses et randonnées » de Patrice de Bellefon.

 

5 commentaires »

  1. Vincent BLOUËT

    Très bon topo … impossible de se perdre grâce à lui.

    Je conseillerais juste pour L12 le contournement du gendarme par le dièdre de gauche (on trouve un second piton dans la cheminée qui suit immédiatement) … choix venant du fait que je n’arrivais pas à sécuriser de manière satisfaisante pour le second la désescalade franchement délicate à droite du gendarme.

    Commentaire by Vincent BLOUËT — 11 août, 2010 @ 16:39

  2. Vincent BLOUËT

    J’oubliais … la voie, certe longue, est vraiment plaisante.
    Un grand souvenir pour moi.

    Commentaire by Vincent BLOUËT — 11 août, 2010 @ 16:41

  3. Rémy Soulié

    En effet, super topo! Un régal de parcourir cette voie au cheminement pas évident avec toutes les infos en main.
    On a mis 7h en leader fixe, en L12 j’ai choisi la variante dans le dièdre à gauche de celui formé par le gendarme : un piton au départ du dièdre et un deuxième au fond d’une fissure au-dessus dont je ne me suis pas servi, la sortie sur le petit éperon de gauche est bien plus dans mes habitudes que la renfougne qui s’annonçait !
    En tous cas merci pour le topo et une voie à conseiller…

    Commentaire by Rémy Soulié — 20 septembre, 2010 @ 22:51

  4. François Baben

    salut Jean-Pierre,

    Merci pour ce beau topo qui nous a bien servis.
    Quelques petites précisions :
    - Cairn au départ contre la paroi avec une vieille cordelette.
    - L1 : un piton au-dessus de la première terrasse, avant le mur au câblé.
    - Le dièdre de L4 m’a bien paru en 6a+, pas en V+ comme évoqué dans les autres topos.
    - Y a un relai tout neuf sur 2 pitons à la sortie immédiatement à dte de la L8 (retraite d’une cordée du CAF Toulouse début juillet, je crois).
    - Pour la L9, nous n’avons pas réussi à faire la longueur en une fois, Ayant le R8 trop à gauche dans les schistes (je n’avais pas vu le relai du CAF, plus bas à dte), on s’est retrouvés en bout de corde 5m avant la fin de la rampe. Par ailleurs, le R9 n’est pas au bout de la rampe, mais 7/8m au-dessus (mur en V pour y arriver). Ca faisait pour nous une longueur de 60/65m en développé. Comme en plus nous n’étions pas sûr d’être sur la bonne rampe et qu’on est tombés avant le mur en V sur le relai de retraite des cafistes, y a eu gros doute… A noter que nous avons laissé en place le câblé, au pied de ce même mur, avec lequel ils ont rappelé.
    - Pour L12, on est passés par le dièdre à gauche de celui du gendarme, y a 2 pitons. Plutôt que de faire la renfougne jusqu’en haut, sortir sur le bord gauche, comme le souligne Rémy Soulié.

    Encore merci pour le blog,
    Salutations montagnardes, FB

    Commentaire by François Baben — 13 août, 2011 @ 14:56

  5. Fred

    Salut Jean-Pierre.

    - Pour info, le piton de L4 n’y est plus (déséquipé??): on est passé avec deux aliens. Cela doit pouvoir faire avec de petits cablés également.
    - Idem pour le relais de retraite des cafistes de l’an dernier (déséquipement encore je pense…).
    - Pour L12, on est passé à gauche également mais en faisant la renfougne … C’est vraiment dur. Je ne sais pas comment c’est de l’autre côté, mais pas sur que cela soit plus désagréable

    Merci en tout cas pour le topo
    Fred

    Commentaire by Fred — 17 juillet, 2012 @ 9:15

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