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25 août, 2010

Voie Couzy aux Crabioules (20 août 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 17:19

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Luchonnais, sommet oriental des Crabioules (3116 m),

face Nord-est,

voie Couzy-Georges

La voie Couzi voit le soleil de 07 heures 30 à 13 heures au mois d’août, elle n’en reste pas moins austère et l’ambiance face Nord est bien présente. Malgré un topo du guide Ollivier d’aspect presque débonnaire, la voie est à aborder avec prudence et surtout beaucoup d’humilité eu égard à l’année d’ouverture. En parcourant les 2 longueurs clefs au-dessus du cirque gris, il est difficile de ne pas penser à J. Couzi en grosses en 1948 ! Le rocher nous a paru vraiment piégeux malgré un aspect parfois compact. Il y a pas mal de pitons en place, notament dans la partie médiane, dont la solidité est elle aussi à vérifier.

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voie Couzi
Album : voie Couzi

5 images
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Première ascension :Jean Couzy et Lucien Georges, le 27 juin 1948.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route de la station de ski de Superbagnères, au lacet de l’ourson on la quitte pour aller se garer au fond de la vallée du Lis, terminus de la route.

Accès pédestre :Du parking, revenir sur ses pas pour franchir le Lis sur un pont à droite, peu après un bon sentier part à gauche pour s’élever en lacets dans la forêt jusqu’à la cabane de l’Artigue (ruines). Remonter la prairie à gauche en direction de la cabane de la Coume. Juste avant celle-ci en sortant de la forêt, emprunter la passerelle à droite puis le sentier qui mène au refuge du Maupas (2 heures 30 du parking).

Du refuge, suivre une sente cairnée versant Ouest de la crête issue de la Tusse du Maupas, elle mène à un passage (piquet en fer) sur cette même crête qui permet de basculer versant Est et de rentrer dans le cirque Nord des Crabioules. Descendre jusque vers 2400 mètres, puis traverser des éboulis en légère ascendance vers le Sud-Est jusqu’à la base du glacier oriental des Crabioules. Le remonter intégralement, en fin de saison il est séparé en deux parties par une bande de dalles humides que l’on franchit par la droite. L’attaque se situe légèrement à droite de l’endroit où le glacier remonte le plus haut, au niveau d’un dièdre cheminée en oblique à droite (1 heure 30 à 2 heures du refuge).

Descente :On rejoint le col des Crabioules en suivant l’arête Est (passages de II, 1 ou 2 courts rappels utiles). Passer sous le Maupas puis sous la Tusse (névés) pour rejoindre l’itinéraire d’approche. Une bonne solution consiste, lorsqu’on est sous la Tusse, de descendre directement vers l’Ouest pour rejoindre un bon sentier vers 2300 mètres qui part à flans vers le Nord et qui rejoint la station de pompage (on ne repasse alors pas par le refuge). Compter 3 heures 30 de descente en tout.

Descriptif des longueurs :

L1 : remonter le dièdre-cheminée en oblique à droite (III) jusqu’à une zone d’éboulis couchés (névé en début de saison), 40 mètres, relais sur friends.

L2 : franchir la zone couchée au-dessus (marche) puis une bande de rochers clairs et enfin de schistes rouges (III) jusqu’au pied d’un dièdre dont le bord droit est surplombant qui part vers la gauche, 80 mètres, relais sur friends.

L3 : ne pas partir dans le dièdre mais juste à droite à l’aplomb d’un surplomb triangulaire rouge dans un dièdre moins marqué (2 pitons visibles). Remonter intégralement les dalles à droite du dièdre et du surplomb (IV+, exposé) jusqu’à une nouvelle zone de schistes couchés, 50 mètres, relais sur 1 piton et 1 coinceur en place.

L4 : remonter le cirque gris vers la gauche (II) sur 60 mètres jusqu’à l’aplomb du sommet, relais sur 1 piton et 1 béquet en place. On se trouve alors quelques mètres à droite d’un dièdre surplombant très marqué.

L5 : partir au-dessus du relais sur 6 mètres jusqu’à un gros béquet (V, exposé), basculer légèrement à droite dans un dièdre que l’on remonte sur une vingtaine de mètres (V+, 4 pitons). Relais inconfortable sur 2 pitons en place dans le dièdre.

L6 : finir de remonter le dièdre pour atteindre un mur raide et compact que l’on remonte directement (6a ou A1, 8 pitons), ne pas s’arrêter à un relais sur 2 pitons mais continuer de quelques mètres pour faire un relais sur béquet plus confortable. On se trouve alors au pied d’un imposant bastion très raide et compact.

L7 : remonter de quelques mètres au-dessus du relais jusqu’au pied du bastion puis partir en ascendance à gauche (V, 3 pitons) jusqu’à franchir un petit éperon sous une fissure caractéristique, relais derrière l’éperon sur béquet.

L8 : partir dans la cheminée au-dessus (IV) jusqu’à l’arête Est à quelques dizaines de mètres du sommet, relais sur friends.

Difficultés :TD sup. 6a max, 5 sup. oblig. Même si la voie est peu soutenue (seules 4 longueurs grimpent réellement), la qualité du rocher nécessite une attention de tous les instants. L’engagement est certain dans cette ascension.

Equipement :La voie est bien pourvue en pitons de passage et de relais, certains passages restent néanmoins engagés.

Matériel :10 dégaines, coinceurs, jeu de friends très complet jusqu’au 3 camalot (nous avons beaucoup utilisé les petites tailles). Marteau, 3 ou 4 pitons plats, voire extra-plats. Piolet, crampons. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :350 mètres pour 8 longueurs en faisant un peu de corde tendue dans les zones couchées.

Altitude sommet :3116 mètres.

Horaire :6 heures.

Topo :Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). Introuvable !Les 100 plus belles courses et randonnées de Patrice de Bellefon.

 

Où dormir :Une nuit au refuge du Maupas semble indispensable vue la longueur de l’approche.

3 commentaires »

  1. HAFFNER Pierre

    En 1973, j’ai fait cette course (voie Couzy)avec Charles Couret. Celui-ci travaillait au refuge d’Espingo, chez les Brunet. Je lui ai donné rendez-vous au refuge du Maupas. Charles a quitté la veille Espingo et a rejoint le refuge du Maupas en passant par Litteroles et le col des Crabioules. Réunis,nous avons fait la course. Il s’est produit un incident. Charles était au relais sous le surplomb. Passant devant,mais oubliant de recuperer les mousquetons, j’ai franchi le surplomb, puis me suis élevé les long des dalles verticales. Etant a cours de mousquetons, je déséquipais la voie,laissant derriere moi 12 metres de corde libre. A la sortie, un piton qui datait de la premiere de Couzy s’est arraché et je suis tombé de 12+12 = 24 metres verticalement sans toucher le rocher, pour me retrouver suspendu sous le surplomb. Là, Charles m’a donné les mousquetons que j’avais oublié et je suis reparti dans la foulée. Au sommet, nous avons descendu la face sud des Crabioules en rappel et nous sommes séparés sur le glacier. Charles est remonté au col de Literolles, moi au col des Crabioules, d’ou, nous nous sommes fait un signe de main et ensuite chacun est redescendu dans sa vallée, Charles à Espingo, moi à Lys. Madame Brunet a dit que pendant 3 jours Charles ne s’est pas alimenté au refuge suite à la peur qu’il a eu. Plus tard, je me suis apercu que c’est nous qui avions inventé, sans le savoir, le sot à l’elastique, aux Carbioules. Pierre HAFFNER

    Commentaire by HAFFNER Pierre — 12 janvier, 2013 @ 15:12

  2. HAFFNER Pierre

    Complement de mon commmentaire. Daniel Dutoit faisait à ce moment la la crète Maupas Crabioules avec des clients. Il a entendu le cri de la mort qui raisonné dans le cirque des Crabioules. C’etait moi qui criait dans ma chute, ce dont je ne me suis absolument pas rendu compte.Nous avons recontreé Daniel Dutoit au sommet des Crabioules. C’etait la belle époque. Nous etions jeunes. Pierre HAFFNER

    Commentaire by HAFFNER Pierre — 12 janvier, 2013 @ 15:17

  3. HAFFNER Pierre

    Complement de mon commmentaire. Daniel Dutoit faisait à ce moment la la crète Maupas Crabioules avec des clients. Il a entendu le cri de la mort qui raisonné dans le cirque des Crabioules. C’etait moi qui criait dans ma chute, ce dont je ne me suis absolument pas rendu compte.Nous avons recontreé Daniel Dutoit au sommet des Crabioules. C’etait la belle époque. Nous etions jeunes. Pierre HAFFNER

    Commentaire by HAFFNER Pierre — 12 janvier, 2013 @ 15:18

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