Quelques topos montagne des Pyrénées

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17 août, 2007

Casque du Lhéris : Nomad’s land, Chant de pierre, face sud classique, tichodromes

Classé dans : — topospyreneens @ 17:06

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Casque du Lhéris,1595 mètres, face sud,

Chant de pierre

Nomad’s land

Face sud classique

Tichodromes

 

Accès voiture : Deux sololutions :

- De Bagnères de Bigorre, rejoindre le col des Palomières. Au col prendre la piste  en bon état à droite qui mène à une vaste prairie au col de Bernadaus où l’on se gare. Attention depuis 2007, nos amis les chasseurs ont réussi à faire prendre un arrêté interdisant la circulation et le stationnement sur cette piste (sauf eux évidemment, il faudrait pas qu’ils transpirent tout de même !!!) durant la période de la chasse à la palombe (se renseigner à la mairie de Bagnères).

- De Bagnères de Bigorre, remonter la vallée de Campan en direction de La Mon  gie puis tourner rapidement à gauche en direction d’Asté. Traverser le village et continuer sur la route jusqu’à la fontaine de Crastes. On peut continuer  un peu au- dessus sur la piste jusqu’à un énorme bloc où l’on peut se garer.

Accès pédestre : 

- Si on s’est garé à Bernadaus :

Continuer sur la piste qui traverse la prairie, un panneau indique « Casque du Lhéris ». On suit toujours le balisage jaune en passant plusieurs bifurcations de pistes. On sort de la forêt pour arriver sur le plateau du col de Lhéris où l’on aperçoit les falaises à gauche. Se diriger vers la paroi que l’on suit vers la droite pour passer sous l’attaque de la classique. La sente redescend jusqu’à un bouquet d’arbres. Repérer 20 mètres plus haut au dessus de gradins le départ de la voie (spit « fixe » visible). Le départ de chant de pierres se situe 15 mètres à gauche (spit bleu au départ). 1heure 30.

- Si on s’est garé à la fontaine de Crastes :

Continuer sur le chemin faisant suite à la piste (panneau indicateur). Vers 1160 mètres, on débouche sur une piste toute neuve que l’on suit sur 50 mètres pour prendre à gauche dans la forêt (cairn, marquage jaune) une sente qui mène à la prairie du sous le lhèris où l’on retrouve le sentier qui vient de Bernadaus (1 heure 20 jusqu’au pied de la voie).

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Voie Nomad’s land

Voie un peu décevante malgré de beaux passages d’escalade. Seules L3 et L4 sont vraiment splendides. Je lui préfère sa voisine de gauche (« chant de pierre ») aux difficultés plus modérées mais dont l’escalade se révèle plus attrayante tout le long de la voie.

Topo nomad's land

   Topo nomad's land 2

Première ascension : P. GUERRIER.

Descente : En 5 rappels dans la voie. En avril 2007, il manquait une plaquette avec son anneau au R4. Nous sommes donc descendus par « chant de pierre » (premier rappel dans « Nomad’s land » puis 3 autres dans « chant de pierre » en sautant un relais dans le troisième rappel, corde de 50 mètres sinon 5 rappels). Il est également possible de redescendre à pied en passant au sommet du Casque puis en suivant l’arête vers le nord-ouest pour passer le second sommet. On trouve sur la gauche un raide couloir (le pas du Gat) qui ramène au col du Lhéris.

Difficultés : TD, 6c+ maximum, 6a obligatoire. Voie plutôt sur les pieds où il vaut mieux être à l’aise dans le 6b pour se faire plaisir.

Equipement : La voie est équipée en goujons. Relais équipés pour le rappel.

Matériel : 12 dégaines plus les relais. Les coinceurs et les friends ne sont pas nécessaires.

Hauteur de la voie : 150 mètres. 5 longueurs.

Horaire : 3 heures.

Topo : Passe muraille janvier 2000.

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Voie Chant de Pierre

Très belle voie variée qui exploite une série de magnifiques dièdres et fissures entrecoupés de dalles à trous et adhérences. Comme sa voisine de droite « Nomad’s land » il faut passer les deux premières longueurs pour arriver au beau rocher. L’escalade est rapide et très bien protégée, le coin est enchanteur notamment à l’automne quand les arbres commencent à roussir. La tranquillité est assurée même si ces nouvelles voies ont redonné un regain d’intérêt aux lieux.

27 octobre 2009 : suite à de nombreuses remarques, il semble que la dernière longueur soit plus proche du 6a+ que du 5+/6a. J’avais laissé la cotation de l’ouvreur qui d’une façon générale a tendance à bien serrer les cotations. Ce n’est pas du tout un reproche, mais il est vrai qu’il est bon de le savoir…

Topo chant de pierre

Chant de pierre au casque du Lhèris
Album : Chant de pierre au casque du Lhèris

5 images
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Première ascension : P. GUERRIER.

Descente : En 5 rappels dans la voie en sautant R4 (corde de 50 mètres nécessaire). Il est également possible de redescendre à pied en passant au sommet du Casque puis en suivant l’arête vers le nord-ouest pour passer le second sommet. On trouve sur la gauche un raide couloir (le pas du Gat) qui ramène au col du Lhéris.

Diificultés : D+, 5+/6a max., 5+ obligatoire. Voie peu athlétique, variée en dièdres, fissures et dalles.

Equipement : La voie est bien équipée sur goujons. Relais équipés pour le rappel.

Matériel : 16 dégaines (on peut faire avec 13 en en récupérant au début de la 6ème longueur) plus les relais. Les coinceurs et les friends ne sont pas nécessaires.

Hauteur de la voie : 150 mètres. 6 longueurs.

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : Passe muraille janvier 2000.

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Face sud classique

Belle voie historique qui souffre un peu de passages herbeux. Elle constitue néanmoins un bel objectif et s’insinue intelligemment au sein de raides et lisses dalles.

Topo face Sud classique

Première ascension : A. Brives et B. Clos le 12 avril 1946.

Descente : A pied en passant au sommet du Casque puis en suivant l’arête vers le nord-ouest pour passer le second sommet. On trouve sur la gauche un raide couloir (le pas du Gat) qui ramène au col du Lhéris.

Descriptif :

L1 : remonter le dièdre et le quitter vers la droite en direction d’une vire herbeuse, ensemble de 5 (2pitons, 1 spit). R1 sur un spit et 1 lunule.

L2 : d’abord vers la droite par une vire, puis gravir un mur (III, 1 piton). Remonter une cheminée un peu sale vers la gauche jusqu’à R2 (2 pitons).

L3 : remonter la cheminée au dessus du relais puis une seconde un peu à droite jusqu’à R3 (2 pitons). Ensemble de III, 2 pitons en place dans la longueur.

L4 : Rejoindre la vire médiane par un court mur (IV, 1 spit) et la suivre intégralement vers la gauche (1 piton et 1 lunule) jusqu’à un arbuste au pied de la cheminée terminale. R4 sur 3 pitons.

L5 : Ramoner la cheminée (III+, 3 pitons) jusqu’à R5 dans la cheminée (2 pitons).

L6 : Continuer dans la cheminée et dès qu’elle disparaît en butant sur le ressaut final monter en ascendance à gauche jusqu’au sommet (III, lunules). R6 à confectionner sur sangles.

Difficultés : AD+, 5 max. et obligatoire, même si les cotations ne sont pas très élevées, la présence d’herbe parfois raide renforce parfois l’impression de difficulté.

Equipement : La voie n’est que partiellement équipée sur quelques pitons anciens et quelques spits. Tous les relais sont en place sauf le dernier au sommet.

Matériel : 6 dégaines, un petit jeu de friends petits à moyens, quelques coinceurs, sangles.

Hauteur de la voie : 180 mètres. 6 longueurs dont la quatrième en légère descente.

Horaire : 3 heures.

Topo : Guide Ollivier « Pyrénées centrales » tome II, Bigorre, Arbizon, Néouvielle, Troumouse.

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Tichodromes

Jolie voie assez soutenue, toujours dans une belle ambiance et surtout très variée. Un récent rééquipement minimaliste mais suffisant permet de grimper sereinement car certains pitons et spits de 8 mm de l’ouverture commencent à avoir vécus.

topo

Tichodromes au Lhèris
Album : Tichodromes au Lhèris

4 images
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Première ascension : ?

Descente : A pied en passant au sommet du Casque puis en suivant l’arête vers le nord-ouest pour passer le second sommet. On trouve sur la gauche un raide couloir (le pas du Gat) qui ramène au col du Lhéris.

Descriptif :

L1 : attaquer par une écaille de gauche à droite pour rejoindre une dalle que l’on traverse vers la droite (1 piton, 1 spit visibles) pour rejoindre un dièdre peu marqué (plusieurs pitons) que l’on suit jusqu’au relais (1 gougeon + vieux spits).

L2 : évident dans le raide dièdre juste à gauche du relais (plusieurs pitons + 1 gougeon). Relais au pied d’une fissure sur gougeons.

L3 : remonter la fissure évidente (plusieurs clous, vieux spits, et 1 gougeon au départ). Relais sur une bonne terrasse sur 2 plaquettes artisanales ou 3 mètres à gauche au relais de « malabar princess » (gougeons).

L4 : Traverser de 15-20 mètres sur la vire herbeuse à droite et grimper dans la dalle (piton peu visible) dès que la paroi se couche un peu en prenant comme repère une fissure avec 2 spits visbles. Quand la fissure se perd, traverser la vire déversée à gauche puis un court dièdre qui donne accès à un relais sur 1 gougeon.

L5 : la voie originale passe par une dépression dans le mur final (très certainement comme la Laffranque-Lavigne) juste à droite de la voie « Malabar princess » dont on peut également emprunter la dernière longueur.

Difficultés : TD-, 6b+ max, 5+ oblig, cotations un peu sévères à notre goût… Itinéraire évident.

Equipement : Equipement ancien qui date de l’ouverture : spits de 8 mm et pas mal de pitons auquel sont venus se rajouter quelques gougeons aux relais et dans les longueurs.

Matériel : 12 dégaines, un jeu de friends petits à moyens, coinceurs, sangles. Pitons inutiles.

Hauteur de la voie : 190 mètres. 5 longueurs.

Horaire : 3 heures.

Topo : Guide Ollivier « Pyrénées centrales » tome II, Bigorre, Arbizon, Néouvielle, Troumouse.

 

La Fantillou au Roc de Sédour

Classé dans : — topospyreneens @ 11:46

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Roc de Sédour, face Sud-ouest,

Voie La fantillou

Escalade interdite par arrêté de biotope du 1er février au 30 juin. Jolie voie bien équipée, aux difficultés

homogènes, qui se déroule sur un beau calcaire.

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La fantillou au roc de Sédour
Album : La fantillou au roc de Sédour

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Première ascension : B. BATALA, S. BARRIANI, JP BAROKAS, S. VALLON, en 1973.

Accès voiture : Le roc de Sédour se situe en face de la falaise de Calamès, au sud de la grotte de Bédeillac. En venant de Foix, à l’entrée de Tarascon, prendre à droite au rond-point en direction de Bédeillac. Dans le village de Surba, prendre à droite une petite route indiquée « La Roche ». Se garer à son terminus au niveau de la dernière maison (place pour 3 voitures).

Accès pédestre : prendre la piste barrée par une chaîne qui fait suite à la route sur 300 mètres jusqu’à un vaste parking. Prendre alors sur la gauche un sentier équipé d’une corde au départ. Le suivre jusqu’au pied de la paroi (balisage rouge). Au pied de celle-ci, se diriger vers la droite en ascendance vers le pied de la voie au niveau d’une terrasse juste à gauche d’un arbre caractéristique (nom de la voie marquée en rouge, sangle). Compter une demi-heure.

Descente : Tous les relais  sont équipés pour la descente en rappel mais il semble préférable de descendre à pied. Pour cela, du dernier faire un rappel jusqu’à la grande vire du relais précédent (rappel sur un spit et 2 pitons). De là suivre une sente raide vers la gauche (inscription « descente » marquée sur le rocher avec une flèche). Elle amène à un arbre sur lequel on tire un rappel de 50 mètres dans l’axe. En se dirigeant vers la gauche, on retrouve un balisage rouge qui amène à une traversée équipée d’un câble puis au pied de la voie (30 à 45 minutes).

Difficultés : 6a maximum et quasi obligatoire. Voie soutenue dans la difficulté.

Equipement : La voie a été entièrement ré-équipée en goujons.

Matériel : 11 dégaines plus les relais. Les coinceurs et les friends ne sont pas nécessaires.

Hauteur de la voie : 200 mètres. 6 longueurs.

Altitude sommet : 1070 mètres.

Horaire : 3 heures.

Topo : « escalades autour de Bédeillac » de G. POULIQUEN. Juin 1997.

16 août, 2007

Voie Emilie à Espingo

Classé dans : — topospyreneens @ 13:14

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Région du lac d’Espingo (1950 m), face Sud-Est

Emilie

Jolie petite voie à laquelle on pourra reprocher une marche d’approche un peu longue pour seulement 4 longueurs. Ceci dit, la qualité du rocher vaut vraiment le détour : granit sculpté. Elle pourra agrémenter une montée en refuge avant une course plus longue le lendemain ou simplement permettre de grimper par un temps douteux. La voie est entièrement et très bien équipée sur goujeons, la longueur en 6b+ n’est pas obligatoire.

 Topo Emilie

Voie Emilie à Espingo
Album : Voie Emilie à Espingo

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Première ascension : PGHM de Luchon.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. La voie se situe juste en face du refuge sur la petite barre granitique orientée Sud-Est au dessus du lac d’Espingo. Contourner le lac par la gauche et suivre une sente qui mène au pied. Un petit dièdre facile permet d’atteindre une large vire herbeuse. Le départ de la voie se situe à l’extrémité droite de la vire. 1 heure 30 à 2 heures.

Descente : En 4 rappels équipés sur goujeons dans la voie. Sangles à remplacer le 15/08/2007. Il est également possible de continuer au dessus dans une pente d’herbe raide (quelques goujeons en place sur des rochers) pour pourquoi pas aller faire une voie au piton d’Espingo.

Descriptif des longueurs :

L1 : 2 magnifiques dalles entrecoupées d’une traversée à droite. 4 +.

L2 : encore une belle dalle sculptée. 5.

L3 : sur la droite, d’abord un mur raide aux prises verticales, puis un léger surplomb suivi d’une dalle qui se redresse. 6b+.

L4 : un peu de lichen dans un mur redressé avant un très bel éperon. 5+.

Difficultés : TD, 6b+ max., 5+ oblig.

Equipement : Voie entièrement équipée sur goujeons.

matériel : 16 dégaines plus les relais.

Hauteur de la voie : 150 mètres.

Altitude sommet : 2050 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures.

11 août, 2007

Embarquement immédiat au barrage de Cap de Long

Classé dans : — topospyreneens @ 12:20

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Barrage de Cap de Long (2175 m), face Sud-Est,

Embarquement immédiat

Jolie voie qui présente entre autre l’intérêt de ne pas suer durant la marche d’approche. Mais au-delà de ça, elle se déroule sur un magnifique granit, les 3 longueurs du milieu sont vraiment très belles. L’itinéraire est entièrement équipé sur goujeons. Les nombreux parcours depuis son équipement témoignent de son intérêt.

 Topo embarquement immédiat

embarquement immédiat à cap de Long
Album : embarquement immédiat à cap de Long

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Première ascension : Eric Springinsfeld et Pascal Ravier le 25/08/2004.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long.

Accès pédestre : La paroi se situe juste au dessus du parking, on atteint l’attaque en 2 minutes de marche.

Descente : du sommet de la voie, continuer à s’élever dans des pelouses sur une centaine de mètres de dénivelée. Obliquer à gauche dès que possible au dessus de barres en franchissant un ruisseau. On ne tarde pas à trouver une sente cairnée qui descend au parking. 30 à 45 minutes.

Descriptif des longueurs :

L1 : attaquer dans un triangle de granit blanc puis gravir le dièdre qui lui fait suite. 4, 45 mètres.

L2 : quelques mètres droit au dessus du relais puis en ascendance à gauche dans de belles dalles, goujeons peu visibles. 4+, 35 mètres.

L3 : droit au dessus du relais sur 10 mètres puis traversée à droite sous un petit toit. On finit par un petit éperon jusqu’au gros pin. 5, 40 mètres.

L4 : petite traversée à droite puis succession de murs verticaux fissurés. 5+, 35 mètres.

L5 : beau dièdre avec un pin puis couloir herbeux.5, 40 mètres.

Difficultés : TD inf. 5+ oblig.

Equipement : voie entièrement équipée sur gougeons.

matériel : 8 dégaines plus les relais.

Hauteur de la voie : 200 mètres.

Altitude sommet : 2350 mètres.

Horaire : 3 heures.

8 août, 2007

Intégrale d’Anaïs au Quié de Sinsat

Classé dans : — topospyreneens @ 19:44

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Quié de Sinsat (1337 mètres), face Sud-Ouest

Voie l’Intégrale d’Anaïs

Topo intégrale d'Anaïs

Intégrale dAnaïs au Quié de Sinsat
Album : Intégrale d'Anaïs au Quié de Sinsat

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Il s’agit en fait de la combinaison de 3 voies qui franchissent chacunes un ressaut et qui sont entrecoupées d’une dizaine de mètres de marche.

Pour le premier ressaut (Pubis, secteur GR4b+), on a le choix entre 3 voies : « Plasir du geste »  (6a – 5c+ – 5c), « GR4b+ » (5b+ – 5b – 4c), ou « l’amie serfouette » (5b – 5c – 5b – 5).

Pour le second ressaut (Pubis, secteur Jeanne), on a le choix entre 5 voies : « Pépita » (6b+ – 6a – 5c), « Jeanne » (6a+ tout en finesse – 6a – 5c), « Le gratton labeur » (6a – 6a – 5c+), « Le casse-dalle » (6b – 6a – 5c+), ou « Ainsi soit-elle » (5b+ – 6a – 5b+).

Pour le troisième ressaut (haute falaise du Quié, secteur de la Pelle), un seul choix : « Anaïs » (5c – 6a (soutenu) – 5b – 5b – 6a+/A0 ou 6b+ – 5c+).

Pour une homogénéité dans la difficulté, nous avons choisi de présenter sur la photo ci-dessus : « Plaisir du geste », « Jeanne » puis « Anaïs ». A vous d’inventer votre intégrale …

Première ascension : Le premier et le second ressaut ont été ouverts par P. DUMAS, G JALBERT et V. PRECHACQ en 1986 et 1991, puis ré équipées par la suite par G. POULIQUEN. Quant à Anaïs, elle a été ouverte par P. DUMAS, G JALBERT, M. MIRABAIL et J.F. UGINET en 1986, puis ré équipée par G. LASBORDE et G. POULIQUEN.

Accès voiture : De Foix, remonter la vallée en direction de l’Andorre, traverser Tarascon sur Ariège et continuer jusqu’au village de Sinsat où l’on commence à apercevoir l’ensemble des falaises du Quié. Dans le village, prendre une petite rue sur la gauche (panneau indicateur « falaise ») et traverser l’Ariège. Se garer sur le parking aménagé juste après le pont sur la droite.

Accès pédestre : Du parking, revenir sur ses pas et longer l’Ariège sans la traverser sur environ 100 mètres. Le chemin débute sur la droite entre deux maisons. Au bout de 5 minutes, laisser sur la gauche le chemin qui mène aux falaises de Sinsat. Un peu plus haut, laisser sur la gauche le sentier qui part à gauche vers le secteur du toit pour continuer tout droit vers le secteur du Pubis bien reconnaissable. On arrive dans une zone de buis où le chemin remonte un éboulis raide jusqu’au pied du Pubis (45 minutes).

Descente : Du sommet de la voie, suivre la crête vers la gauche sur environ 30 mètres. Plonger ensuite à droite dans une zone de buis raide, la sente suit le pied d’une petite falaise. On rejoint rapidement un éboulis raide que l’on descend droit au milieu des buis (trace de passages, sente). La végétation disparaît peu à peu et l’on arrive à un cairn, quitter l’éboulis et bifurquer à droite sur une sente. La suivre jusqu’à que l’on retrouve un balisage de points rouges qui mène à une série de 3 ou 4 rappels dans le secteur « grand public » dont le premier est sur un arbre. On rejoint ainsi le chemin d’accès. (45 min. à 1 heure). Il existe 2 échappatoires :

- Au sommet du premier ressaut, par la gauche par une sente balisée en 5 minutes pour rejoindre le pied.

- Du sommet du second ressaut, par la droite, on peut rejoindre la fin de la descente dans les éboulis et les rappels du secteur « grand public ».

Tous les relais du troisième ressaut (voie « Anaïs) sont équipés pour le rappel (gougeons avec anneaux non reliés), bien que cette descente ne semble pas indiquée, cela peut permettre tout de même une réchappe.

Difficultés : TD. 6b+ max, 6a obligatoire. Les 2 premiers ressauts se déroulent sur des dalles de calcaire magnifique et fera appel à une bonne technique de pied. Le troisième ressaut est plus raide dans une ambiance plus montagne avec une prédominance de dièdres. Le rocher demande parfois un peu d’attention. Si l’on choisit la voie « Pépita » pour le second ressaut, la cotation obligatoire passe à 6b.

matériel : La voie est très bien équipée en gougeons avec parfois dans les zones plus faciles un certain engagement.

Hauteur de la voie : 400 mètres. 12 longueurs.

horaire : 4 à 7 heures.

Topo : Escalades en AriègeLe Quié de Sinsat aux éditions 3 sup éditions.

Arête sud-ouest ou piton Von Martin au Palas

Classé dans : — topospyreneens @ 12:23

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Pic Palas (2974 m)

Arête Sud-Ouest ou piton Von Martin

Belle course d’arête aux difficultés modérées si l’on suit l’itinéraire le plus facile. Seule la traversée du piton Von Martin constitue réellement de l’escalade, la suite devenant progressivement de la marche jusqu’au sommet. Echappatoire commode après la 2ème brèche par la cheminée Ledormeur. Elle est classique avec l’arête des géodésiens plus facile.

 Topo piton Von Martin

Première ascension : Une cordée allemande que conduisait les frères Von Martin en 1913.

Accès voiture : De Pau, rejoindre Laruns puis les Eaux-Chaudes. Traverser le village de Gabas et prendre à gauche à l’extrémité sud du lac de Fabrèges. Se garer au terminus à Fabrèges. On choisira cette option si l’on veut rejoindre le refuge d’Arrémoulit en empruntant le petit train d’Artouste. Dans le cas contraire, continuer en direction du col du Pourtalet et se garer à Soques.

Accès pédestre : Pour rejoindre le refuge d’Arrémoulit.

Si on a pris le train, contourner le lac par sa rive gauche et remonter vers le sud-est un bon sentier qui monte en lacets dans une raide pente herbeuse jusqu’au refuge. 45 minutes à 1 heure 15.

Soit depuis la cabane du caillou de Soques, remonter le vallon plein est en direction du lac d’Artouste. Bifurquer à droite vers le lac d’Arrious et franchir le passage d’Orteig (câble). 2 heures 30 – 3 heures.

Soit depuis la cabane du caillou de Soques, remonter le vallon plein est en direction du lac d’Artouste. Bifurquer à droite vers le lac d’Arrious et franchir le passage d’Orteig (câble). 2 heures 30 – 3 heures.

Il est également possible de venir du refuge de Larribet par le port du Lavedan.

Descente :Du sommet, revenir sur ses pas et longer l’arête sud-ouest sur son flanc gauche (est) dans des banquettes herbeuses faciles. Bien avant de rejoindre la seconde brèche, on remarque sur la gauche une profonde cheminée dont le début est marquée par de nombreux cairns. On la suit intégralement (pas de 2 à désescalader, cairns, rappel inutile), elle ramène rapidement sur le pierrier du versant sud. Descendre en suivant les escarpements sud du piton Von Martin, contourner un éperon en descendant franchement au sud. On ne tarde pas à trouver une sente balisée que l’on suit à flanc jusqu’au col du Palas où l’on retrouve le chemin d’accès. 1 heure 30 à 2 heures jusqu’au refuge.

Descriptif des longueurs :

L1 : débuter l’escalade sur le flanc est de l’arête. On remonte le premier ressaut vertical en ascendance vers la droite (1 friend coincé, 1 piton). On laisse un premier relais sur la droite pour continuer tout droit dans un dièdre puis une cheminée (1friend coincé). Ensemble de 4/4+. Traverser légèrement à droite pour faire relais sur friends dans une zone de blocs sur une bonne vire. Longueur de 45 mètres que l’on peut fractionner mais qui met le second à l’abri des chutes de pierre car certaines zones sont délitées.

L2 : Remonter une cheminée directement sur une dizaine de mètres puis obliquer à gauche pour rejoindre le fil de l’arête où l’on fait relais (1 piton). 3/3+.

L3, L4 : remonter sur 2 grandes longueurs en se tenant à gauche du fil de l’arête puis en s’en rapprochant progressivement (3). Plusieurs passages possibles. On fait relais sur béquet sur le fil au pied d’un ressaut beaucoup plus raide. On remarque au dessus un dièdre vertical avec 1 piton.

L5 : ne pas s’engager dans le dièdre (variante en 6a), mais le contourner par la droite puis revenir vers la gauche en gravissant un dièdre couché puis un mur raide (4+, 1 piton). 20 mètres faciles conduisent au sommet du piton Von Martin.

Descendre facilement à une brèche. Relais sur béquet.

L6 : Remonter sur le fil de l’arête en face en se tenant d’abord à gauche (impressionnant, 3+, 2 pitons).

Continuer sur l’arête sans difficulté, descendre à une seconde brèche et gagner les banquettes herbeuses de la voie normale en contrebas à droite. On passe au sommet de la cheminée Ledormeur qui sera la voie de descente. On atteint le sommet sans difficulté par une sente cairnée.

Difficultés : AD+. Les difficultés sont concentrées dans l’escalade du Piton Von Martin. Après le passage de la seconde brèche, l’arête ne présente plus de difficultés. Le granit est très franc sauf dans la première longueur où il demande un peu d’attention.

Equipement : On rencontre quelques relais et quelques pitons de passage.

Matériel : 6 dégaines, coinceurs, jeu de friends jusqu’au 2 camalot, sangles. Les pitons ne paraissent pas nécessaires.

Hauteur de la voie : 200 mètres.

Horaire : 3 à 4 heures de la brèche au sommet.

Topo : Passages Pyrénéens de Rainier Munsch, Christian Ravier et Rémi Thivel. Les 100 plus belles courses et randonnées de Patrice de Bellefon.

Eperon ouest à l’Amoulat

Classé dans : — topospyreneens @ 12:02

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Pic de l’Amoulat (2595 m)

Eperon ouest

           Bel itinéraire se déroulant sur un beau calcaire gris sauf dans la sortie de la première longueur un peu délitée. La proximité de la station ne gâche en rien le caractère sauvage de la course, une fois atteint les lacs du plaa Ségouné les remontées se font oublier. Ce sommet qui ne doit recevoir que de rares visites mérite un détour. La voie souvent en dalles demande par moment un peu d’engagement.

 Topo éperon ouest

Eperon Ouest à lAmoulat
Album : Eperon Ouest à l'Amoulat

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Première ascension :P. Daudu, D. Mole, R Ollivier en 1948.

Accès voiture : De Pau, rejoindre Laruns puis la station de ski de Gourette après avoir traversé les Eaux-Bonnes. Il est possible de raccourcir la marche d’approche en rejoignant l’ancienne gare intermédiaire du télécabine de Pène Blanque à 1768 mètres d’altitude (la piste est bonne et ne nécessite pas de 4X4).

Accès pédestre : De l’ancienne gare intermédiaire, suivre la piste qui monte en lacets en suivant les flancs ouest du Pène Médaa. Après une traversée à droite, cette piste mène au départ d’un télésiège. Continuer vers l’Amoulat par une bonne piste en larges lacets jusqu’aux lacs du Plaa Ségouné. On trouve sur la rive du premier lac un sentier cairné qui monte dans des éboulis en direction du col du Plaa Ségouné. Juste avant celui-ci, prendre à gauche une sente, qui mène au col de l’Amoulat. De celui-ci, il est possible d’observer la descente qui suit une banquette de gauche à droite dans le flanc nord de l’Amoulat. Descendre versant ouest pour contourner la face nord et arriver au pied de l’éperon ouest. On se retrouve au sommet d’un petit dièdre couché qu’il faut facilement désescalader pour arriver au sommet d’un pierrier, 20 mètres sous une profonde dépression dont le fond est constitué d’une goulotte rocheuse polie par le ruissellement. (2 heures depuis Gourette, 1 heure 15 depuis la station intermédiaire, 30 minutes depuis la gare supérieure).

Descente :Du sommet descendre facilement l’arête est sur environ 50 mètres, on trouve sur un replat un relais de rappel. Faire un rappel de 40 mètres versant nord pour se retrouver sur une banquette que l’on suit en descendant jusqu’à son extrémité gauche, puis tout droit jusqu’au pierrier et au col de l’Amoulat où l’on retrouve le sentier d’accès. (1 heure 30 à 2 heures jusqu’à la gare intermédiaire).

Descriptif des longueurs :

L1 : Gravir directement de petites dalles entrecoupées de vires herbeuses en direction de la goulotte (2). Faire relais sur friends au pied de celle-ci, légèrement à droite, dans une petite niche. Celle-ci peut également être atteinte en commençant l’escalade plus haut et plus à gauche par une traversée horizontale sur une étroite vire herbeuse (voir photo).

L2 : se décaler à gauche pour remonter la goulotte en direction d’une autre niche que l’on évite par la gauche (relais facultatif sur 2 pitons dans la niche). Remonter ensuite un vague éperon en mauvais rocher jusqu’à R2 au niveau d’une petite vire (1 spit, 1 piton). 3 puis 4.

L3 : remonter en très légère ascendance à droite de belles dalles. On passe à gauche d’un relais (facultatif) et on continue droit au dessus jusqu’au pied d’un mur vertical où l’on fait relais sur 1 spit et 1 piton. (4 puis 3).

L4 : franchir ce mur de 7-8 mètres (5, 1 piton au départ et 1 à la sortie, un peu expo). Continuer dans une dalle (4) jusqu’au relais sur lunule.

L5 : se décaler sur la droite pour remonter une dalle fissurée (lunule) puis revenir vers le fil de l’éperon et continuer sur une belle dalle plus facile. Le relais sur 1 spit et 1 piton se trouve dans un renfoncement à droite de l’éperon et est peu visible. (5 au départ puis 4).

L6 : continuer toujours dans de belles dalles grises en légère ascendance vers la droite jusqu’à une rampe très caractéristique qui descend vers la droite. Relais au niveau de la rampe sur 2 pitons au pied de la dernière dalle. 3+.

L7 : Une cheminée part sur la gauche pour rejoindre l’éperon, ne pas la suivre mais remonter au mieux la dalle à droite jusqu’aux gros blocs sur l’arête. Relais sur les blocs. 3+. On atteint facilement et rapidement le sommet.

Difficultés : D. peu soutenu mais où l’assurage est parfois problématique. Le rocher est très bon, la majorité des longueurs se déroulent sur un magnifique calcaire adhérent. Seule la deuxième longueur est plus délitée.

Equipement :Tous les relais sont en place et nombreux, il est possible d’en sauter quelques uns. On ne trouve que quelques pitons et lunules dans les longueurs.

Matériel :6 dégaines, coinceurs, jeu de friends jusqu’au 2 camalot. Les pitons ne paraissent pas nécessaires.

Hauteur de la voie : 180 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : « Passages Pyrénéens » de Rainier Munsch, Christian Ravier et Rémi Thivel. « Les Pyrénées en faces » de Laurent Lafforgue. « Les 100 plus belles courses et randonnées » de Patrice de Bellefon.

Voie Malus au Quayrat

Classé dans : — topospyreneens @ 11:05

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Grand Quayrat (3060 m), face ouest

Voie Malus

 Topo Malus

Voie malus au Quayrat
Album : Voie malus au Quayrat

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Itinéraire au caractère montagne très marqué. Il est peu soutenu, les longueurs où il faut « s’employer » alternent avec des zones moins raides où il est possible de faire de la corde tendue. Il est rarement parcouru mais mérite une petite visite.

Première ascension : Anita de Ara, A. Fournier, L. Malus et P. Souriac, le 14 septembre 1949.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Continuer le bon chemin vers la gauche qui mène au refuge et au lac du Portillon. Avant d’arriver sur le replat en vue du refuge, repérer un piquet blanc tenu par des cailloux, 50 mètres au dessus quitter le chemin à gauche pour franchir la gorge et le ruisseau sous la face (quelques cairns). Monter à vue dans des pelouses et des éboulis jusqu’au pied de la face (3 heures à 3 heures 30 depuis les granges d’Astau.

Il est possible de dormir au refuge d’Espingo (1 heure 30 d’approche le lendemain), ou au refuge du Portillon (30 minutes d’approche le lendemain en revenant sur ses pas jusqu’au pluviomètre puis en descendant la gorge jusqu’à l’aplomb de la face que l’on atteint par une pente d’herbe et d’éboulis).

Descente : Par la voie normale du Quayrat. Du sommet, suivre l’arête vers le nord d’abord par une vire sur son versant est puis à toute crête lorsqu’elle devient large et caillouteuse. On atteint une brèche vers 2800 mètres. Descendre le large couloir sur la gauche sur environ 200 mètres (on évite une partie de dalles lisses dans le couloir par un crochet rive gauche). Traverser horizontalement à droite le couloir puis des pentes herbeuses jusqu’à une arête  raide et herbeuse que l’on descend vers les éboulis que l’on atteint par un crochet à gauche. Descendre ces éboulis toujours en tirant à droite sans jamais descendre franchement jusqu’à la côte 2250 où l’on traverse horizontalement à droite. On trouve alors une sente dans des pelouses qui traverse en descendant toujours vers la droite jusqu’à un nouvel éboulis que l’on descend droit. Au bas de celui-ci, on retrouve une sente horizontale à droite qui mène au col d’Espingo. Toute cette descente est cairnée. (2 heures 30 à 3 heures jusqu’à la voiture).

Descriptif des longueurs : L’attaque se situe à l’angle des faces ouest et sud-ouest, juste à droite de l’éperon ouest-sud-ouest. Il est caractérisé par une zone de rocher clair coincé entre deux bastions de rocher ocres et raides.

L1 : commencer l’escalade dans le vague dièdre qui marque le bord gauche de la zone de dalles claires. Monter en légère ascendance vers la droite jusqu’à une grande vire herbeuse que l’on traverse pour s’engager dans un dièdre bien marqué en rocher douteux. Le remonter sur une dizaine de mètres et faire relais sur friends au niveau d’une petite terrasse avant qu’il ne devienne surplombant ( 5).

Il est possible que ces 2 premières longueurs ne suivent pas exactement l’itinéraire original qui doit se situer un peu à droite.

L2 : franchir le surplomb et se rétablir dans une zone moins raide que l’on remonte jusqu’au pied d’une rampe herbeuse qui part vers la droite (5 puis 3). Relais sur un béquet.

L3 : remonter la rampe herbeuse jusqu’à l’aplomb d’une zone de rochers clairs fracturés. Les remonter et en sortir par la droite. On se trouve alors au pied d’un dièdre redressé dans le quel on s’engage sur quelques mètres pour faire relais sur une petite terrasse (1 piton en place). 3 puis 4.

L4 : continuer dans le dièdre sur 10 mètres (5+/6a rendu délicat par la qualité du rocher) pour se rétablir sur une zone couchée que l’on remonte facilement jusqu’au pied d’un petit cirque de dalles claires polies.

L5 : remonter sur environ 80 mètres cet amphithéâtre de dalles jusqu’à la zone de schistes rouges. Relais sur un béquet. Cette escalade en 3/3+ est difficile à protéger car très compacte.

Il est facile de ce relais de repérer la suite de l’itinéraire. On remarque légèrement à gauche au dessus de la zone herbeuse une succession de dalles claires à droite d’un éperon. La voie remonte ces dalles puis une vague rampe en oblique à droite qui amène sous un dièdre qui se redresse en une raide cheminée bien visible.

L6 : marche, on remonte en légère ascendance vers la gauche une zone herbeuse jusqu’au pied de belles dalles claires à droite d’un éperon bien marqué.

L7 : remonter en louvoyant cette succession de dalles en se tenant toujours à droite de l’éperon (3 – 4, 1 piton en place). On fait relais sur friends au pied d’une vague rampe en oblique vers droite.

L8 : suivre cette rampe en franchissant toujours vers la droite une succession de petits dièdres jusqu’à se retrouver au pied d’un dièdre bien marqué qui s’élève vers la gauche. Ce dièdre se redresse en une cheminée fermée bien visible depuis la zone de schistes. On fait relais sur un béquet au niveau d’une bonne terrasse avant qu’il ne se redresse. Ensemble de 4/4+.

L9 : Continuer dans la cheminée (4+, 1 piton) puis dans le dièdre couché qui lui fait suite. On en sort par la gauche pour rejoindre l’éperon sur lequel on fait relais.

La suite de l’itinéraire suit d’abord le flanc gauche de l’arête jusqu’à une profonde brèche qui permet de passer sur le flanc droit jusqu’au sommet – ensemble de 2, 3 (150 mètres).

Difficultés : TD inf. peu soutenu, l’itinéraire alterne des longueurs d’escalade avec des zones plus couchées. Dans la première partie, l’escalade est parfois rendue difficile par la qualité du rocher. Il s’améliore pour devenir très bon au-dessus.

Equipement : On ne rencontre que 4 pitons sur l’ensemble de la voie. Il est très facile de se protéger avec coinceurs et friends sauf dans le petit cirque de dalles polies sous la zone de schistes.

Matériel : 6 dégaines, coinceurs, jeu de friends complet jusqu’au 3 camalot. 3 pitons au cas où.

Hauteur de la voie : 550 mètres. Escalade rapide en raison de zones moins raides.

Horaire : 4 à 6 heures.

Topo : Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon).

Voie Ravier ou voie centrale au Quayrat

Classé dans : — topospyreneens @ 9:56

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Grand Quayrat (3060 m), face ouest

Voie centrale Ravier

Itinéraire majeur de cette immense face ouest haute de 500 mètres, avec la centrale ouest et la ouest-sud-ouest. La voie est magnifique et se déroule sur un très beau granit. Elle est soutenue et se divise en deux parties distinctes divisées par une zone médiane de schistes rouges.

 Topo Ravier

Voie Ravier au Quayrat
Album : Voie Ravier au Quayrat

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Première ascension : Jean et Pierre Ravier le 14 juillet 1955 (jusqu’aux schistes médians). P. Bonnenfant, P Bouchet, Jean et Pierre Ravier, le 7 septembre 1966 (des schistes médians au sommet). M. Roques et P. Sol en juillet 1967 pour le premier parcours complet.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Continuer le bon chemin vers la gauche qui mène au refuge et au lac du Portillon. Avant d’arriver sur le replat en vue du refuge, repérer un piquet blanc tenu par des cailloux, 50 mètres au dessus quitter le chemin à gauche pour franchir la gorge et le ruisseau sous la face (quelques cairns). Monter à vue dans des pelouses et des éboulis jusqu’au pied de la face (3 heures à 3 heures 30 depuis les granges d’Astau.

Il est possible de dormir au refuge d’Espingo (1 heure 30 d’approche le lendemain), ou au refuge du Portillon (30 minutes d’approche le lendemain en revenant sur ses pas jusqu’au pluviomètre puis en descendant la gorge jusqu’à l’aplomb de la face que l’on atteint par une pente d’herbe et d’éboulis).

Descente : Par la voie normale du Quayrat. Du sommet, suivre l’arête vers le nord d’abord par une vire sur son versant est puis à toute crête lorsqu’elle devient large et caillouteuse. On atteint une brèche vers 2800 mètres. Descendre le large couloir sur la gauche sur environ 200 mètres (on évite une partie de dalles lisses dans le couloir par un crochet rive gauche). Traverser horizontalement à droite le couloir puis des pentes herbeuses jusqu’à une arête  raide et herbeuse que l’on descend vers les éboulis que l’on atteint par un crochet à gauche. Descendre ces éboulis toujours en tirant à droite sans jamais descendre franchement jusqu’à la côte 2250 où l’on traverse horizontalement à droite. On trouve alors une sente dans des pelouses qui traverse en descendant toujours vers la droite jusqu’à un nouvel éboulis que l’on descend droit. Au bas de celui-ci, on retrouve une sente horizontale à droite qui mène au col d’Espingo. Toute cette descente est cairnée.

Descriptif des longueurs : Attaquer 50 mètres à gauche de la vire herbeuse caractéristique où se trouve la voie Game-over, dans une dalle claire. Repérer une fissure verticale et ronde de 7-8 mètre qui conduit à une vire herbeuse. Attaquer sur des prises rondes 1 ou 2 mètres à droite de cette fissure. 20 mètres à gauche, se trouve une profonde cheminée, à sa gauche, le pied de la face redescend

L1 : remonter 1 ou 2 mètres à droite de la fissure ronde jusqu’à la vire herbeuse que l’on suit sur la gauche (vieille sangle sur la vire). On se trouve au dessus de la profonde cheminée citée ci-dessus par laquelle il doit être possible d’attaquer. Franchir un ressaut raide tout droit en direction d’une cheminée au dessus (un cablé au départ) – 5. On arrive sur une vire où l’on fait relais (2 pitons en place).

L2 : partir 2 mètres sur la gauche puis tout droit pour remonter un vague dièdre puis la profonde cheminée qui lui fait suite (3 pitons en place visibles du relais) – 5+. Relais sur une vire sur 2 pitons en place.

L3 : remonter des gradins puis contourner le bastion orangé très raide par la gauche (2 pitons visibles du relais). Contourner un pilier par la gauche pour aboutir sur une vire que l’on suit vers la gauche jusqu’à son extrémité – 5. Relais sur 2 pitons en place.

L4 : Remonter le court dièdre au dessus du relais et en sortir par la gauche (1 piton en place visible du relais) – 6a+ non obligatoire. Continuer en légère ascendance vers la droite sur du rocher sombre jusqu’à une écaille sur une vire (plusieurs vieilles sangles) où l’on fait relais – 4+.

L5 : partir franchement à droite jusqu’au pied d’une dalle bordée à droite par un dièdre. Remonter cette dalle sur 20 mètres (4+, 1 piton pas très visible dans le haut). On atteint une vaste terrasse herbeuse que l’on suit jusqu’à son extrémité gauche (cette longueur fait 55 mètres). Faire le relais sur friends au pied d’un dièdre.

L6 : monter droit puis en ascendance vers la gauche, franchir un court dièdre redressé, on se retrouve sur une sorte d’éperon  que l’on suit jusqu’à une brèche où l’on fait relais sur béquet – 4.

On se trouve alors à droite d’un vaste cirque d’herbe et de rochers. Il est facile de la brèche de repérer la suite de l’itinéraire. Repérer à 50 mètres sur la gauche au dessus du cirque, une fissure large en oblique sur la gauche bordée par une tâche jaune. On devine au dessus une rampe oblique à droite sous un bastion de dalles claires.

L7 : descendre de quelques mètres à gauche de la brèche et traverser le cirque en ascendance à gauche dans une zone facile jusqu’à l’aplomb de la fissure avec la tâche jaune où l’on fait relais sur béquet.

L8 : atteindre cette fissure par un dièdre peu marqué, et la remonter vers la gauche (friend n°3 camalot utile) jusqu’à une vaste terrasse herbeuse – 4 +. On fait relais sur friends sur la gauche dans des schistes rouges.

L9 : monter vers la droite pour rejoindre le bas de la rampe parfois herbeuse que l’on suit intégralement jusqu’à la base d’un dièdre bien marqué – 5. On fait relais sur 2 pitons en place au niveau d’un petite margelle.

L10 : ne pas s’engager dans le dièdre au-dessus, mais suivre sur la droite une étroite corniche sur 3 mètres puis remonter des dalles en ascendance à droite – 5. On débouche sur une vire herbeuse que l’on remonte droit vers un dièdre juste à gauche d’un gendarme. Relais sur béquet ou friends.

L11 : remonter ce dièdre caractéristique très fermé dans le haut, d’abord en l’évitant par la gauche puis à l’intérieur – 5 (1 piton dans le haut non visible du relais). Relais sur une terrase sur un béquet.

L12 : contourner un gendarme blanc par la droite en franchissant l’arête. On rejoint un dièdre de l’autre côté par une désescalade de 4 mètres délicate – 4+. On fait relais sur friends au sommet du gendarme blanc. Il semble possible de passer à gauche par le dièdre situé juste à gauche de celui formé par le gendarme (1 piton au départ non visible de la terrasse).

L13 : monter en ascendance à gauche, remonter un dièdre lichéneux au rocher douteux jusqu’à une arête où l’on fait relais sur béquet – 4 +.

La suite de l’itinéraire suit d’abord le flanc gauche de l’arête jusqu’à une profonde brèche qui permet de passer sur le flanc droit jusqu’au sommet – ensemble de 2, 3 (150 mètres).

Difficultés : TD assez soutenu. 6a+ max et 5+ obligatoire. La recherche de l’itinéraire n’est pas à négliger.

Equipement : La voie est bien pourvue en pitons surtout dans la première partie, elle se protége très bien avec friends et coinceurs.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends complet jusqu’au 3 camalot. 3 pitons au cas où.

Hauteur de la voie : 500 mètres dont 100 à 150 mètres faciles en haut.

Horaire : 6 à 8 heures.

Topo : « Guide Ollivier Pyrénées centrales » (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). « Les 100 plus belles courses et randonnées » de Patrice de Bellefon.

 

30 juillet, 2007

Eperon Brau au pic des Spijeoles

Classé dans : — topospyreneens @ 20:49

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Pic des Spijeoles (3066 m), face Est

Eperon Est ou éperon Brau

Très bel itinéraire montagne où alternent des longueurs en granit magnifiques dans des dalles raides et fissurées avec des zones plus faciles mais toujours en bon rocher. L’itinéraire de la partie supérieure est mal défini, nous avons d’ailleurs suivi une variante à gauche certainement plus facile évitant la fameuse dalle de 5 mètres en VI. Les pitons sont nombreux.

 Topo éperon Brau

Eperon Brau au Spijeoles
Album : Eperon Brau au Spijeoles

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Première ascension : J. Brau-Mouret et R. Dufaut en 1959.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant le pont, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusqu’aux abords de l’arête sud-est des Spijeoles, obliquer alors à droite pour monter sous la face est des Spijeoles (3 à 4 heures des granges, possibilité de dormir au refuge d’Espingo, compter alors 1 heure 30 à 2 heures d’approche). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs).

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est. Une sente cairnée ramène rapidement au pied de la face est et au chemin d’accès (3 à 4 heures jusqu’aux granges).

Descriptif des longueurs : Attaquer la zone de schistes rouges légèrement à gauche de l’aplomb du grand dièdre dans une zone couchée. On atteint R1 30 mètres à gauche du grand dièdre et 5 mètres au dessus de la zone de schistes (2 pitons et sangle blanche visibles). 4 puis 4+ pour arriver au relais.

L2 : traverser horizontalement de 3 – 4 mètres à gauche pour atteindre un dièdre bien marqué que l’on remonte jusqu’à un relais sur 2 pitons et friend (1 piton dans cette longueur courte en 5 : 15 mètres).

L3 : traverser à droite de 3 mètres pour atteindre une magnifique dalle fissurée que l’on remonte sur 15 mètres, traverser de 2 mètres à droite (2 pitons) et remonter droit une large fissure jusqu’au relais (2 pitons). 4+ puis 4.

L4 : traverser 2 mètres à droite pour remonter une autre fissure sur 10 mètres. Continuer sur la droite pour gagner l’éperon proprement dit. Possibilité de faire un relais intermédiaire sur friends. Continuer sur le fil de l’éperon dans un vague dièdre en rocher un peu douteux pour arriver sur une bonne vire où l’on fait relais sur 2 pitons (1 piton dans la longueur). 4+ puis 5.

A partir de là, l’itinéraire suivi est certainement une variante de l’original décrit dans le guide Ollivier :

L5, L6, L7 : partir en ascendance à gauche pour remonter un dièdre qui se redresse et forme une sorte de S (1 piton en place), ensemble de 3 et 4. On arrive sur une confortable plate-forme avec 2 pitons de relais.

L8, L9 : partir droit dans le dièdre au-dessus sur environ 10 mètres, puis traverser franchement à gauche pour se retrouver dans le cirque de dalles sommital que l’on gravit par en son centre par une succession de fissures dièdres, 1 piton au départ. L’inclinaison se redresse en haut : 3 puis 4+. Ces deux dernières longueurs sont communes avec le dièdre Valleau et sont en rocher plus douteux.

Pour un parcours complet de l’éperon, se reporter au guide Ollivier, la partie supérieure décrite ici n’étant qu’une variante.

Difficultés : TD peu soutenu, l’itinéraire alterne de belles longueurs raides avec des zones plus faciles. 6a max. Nous avons suivi dans la partie supérieure une variante en 4 et 5 sur 200 mètres où nous avons rencontré quelques pitons. Cette variante évite la longueur en VI et s’éloigne progressivement du fil de l’éperon.

Equipement : La voie est bien pourvue en pitons notamment aux relais qui sont tous en place sauf dans les zones plus faciles.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends complet jusqu’au 3 camalot. 3 pitons au cas où.

Hauteur de la voie : 350 mètres en comptant la zone de schistes rouges. Escalade rapide en raison de zones moins raides.

Horaire : 4 à 6 heures.

 

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