Quelques topos montagne des Pyrénées

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5 novembre, 2014

Arête du bec de corbeau au pic de la Mine (31 octobre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:04

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

arête du bec de corbeau (arête Nord) au pic de la Mine (2708 m),

AD+/200 m

Il s’agit d’une belle course montagne un peu oubliée bien que recevant quelques visites tous les étés. La qualité du rocher a été une bonne surprise, finalement pas si mauvais que ça, il demande de l’attention mais n’est pas si exécrable que ce que l’on a pu lire. La longueur du bec est une belle cheminée à l’ancienne, très originale. Au final une belle surprise et une très belle journée montagne.

14-10-31 arête du bec de corbeau

Première ascension : J. Haurillon et Comet en 1911 pour le bec de corbeau. J. Giroix, M. Gysin, et J. Morin le 11 juillet 1923 pour l’aiguille Morin.

Accès voiture : Depuis Bagnères de Luchon, prendre la direction de Superbagnères que l’on quitte en prenant à gauche celle de l’hospice de France. Se garer sur le grand parking de l’hospice.

Accès pédestre : Du parking, suivre l’excellent sentier qui monte au refuge et au port de Vénasque (panneau). Juste au-dessus de la cabane de l’homme, le quitter pour prendre à gauche une sente qui monte au Clot de Layrous. Elle se perd dans l’éboulis sous le col de la Frêche que l’on atteint par un couloir raide (cairn au col, 1 heure 45 de l’Hospice). C’est le point de départ le plus classique pour l’ascension de cette arête. On peut toutefois monter à un col un peu plus au Nord (cheminée raide à la fin) qui permet de gravir les deux pointes avant d’atteindre le col de la Frêche.

Descente : Du sommet, longer l’arête Ouest d’abord horizontale, elle plonge brusquement vers le port de Vénasque. On la suit en restant le plus souvent sur son flanc droit dans un terrain raide d’herbe et d’éboulis (cairns). On arrive ainsi à une brêche juste avant que l’arête ne devienne horizontale. S’engager alors dans le profond couloir à droite issu de cette brèche (on évite un bloc coincé par la droite) et rejoindre ainsi 200 mètres plus bas le sentier du port de Vénasque. Le suivre sur la droite en passant au refuge de Vénasque. 2 heures du sommet à l’hospice.

Descriptif de l’itinéraire :

Si on part du col au Nord du col de la Frêche, contourner facilement la première aiguille par la gauche et descendre dans des rochers brisés jusqu’au pied de la seconde aiguille. Celle-ci ne pose pas de problème particulier, descendre au col de la Frêche par des rochers brisés.

Du col de la Frêche que l’on peut atteindre directement, faire une grande longueur de presque 60 mètres en se tenant sur le flanc droit de l’arête (III+, relais possible sur un arbre ou quelques mètres plus haut sur l’arête). Une section facile mène à une zone plus dalleuse (III+) que l’on gravit par le fil de l’arête jusqu’au sommet du petit corbeau. Désescalader versant Sud pour prendre pied sur des pelouses raides que l’on remonte jusqu’au bec de corbeau fendu par une profonde faille.

S’engager de quelques mètres dans la faille et la remonter en opposition (IV+, 1 piton) jusqu’au sommet de la pointe Est. On trouve un relais sur 1 piton et 1 pieu qui permet soit de redescendre dans la faille par un rappel de 25 m, soit de faire un grand rappel (50 m) versant Est jusqu’au pied de l’aiguille Morin.

Si on revient dans la faille, la traverser intégralement par son fond, on trouve à l’extrémité Sud un relais sur 2 pitons qui permet de faire un court rappel (20 m) qui dépose au pied de l’aiguille Morin.

Celle-ci se gravit en une grande longueur de 60 m par l’unique zone de faiblesse bien reconnaissable. Un petit surplomb à la sortie (IV) permet de prendre pied sur une vire quelques mètres en dessous de l’aiguille (vieux relais sur pitons). Traverser la vire pour trouver au bout un relais de rappel sur béquet. Un rappel de 15 mètres dépose à un col au pied du pic de la Mine.

Après quelques mètres en rocher délité au dessus du col, monter droit (III+) pour rejoindre l’arête Est du pic de la Mine. On suit alors cette arête sans difficulté jusqu’au sommet (3 à 4 heures).

Difficultés : AD+, itinéraire montagne où le rocher demande de l’attention. Pas de problème d’itinéraire.

Equipement : Nous n’avons rien rencontré dans les longueurs, quelques relais en place notamment ceux de rappels qu’il faudra vérifier.

Matériel : Sangles pour rallonger, un jeu de friends petits et moyens, coinceurs. Les pitons ne sont pas obligatoires, un marteau pour retaper les pitons en place. Un encordement à 60 mètres nous a paru confortable mais pas indispensable. Tout l’itinéraire se parcourt bien en grosses.

Topo : Guide Ollivier, Pyrénées centrales VI, vallées d’Aure et de Luchon aux édition du Cairn.

8 août, 2007

Eperon ouest à l’Amoulat

Classé dans : — topospyreneens @ 12:02

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Pic de l’Amoulat (2595 m)

Eperon ouest

           Bel itinéraire se déroulant sur un beau calcaire gris sauf dans la sortie de la première longueur un peu délitée. La proximité de la station ne gâche en rien le caractère sauvage de la course, une fois atteint les lacs du plaa Ségouné les remontées se font oublier. Ce sommet qui ne doit recevoir que de rares visites mérite un détour. La voie souvent en dalles demande par moment un peu d’engagement.

 Topo éperon ouest

Eperon Ouest à lAmoulat
Album : Eperon Ouest à l'Amoulat

1 image
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Première ascension :P. Daudu, D. Mole, R Ollivier en 1948.

Accès voiture : De Pau, rejoindre Laruns puis la station de ski de Gourette après avoir traversé les Eaux-Bonnes. Il est possible de raccourcir la marche d’approche en rejoignant l’ancienne gare intermédiaire du télécabine de Pène Blanque à 1768 mètres d’altitude (la piste est bonne et ne nécessite pas de 4X4).

Accès pédestre : De l’ancienne gare intermédiaire, suivre la piste qui monte en lacets en suivant les flancs ouest du Pène Médaa. Après une traversée à droite, cette piste mène au départ d’un télésiège. Continuer vers l’Amoulat par une bonne piste en larges lacets jusqu’aux lacs du Plaa Ségouné. On trouve sur la rive du premier lac un sentier cairné qui monte dans des éboulis en direction du col du Plaa Ségouné. Juste avant celui-ci, prendre à gauche une sente, qui mène au col de l’Amoulat. De celui-ci, il est possible d’observer la descente qui suit une banquette de gauche à droite dans le flanc nord de l’Amoulat. Descendre versant ouest pour contourner la face nord et arriver au pied de l’éperon ouest. On se retrouve au sommet d’un petit dièdre couché qu’il faut facilement désescalader pour arriver au sommet d’un pierrier, 20 mètres sous une profonde dépression dont le fond est constitué d’une goulotte rocheuse polie par le ruissellement. (2 heures depuis Gourette, 1 heure 15 depuis la station intermédiaire, 30 minutes depuis la gare supérieure).

Descente :Du sommet descendre facilement l’arête est sur environ 50 mètres, on trouve sur un replat un relais de rappel. Faire un rappel de 40 mètres versant nord pour se retrouver sur une banquette que l’on suit en descendant jusqu’à son extrémité gauche, puis tout droit jusqu’au pierrier et au col de l’Amoulat où l’on retrouve le sentier d’accès. (1 heure 30 à 2 heures jusqu’à la gare intermédiaire).

Descriptif des longueurs :

L1 : Gravir directement de petites dalles entrecoupées de vires herbeuses en direction de la goulotte (2). Faire relais sur friends au pied de celle-ci, légèrement à droite, dans une petite niche. Celle-ci peut également être atteinte en commençant l’escalade plus haut et plus à gauche par une traversée horizontale sur une étroite vire herbeuse (voir photo).

L2 : se décaler à gauche pour remonter la goulotte en direction d’une autre niche que l’on évite par la gauche (relais facultatif sur 2 pitons dans la niche). Remonter ensuite un vague éperon en mauvais rocher jusqu’à R2 au niveau d’une petite vire (1 spit, 1 piton). 3 puis 4.

L3 : remonter en très légère ascendance à droite de belles dalles. On passe à gauche d’un relais (facultatif) et on continue droit au dessus jusqu’au pied d’un mur vertical où l’on fait relais sur 1 spit et 1 piton. (4 puis 3).

L4 : franchir ce mur de 7-8 mètres (5, 1 piton au départ et 1 à la sortie, un peu expo). Continuer dans une dalle (4) jusqu’au relais sur lunule.

L5 : se décaler sur la droite pour remonter une dalle fissurée (lunule) puis revenir vers le fil de l’éperon et continuer sur une belle dalle plus facile. Le relais sur 1 spit et 1 piton se trouve dans un renfoncement à droite de l’éperon et est peu visible. (5 au départ puis 4).

L6 : continuer toujours dans de belles dalles grises en légère ascendance vers la droite jusqu’à une rampe très caractéristique qui descend vers la droite. Relais au niveau de la rampe sur 2 pitons au pied de la dernière dalle. 3+.

L7 : Une cheminée part sur la gauche pour rejoindre l’éperon, ne pas la suivre mais remonter au mieux la dalle à droite jusqu’aux gros blocs sur l’arête. Relais sur les blocs. 3+. On atteint facilement et rapidement le sommet.

Difficultés : D. peu soutenu mais où l’assurage est parfois problématique. Le rocher est très bon, la majorité des longueurs se déroulent sur un magnifique calcaire adhérent. Seule la deuxième longueur est plus délitée.

Equipement :Tous les relais sont en place et nombreux, il est possible d’en sauter quelques uns. On ne trouve que quelques pitons et lunules dans les longueurs.

Matériel :6 dégaines, coinceurs, jeu de friends jusqu’au 2 camalot. Les pitons ne paraissent pas nécessaires.

Hauteur de la voie : 180 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : « Passages Pyrénéens » de Rainier Munsch, Christian Ravier et Rémi Thivel. « Les Pyrénées en faces » de Laurent Lafforgue. « Les 100 plus belles courses et randonnées » de Patrice de Bellefon.

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