Quelques topos montagne des Pyrénées

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15 juillet, 2013

Zap la guerre au grand pic des Halharises (15 juillet 2013)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:30

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif du néouvielle,

grand pic des Halharises (2293 m), face Sud-Est,

« Zap la guerre », TD/300 mètres, 6a oblig.

Partis pour gravir « invitation au voyage », l’itinéraire peu évident combiné à des éboulements apparemment récents dans cette dernière nous ont incité à bifurquer dès la seconde longueur dans « Zap la guerre », distante d’une trentaine de mètres. Nous n’avons pas regretté notre choix et nous nous sommes vraiment fait plaisir dans les 3 longueurs raides du bastion orangé puis sur l’élégant éperon qui lui fait suite. Le rocher est de très bonne qualité durant toute la voie et se protège très bien. A faire sans hésiter.

Zap la guerre au grand pic des Halharises (15 juillet 2013) topo-zap-la-guerre-300x225

Première ascension : Jean-Pierre Pujolle et Pascal Ravier le 13 août 2002.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route de la station de Piau-Engaly que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs. On laisse la voiture peu avant le lac de cap de long au niveau des baraquements d’Estaragne (ruines, côte 2079 m).

Accès pédestre : Du parking, emprunter le bon sentier de la voie normale de l’Estaragne puis du col d’Estaragne. Celui-ci passe au pied de la face Sud-Est du grand pic des Halharisses que l’on rejoint en traversant un pierrier (1 heure à 1 heure 15 de la voiture). La voie débute une soixantaine de mètres à gauche du profond couloir de la voie Trouvé dans un mur suivi d’un dièdre en ascendance à droite.

Descente : deux solutions :

  • la voie se termine sur l’arête est du grand pic que l’on peut suivre jusqu’au sommet, 100 mètres d’arête en 3/3+. On descend alors par le versant Campbieil de l’arête sud. Compter 1 heure de descente du sommet au pied de la voie (voir le topo de P. ravier).
  • une autre solution plus rapide consiste du sommet de l’éperon (lorsqu’il rejoint l’arête) de prendre pied facilement dans le vallon Est des Halharises. Descendre alors ce pierrier (pentes de neige en début de saison) jusqu’à la base de l’arête est que l’on contourne pour rejoindre le sentier d’accès.

Descriptif des Longueurs :

L1 : Remonter le raide mur orangé (6a) puis le flanc droit du dièdre en ascendance à droite. Un petit crochet à droite (V+) permet de gagner une bonne vire où l’on fait relais (1 piton).

L2 : Suivre un dièdre couché (IV+) en ascendance à gauche jusqu’à une bonne vire au pied d’un mur très raide (2 pitons au relais).

L3 : Traverser de 8 mètres vers la droite sur la vire en franchissant un gros bloc pour rejoindre une très belle fissure verticale que l’on suit (V+/6a, 1 piton). On atteint une bonne vire à partir de laquelle on remonte en ascendance à droite (V+, 1 piton) jusqu’au pied d’un mur orangé vertical rayé d’une fissure. Relais sur friends.

L4 : Traverser à l’horizontale à gauche sur 5-6 mètres (V, 1 piton dans la dalle de départ) pour atteindre un dièdre que l’on remonte entièrement (V/V+). relais sur friends.

Continuer sur l’éperon désormais bien individualisé sur environ 150 mètres (III/IV).

Difficultés : TD, soutenu dans le V/V+ avec quelques pas plus durs sur les 4 premières longueurs. Eperon plus facile et moins raide ensuite.

Equipement : 6 pitons en place dans les longueurs et à certains relais. Le reste se protège très bien.

Matériel : 10-12 dégaines, coinceurs dont des petits, jeu de friends complet jusqu’au camalot n°2 (jaune), sangles. Les pitons ne sont pas indispensables.

Hauteur de la voie : 300 mètres dont 160 soutenus.

Altitude sommet : 2993 mètres

Horaire : 4 heures.

7 août, 2012

Roumègues pas, passa davant au pic de la Frêche (07 août 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 23:38

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

contrefort oriental du pic de la Frêche (pointe 2446),

« Roumègues pas, passa davant », D+/180 m

Roumègues pas, passa davant au pic de la Frêche (07 août 2012) 12-08-07-roumegues-pas-passa-davant-au-pic-de-le-Frêche-018-300x225

Itinéraire qui ne dépassera pas l’intérêt local, le ratio marche d’approche / escalade ne jouant pas en sa faveur. Malgré un équipement moderne, le caractère montagne de la voie est bien présent, la sensation d’isolement et la qualité parfois médiocre du rocher sont là pour le rappeler. tout n’est quand même pas négatif avec de très beaux passages d’escalade en bon rocher et surtout la possibilité de visiter un vallon fort sauvage où l’on pourra observer marmottes et isards. Bref, une invitation à la découverte.

Première asacnsion : Cyril Joussemet et Jean-Pierre Pujolle (PGHM Luchon) le 07 août 2012.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte peu avant le pont de Ravi pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. 

Accès pédestre : passer devant l’hospice et prendre le sentier des étangs de la Frêche. On passe rapidement devant la cabane du Pesson. Remonter le vallon de la Frêche jusque vers 2050 m au moment où le sentier part à l’horizontale vers l’Est. Le quitter en empruntant une bonne sente qui part à l’opposé. Franchir un éperon par un raide couloir. On se trouve alors dans le vaste vallon Ouest de la crête de la Pique que l’on remonte par de raides pelouses (sente). On atteint un replat d’où la voie est visible, traverser un pierrier pour aller au pied. La voie débute dans une dalle couchée (cairn à l’attaque). Compter 1 heure 30 à 1 heure 45. 

Description :Remonter la dalle de façon directe jusqu’au pied d’un dièdre très marqué et peu visible de la base (R1). Remonter intégralement le dièdre sur une grande longueur jusqu’à ce qu’il se couche (R2 sur un replat herbeux). Continuer dans le dièdre désormais moins raide et malheureusement plus herbeux, traverser une vire et continuer dans l’axe par un dièdre ouvert (R3 sur un replat). Ne pas continuer dans le dièdre mais traverser à droite jusqu’à un vague éperon que l’on suit pour rejoindre le dièdre 10 mètres sous la crête (R4, attention pas mal d’écailles sonnent creux).

Descente : en 4 rappels équipés dans la voie. Prévoir un maillon pour R2. 

Difficultés : D+, V+/6a max., V+ oblig. Aucun problème d’itinéraire dicté par la ligne de dièdres et par les gougeons qui jalonnent la voie.

Equipement : voie équipée (longueurs et relais) en gougeons de 10 mm. 

Matériel : encordement à 50 mètres. 10 dégaines, friends (uniquement les micros) ou petits coinceurs pour L2. 

Orientation : Nord (parfait pour les chaudes journées d’été). La face ne doit pas sécher rapidement après la pluie. 

Horaire : 2 heures pour la voie. Descente à pied : 1 heure 15.

 

27 juillet, 2012

Vive la rentrée au Ramougn (26 juillet 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:23

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Vallée d’Aure, Ramougn (3014 m), face Sud,

Vive la rentrée, D+/280 m 

La voie est très belle, sur un rocher impeccable et surtout magnifiquement sculpté. L’itinéraire est assez évident, le couloir entre Néouvielle et Ramougn sert de main courante main gauche pour les 4 premières longueurs. Ensuite il faut suivre un éperon peu marqué à droite et en bordure d’un amphithéâtre herbeux. A faire sans hésiter.

Vive la rentrée au Ramougn (26 juillet 2012) 12-07-26-vive-la-rentrée-au-ramougn-225x300

Première ascension : G. Seignan, F. Martin et A. Relat le 1er septembre 1995. 

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long. 

Accès pédestre : Traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à gauche à son extrémité. On le suit jusque sous le pas du Gat pour le quitter et suivre le sentier des terrasses de Cap de Long qui monte en direction de la brèche du Néouvielle (vieilles marques de balisage rouge). On traverse une grande zone d’éboulis sous la face Sud du Ramougn. La voie débute 150 mètres à droite du départ de la vire Batan au sommet d’un névé persistant. Une vire bien marquée sous une zone de rocher blanc marbré est un bon point de repère. Elle est située juste à droite du couloir entre Néouvielle et Ramougn. Compter 1 heure 30. 

Descente : Deux solutions :

la plus élégante (et un peu plus longue) consiste à passer par le sommet du Ramougn. De la sortie de la voie suivre l’arête de la voie normale vers l’Est, le sommet s’atteint en 30 minutes. Désescalader les 100 mètres de la facette Est (II, cairns) et descendre au mieux le vallon Est en se rapprochant progressivement de la crête des laquettes pour passer au pas du Gat et rejoindre l’itinéraire de montée.

Sinon, de la crête un peu de désescalade sur le versant opposé permet de rejoindre le vaste et chaotique vallon Nord du Ramougn. Un itinéraire cairné permet de rejoindre la VN du Néouvielle que l’on suit jusqu’à la brèque de Barris. Une sente peu marquée (quelques cairns) permet en légère ascendance de rejoindre le pas du Gat. 

Descriptif de l’itinéraire : 

L1 : attaquer le rocher clair et marbré au niveau d’un gros bloc accolé. Partir en ascendance à droite puis droit jusqu’à une vire (III). Relais au pied d’un dièdre, 1 spit. 

L2 : Remonter le dièdre au-dessus du relais (IV, 1 piton) puis en ascendance à gauche pour se rapprocher du couloir (IV). 1 spit au relais. 

L3 : remonter l’éperon peu marqué qui forme la rive gauche du couloir. Un court dièdre puis une dalle fissurée (IV+, 2 pitons) amènent au relais (1 spit). 

L4 : monter au mieux au-dessus du relais sur 15 mètres jusqu’à une vire que l’on suit vers la gauche (1 piton à son extrémité). Franchir le court mur qui suit par un petit crochet à droite. Continuer vers la gauche jusqu’à l’aplomb d’une fissure verticale. Ne pas aller sur la rampe qui part en ascendance à droite mais remonter cette belle fissure (IV+/V). Relais au sommet, 1 spit. 

L5 : traverser des terrasses pour rejoindre un éperon juste à droite d’un amphithéâtre herbeux. Remonter des dalles (III+) sur le bord gauche de l’éperon. Relais sur béquet. 

L6 : traverser une vire herbeuse et franchir un mur vertical dans l’axe (IV+, 1 piton caché). Une dalle couchée amène dans une zone de rochers rouges. Relais sur béquet sous un toit. 

L7 : Franchir le petit mur suivant par une fissure large (V, 1 piton), l’éperon se couche pour aboutir sur l’arête W du Ramougn. 

Difficultés : D à D+, l’itinéraire, assez évident est toujours à la recherche des belles zones de rocher. Quelques pitons viennent ponctuer la voie, il est assez facile de rajouter friends ou coinceurs. 

Equipement : Quelques pitons dans les longueurs. Tous les relais sont en place (spit ou béquet) et à renforcer. 

Matériel : 8 dégaines longues, un jeu de friends jusqu’au camalot n°2, un jeu de coinceurs, quelques sangles. Crampons pour le début de saison, l’attaque pouvant être défendue par un important névé. 

Hauteur de la voie : 280 mètres. 

Altitude sommet : 3014 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures pour la voie. 

Topo : Vallée d’Aure, morceaux choisis de Pascal Ravier aux éditions du cairn.

 

1 juin, 2012

Nistos, Picarre, topo récapitulatif

Classé dans : — topospyreneens @ 19:21

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vallée du Nistos,

pic de la Picarre (1368 m),

versant Sud 

Après une première vague d’exploration il y a presque 20 ans, 2012 puis 2013 ont vu fleurir quelques nouveaux itinéraires au caractère résolument moderne sur cette discrète muraille. Il nous a semblé que c’était une bonne occasion pour faire un topo récapitulatif en espérant n’avoir rien oublié. Ce sommet discret est à l’image de la vallée qu’il domine : calme et sauvage. Le secteur ravira les amateurs d’escalade pas trop dure à la recherche de solitude et de tranquillité.

Nistos, Picarre, topo récapitulatif topo-picarre-300x225

Accès voiture : remonter la vallée du Nistos jusqu’à Haut-Nistos que l’on traverse. Peu après, prendre sur la gauche la route en direction de la station de Cap-Nestès. Se garer peu après dans la seconde épingle à droite (on domine la Coume de Bourguy). 

Accès pédestre : emprunter le début de piste qui démarre dans l’épingle. Elle se transforme rapidement en chemin que l’on suit jusqu’à une prairie que l’on remonte jusqu’à un col. Se diriger vers la falaise par une sente dans la forêt puis sur des escarpements calcaires (30 à 40 minutes). 

Descente : Rappels possibles dans «La même ancolie », « l’œil de Monk » , « fondus de nature », mais une descente à pied par le côté droit de la falaise est très rapide. 

Itinéraires :

A : La même ancolie, ouverte en janvier 2011 par Dominique et Maël Brenguer, 6a max. et oblig., 90 mètres. Voie récente, entièrement équipée. Elle se parcourt avec 11 dégaines plus les relais.

B : Dictée magique, ouverte les 19 et 24 juillet 2013 par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon), 6b max., 6a oblig., 130 mètres. Entièrement équipée, prévoir 11 dégaines plus les relais. On y retrouve par endroit le crépis de Pène haute. Cotations à confirmer. Une sangle dans une lunule au départ.

C : L’œil de Monk, ouverte les 19 et 30 mai 2012 par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon), 5+ max. et oblig. avec quelques pas d’A0, 120 mètres. Entièrement équipée, prévoir 11 dégaines plus les relais et une ou plusieurs sangles par grimpeurs pour la traversée en A0 de L3. Attention, dans le haut de L3, ne pas aller au relais de « dictée magique » mais bien traverser à droite dans la dalle en A0.

D : Fondus de nature, ouverte début novembre 1995 par A. Schoemaker et P. Ravier. Dinf/60 mètres. L’itinéraire suit un dièdre puis une fissure évidents. Remonter ce dièdre, pas de 4, R1 au niveau d’un bloc détaché sur la droite. Suivre tout droit la fissure qui domine le relais, superbe longueur, pas de 4+, 1 clou. R1 et R2 sont équipés. Descente en 1 rappel dans le couloir à droite (description de P. Ravier parue dans la RP n° 73).

E : Saignée, ouverte par JP Pujolle et P. Ravier en février 96. TD/25 m. Belle longueur quasi-équipée débutant quelques mètres à gauche de la voie « Caterpilleur »; les premiers mètres sont difficiles, 6a, la suite étant mieux fournie en prises (5); un ou deux friends peuvent être utiles; relais commun avec celui de « Caterpilleur » (description de P. Ravier parue dans la RP n° 77).

F : Caterpilleur, ouverte par JP Pujolle, G. et P. Ravier début novembre 95. D+/150 mètres. A quelques mètres à droite d’un couloir herbeux, gravir une dalle en diagonale, quelques jolis pas d’adhérence (3 clous, pas de 5+), R1 équipé. Monter tout droit dans de belles cannelures (4 inf.), pour rejoindre un dièdre à gauche d’un mur lisse, traverser alors à droite sur le fil de l’aiguille (ensemble de 5inf.), R2 équipé. Descendre de cette aiguille, remonter le couloir herbeux, en contournant des dalles lisses, on gagne alors un système de terrasses (passage de 2). R3 au pied du grand ressaut terminal, 1 clou. Attaquer dans un mur sculpté à droite d’une partie lisse, le remonter vers la gauche, pas de 5, R4 équipé. Gagner une fissure dans l’axe du relais, puis tout droit dans les dalles qui lui font suite, grande longueur géniale, (5inf., 1 piton), R5 équipé (description de P. Ravier parue dans la RP n° 73).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

G : Saccage, ouverte par G. et P. Ravier en mai 96. TD+/40 mètres. Franchir des cannelures (4+), puis traverser vers le mur délicat qui fait suite, le remonter, 6a/6a+, 3 spits, franchir directement une dalle, 5+, puis gagner à droite le premier relais de « la fugue », 4+ (description de P. Ravier parue dans la RP n° 77).

I : Caprice des dieux, ouverte par JP Pujolle et P. Ravier le 6 juillet 96. TD inf./150 mètres. C’est la variante « d’en haut de « Caterpilleur ». Suivre cette dernière jusqu’à R4. Au lieu de continuer tout droit, traverser à droite et remonter une dalle lisse (A1 et 5+, 1 piton, 3 spits), retraverser à droite pour atteindre de bonnes prises (5/5+), monter alors tout droit pour gagner un relais dans une superbe niche (4+). Relais équipé; en sortir par la droite, remonter un dièdre évident et facile (4), pour rattraper l’ultime relais de « Caterpilleur » (description de P. Ravier parue dans la RP n° 77).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

H : La fugue, ouverte par N. Raux, S. et JP Pujolle en février 96. D/150 mètres. Attaquer 30 mètres à droite de « caterpilleur » en commençant l’escalade sur de courtes cannelures en direction d’une traînée gris-bleue que l’on traverse sous de grandes dalles, puis directement jusqu’au relais (4c, R1 équipé). L2 : toujours à droite de raides dalles lisses jusqu’au sommet de l’aiguille (4c, R2 équipé). L3 : commune avec « Caterpilleur ». L4 : Traverser en diagonale vers la droite vers deux fissures parallèles, emprunter celle de gauche, puis par une traversée sur la droite, on atteint une autre fissure que l’on remonte jusqu’à R4 (5). Une dernière longueur en 4 mène au sommet (relais sur un buis).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

J : Les apprentis sorciers, ouverte par C. Descamps et F. Roussel le 24/04/99. D+/135 mètres.

Matériel : friends, coinceurs, sangles, quelques pitons. Aucun matériel en place.

K : Le pied jaloux, ouverte le 24 avril 2012 par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon), 5c/130 m. Entièrement équipée, prévoir 10 dégaines plus les relais.

L : Qu’elle était verte ma vallée, ouverte par A. Sicard, JP Pujolle, G. et P. Ravier début novembre 95. D/150 mètres. Attaquer à une cinquantaine de mètres à gauche de l’extrémité de la falaise dans des dalles inclinées, au pied d’une zone plus raide. Remonter à peu près directement sur une longueur (4+), R1 sur une terrasse, lunule. Traverser à gauche vers un dièdre puis monter dans une dalle, 4+/5, magnifique. R2 sur la gauche au sommet du mur raide, gagner facilement le pied d’une fissure (laisser à droite le couloir herbeux). R2 bis, lunule. Monter dans la fissure, 1 pas de 5, 1 clou, R3 (lunule) sur le flanc de l’arête. Traverser franchement à gauche, pas de 2, monter facilement toujours vers la gauche, R4, lunule. Aborder le mur terminal en diagonale puis tout droit (4/4+) R5 sur un buis (description de P. Ravier parue dans la RP n° 73).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

M : Longueur d’onde, ouverte le 24 juillet 2013, par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon). Il s’agit d’une variante à la 3ème longueur de « l’oeil de Monk ». Beaucoup plus difficile (6c+ à confirmer) mais sur un superbe crépis.

14 février, 2012

Cascade du Rouziet à Cierp Gaud (12 février 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 16:57

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Luchonnais, Cierp-Gaud, Mail de Serre (938 m), versant Nord,

cascade du Rouziet 

On connaît plus la falaise du Rouziet pour ses couennes rocheuses plein Sud que pour la glace. Pourtant, juste derrière le Mail de Serre, au Nord, se forme (très rarement) un très beau motif glacé. Il n’est pas compliqué d’évaluer sa formation, elle est visible de la route au niveau du rond-point de Chaum. Il n’est quand même pas courant de pouvoir pratiquer la cascade à 700 mètres d’altitude.

Cascade du Rouziet à Cierp Gaud (12 février 2012) 12-02-12-topo-Rouziet-112x150

 Première ascension : Difficile à dire, parcourue par H. Fiocco le 12 mars 2005.

Accès voiture : De Montréjeau ou Saint-Gaudens, remonter la vallée en direction de Luchon. Au rond-point de Chaum, laisser la routevers l’Espagne et prendre à droite toujours vers Luchon. Traverser la Garonne et prendre à gauche au stop. Se garer sur le bord de la route une centaine de mètres plus loin.

Accès pédestre : Evident, remonter au mieux dans la forêt en direction de la cascade visible, en passant plutôt par la gauche. On est au pied du premier ressaut en 10 minutes. 

Descente : En 1 rappel de 50 mètres sur arbre (prévoir sangle ou ficélou) puis à pied par la gauche pour contourner le premier ressaut.

 Difficultés : II/4+ lors de notre parcours, avec plus de glace, la difficulté peut diminuer. 

Equipement : Néant. 

Matériel : Celui de la cascade de glace. Prévoir 8 à 10 broches, encordement à 50 mètres. Nous avons utilisé l’allien gris mais il n’est pas indispensable. 

Hauteur de la voie : 100 mètres. 

Altitude : 700 mètres environ au départ. 

Horaire : 2 heures pour la cascade.

30 janvier, 2012

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 14:16

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Gavarnie, pic rouge de Pailla (2780 m),

couloir NW, TD/TD+, 400 m 

Course en tout point remarquable. A faire avant tout pour l’ambiance, on se croirait par moment dans un canyon Aragonais coincé entre deux parois calcaires. La difficulté pourra varier énormément en fonction de la quantité et de la qualité de la neige. Les principales difficultés sont rocheuses sous la forme de courtes et raides cheminées ou le ramonage fait merveille.

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012) 12-01-28-couloir-NW-du-pic-rouge-de-Pailla-topo-300x226

 

Première ascension : Tony Bedel et Bruno Prat les 16 et 17 janvier 1979. 

Accès voiture : Remonter la vallée des gaves jusqu’à Gavarnie, stationnement difficile en raison de nombreuses interdictions. 

Accès pédestre : Traverser le village et passer rive droite au pont de Brioule. Continuer le long du Gave jusqu’à trouver, à gauche le départ du sentier du refuge des Espuguettes (panneau). Du refuge, monter comme pour aller à la hourquette d’Alans, puis traverser le plateau de la grande Glère. Le couloir est alors bien visible, le rejoindre en remontant une grande pente de neige (2 heures 30 de Gavarnie). 

Description : L1 : remonter la première pente de neige jusqu’au premier rétrécissement (bloc coincé, 75°), continuer jusqu’à un beau dièdre d’une dizaine de mètres (85°), relais à la sortie rive droite.

L2 : longueur en neige (45°), relais rive droite.

L3 : rejoindre la cheminée verticale que l’on remonte sur 7-8 mètres pour récupérer la neige au-dessus. Belle goulotte jusqu’au relais rive droite.

L4 : un nouveau bloc coincé (85°, mixte) suivi d’une pente à 75° donne accès à une pente de neige moins raide. Relais rive droite.

L5 : s’engager dans la branche de droite jusqu’à un énorme bloc coincé. On peut passer dessous par faible enneigement ou le franchir par la droite (mixte vertical). Un dernier court ressaut rocheux permet d’atteindre R5 sur un bloc au milieu du couloir.

Pour continuer jusqu’au sommet, se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Descente : Jusqu’à R5, possibilité de descendre en 5 rappels (prévoir de quoi remplacer les sangles et retaper les pitons). Si on sort au sommet se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Difficultés : Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, TD à TD+. Les principales difficultés sont rocheuses sous forme de courtes cheminées et de blocs coincés. 

Equipement : Relais en place jusqu’à R5. Peu ou pas d’équipement dans les longueurs. 

Matériel : Nous n’avons pas utilisé de broches lors de notre parcours mais on peut en prévoir 3 ou 4 s’il y a de la glace, 1 jeu de friends micros jusqu’au camalot n°2, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

 Hauteur de la voie : 400 mètres jusqu’au sommet, 250 m jusqu’à la fin des difficultés.

 Altitude sommet : 2780 mètres.

 Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.

 Où dormir : une nuit au refuge des Espuguettes (partie hiver ouverte) coupe bien la marche d’approche.

 

22 janvier, 2012

Dream on au Penjat (19 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:29

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

pointe 2268 m sur l’arête Sud du Penjat, versant Est,

« Dream on », TD- / 400 m

Ligne aussi belle qu’éphémère où il faudra savoir attendre le jour idéal pour une ascension en sécurité. Elle ne forme pas tous les hivers et son exposition plein Est demande de bien gérer l’horaire. Toutes les longueurs sont intéressantes dans une très belle ambiance. En 1995, la ligne avait déjà attiré l’oeil avisé de D. Gillereau, il monta ce jour-là jusqu’à R3. Il m’a dit y être revenu une dizaine de fois sans jamais y rencontrer les bonnes conditions

Dream on au Penjat (19 janvier 2012) 12-01-19-dream-on-topo-2-300x224

Première ascension : D. Gillereau jusqu’à R3 en 1995. L. Ehresmann et JP Pujolle le 17/01/2012 jusqu’à R4. P. Lagleize, S. Rioja et JP Pujolle le 19/01/2012 jusqu’au sommet. 

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice). 

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1800 m (Culet), la goulotte est visible à droite à l’aplomb de la pointe 2268 m (1 heure 15). 

Descente : La descente en rappels est possible en s’arrétant à R8 (environ 40 m sous la crête). Mis à parts R7 (béquet) et R2 (lunule), on trouve un spit de 8 mm à tous les relais. Le rocher très compact ne permet pas de doubler avec des pitons, appel aux courageux : il serait intéressant de doubler les spits aux relais.

Il doit être également possible de suivre la crête vers le Sud pour rejoindre la sortie du couloir de l’homme des neiges (non testé). 

Difficultés : TD inf. avec deux courts passages en glace verticaux. Il faudra également compter avec des sections fines et un peu précaires. L’assurage dans le rocher très compact est quasi impossible, seules les broches nous ont proposé de bonnes protections. 

Equipement :1 spit à tous les relais sauf R2 (broches) et R7 (béquet). 1 piton dans L4. 

Matériel : encordement à 60 mètres. 8 broches dont des courtes, micro friends jusqu’au camalot n°2 (peu de possibilités), coinceurs, 3 ou 4 pitons (lames et unviversels). 

Horaire : – approche, 1 heure 15 depuis l’Hospice

               – goulotte , 3 à 4 heures 

Période : décembre – janvier lorsqu’il y a peu de neige, ce versant canalise de grosses purges !!

Où dormir : une nuit à l’Hospice de France permettra un départ très matinal pour cet itinéraire qui voit voit le soleil vers 11 heures à la mi-janvier.

 

13 décembre, 2011

Carpe diem à Cap de long (27 septembre 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 19:01

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Vallée d’Aure,

muraille de Cap de long (2200 m),

« Carpe diem », 6a+/150 m

Très belle voie plutôt récente, qui trône, avec désormais beaucoup d’autres, au-dessus du parking de Cap de Long. Les 3 premières longueurs sont vraiment exceptionnelles sur un magnifique granite sculpté, la 4ème plus commune permet de rejoindre la sortie de “mon bistrot préféré”. La voie est entiérement équipée, cette ligne deviendra à coup sûr une classique de la paroi.

Carpe diem à Cap de long (27 septembre 2011) 11-09-27-Carpe-diem-à-Cap-de-Long-300x224

Première ascension : S. Marmer.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long. 

Accès pédestre : La paroi se situe juste au dessus du parking, on atteint l’attaque en 5 minutes de marche !! 

Descente : Du sommet de la voie, continuer à s’élever dans des pelouses sur une centaine de mètres de dénivelée. Obliquer à gauche dès que possible au dessus de barres en franchissant un ruisseau. On ne tarde pas à trouver une sente cairnée qui descend au parking. 30 à 45 minutes. 

Il est également possible de descendre en rappel. Tous les relais sont sur spits avec maillon. 

Descriptif de l’itinéraire : Aucun problème d’itinéraire, il suffit de suivre les spits. Le départ se situe au niveau d’un triangle herbeux qui remonte dans la paroi. 

Difficultés : TD, 6a+ max., 6a oblig., voie très homogène et variée. 

Equipement : voie entièrement équipée sur gougeons aux relais et dans les longueurs. 

Matériel : 12 dégaines plus les relais. 

Hauteur de la voie : 150 mètres.

Altitude sommet : 2350 mètres.

Horaire : 2 heures.

Topo : Un classeur très bien renseigné se trouve au bar « le Garlitz » juste à côté.

 

 

21 novembre, 2011

couloir « une journée à la Frêche » au Sarrat de la Frêche (18 novembre 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 0:07

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Sarrat de la Frêche (2627 m), face Nord,

couloir « une journée à la Frêche »

Deuxième itinéraire tracé sur ce versant en hiver, il s’est avéré au moins aussi intéressant que son voisin de droite « Mine de rien ». Comme souvent, la difficulté variera en fonction de l’enneigement et des conditions. Il sera techniquement plus intéressant en début de saison avant les grosses chutes de neige. Le premier étranglement nous a posé un réel problème pour se protéger, nous l’avons donc contourné par la droite puis gravi en « top-rope ».

111118couloirnordsarratdelafrche9.jpg

Première ascension :Laurent Molle, Olivier Duffort, Michel Castillon et Jean-Pierre Pujolle du PGHM de Luchon le 18 novembre 2011.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 15 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), remonter la vallée de la Frêche jusqu’à l’étang du même nom (passage raide et avalancheux pour prendre pied dans le petit cirque). Le couloir est alors bien visible au-dessus du lac à gauche d’un éperon rocheux triangulaire. On l’atteint par une grande pente neigeuse (1 heure 30 à 2 heures de l’hospice).

Description :Contourner quelques rochers par la gauche jusqu’au pied du premier rétrécissement (R0 sur friends).

L1 : partir droit dans l’axe du couloir par du mixte raide (1 piton), un pas à droite permet de rejoindre un placage d’une dizaine de mètres (R1 sur pitons, 50 m). Ce passage que nous avons trouvé expo est évitable par une rampe à droite, on rejoint ensuite aisément l’axe du couloir.

L2 : 150 m de couloir neigeux à 45/50°, quelques protections possibles sur friends sur les rives. En restant dans l’axe, le couloir vient buter sur un rétrécissement rocheux. Relais sur pitons au pied de celui-ci.

L3 : franchir le passage étroit puis un placage difficilement protégeable (75/80° sur 10 mètres). Une pente de neige raide permet d’atteindre R3 (friends) au niveau d’un vague éperon.

La suite est constituée d’une pente de neige (35°) qui mène à la crête frontière non loin du point côté 2627 m.

Descente :Si l’on veut prolonger un peu la journée, il est possible de continuer sur la crête vers l’Ouest jusqu’au pic de la Mine (II/III, désescalade facile). On descendra du sommet par sa voie normale qui rejoint l’itinéraire du port de Vénasque (pentes très raides au départ).

Une autre solution plus rapide consiste à rejoindre le pas de l’Escalette en suivant tout d’abord la crête vers l’Est puis en basculant versant Espagnol lorsqu’elle devient plus raide et étroite.

 

Difficultés :Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, D à D+ semble « honnête ».

Equipement :Un piton en place dans L1.

Matériel :Piolets, crampons, 1 jeu de friends micros à moyens, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2627 mètres quand on sort de la face sur la crête frontière.

Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.Descente : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice.

 

19 septembre, 2011

Ravier à la Tour du Marboré (13 septembre 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:25

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Gavarnie,

Tour du Marboré (3009 m), face Nord,

voie Ravier-Dufourmantelle

Pour peu que l’on soit un peu en forme, tout est ici réuni pour passer une journée exceptionnelle dans cette voie dont la raideur est peu commune au regard de l’année d’ouverture. Il faudra savoir attendre les meilleures conditions : températures douces, face sèche au maximum (souvent fin août et septembre) pour profiter de cette belle envolée. C’est un itinéraire absolument remarquable par la qualité de l’escalade rencontrée de bas en haut mais aussi par son engagement.

topo Ravier Tour

Première ascension : C. Dufourmantelle et J. Ravier les 29 et 30 septembre 1956.

Accès voiture :A l’entrée de Gavarnie, prendre à droite vers la station de ski des Especières que l’on traverse pour continuer la route jusqu’à son terminus désormais au col des Tentes (2208 m).

Accès pédestre :Rejoindre le refuge des Sarradets via le port de Boucharo par l’excellent et très fréquenté sentier de la brèche. Redescendre légèrement jusqu’à la zone de bivouac au Sud du refuge. Une vague sente débute dans le pierrier et file en légère descente vers le Sud-Est. La sente se perd mais des cairns indiquent le cheminement. Il est possible de traverser sans trop descendre sur une vire sous le casque ou bien de descendre plus bas pour passer sous la barre. On trouve toujours des cairns ou des traces de passage. Quand la face Nord de la Tour se dévoile enfin, continuer à traversée en ascendance pour passer sous l’éperon Nord. Le grand dièdre orangé est alors visible, il donne l’axe général de la première moitié de la voie. Rejoindre un dièdre-cheminée dans son axe par des gradins faciles (2 heures du col des Tentes).

Descente :La voie ne sort pas exactement au sommet, mais sur un grand pierrier suspendu 100 mètres sous celui-ci. Ce pierrier est envahi par un névé une grande partie de l’été. C’est la fonte de celui-ci qui mouille la face Nord de la Tour. De ce pierrier, traverser en ascendance vers le SW pour passer la crête et rejoindre le versant Sud. On trouve juste derrière un itinéraire cairné qui descend une zone raide et rejoint un bon sentier qui file vers l’W. On passe ainsi sous le Casque pour remonter à la brèche de Roland et ainsi rejoindre le refuge des Sarradets (2 heures 30).

Difficultés :TD+, 6b (ou un peu plus) max., 6a oblig., la voie est soutenue jusqu’à R6 et plus roulante ensuite si le haut n’est pas trop mouillé. L’itinéraire est évident, il suit toujours la zone de faiblesse dans cette paroi très raide.

Equipement :On trouve beaucoup d’équipement d’époque : pitons et coins. Ces derniers ont parfois bien vieilli, mais ce n’est pas le cas des cordelettes qui les ornent. Il y a 2 spits à R4 (commun avec SIDA vertical) et un dans la longueur suivante. Il faut tout de même rajouter pas mal surtout si on ne fait pas confiance aux coins en place.

Matériel :Un jeu très complet de friends jusqu’au camalot n°4 en doublant le n°2 et le n°3, un jeu de coinceurs, 12 dégaines. Les pitons ne sont pas utiles , le marteau peut servir pour retaper ceux en place. Crampons en fonction de la neige restante pour se rendre à l’attaque.

Hauteur de la voie :400 mètres.

Altitude sommet :3009 mètres.

Horaire :4 à 7 heures.

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