Quelques topos montagne des Pyrénées

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22 septembre, 2014

Dalles blanches aux Spijeoles (16 septembre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 12:29

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif du Luchonnais, Spijeoles (3065 m),

face Nord-est

Dalles blanches (TD-/300 m)

Cette voie s’est révélée beaucoup plus exigeante que prévu. Le rocher est de très bonne qualité et l’itinéraire se déroule en majorité en dalles compactes où la pose de protections n’est pas évidente. La longueur d’A1 n’est vraiment pas évidente à pitonner (fissures bouchées), nous avons laissé en place les pitons que nous avons utilisé (certains de solidité douteuse), la voie peut donc s’envisager sans emporter de clous, ceux d’origine ont quand même bien vieilli… Au final, une très belle voie, peu répétée, à ne pas prendre à la légère.

14-09-16 dalles blanches

Première ascension : Louis Audoubert.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente (voie normale des Spijeoles) qui passe non loin de l’arête Sud-Est. L’attaque de la voie se situe sur le flanc droit de celle-ci, un peu à gauche de l’endroit ou le rocher descend le plus bas. La première longueur se déroule sur une dalle claire à droite d’un dièdre.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est où l’on rejoint le chemin d’accès (3 heures jusqu’aux granges d’Astau).

Descriptif de l’itinéraire :

L1 : remonter entièrement la dalle claire par la fissure du milieu jusqu’à une vire herbeuse. On trouve un piton de relais à l’extrémité gauche de la vire.

L2 : se décaler de quelques mètres à gauche pour se trouver dans l’axe d’un couloir que l’on remonte. Il se transforme en dièdre. Relais sur friends au fond du dièdre.

L3 : terminer l’ascension du dièdre. On débouche sur une vire que l’on suit en ascendance à droite en direction de surplombs sombres. Juste avant ceux-ci, on découvre un dièdre très marqué. Relais sur friends au pied de celui-ci.

L4 : remonter intégralement le dièdre jusqu’à une zone moins raide. 1 piton de relais.

L5 : remonter de quelques mètres dans une zone facile puis traverser à droite dans une dalle jusqu’à un dièdre. 1 piton de relais, longueur courte. On est alors au pied de la dalle blanche.

L6 : remonter la dalle blanche en louvoyant sans se rapprocher du dièdre qui la borde à droite (protections délicates). Relais sur friends en haut de la dalle.

L7 : monter de quelques mètres et traverser à gauche pour rejoindre le fond d’un couloir au rocher douteux que l’on remonte sur une trentaine de mètres en guettant sur la droite un énorme bloc accolé dans une zone raide. Relais sur friends dans le couloir à gauche du bloc.

L8 : quelques mètres en mauvais rocher à gauche du bloc permettent d’en gagner le sommet. Traverser légèrement à droite pour atteindre le fond d’un dièdre très marqué que l’on remonte en évitant un surplomb par la gauche. Relais sur 2 pitons au fond du dièdre.

L9 : remonter la dalle qui forme le flanc droit du dièdre (nombreux pitons dont certains de solidité douteuse). On rejoint le fond du dièdre que l’on suit jusqu’à une bonne vire. Relais sur friends.

L10 : sur la droite, escalader un empilement de gros blocs qui donnent accès à une dépression que l’on suit jusqu’au pied de la dalle noire, on rejoint ici l’itinéraire de l’arête Sud-Est (Jeannel). La dalle noire se remonte facilement en son centre. Relais sur friends sur une grande terrasse.

La suite de l’itinéraire suit l’arête jusqu’au sommet (passages de III).

Difficultés : TD- soutenu, l’escalade se déroule plutôt en dalles et dièdres où les protections ne sont pas toujours faciles à placer.

Equipement : Quelques pitons de relais. La longueur d’A1 est entièrement équipée de pitons.

Matériel : 12 dégaines, un jeu de micro-friends et friends jusqu’au camalot n°3, coinceurs, sangles. Les pitons ne sont pas nécessaires si ceux en place ne bougent pas… Les crampons peuvent être utiles en fonction de l’époque et de l’enneigement. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 300 mètres.

Altitude sommet : 3066 mètres

Horaire : 5 à 6 heures.

Topo : Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon).

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon (accès par le sentier des mineurs si la neige a disparu) raccourcit la marche d’approche fort longue.

16 juillet, 2010

La fonte des mèches aux Spijeoles (14 juillet 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 15:27

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Massif du Luchonnais, pic des Spijeoles (3066 m), face Est,

voie : « La fonte des mèches »

Il s’agit d’une voie au caractère résolument moderne de part son tracé et son équipement. Toutes les longueurs sont attrayantes dans des styles très différents, de la dalle au dévers fissuré. Notre coup de coeur : L5 et L6 dans des cannelures verticales bien raides. L’équipement est irréprochable, on parcourt la voie avec 18 dégaines plus les relais. Il semblerait que le dièdre de la 3ème longueur ait fait l’objet d’une tentative antérieure, aucun renseignement à ce sujet.

Topo fonte des mèches

La fonte des mèches
Album : La fonte des mèches

5 images
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Première ascension :Jean-Nicolas Louis, René Rosseil et Pierre Satgé du PGHM de Luchon en août 2006.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête sud-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusque vers 2500 mètres, obliquer alors à droite pour monter sous la face Est des Spijeoles jusqu’à la base des schistes rouges. Une rampe horizontale, longtemps occupée par un névé, permet de traverser vers la gauche jusqu’au pied de la voie (compter 1 heure 30 à 2 heures d’approche depuis le refuge d’Espingo, 3 heures 30 depuis Astau). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs, 1 heure 15). L’attaque se situe à gauche de l’aplomb d’un zone déversante orange.

Descente :Il est possible de descendre en 6 rappels dans la voie, toutefois la présence d’une zone de blocs instables à R6 nous fera préférer une descente par la voie normale des Spijeoles. Pour cela de R7, poursuivre sur l’arête SE jusqu’au sommet puis descendre par la voie normale versant Sud (névés en début de saison). Il est également possible de ne pas passer au sommet et de quitter assez rapidement l’arête pour rejoindre à gauche la vois normale.

Difficultés :TD sup. assez soutenu. Après 2 longueurs plutôt sur les pieds, le reste est plus raide voire déversant à la sortie de L3. Aucun problème d’itinéraire.

Equipement :La voie est entièrement équipée en gougeons avec chaîne aux relais à partir de R2.

Matériel :18 dégaines plus les relais, éventuellement 2 petits friends pour monter R0 après le passage de la rimaye. Encordement à 50 mètres.Hauteur de la voie : 250 mètres pour 7 longueurs.

 

Altitude sommet :3066 mètres.

Horaire :3 heures.

Où dormir :Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche un peu longue.

2 octobre, 2009

Eperon Nord-Est au Tuc de Belloc (29 septembre 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:12

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Massif du Luchonnais, secteur des Spijeoles,

Tuc (ou Pointe)  de Belloc (2680 m),

Eperon Nord-Est

Partis sans renseignement vers cet élégant éperon en pensant inauguré un nouvel itinéraire, les quelques pitons et le coin de bois rencontrés nous ont prouvé que nous avions été précédés sur cette ligne tellement évidente. Il ne semble pas qu’il s’agisse de l’éperon NNE gravi en 1952 par F. Céréza et H. Pichot (guide Ollivier tome III, course 210) qui doit se situer plus au Nord au-dessus du petit lac du Belloc. L’escalade s’est révélée très belle et attrayante, soutenue dans certains passages en fissures verticales. Le rocher est très bon, malheureusement un peu envahi par le lichen dans certaines sections (c’est d’ailleur le cas dans toutes les voies de cette petite « dent » de granit). Sans renseignement sur son parcours antérieur, voici le topo de la ligne que nous avons suivi, plusieurs variantes semblent possibles. Nous sommes bien sûr preneurs de tous renseignements de parcours antérieurs.

Topo éperon NE Belloc

Eperon NE au Tuc de Belloc
Album : Eperon NE au Tuc de Belloc

6 images
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Première ascension :inconnue.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente assez bien marquée (cairns). Remonter le premier ressaut raide. Lorsque le sentier s’infléchit pour passer sous le Tuc de l’Abesque, prendre à droite vers l’ouest une sorte de vallon herbeux qui remonte vers le Tuc de Belloc et sa face Est. Compter 2 heures 30 à 3 heures d’Astau.

Descente :Deux solutions :

- du dernier relais, suivre l’arête sur une centaine de mètres (II et III) jusqu’au sommet du Tuc. Descendre ensuite sur l’arête qui se dirige vers le col qui sépare le Tuc du sommet du Belloc. Un raide vallon sur la gauche ramène au pied de la voie (2 heures à 2 heures 30 du sommet à Astau).

- par les 4 rappels des « chants de Pyrène ». Pour cela, du dernier relais, monter en ascendance vers la gauche sur une trentaine de mètres jusqu’à l’arête. Le premier relais se situe 3 mètres sous l’arête versant Sud.

Descriptif des longueurs : Attaquer sur le fil du pilier à droite d’un raide mur orangé.

L1 : rejoindre un système de fissures et de petits dièdres en attaquant par une dalle de rocher clair. On rejoint assez directement une terrasse où l’on fait relais (ensemble de 4 avec un pas de 5).

L2 : continuer dans des cannelures au-dessus du relais (5, 1 piton), puis sur le bord droit d’une dalle couchée. Rejoindre la base d’une raide fissure par une petite traversée à gauche. Remonter la fissure (5+) jusqu’au relais (2 pitons) sur une bonne terrasse.

L3 : droit au-dessus du relais par une fine fissure-écaille. Par un pas à droite sous un petit surplomb (6a/b), on rejoint un dièdre plus couché. Franchir la terrasse au-dessus (1 coin de bois) pour faire relais (2 pitons) au pied d’un dièdre bien marqué.

L4 : remonter ce dièdre (4) jusqu’à rejoindre le fil même du pilier. Traverser largement à droite (5, 1 piton au départ) pour rejoindre un autre dièdre dont la base est constituée d’un niche humide et moussue. Le remonter en franchissant un petit surplomb (5+, 1 piton). L’itinéraire est moins défini au-dessus : continuer au mieux en ascendance à droite jusqu’à des terrasses herbeuses qui marquent la fin des difficultés et de la voie.

Difficultés :TD assez soutenu, 6a/b maximum, 5sup. obligatoire.

Equipement :La voie est peu équipée à l’exception des relais.

Matériel :8 dégaines, coinceurs, 1 jeu de friends jusqu’au camalot n°3. Encordement à 50 mètres. Crampons et/ou piolet en début de saison.

Hauteur de la voie :160 mètres d’escalade puis 30 mètres d’arête facile jusqu’au sommet. Escalade assez rapide.

Altitude sommet :2680 mètres.

Horaire :2 à 3 heures.

Topo :Le guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon) sur lequel ne figure pas cette voie donnera quelques infos sur ce sommet et sa localisation.

Où dormir :Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche assez longue.

13 septembre, 2009

Les chants de Pyrène au Tuc de Belloc (18 et 31 août 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:44

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Massif du Luchonnais, secteur des Spijeoles,

Tuc (ou Pointe)  de Belloc (2680 m), face Sud-Est,

« Les chants de Pyrène »

L’escalade en dalle prédomine dans cet itinéraire. De courts passages plus raides ainsi que quelques petits dièdres et fissures le rendent cependant assez varié. Cette voie, que l’on peut trouver un peu courte, pourra être combinée avec une de ses proches voisines : « Le Tuc, c’est pas du toc » (E. Wiss et C. Ravier en 1993, TD/150 m) juste à droite ou la « Dutoit-Bacqué » (en 1970, TD/180 m) encore un peu plus à droite, pour ainsi s’offrir une belle journée d’escalade. Le rocher, un magnifique granit franc, est le point commun de toutes ses voies, il constitue très certainement le plus beau caillou du massif.

Topo les chants de Pyrène

Les chants de Pyrène au Belloc
Album : Les chants de Pyrène au Belloc

6 images
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Première ascension :P. Lecomte, O. Dejean et J.P. Pujolle du PGHM de Luchon, les 18 et 31 août 2009.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oô puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente assez bien marquée (cairns). Remonter le premier ressaut raide. Lorsque le sentier s’infléchit pour passer sous le Tuc de l’Abesque, prendre à droite vers l’ouest une sorte de vallon herbeux qui remonte vers le Tuc de Belloc et sa face Est. Compter environ 3 heures d’Astau.

Descente :En 4 rappels dans la voie. Il est également possible de continuer sur l’arête facile (II) sur une centaine de mètres jusqu’au sommet. On peut alors descendre à pied par un raide petit vallon qui s’ouvre au Sud. (2 heures à 2 heures 30 du sommet à Astau).

Difficultés :TD- peu soutenu, 6a maximum, 5 obligatoire. L’itinéraire est évident.

Equipement :La voie est quasi-équipée sur gougeons, tous les relais sont sur 2 gougeons avec maillons.

Matériel :11 dégaines, 3 ou 4 friends petits et moyens. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :160 mètres d’escalade puis 30 mètres d’arête facile si on continue jusqu’au sommet du Tuc. Escalade assez rapide.

Altitude sommet :2680 mètres.

Horaire :2 heures.

Topo : Le guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon) donnera quelques infos sur ce sommet et sa localisation.

Où dormir : Refuge d’Espingo ou du Portillon (1 heure d’approche via le sentier des mineurs).

16 juillet, 2009

Dutoit-Bacqué au Tuc de Belloc (13 juillet 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 12:51

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 Massif du Luchonnais, secteur des Spijeoles,

Tuc (ou Pointe) de Belloc (2680 m), face Est,

voie « Dutoit-Bacqué »

Cette face attire le regard lorsqu’on monte en direction de la face Est des Spijeoles. La quelque peu fastidieuse marche d’approche se fait très vite oubliée dès les premiers mouvements d’escalade. L’itinéraire, très ingénieux, se déroule sur un granit franc et magnifique qui rend l’escalade absolument parfaite. Bref, il n’y a absolument rien à jeter sur l’ensemble des 4 ou 5 longueurs. Ce coin mérite assurément une petite visite. Pour “amortir” les 3 heures de marche jusqu’au pied, il est par exemple possible d’enchaîner avec sa voisine de gauche “Le Tuc, c’est pas du toc” ouverte en 1993 par C. Ravier et E. Wiss; elle suit le dièdre évident en plein centre de la paroi. On peut également continuer jusqu’au pic Belloc (3008), par une crête aux difficultés modérées mais au rocher un peu délicat (schistes).

Topo Dutoit-Bacqué

Voie Dutoit-Baqué au Tuc de Belloc
Album : Voie Dutoit-Baqué au Tuc de Belloc

6 images
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Première asacension : Daniel Dutoit et Jean-Paul Bacqué en août 1970.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente assez bien marquée (cairns). Remonter le premier ressaut raide. Lorsque le sentier s’infléchit pour passer sous le Tuc de l’Abesque, prendre à droite vers l’ouest une sorte de vallon herbeux qui remonte vers le Tuc de Belloc et sa face Est. Compter 2 heures 30 à 3 heures d’Astau.

Descente : Deux solutions :

- du dernier relais, suivre l’arête sur une centaine de mètres (II et III) jusqu’au sommet du Tuc. Descendre ensuite sur l’arête qui se dirige vers le col qui sépare le Tuc du sommet du Belloc. Un raide vallon sur la gauche ramène au pied de la voie (2 heures à 2 heures 30 du sommet à Astau).

- par les 4 rappels des « chants de Pyrène ». Pour cela, du dernier relais, monter de quelques mètres sur l’arête. Le premier relais se situe 3 mètres sous l’arête versant Sud.

Difficultés : TD assez soutenu, 6a/b maximum, 5sup. obligatoire, aucun problème d’itinéraire.

 

Equipement : La voie est quasi-équipée en pitons. Il y a au moins un piton à chaques relais.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, 4 ou 5 friends petits et moyens. Encordement à 50 mètres. Crampons et/ou piolet en début de saison.

Hauteur de la voie : 150 mètres d’escalade puis 30 mètres d’arête facile jusqu’au sommet. Escalade assez rapide.

Altitude sommet : 2680 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : Le guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon) sur lequel ne figure pas cette voie donnera quelques infos sur ce sommet et sa localisation.

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo raccourcit la marche d’approche assez longue.

4 juillet, 2009

Arête Sud-Est aux Spijeoles (01 juillet 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 19:11

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Luchonnais, secteur d’Espingo, Spijeoles (3065 m),

Arête Sud-Est

Cette arête est une façon très élégante de gravir le sommet des Spijeoles, sommet convoité du Luchonnais. L’escalade n’y est jamais très dure, mais il faudra faire preuve d’un peu d’intuition dans la recherche de l’itinéraire jusqu’au sommet de l’aiguille Jeannel, la suite est évidente indiquée par le fil de l’arête. Quelques pitons sont là pour se conforter dans ses choix de passages. Le rocher est excellent et joliment sculpté par endroit. L’attaque semble envisageable à plusieurs endroits du pilier qui soutient l’aiguille Jeannel.

topo arête SE aux Spijeoles

Arête SE aux Spijeoles
Album : Arête SE aux Spijeoles

5 images
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Première ascension :M. Jeannel et Pouech, le 18 août 1937, du sommet de l’aiguille Jeannel aux Spijeoles. Le parcours complet a été effectué le 24 août 1937 par Melle M-Th. Cabanne, Tony Cabuzet, et R. Ollivier.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente (voie normale des Spijeoles) quasiment jusqu’au lac glacé. Peu avant celui-ci se rapprocher de l’arête Sud-Est. On atteint l’attaque par le flanc gauche du pilier grâce à un système de vires herbeuses (cairns). L’attaque de la voie se situe au niveau d’une petite grotte dominée par un dièdre-cheminée. Un piton est visible dans la dalle à droite du dièdre. Compter 3 heures 30 à 4 heures des granges d’Astau.

Descente :Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est où l’on rejoint le chemin d’accès (3 heures jusqu’aux granges d’Astau).

Descriptif de l’itinéraire :Monter droit au-dessus de la petite grotte dans le dièdre sur une quinzaine de mètres (2 pitons), lorsqu’il se redresse, traverser à gauche de quelques mètres pour rejoindre un autre dièdre plus couché que l’on remonte jusqu’à une confortable vire. Continuer l’ascension sur le flanc gauche du pilier par une succession de petits dièdres (1 piton au départ) puis par son flanc droit dans une zone plus facile. On parvient ainsi au sommet de l’aiguille Jeannel. Désescalader quelques mètres et poursuivre sur l’arête facile jusqu’à ce qu’elle devienne horizontale au pied d’un ressaut raide (relais sur 2 pitons). Franchir ce court passage par un magnifique mais trop court dièdre fissuré (1 piton, relais 8 mètres au-dessus sur 2 pitons). Continuer dans une zone de gros blocs jusqu’au pied d’une dalle noire recouverte de lichen. Franchir cette dalle fissurée en son milieu. Au-delà l’arête perd de sa raideur et continue plus facilement jusqu’au sommet.

Difficultés :AD+, l’escalade ne dépasse pas le 4+. L’itinéraire est peu défini dans sa première partie jusqu’à l’aiguille Jeannel.

Equipement :On rencontre quelques pitons de passage et de relais.

Matériel :4 dégaines, 3 ou 4 friends, éventuellement coinceurs, sangles. Les crampons peuvent être utiles en fonction de l’époque et de l’enneigement.

Hauteur de la voie :400 mètres.

Horaire :3 à 4 heures.

Topo :Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). Introuvable !

Où dormir :Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon (accès par le sentier des mineurs si la neige a disparu) raccourcit la marche d’approche fort longue.

29 septembre, 2008

Adishatz aux Spijeoles (21 août 2008)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:06

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Pic des Spijeoles (3065 m), face Est

voie : Adishatz

Nouvelle voie dans cette belle face Est dont les itinéraires majeurs ne manquent pas. L’itinéraire est très direct jusqu’au sommet. A l’exception de 2 longueurs en dalle, elle suit une succession de dièdres plus ou moins marqués. Le rocher est très bon mis à parts quelques blocs sur les vires traversées. Elle est située entre la directissime et l’arête Nord-est. L’escalade est très plaisante sur un beau granit, la voie est quasi-équipée sur gougeons et pitons, il faut toutefois prévoir un peu de matériel à rajouter entre les points en place.

 topoadishatzblog.jpg

Adishatz aux Spijeoles
Album : Adishatz aux Spijeoles

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Première ascension : Ouverte du bas le 21 août 2008 par O. Dejean et JP Pujolle du PGHM de Luchon. Un grand merci à R. MAZURE, T. LAMOTTE, M. COUSI et Nicolas ? Pour l’aide apportée. Première répétition le 30 août 2008 par S. Rioja et JP Pujolle.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête sud-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusque vers 2500 mètres, obliquer alors à droite pour monter sous la face Est des Spijeoles. Toujours sur la droite, aller chercher un couloir herbeux au pied du tuc de l’Abesque, traverser ensuite à gauche sous la face jusqu’au pied de la voie (3 à 4 heures des granges, possibilité de dormir au refuge d’Espingo, compter alors 1 heure 30 à 2 heures d’approche). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs, 1 heure 15). L’attaque est évidente à l’aplomb d’un toit triangulaire qui domine un grand dièdre de rocher clair.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est. Une sente cairnée ramène rapidement au pied de la face Est et au chemin d’accès (3 à 4 heures jusqu’aux granges).

Descriptif des longueurs :

L1 : remonter le vague éperon de rocher clair quelques mètres à gauche du dièdre à l’aplomb du surplomb triangulaire. Relais dans le dièdre (4 / 50 m).

L2 : remonter la dalle au-dessus du relais et passer à l’angle gauche du surplomb. Relais sur la rampe à gauche quelques mètres au-dessus (5/5+ / 35 m).

L3 : franchir le dièdre au-dessus du relais puis une zone facile jusqu’à un nouveau dièdre légèrement à droite. Une dalle à droite mène au relais (5 / 50 m).

L4 : quelques mètres faciles mènent à un petit dièdre bien marqué légèrement à droite. Le remonter entièrement jusqu’à une terrasse que l’on traverse. S’engager dans le dièdre à l’aplomb jusqu’au relais (5 / 50 m).

L5 : continuer dans le dièdre puis légèrement à sa droite sur une magnifique dalle que l’on suit jusqu’au relais au pied d’un surplomb légèrement à gauche (4+ / 45 m).

L6 : partir en ascendance à gauche du relais puis droit par une succession de petits dièdres jusqu’à une vire (5+ / 50 m).

L7 : départ juste à gauche du relais par un ressaut raide. Monter ensuite en ascendance à droite par une rampe un peu herbeuse jusqu’à un éperon lichenneux que l’on remonte jusqu’au relais (6a puis 4 / 50 m).

L8 : continuer sur l’éperon jusqu’à une zone de blocs rouges, bifurquer à droite sur une rampe herbeuse (III / 48 m).

L9 : elle remonte la belle dalle à droite du relais, d’abord en traversant en ascendance à droite une dalle claire, puis tout droit par un dièdre puis une fissure, Relais quelques mètres sous le sommet (5+ / 45 m).

 

Difficultés : TD inf. peu soutenu, les passages les plus durs sont courts et bien équipés. L’équipement en place devrait permettre de ne pas avoir trop de problème d’itinéraire. La longueur la plus soutenue est la seconde, en dalle à reglettes.

Equipement : La voie est quasi-équipée en gougeons et pitons, il faudra néanmoins rajouter quelques points. Tous les relais sont sur gougeons.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, 5 ou 6 friends petits et moyens. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 350 mètres.

Altitude sommet : 3066 mètres.

Horaire : 4 heures.

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche fort longue.

28 août, 2008

Grand dièdre aux Spijeoles (26 août 2008)

Classé dans : — topospyreneens @ 19:07

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Pic des Spijeoles (3065 m), face Est

Voie du grand dièdre

 Classique parmi les classiques Luchonnaises, le grand dièdre ne peut laisser indifférent. L’itinéraire qui suit une ligne de faiblesse évidente de l’attaque au sommet laisse un sentiment de perfection. L’escalade, jamais trop dure n’est par contre jamais interrompue par une vire ou une zone moins raide. Une belle option consiste pour les 2 dernières longueurs à quitter le dièdre proprement dit pour remonter la magnifique dalle à droite. Cette variante est la cerise sur le gâteau de cette magnifique escalade. Attention toutefois si une cordée est engagée dans la voie, une chute de pierre est encore possible malgré les très nombreuses répétitions de cette classique.

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Grand dièdre aux Spijeoles
Album : Grand dièdre aux Spijeoles

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Première ascension : Pour la première fois le 27 août 1946 par M. Parrant, seul, qui ne gravit pas le dièdre proprement dit mais gagna la directissime à sa droite. Par F. Céréza et L. Malus, le 14 septembre 1946, jusqu’au surplomb terminal, Et enfin par P. de Beauchamp, M. Boy, F. et P. Comet et J. Cousy le 13 septembre 1947.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusqu’aux abords de l’arête sud-est des Spijeoles, obliquer alors à droite pour monter sous la face est des Spijeoles. Le pied de la face est constitué de schistes rouges, on les gravit légèrement à gauche de l’aplomb du dièdre à gauche d’un filon de roche blanche, (3 à 4 heures des granges, possibilité de dormir au refuge d’Espingo, compter alors 1 heure 30 à 2 heures d’approche). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs).

Une possibilité intéressante pour éviter la zone de rochers rouges, notamment s’il persiste un névé, consiste à aller chercher bien à droite un couloir herbeux au pied du tuc de l’Abesque et de traverser ensuite à gauche sous la face. On passe alors au pied de la directissime et on rejoint l’attaque du grand dièdre au-dessus des schistes par une désescalade facile.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est. Une sente cairnée ramène rapidement au pied de la face est et au chemin d’accès (3 à 4 heures jusqu’aux granges).

Descriptif de l’itinéraire : Il est dicté par la zone de faiblesse dans l’axe du grand dièdre qui constitue le tiers supérieur. La partie basse est constituée d’un succession de dièdres-cheminées bien marquées (4/4+). On remonte ensuite le grand dièdre supérieur dont le bord droit est constitué d’une dalle claire. On peut suivre intégralement ce dièdre en franchissant un court surplomb jusqu’à une zone d’éboulis 50 mètres sous le sommet, ou bien le quitter quelques mètres sous le surplomb pour gagner la magnifique dalle à droite. Cette variante de 2 courtes longueurs est très intéressante et jalonnée de pitons (ensemble de 5).Toute la voie est bien pourvue en pitons et relais, un descriptif par longueur ne semble pas adapter tellement les possibilités sont nombreuses. Compter de 3 à 4 heures d’escalade.

Difficultés : D assez soutenu, l’escalade sans jamais être difficile (pas de 5 maximum) n’est jamais interrompue par une vire ou une zone facile.

Equipement : La voie est bien pourvue en pitons. Tous les relais sont en place sur pitons, parfois à renforcer.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, 4 ou 5 friends petits et moyens.

Hauteur de la voie : 350 mètres en comptant la zone de schistes rouges. Escalade rapide.

Horaire : 3 à 4 heures.

Topo : Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). Introuvable !

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche fort longue.

11 octobre, 2007

Traversée de l’arête du portillon d’Oô au port d’Oô

Classé dans : — topospyreneens @ 19:23

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Traversée de l’arête du portillon d’Oô au port d’Oô

Long parcours de crête entre 2900 et 3000 mètres.

Cette arête un peu lointaine fait partie des nombreuses classiques courses de crête que propose le massif du Luchonnais. L’escalade n’est jamais difficile et s’apparente souvent à de la marche aérienne, mais l’itinéraire reste toujours agréable et intéressant. On pourra, pour la raccourcir un peu, s’arrêter à la pointe côtée 3097 juste après le Cap du Seil de la Baque. L’ambiance haute montagne est très présente et l’on évolue presque en permanence au-dessus de 3000 mètres.

 Topo traversée du Seil de la Baque

Traversée du Portillon au port dOô
Album : Traversée du Portillon au port d'Oô

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Première ascension : J. Haurillon et Rouyer en 1910.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Continuer le bon chemin vers la gauche qui mène au refuge et au lac du Portillon (3 à 4 heures de la voiture). Du refuge, traverser sur le barrage et monter en face pour gagner le vallon inférieur de Literole que l’on traverse horizontalement vers le droite pour trouver une sente qui franchit une barre rocheuse toujours vers la droite. On arrive ainsi dans le vallon de Literole sous le pic Royo. S’élever en ascendance à droite vers le glacier du Portillon. On peut le remonter en début de saison lorsqu’il est en neige ou bien l’éviter par la droite lorsqu’il est en glace (prévoir quand même les crampons). 1 heure 30 à 2 heures du refuge.

Descente : Du port d’Oô, descendre dans de raides éboulis vers le nord jusqu’au petit vallon issu du col des Gourgs Blancs. Ne pas descendre vers le lac glacé mais remonter légèrement en face sur un éboulis rouge sous le pic Gourdon. Un passage cairné dans une barre rocheuse permet ainsi de rejoindre un petit laquet au Nord-Ouest du lac glacé. En remontant la petite crête en face, on rejoint la voie normale des Spijeoles qui passe sous sa face est. Une bonne sente ramène à la Coume de l’Abesque où l’on retrouve le sentier de montée au dessus du lac Saoüssat (3 à 4 heures du port à la voiture).

Descriptif de l’itinéraire : Du Portillon d’Oô, traverser légèrement versant Portillon pour rejoindre une cheminée d’éboulis que l’on remonte entièrement. Suivre ensuite la crête en meilleur rocher jusqu’au pic du Portillon d’Oô (passages de II). Continuer sur la crête d’abord horizontale puis en légère descente jusqu’à ce qu’elle devienne plus raide et descende vers la brèche 2973 m. On peut soit faire un rappel de 20 mètres, soit désescalader (III) pour atteindre cette brèche. Traverser sur le fil horizontal (taillante en II) jusqu’à un court dièdre fissuré que l’on remonte : IIi+. L’arête redescend jusqu’au pied du pic du Seil de la Baque où elle devient facile et large. Remonter les éboulis jusqu’à ce sommet. La suite est sans difficulté mais toujours aérien, sans passage caractéristique. Il est possible de s’arrêter à la pointe côté 3097 juste après le cap du seil de la Baque et redescendre, mais il plus intéressant de continuer jusqu’au port d’Oô.

Dificultés : AD-, l’itinéraire est évident et suit l’arête. L’escalade se résume à de courts passages. Il faut toutefois faire attention tout au long de la crête car les deux versants sont raides. Attention également aux blocs instables. Le passage le plus dur est un court dièdre fissuré en III+. Les difficultés sont concentrées dans la montée et la descente du pic du Portillon d’Oô, l’arête devient ensuite facile mais toujours aérienne.

Equipement : Néant, hormis un anneau de rappel pour descendre du pic du Portillon d’Oô. Celui-ci est évitable par une désescalade en III.

Matériel : Sangles, 3 friends, crampons, un petit piolet.

Horaire : 2 à 3 heures jusqu’au pic du Seil de la baque + 1 heure jusqu’au Port d’Oô.

Topo : Guide Ollivier « Pyrénées centrales, vallées d’Aure et de Luchon », tome 3.

30 juillet, 2007

Eperon Brau au pic des Spijeoles

Classé dans : — topospyreneens @ 20:49

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Pic des Spijeoles (3066 m), face Est

Eperon Est ou éperon Brau

Très bel itinéraire montagne où alternent des longueurs en granit magnifiques dans des dalles raides et fissurées avec des zones plus faciles mais toujours en bon rocher. L’itinéraire de la partie supérieure est mal défini, nous avons d’ailleurs suivi une variante à gauche certainement plus facile évitant la fameuse dalle de 5 mètres en VI. Les pitons sont nombreux.

 Topo éperon Brau

Eperon Brau au Spijeoles
Album : Eperon Brau au Spijeoles

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Première ascension : J. Brau-Mouret et R. Dufaut en 1959.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant le pont, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusqu’aux abords de l’arête sud-est des Spijeoles, obliquer alors à droite pour monter sous la face est des Spijeoles (3 à 4 heures des granges, possibilité de dormir au refuge d’Espingo, compter alors 1 heure 30 à 2 heures d’approche). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs).

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est. Une sente cairnée ramène rapidement au pied de la face est et au chemin d’accès (3 à 4 heures jusqu’aux granges).

Descriptif des longueurs : Attaquer la zone de schistes rouges légèrement à gauche de l’aplomb du grand dièdre dans une zone couchée. On atteint R1 30 mètres à gauche du grand dièdre et 5 mètres au dessus de la zone de schistes (2 pitons et sangle blanche visibles). 4 puis 4+ pour arriver au relais.

L2 : traverser horizontalement de 3 – 4 mètres à gauche pour atteindre un dièdre bien marqué que l’on remonte jusqu’à un relais sur 2 pitons et friend (1 piton dans cette longueur courte en 5 : 15 mètres).

L3 : traverser à droite de 3 mètres pour atteindre une magnifique dalle fissurée que l’on remonte sur 15 mètres, traverser de 2 mètres à droite (2 pitons) et remonter droit une large fissure jusqu’au relais (2 pitons). 4+ puis 4.

L4 : traverser 2 mètres à droite pour remonter une autre fissure sur 10 mètres. Continuer sur la droite pour gagner l’éperon proprement dit. Possibilité de faire un relais intermédiaire sur friends. Continuer sur le fil de l’éperon dans un vague dièdre en rocher un peu douteux pour arriver sur une bonne vire où l’on fait relais sur 2 pitons (1 piton dans la longueur). 4+ puis 5.

A partir de là, l’itinéraire suivi est certainement une variante de l’original décrit dans le guide Ollivier :

L5, L6, L7 : partir en ascendance à gauche pour remonter un dièdre qui se redresse et forme une sorte de S (1 piton en place), ensemble de 3 et 4. On arrive sur une confortable plate-forme avec 2 pitons de relais.

L8, L9 : partir droit dans le dièdre au-dessus sur environ 10 mètres, puis traverser franchement à gauche pour se retrouver dans le cirque de dalles sommital que l’on gravit par en son centre par une succession de fissures dièdres, 1 piton au départ. L’inclinaison se redresse en haut : 3 puis 4+. Ces deux dernières longueurs sont communes avec le dièdre Valleau et sont en rocher plus douteux.

Pour un parcours complet de l’éperon, se reporter au guide Ollivier, la partie supérieure décrite ici n’étant qu’une variante.

Difficultés : TD peu soutenu, l’itinéraire alterne de belles longueurs raides avec des zones plus faciles. 6a max. Nous avons suivi dans la partie supérieure une variante en 4 et 5 sur 200 mètres où nous avons rencontré quelques pitons. Cette variante évite la longueur en VI et s’éloigne progressivement du fil de l’éperon.

Equipement : La voie est bien pourvue en pitons notamment aux relais qui sont tous en place sauf dans les zones plus faciles.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends complet jusqu’au 3 camalot. 3 pitons au cas où.

Hauteur de la voie : 350 mètres en comptant la zone de schistes rouges. Escalade rapide en raison de zones moins raides.

Horaire : 4 à 6 heures.

 

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