Quelques topos montagne des Pyrénées

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8 février, 2016

Osez, osez, j’ose et fine au pic de la Pique (13 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:14

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

contreforts NW du pic de la Pique (2394 m),

« osez, osez, j’ose et fine » (TD/250 m)

Ce versant NO du pic de la Pique n’en finira pas de nous proposer d’élégantes lignes. En étant un peu attentif, on pourra y rencontrer de bonnes conditions tous les hivers, une bonne chute de neige suivie d’un froid un peu vif est souvent gage de belles lignes sur ce versant. Pour celle-ci, il s’agit d’un couloir se redressant progressivement pour se terminer en un dièdre orné de beaux placages plus ou moins épais. Le dièdre à proprement parlé se remonte en deux grandes longueurs. Attention aux pentes qui surmontent ces lignes, surtout en cas de réchauffement.

15-02-13 Osez, j'ose et fine

Première ascension : S. Thomas et P. Satgé en ?

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur l’ancienne route (rive droite) qui est la plus rapide (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. A partir du pont de Penjat, le versant et ses différents itinéraires se dévoilent peu à peu. La goulotte décrite ici est la première visible juste au-dessus du pont. L’attaque se situe au niveau d’une ancienne mine (peu visible), 20 minutes de l’hospice.

Description : Remonter le cône de neige qui se redresse progressivement pour venir buter sur un premier ressaut de glace d’une vingtaine de mètres à 65°. Continuer sur une pente de neige un peu plus raide (50/55°) jusqu’à une grotte au départ du dièdre final. Relais confortable sur broche et friend (150 mètres de l’attaque). Remonter le dièdre par une succession de placages parfois fin (70/80°), passer un étranglement souvent sec puis un nouveau placage (75°) jusqu’au pied de la cascade finale. Relais sur broches, 60 mètres. Se décaler en ascendance à droite sur un placage (70°) pour rejoindre l’axe de la sortie et la glace plus épaisse (80°). Au sommet, traverser sur la droite pour trouver des arbres pour le relais, 55 mètres.

Descente : Descendre en 4 rappels successifs de 60 mètre sur les sapins en suivant une dépression sur l’éperon en rive gauche de la goulotte. Au quatrième revenir dans la goulotte au pied du premier ressaut de glace. Le cône de départ se désescalade facilement. Compter 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Difficultés : TD qui équivaut à un grade 4 en glace, certaines sections sont en glace fine où la pose des broches peut être problématique. Attention aux pentes supérieures surtout en cas de réchauffement, qui voient le soleil l’après-midi dès le début février.

Equipement : Deux relais sur pitons sont en place dans la première moitié, néanmoins nous ne les avons pas vu lors de notre parcours, ils devaient se trouver sous la glace. On trouve pas mal de ficélous dans la descente qu’il faudra prévoir de remplacer en fonction de leur état.

Matériel : Piolets, crampons, rappel de 60 mètres très confortable, 3 friends dont le camalot n°1, 10 broches dont des courtes. Les pitons et le reste de matériel de rocher peuvent rester à la maison, le rocher est incroyablement compact. Sangles ou ficélous à abandonner pour les rappels.

Hauteur de la voie : Un peu plus de 250 mètres.

Altitude sommet : 2394 mètres au sommet du pic de la Pique, 1860 mètres au sommet de la goulotte.

Horaire : Approche : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice de France puis 20 minutes jusqu’au pied.

Goulotte : 3 heures.

Descente : 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Topo : Néant, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra donner des indications sur des courses voisines.

31 juillet, 2008

Face Est du doigt de Pombie

Classé dans : — topospyreneens @ 22:50

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Pic du midi d’Ossau, doigt de Pombie (2446 m),

face Est

Voie moins soutenue mais tout aussi enthousiasmante que l’éperon Est. Elle permet une petite visite à un satellite de l’Ossau moins fréquenté que l’aiguillette Jolly ou la pointe jean Santé. Seul l’éclairage du matin permet de bien l’identifier car le soir elle se confond avec le second plan. Depuis le refuge, le premier bastion de couleur rouge paraît très raide et compact, ce n’est qu’au dernier moment que l’on aperçoit le magnifique dièdre qui permet de le remonter. Côtée TDinf., cette escalade nécessite tout de même un peu de “métier”, les pitons ne sont pas très nombreux mais bien placés. La succession de fissures et de dièdres avec parfois un petit passage en dalle pour les rejoindre est un enchantement. Descente en désescalade puis en 8 rappels dans le couloir NNE.

topo face Est du doigt de Pombie 

Face Est du doigt de Pombie
Album : Face Est du doigt de Pombie

2 images
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Première ascension :

Partie inférieure : J Bergès et H. Baudéant.

Partie supérieure en 1972 par T. Bedel et D. Gillereau.

Accès voiture : De Pau, suivre la direction de Saragosse. A Gan, laisser Oloron Sainte-Marie à droite et suivre la vallée d’Ossau. Passer Laruns puis les Eaux-chaudes. Continuer en direction du col du Pourtalet et se garer sur un grand parking à gauche, 1 kilomètre avant celui-ci, à la cabane de l’Araille (1709 mètres.).

Accès pédestre : Du parking il faut se rendre au refuge de Pombie, pour cela, descendre légèrement et franchir le ruisseau grâce à deux passerelles. Un bon sentier part plein Nord et monte au refuge en passant par le col de Soum de Pombie. On suit ensuite le bon sentier du col de Suzon qui passe sous la pointe Jean Santé puis sous le doigt dont on rejoint la base par un éboulis raide (1 heure jusqu’au refuge puis 40 minutes jusqu’à l’attaque). Le pied du doigt de Pombie est souvent défendu assez tard dans la saison par un gros névé persistant. On pourra alors soit passer entre la neige et le rocher si c’est possible ou sinon remonter le névé (prévoir les crampons pour le matin).

Descriptif des longueurs :

La première partie est constituée d’un imposant bastion de rocher rouge, haut d’environ 100 mètres, rayé d’un dièdre fissuré qui en

est l’unique point de faiblesse (celui-ci n’est pas visible du refuge et on ne l’aperçoit qu’au dernier moment durant la marche

d’approche). L’attaque se situe dans des rochers blancs 20 mètres à droite de l’aplomb de cet unique dièdre.

L1 : remonter un premier mur de rochers blancs sur environ 25 mètres jusqu’à la vire la plus haute qui fait la transition avec le bastion de

couleur rouge (4+, 1 piton). On passe 2 mètres sous un relais facultatif en traversant à gauche pour rejoindre la base du dièdre caractéristique

au niveau d’une vire (4, 1 piton). On fait relais sur 2 pitons, 50 mètres.

L2 : attaquer le dièdre par 3 mètres d’escalade difficile (6a, 1 coin de bois), on continue par une cheminée plus facile (4+, 2 pitons). Juste

avant qu’elle ne se transforme en un dièdre raide et parfait, effectuer une petite traversée à gauche pour rejoindre une autre ligne de fissures

raides (relais sur pitons facultatif) que l’on remonte droit jusqu’à une bonne vire (5, 2 friends coincés), relais sur béquet, 45 mètres.

Il existe une variante à droite plus dure (5+/6a) en suivant intégralement le dièdre (prévoir 3 gros friends).

L3 : monter en ascendance à gauche par un magnifique dièdre fissuré jusqu’à une vire que l’on suit vers la gauche sur quelques mètres (5).

Franchir un court mur jusqu’à une rampe qui ramène à ascendance à droite jusqu’au pied de la grande vire herbeuse qui marque la fin de la

première partie (4). Relais sur friends, 45 mètres. Echappatoire possible vers la droite en 2 rappels.

On remonte alors intégralement la vire herbeuse sur environ 80 mètres pour monter R3 bis au pied de rochers blancs juste à gauche

d’un grand mur lisse de couleur rouge. Il faut profiter de cette jonction pour bien repérer L4 qui est la longueur la moins définie. Un

 bon point de repère est un petit toit triangulaire bien visible 100 mètres au-dessus de la vire. 

 L4 : remonter en ascendance à gauche les rochers blancs (3) jusqu’à se trouver à l’aplomb du petit toit triangulaire précité. On franchit un

court mur raide juste à gauche d’un bloc posé (4+) pour rejoindre en ascendance à gauche une belle dalle que l’on remonte (4, 1 piton). Un

dièdre facile à gauche mène au relais sur 1 piton et friend, 50 mètres.

 L5 : traverser en ascendance à droite la dalle juste à droite du relais (5, 1 piton) pour rejoindre un système de dièdres que l’on remonte dans

une zone peu défini (4+) pour établir le relais sur friends juste à l’aplomb du petit toit triangulaire, 50 mètres.

L6 : remonter le dièdre évident qui part vers la gauche, d’abord facile (4), il se redresse et devient lisse sur les 10 derniers mètres (5+ puis 6a,

4 pitons). Relais sur 1 piton et friend, 45 mètres.

L7 : continuer dans le système de dièdre vers la gauche en évitant la première partie par la gauche jusqu’à une bonne vire (4+) que l’on atteint

par de gros blocs. Remonter ensuite le dièdre vertical et lisse juste au-dessus, haut d’environ 10 mètres (6a+, 1 piton). Ne pas monter jusqu’au

surplomb, mais quitter le dièdre par la droite juste à sa sortie pour atteindre une bonne marche, relais sur béquet, 35 mètres.

L8 : une traversée délicate en dalle vers la droite (5+) permet de rejoindre un autre dièdre. Le remonter sur une vingtaine de mètres (4+, blocs coincés) et repérer

juste à droite un petit surplomb orange. Quitter le dièdre juste à son niveau pour le contourner par la droite (5+, 1 friend coincé) et monter droit au-dessus pour

gagner le sommet. Relais sur béquet, 50 mètres.

 

Descente :

On rejoint la brèche par une désescalade (2), versant sud-ouest, où l’on trouve le premier amarrage de rappel. On rejoint ensuite le pied en 7

rappels.

Rappel 1 : 50 mètres, entre les 2 couloirs. On trouve le suivant au niveau d’une vire bien décalé à droite.

Rappel 2 : 45 mètres, légèrement à gauche jusqu’au couloir.

Rappel 3 : 40 mètres, suivre la rampe herbeuse couchée vers la droite jusqu’au relais suivant au niveau d’une large vire rocheuse

Rappel 4 : 40 mètres, dans l’axe sur des dalles jusqu’à la sortie d’un couloir.

Rappel 5 : 50 mètres, dans le raide couloir jusqu’à une vire herbeuse horizontale que l’on suit sur la droite sur 15 mètres pour trouver un relais

sur gougeons.

Rappel 6 : 40 mètres, dans l’axe jusqu’à une vire, relais sur gougeons

Rappel 7 : 45 mètres jusqu’au sol.

Compter 2 à 3 heures du sommet au refuge.

 

Difficultés : 6a+ maximum, 5+ obligatoire. La voie n’est pas très soutenue, mais certains passages en fissure et dièdre sont exigeants.

Equipement : Quelques pitons aux relais et dans les longueurs les plus dures laissent la part belle à l’utilisation de coinceurs et friends. Les fissures se prêtent parfaitement à leur utilisation.

Matériel : 10 dégaines dont des longues, rappel de 50 mètres, un jeu de friends complet du camalot bleu au camalot n°3 en doublant quelques petits et moyens, un jeu de coinceurs. Il faudra prévoir 3 camalots n°3 si l’on opte pour la variante à droite de L2. De la cordelette pour éventuellement remplacer celle des relais de rappel. Les crampons peuvent être utiles s’il faut remonter le névé à la base.

Hauteur de la voie : 370 mètres.

Altitude sommet : 2446 mètres pour la pointe Jean santé.

Horaire : 4 à 5 heures.

Topo :

Passages pyrénéens, de R. Thivel, C. Ravier et R. Munsch.

Escalade au pic du Midi d’Ossau de Patrick Dupouey.

Où dormir : Refuge de Pombie au pied de la face Sud de l’Ossau.

30 juillet, 2008

Eperon Est à l’Ossau, pointe Jean santé

Classé dans : — topospyreneens @ 22:41

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Pic du midi d’Ossau, pointe Jean santé (2506 m)

Eperon est jusqu’à l’épaule

Après quelques années passées sans grimper sur ce versant de l’Ossau, la mémoire s’effaçant, c’est presque avec un enthousiasme de découverte que nous avons parcouru ce petit bijou. Aucune longueur ne vient rompre la beauté de cette ligne pure où alternent fissures et dièdres au milieu de dalles lisses. Le tracé est astucieux et raide. Nous décrivons ici uniquement la première partie jusqu’à l’épaule équipée pour la descente d’une bonne ligne de rappels sur pitons quasiment tous dans l’axe jusqu’à la vire d’accès. De cette manière, la course est rapide et permet un départ un peu tardif.

Topo éperon Est à la pointe Jean Santé 

Eperon est à la pointe Jean santé
Album : Eperon est à la pointe Jean santé

5 images
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Première ascension : En 1955 par jean et Pierre Ravier.

Accès voiture : De Pau, suivre la direction de Saragosse. A Gan, laisser Oloron Sainte-Marie à droite et suivre la vallée d’Ossau. Passer Laruns puis les Eaux-chaudes. Continuer en direction du col du Pourtalet et se garer sur un grand parking à gauche, 1 kilomètre avant celui-ci, à la cabane de l’Araille (1709 mètres.).

Accès pédestre : Du parking il faut se rendre au refuge de Pombie, pour cela, descendre légèrement et franchir le ruisseau grâce à deux passerelles. Un bon sentier part plein Nord et monte au refuge en passant par le col de Soum de Pombie. La vire d’accès à l’éperon est bien visible du refuge et coupe de gauche à droite la muraille Sud de la pointe Jean Santé pratiquement en son point le plus bas (1 heure jusqu’au refuge puis 20 à 30 minutes jusqu’à la vire).

Descriptif des longueurs :

On suit intégralement la vire de gauche à droite sur environ 120 mètres (passages de II et III entremêlés d’herbe). Elle s’élargit avant de

bifurquer à gauche vers le couloir Pombie-Suzon. L’éperon débute sur la gauche au niveau d’un surplomb rayé d’une fissure avec un vieux coin

de bois.

L1 : franchir le court surplomb (5+) puis continuer en ascendance à droite  par un petit dièdre puis une dalle (4, 1 piton). R1 sur 2 pitons, 40

mètres. Ne pas partir à gauche dans une zone moins raide au premier tiers de la longueur.

L2 : remonter le magnifique dièdre droit au-dessus du relais (5+, plusieurs pitons en place). En sortir par la gauche pour faire le relais dans une

dalle sur 3 pitons, 35 mètres.

L3 : monter droit au-dessus du relais dans le mur raide jusqu’au surplomb (5+, 2 pitons), faire alors une grande traversée à gauche (6a,

3pitons) sous le surplomb pour aller faire le relais dans une dalle déversée sur 3 pitons. 25 mètres.

L4 : partir en ascendance à gauche sur une rampe au bout de laquelle on monte droit dans un petit dièdre (4+, un peu expo) puis monter en

ascendance à droite au niveau d’une petite grotte (4, 1 piton), R4 sur 2 pitons, 35 mètres.

L5 : Revenir en ascendance à gauche (4) puis à droite par une succession de petits dièdres entre-coupés de vires. On croise un relais sur 3

pitons (qui servira à la descente) et on gravit un dernier petit dièdre à droite pour faire le relais sur un béquet sur une vire juste avant un dièdre

cheminée raide. Ensemble de 4, 40 mètres.

L6 : remonter la cheminée puis les petits dièdres qui lui font suite jusqu’au pied d’un dièdre herbeux (5, 3 pitons). On l’évite par un petit

crochet à gauche dans un mur raide fissuré (5, 1 piton au départ). Relais sur une bonne vire sur 2 pitons, 45 mètres.

L7 : c’est la longueur clef, évidente, elle suit un système de fissures et de dièdres légèrement vers la gauche puis revient sur la droite pour trouver le relais sur 3

pitons. On trouve 6 pitons dans la longueur plus un coinceur coincé. L’ensemble fait 6b, 40 mètres. Il est possible de la fractionner sur un relais au milieu sur

pitons mais il semble peu confortable.

Descente :

Nous décrivons ici une descente en rappels possible uniquement si l’on interrompt la voie à l’épaule (R7), si l’on continue jusqu’à la pointe, il

faudra descendre par la voie des vires après un rappel dans le cirque gris.

De l’épaule, on peut descendre en 5 rappels jusqu’à la vire d’accès. Les deux premiers à R7 et R6 (40 puis 45 m.), le troisième légèrement en contrebas à gauche de R5 (45 m), le quatrième à R3 (40 m.), le cinquième décalé à gauche de l’axe de la voie dans une dalle sous un gros surplomb en arc de cercle (40 m.). Tous ces relais sont sur pitons, prendre de la cordelette pour éventuellement remplacer celle existante. On suit ensuite la vire à la descente jusqu’au moment où elle se rétrécit et devient rocheuse, un ultime rappel sur une racine et un bloc dépose au pied. Compter 2 heures de l’épaule au refuge.

 

Difficultés : 6b maximum, 5+/6a obligatoire. La voie nous est apparue assez soutenue en fissures et dièdres verticaux. La traversée en 6a de la 3ème longueur est expo pour le second (impossible de mettre un point pour assurer sa traversée).

Equipement : Tous les relais sont équipés sur pitons, quelques autres viennent jalonner les longueurs. Les friends et coinceurs viendront les compléter.

Matériel : 10 dégaines dont des longues, rappel de 50 mètres, un jeu de friends complet du camalot bleu au camalot n°3, un jeu de coinceurs. De la cordelette pour éventuellement remplacer celle des relais de rappel.

Hauteur de la voie : 260 mètres jusqu’à l’épaule.

Altitude sommet : 2506 mètres pour la pointe Jean santé.

Horaire : 4 à 5 heures.

Topo :

Passages pyrénéens, de R. Thivel, C. Ravier et R. Munsch.

Escalade au pic du Midi d’Ossau de Patrick Dupouey.

Où dormir : Refuge de Pombie au pied de la face Sud de l’Ossau.

19 février, 2008

Couloir Ouest au pic du Midi de Bigorre

Classé dans : — topospyreneens @ 20:27

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Bigorre, pic du Midi de Bigorre (2872 m.),

Couloir Ouest

Couloir élégant qui n’avait reçu que peu de visites depuis son ouverture en mars 1978 jusqu’à cet hiver (2007/08) où la conjugaison de l’ouverture du téléphérique du pic du Midi à l’ensemble des mortels, associée à de très bonnes conditions dans la cascade d’attaque en ont fait un couloir très prisé et très parcouru. De cette manière, il est facilement et rapidement accessible, ce qui n’enlève rien à sa beauté et à la difficulté de son premier ressaut environ 70° avec de très courts ressauts plus raides.

 la cascade qui marque le départ du couloir

Couloir Ouest au pic du Midi de Bigorre
Album : Couloir Ouest au pic du Midi de Bigorre

3 images
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Première ascension : Pierre Viorrain en mars 1978.

Accès voiture : Que l’on vienne de Tarbes ou de Toulouse, il faut emprunter l’A64 et prendre la sortie Tournay (entre Tarbes et Lannemezan). Continuer en direction de Bagnères de Bigorre que l’on traverse en direction de la station La Mongie où l’on stationne.

Accès pédestre :

Je décris ici l’accès le plus rapide depuis le sommet du pic du Midi de Bigorre atteint grâce au téléphérique, pour un accès pédestre par le bas,

se référer au topo de F. Mousel : Pyrénées, courses neige, glace et mixte aux éditions Franck.

Du sommet, descendre la large pente Sud en se tenant près de l’arête Ouest jusqu’au col des laquets à 2637 mètres. On découvre alors en face Nord le couloir de

l’ours que l’on descend intégralement jusque vers 2300 mètres. Se rapprocher alors d’un large éperon à droite que l’on contourne, le couloir se trouve juste

derrière et ne se découvre qu’au dernier moment. On l’atteint en remontant une large pente de neige (30 à 45 minutes).

 

Description : Remonter la cascade de glace sur 50 mètres (70° en moyenne avec de courts ressauts plus raides à 80/85°). On fait relais rive gauche sur deux gougeons. La suite est un couloir à 45/50° que l’on suit jusqu’à environ 100 mètres sous le sommet. Lorsque celui-ci se perd dans les rochers, obliquer à droite pour contourner un vague éperon et trouver derrière un couloir secondaire qui mène au sommet (2 à 3 heures).

Descente : Un peu compliquée, rejoindre le téléphérique et siroter la bière 15 minutes plus tard à La Mongie.

Difficultés : D+, la principale difficulté est le premier ressaut en glace avec un peu de mixte suivant les années. La suite est un couloir en neige classique à 45/50°.

Equipement : 1 piton dans L1. 2 spits à R1.

Matériel : Piolets, crampons, encordement à 50 mètres pour franchir le premier ressaut en une longueur, 6 broches, 2 friends éventuellement pour le haut.

Hauteur du couloir : 450 mètres pour le couloir.

Horaire : Approche : 30 à 45 minutes.

Couloir : 2 à 3 heures.

Descente : néant (téléphérique).

Topo : Pyrénées, courses mixtes, neige et glace de Francis Mousel aux éditions Franck.

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