Quelques topos montagne des Pyrénées

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18 août, 2020

Arête Ouest du Sauvegarde

Classé dans : — topospyreneens @ 18:03

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Sauvegarde (2738 m)

Arête Ouest AD-/300 m

Itinéraire sauvage et peu parcouru, une ou deux fois dans l’année d’après le gardien du refuge de vénasque. Cette ascension constitue pourtant une très belle course d’arête variée, se déroulant sur un rocher plus que correct pour peu que l’on ne s’éloigne pas trop du fil. Nous nous attendions à rencontrer beaucoup de passage herbeux alors qu’il s’agit d’une belle course rocheuse qui mériterait une meilleure réputation et d’être remise au goût du jour. A conseiller aux montagnards en quête de solitude. Le caillou y est de bien meilleure qualité que dans sa proche voisine du bec de Corbeau.

Pic de Sauvegarde, lac de la Montagnette depuis pic de la Montagnette

Première ascension : J. Haurillon et Rouyer en 1911. 

Accès voiture : Depuis Bagnères de Luchon, prendre la direction de Superbagnères que l’on quitte en prenant à gauche celle de l’hospice de France. Se garer sur le grand parking de l’hospice.

Accès pédestre : Du parking, suivre l’excellent sentier qui monte au refuge de Vénasque. Laisser sur la gauche le sentier qui monte au port de vénasque et prendre à droite une sente balisée en bleu jusqu’au col de la Montagnette. Descendre en direction du lac de la Montagnette et traverser dès que possible sous les escarpements du pic de Sauvegarde. Remonter ensuite jusqu’à un col entre Montagnette et Sauvegarde à l’endroit où l’arête commence à devenir rocheuse (2 heures de l’Hospice de France).

Descente : Par la voie normale du Sauvegarde par un excellent sentier dont certains passages rocheux sont équipés de câbles. Au port de vénasque, basculer au Nord pour rejoindre le refuge de vénasque (1 heure 30 de descente).

Descriptif de L’itinéraire : On suit toujours au plus près le fil de l’arête.

Comencer par remonter les premiers ressauts faciles (II+) jusqu’à un bastion de rocher sombre sur l’arête, le contourner en empruntant un beau dièdre 10 mètres à droite (III) qui donne accès à une grande dalle horizontale versant Sud. L’arête se redresse d’un coup et se franchit par un dièdre fissuré sur le fil (IV). Suit une partie plus horizontale peu définie qui amène à un court rappel (sangles), évitable par une désescalade facile. Continuer sur le fil sans passage vraiment caractéristique. Une pente herbeuse versant sud amène à quelques courts ressauts (III) puis une partie plus horizontale au rocher plus douteux conduit à un rappel d’une quinzaine de mètres qui dépose à une brèche avec un énorme bloc coincé. On est alors au pied du ressaut final qui conduit au sommet. Continuer sur le fil puis par son versant Nord et basculer à droite pour remonter une belle dalle facile (II+). Un dièdre versant Nord (III+) amène à une zone plus facile et au sommet (2 heures).

Difficultés : AD-, itinéraire au caractère montagne bien trempé. Les passages caractéristiques sont rares.

Equipement : Aucun matériel en place sauf les sangles des deux rappels qu’il faudra peut-être remplacés. 

Matériel : Un petit jeu de friends jusqu’au camalot n°3, coinceurs, sangles. Crampons en début de saison. Pitons inutiles. De la sangle pour les rappels. Encordement à 30 mètres suffisant. Chaussons inutiles.

Topo : Guide Ollivier, Pyrénées centrales VI, vallées d’Aure et de Luchon aux édition du Cairn.

16 juillet, 2020

Complètement à l’ouest aux Alharisses

Classé dans : — topospyreneens @ 12:50

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Massif du néouvielle, secteur des Alharisses,

face ouest de la crête reliant le petit pic au pic central,

« Complètement à l’Ouest », D+/190 m

20-07-08 complétement à l'ouest aux alharisses

Itinéraire qui nous a paru intéressant se déroulant sur un beau granit bien sculpté où l’on évolue fréquemment le long de franches fissures et cannelures. Versant sauvage qui ne reçoit que de rares visites, pourtant cette muraille n’a rien à envier à sa proche voisine muraille Sud du Ramougn. La voie est vierge de tout équipement et se protège parfaitement sur friends et coinceurs. Le rocher est très bon, quelques blocs enchassés dans la dernière longueur.

Première ascension : Sébastien Lucéna, Gwenvaël Jolivet et Jean-Pierre Pujolle du PGHM de Luchon le 08 juillet 2020.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route de la station de Piau-Engaly que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs. On se gare au parking de Cap de Long (2175 m).

Accès pédestre : Passer sous l’éboulement récent au bout du parking pour trouver un bon sentier qui monte en lacets rive droite du lac de Cap de Long. Le quitter lorsqu’il redescend pour monter directement à gauche en direction de la face par des pelouses et des rochers raides. En se rapprochant de la face Ouest du petit Alharisses, monter en ascendance dans des éboulis vers le Sud. Contourner 2 éperons avant que la face ne se dévoile. Une large fissure oblique vers la droite est un bon point de repère (cairn à l’attaque). Une heure trente du parking.

Descente : Du sommet de la voie, suivre la crête qui part vers le Nord en direction du petit pic des Alharisès (passages de II). On trouve rapidement un relais de rappel versant Est. Un rappel de 35 mètres dépose dans le large vallon Est qu’il ne reste plus qu’à descendre jusqu’au parking. 45 minutes.

Descriptif des Longueurs :

L1 : Attaquer par de belles cannelures dans du rocher clair quelques mètres à droite du départ d’une large fissure oblique. Après une quinzaine de mètres couper la fissure oblique vers la gauche pour atteindre un dièdre plus couché. Le suivre jusqu’à une large vire herbeuse.

 L2 : Franchir un court mur vertical dans l’axe puis des dalles fissurées en légère ascendance vers la droite. On rejoint un éperon peu marqué que l’on suit jusqu’au pied d’un mur plus raide rayé par deux dièdres.

L3 : Grimper en direction des deux dièdres puis au mieux entre les deux jusqu’à une petite terrasse juste à gauche du départ d’un dièdre sombre.

L4 : Le dièdre sombre puis au mieux en légère ascendance à droite jusqu’au sommet d’une pointe de l’arête.

Difficultés : D+, peu soutenue avec quelques mètres de 5+ dans la 3ème longueur.

Equipement : Rien n’a été laissé en place. 

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends des micros au 3 camalot, sangles. Crampons en début de saison.

Hauteur de la voie : 190 mètres.

Altitude sommet : 2790 mètres environ.

Horaire : 2 à 3 heures.

30 août, 2019

Eperon de la vierge à la pointe Emmanuelle, Ossau (18 août 2019).

Classé dans : — topospyreneens @ 11:13

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Ossau, pointe Emmanuelle (2473 m)

Eperon de la Vierge D-/200 m

19-08-18 éperon de la vierge à l'ossau

Voie rapide qui permet de prendre contact avec le rocher et le style de l’Ossau. Parfaitement envisageable pour occuper l’après-midi après la montée en refuge.

Première ascension : Agnès Couzy, Patrick Lamarque, Paulette Daudu, Lisette Junquené, Emmanuelle et Jean-Louis Pérès.

Accès voiture : De Pau, suivre la direction de Saragosse. A Gan, laisser Oloron Sainte-Marie à droite et suivre la vallée d’Ossau. Passer Laruns puis les Eaux-chaudes. Continuer en direction du col du Pourtalet et se garer sur un grand parking à gauche, 1 kilomètre avant celui-ci, à la cabane de l’Araille (1709 mètres.).

Accès pédestre : Du parking il faut se rendre au refuge de Pombie, pour cela, descendre légèrement et franchir le ruisseau grâce à deux passerelles. Un bon sentier part plein Nord et monte au refuge en passant par le col de Soum de Pombie.

Du refuge, prendre le sentier du col de Peyreget que l’on quitte rapidement au niveau d’un petit plateau herbeux pour remonter la rive droite de la grande raillère jusqu’au pied de l’éperon. L’attaque est caractérisée par une profonde cheminée juste à droite du fil de l’éperon (2 heures du parking).

Descriptif des Longueurs :

L1 : Gravir la cheminée pour sortir sur l’éperon. Une courte fissure donne accès à une zone de dalles à droite du fil que l’on suit jusqu’au pied d’un bastion plus raide (1 piton dans les dalles qui peut servir de relais intermédiaire).

L2 : La fissure athlétique au dessus qui se transforme en cheminée. On arrive dans une zone de dalles à droite du fil que l’on suit jusqu’au pied du ressaut suivant.

L3 : La dalle grise et fissurée juste à gauche de l’éperon (4 pitons).

L4 : contourner un petit surplomb par la droite et gravir un court dièdre (1 piton à la sortie) puis une zone plus couchée peu définie jusqu’à un replat herbeux.

L5 : La cheminée dans l’axe puis rejoindre le fil par un court mur raide de rocher rouge aux prises franches. Suivre le fil de l’arête jusqu’à une zone horizontale.

L6 : Le fil de l’arête jusqu’au sommet.

Equipement : Quelques pitons dans les longueurs. Tous les relais sont à installer ou à renforcer.

Matériel : 8 dégaines dont des longues, un jeu de friends jusqu’au camalot n°3 (n° 4 optionnel), coinceurs. Encordement à 60 mètres.

Horaire : 3 heures.

Où dormir : Refuge de Pombie au pied de la face Sud de l’Ossau.

21 janvier, 2019

Cascade de Sarnès (17 janvier 2019)

Classé dans : — topospyreneens @ 11:03

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Luchonnais, vallée du Lis, pic de Sarnès, versant Nord,

Cascade de Sarnès, 4+/400 m, entre 1600 et 1900 m.

19-01-17 cascade de Sarnès

Enchaînement de 3 belles cascades entrecoupées par des zones moins raides. Une partie de cette cascade est visible du parking de la vallée du Lis, néanmoins il faudra attendre une période bien sèche et un risque d’avalanche très limité pour la parcourir en sécurité. En effet l’approche et et le versant sont propices à des purges de très grande ampleur, l’une d’elle a emporté l’auberge de la vallée du Lis situé 700 mètres plus bas…

Première ascension : Jean-Pierre Pujolle et Henri Fiocco le 17 janvier 2019 à la faveur d’un début d’hiver très sec.

Orientation : Nord.

Altitude : Entre 1600 et 1900 mètres.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte dans une épingle à droite pour prendre à gauche la vallée du Lis. Se garer entre les hameaux de Bordes de Lis et de Bourdalès, au niveau d’un container poubelles.

Accès pédestre : Emprunter une piste forestière vers le Nord-ouest, barrée par une chaîne au départ, qui en quelques lacets amène à une grange restaurée. Renter dans la forêt à gauche de la clairière et remonter au mieux jusqu’à la source de Lajan. Remonter la clairière au plus haut et prendre vers le Sud-Ouest dans la forêt (sente par moment) jusqu’au ruisseau de la Coume Itère. La cascade est alors bien visible en face. Descendre jusqu’au ruisseau (herbe raide) et remonter jusqu’à l’attaque(1 heure 30 depuis la voiture).

Descente : En rappels dans la voie sur arbres et lunules.

Description : Voir photo.

Equipement : Nous avons abandonné deux ficélous sur des arbres qui seront rapidement à remplacer.

Matériel : 10/12 broches.Le matériel pour le rocher n’est pas nécessaire. Encordement à 60 mètres confortable. Anneaux de corde à abandonner.

 

27 avril, 2018

Le pilier Luchonnais à la montagne d’Areng

Classé dans : — topospyreneens @ 11:13

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Barousse, Montagne d’Areng (2079 m), face Nord,

Le pilier Luchonnais TD/280 m

Topo Areng Le pilier Luchonnais

Topo Henri Fiocco

Première ascension : Jean-Pierre Pujolle et Henri Fiocco le 22 mars 2018.

Accès voiture : De Montréjeau, suivre la direction de Bagnères de Luchon, puis à droite celle de Mauléon-Barousse. Prendre ensuite à droite la direction du Port de Balès, traverser Ferrère et aux granges de Crouhens, prendre à droite la piste qui se dirige en direction du col d’Aouet (panneau en bois indiquant Saoube). A partir de là, l’enneigement et les possibilités de votre voiture dicteront votre lieu de stationnement. Continuer sur la piste en rive droite du ruisseau. Elle fait une épingle à la fontaine d’Artigues et revient plein Est. On se garera peu après au niveau d’une grande courbe à gauche (point côté 1325 m) au niveau du ruisseau d’Areng. Si l’enneigement ne permet pas de monter en voiture, Henri a balisé un très bon sentier à partir des tables de pique-nique (point côté 984 m sur la carte IGN).

Accès pédestre : Juste après la courbe à gauche que fait la piste en traversant le ruisseau d’Areng, repèrer à droite une piste qui monte dans la forêt (panneau indiquant la montagne d’Areng). La suivre et prendre à droite à la première intersection. 50 mètres après, prendre à gauche, une piste qui monte raide (cairns, balisage). Elle se transforme en sentier qui conduit à la cabane d’Areng (1631 m). L’horaire est variable en fonction du lieu de stationnement, compter une petite heure de la fontaine d’Artigue. L’attaque se situe dans la dépression entre le couloir du gouffre à gauche et le couloir central à droite.

Description :

L1 : suivre le dièdre peu marqué (70/90°, 1 goujon). Relais sur un gros sapin.

L2 : Dalle que l’on remonte en louvoyant au grès des touffes. Relais sur arbre au sommet d’une aiguille détachée.

L3 : Descendre au petit col et remonter légèrement en face pour rejoindre le troisième relais de Fanou sur un gros sapin.

L4 et L5 : remonter le couloir de Fanou sur une vingtaine de mètres et bifurquer dans la branche de gauche que l’on suit sur deux longueurs. On peut rejoindre le sommet en suivant l’arête facile vers l’Ouest.

Descente : Du sommet suivre l’arête vers le Nord, passer un premier col, au second plonger à droite par une pente raide qui ramène au pied de la face.

Difficultés : TD.

Equipement : 1 goujon dans L1 et L2.

Matériel : L’assurage se fait exclusivement dans le rocher, prévoir un jeu de friends complet jusqu’au camalot n°3, des sangles et quelques pitons plat et universel au cas où.

Hauteur de la voie : 280 mètres.

Altitude sommet : 2079 mètres au sommet de la montagne d’Areng.

10 mars, 2018

Massif de l’Escalette, versant Nord (hiver 2017/18) – Lilly – Mercat a l’Escaletta – Le petit ramoneur – Les tontons givrés – Le chant du piton – NTM – Escalette express – ça sert Areng – Les jumelles – La rampe décalée

Classé dans : — topospyreneens @ 11:21

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Comminges, massif de l’Escalette (1856 m), versant Nord.

Cette barre calcaire ne dépassant les 150 mètres de hauteur a su garder cachée pendant fort longtemps quelques belles lignes de mixte typiques du piémont Pyrénéen. Entendez par là qu’il est inutile d’attendre qu’elles se tapissent de glace. Même si ce n’est pas exclu, toutes ces voies peuvent se parcourir avec un peu de froid pour « saisir » les touffes d’herbe en alternant avec les passages rocheux. Bien que courtes, on y trouve pas mal d’ambiance et souvent de la raideur. Plusieurs itinéraires peuvent être enchaînés en une journée.
Il existe une sortie plus directe à « Escalette express », son ascension en « bon style » laisse planer beaucoup d’interrogations, elle n’apparaît donc pas ci-dessous.

Vue d'ensemble Escalette

Vue d’ensemble (Topo Henri Fiocco)

18-01-11 Petit ramoneur à l'Escalette

Le petit ramoneur

18-01-15 Escalette express

Escalette express

18-01-30 Lily à l'Escalette

Lilly

18-02-24 le chant du piton à l'Escalette

le chant du piton (topo Henri Fiocco)

18-02-13 Les tontons givrés à l'Escalette

Les tontons givrés (topo Henri Fiocco)

18-01-20 Mercat à l'Escaletta à l'Escalette

Mercat a l’Escaletta (Topo Henri Fiocco)

Topo Escalette la rampe décalée

La rampe décalée (Topo Henri Fiocco)

Topo jumelles Escalette

Les jumelles (Topo Henri Fiocco)

Ça sert ARENG

ça sert Areng (topo Henri Fiocco)

Accès voiture : de Montréjeau, prendre la direction de l’Espagne. A la sortie de Saint-Béat, bifurquer à gauche en direction de a station de ski du Mourtis. Se garer au col de Menté.

Accès pédestre : Bien qu’il soit possible d’arriver par le bas en passant par le refuge de Larreix, il est plus court de monter au col des sangliers (col situé à l’Est du pic de l’Escalette, entre celui-ci et le point côté 1759). Un rappel sur chaîne permet de gagner le versant Nord. « Les tontons givrés », « Le chant du piton » et « NTM » se situent à l’Ouest du couloir de descente, les autres à l’Est.

Descente : de la sortie des voies, on rejoint facilement le col du sanglier en suivant la crête.

5 février, 2017

Ta touffe m’étouffe à la montagne d’Areng

Classé dans : — topospyreneens @ 12:00

Barousse, montagne d’Areng (2079 m), face Nord,

« Ta touffe m’étouffe » (TD-, M4+/150 m)

Itinéraire logique qui suit une dépression au milieu de deux piliers caractéristiques, dans une très belle ambiance. Seule la seconde longueur est soutenue avec un passage physique. La voie se protège très bien sur friends. De R3, on peut continuer jusqu’au sommet (150 mètres supplémentaires). Pour cela continuer dans l’axe jusqu’à un large col qui donne accès à la partie supérieure de la face Nord que l’on rejoint en traversant à droite.

Topo ta touffe m'étouffe 2

Première ascension : Jean-Pierre Pujolle, Alexis Ballesta et Henri Fiocco le 02 février 2017.

Accès voiture : De Montréjeau, suivre la direction de Bagnères de Luchon, puis à droite celle de Mauléon-Barousse. Prendre ensuite à droite la direction du Port de Balès, traverser Ferrère et aux granges de Crouhens, prendre à droite la piste qui se dirige en direction du col d’Aouet (panneau en bois indiquant Saoube). A partir de là, l’enneigement et les possibilités de votre voiture dicteront votre lieu de stationnement. Continuer sur la piste en rive droite du ruisseau. Elle fait une épingle à la fontaine d’Artigues et revient plein Est. On se garera peu après au niveau d’une grande courbe à gauche (point côté 1325 m) au niveau du ruisseau d’Areng. Si l’enneigement ne permet pas de monter en voiture, Henri a balisé un très bon sentier à partir des tables de pique-nique (point côté 984 m sur la carte IGN).

Accès pédestre : Juste après la courbe à gauche que fait la piste en traversant le ruisseau d’Areng, repèrer à droite une piste qui monte dans la forêt (panneau indiquant la montagne d’Areng). La suivre et prendre à droite à la première intersection. 50 mètres après, prendre à gauche, une piste qui monte raide (cairns, balisage). Elle se transforme en sentier qui conduit à la cabane d’Areng (1631 m). L’horaire est variable en fonction du lieu de stationnement, compter une petite heure de la fontaine d’Artigue. L’attaque se situe dans la dépression entre le couloir du gouffre à gauche et le couloir central à droite.

Description : L1 : suivre la dépression herbeuse (60/70°, 1 goujon). Relais rive gauche (1 goujon).

L2 : Le dièdre de gauche (M4+, 1 piton, 1 goujon), puis des pentes d’herbe. Relais sur arbre rive droite ou gauche.

L3 : Le couloir, alternance d’herbe et neige (45/50° avec un passage plus raide), relais sur arbre.

De R3, on peut continuer jusqu’au sommet (150 mètres supplémentaires). Pour cela continuer dans l’axe jusqu’à un large col qui donne accès à la partie supérieure de la face Nord que l’on rejoint en traversant à droite.

Descente : Du sommet suivre l’arête vers le Nord, passer un premier col, au second plonger à droite par une pente raide qui ramène au pied de la face.

Difficultés : TD-/M4+.

Equipement : 1 goujon dans L1 et R1. Un piton et un goujon dans L2.

Matériel : L’assurage se fait exclusivement dans le rocher, prévoir un jeu de friends complet jusqu’au camalot n°2, des sangles et quelques pitons plat et universel au cas où.

Hauteur de la voie : 150 mètres de difficultés puis 150 mètres pour rejoindre le sommet.

Altitude sommet : 2079 mètres au sommet de la montagne d’Areng.

10 janvier, 2017

Cascades du cirque de Grauès (05 janvier 2017)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:28

Luchonnais, vallée du Lis,

Cascades de Grauès, versant Nord, 2100 mètres environ.

Ce site, peu connu, revêt pourtant beaucoup de charme : belles lignes et tranquillité quasi assurée. C’est au prix d’une marche d’approche assez conséquente (environ 1000 mètres de dénivelée) que l’on pourra profiter de ces belles cascades. L’idéal est d’y aller lorsque l’enneigement est faible, souvent en début de saison. Il ne faudra pas oublier que l’on est en haute montagne et que la marche d’approche traverse de nombreuses zones ou s’effectuent des purges parfois énormes.

Grauès 1Grauès 2

Présentation : Quand tout est bon, il y en a pour tous les goûts avec des inclinaisons de cascades variées. Le point commun est l’absence totale de matériel en place. La descente par certains couloirs que l’on aura pris soin de repérer est possible, mais quelques rappels sur lunules peuvent parfois être plus simples.

Orientation : Nord.

Altitude : Entre 2100 et 2300 mètres.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte dans une épingle à droite pour prendre à gauche la vallée du Lis. Suivre la route jusqu’à son terminus, parking.

Accès pédestre : Du parking, traverser la rivière et emprunter le bon sentier qui monte en lacets à la cabane de l’Artigue (ruines). Traverser la prairie et continuer en rive droite du ruisseau sur un bon sentier jusqu’à la cabane de la Coume (en état mais très sale). Continuer plus ou moins dans le fond du vallon vers le Sud-Est puis vers le Sud jusqu’au cirque de Grauès où les cascades sont enfin visibles (2 heures depuis la voiture).

Description des cascades :

  • 1 : La sardine : rarement en condition, petit couloir entrecoupé de courts ressauts de glace.
  • 2 : Baleine bleue : première connue : Alberto Fernandez et Cesar Atorrasagasti le 07 mars 1998. Elle est composée d’une cascade d’une soixantaine de mètres suivie d’un couloir de 100 m. 3/3+/IV. Descente par le couloir à gauche.
  • 3 : Artif-ice : Très belle cascade soutenue dont le bas ne se forme que difficilement. 5+/III, 100 mètres.
  • 4 : Douches moi fort : 4/III, 140 mètres.
  • 5 : Languette : 3/III, 140 mètres 75° maximum avec un possible passage mixte (IV).
  • 6 : Pichounette : 2/III, 150 mètres. Voie couchée d’initiation.
  • 7 : L’escalier : L’accès se fait par un couloir étroit en neige. Ensuite 4/III à droite ou 4+/III, 60 mètres à gauche (descente possible en un rappel sur un sapin à droite). Il est possible de continuer au-dessus par une pente de neige pour accéder à un dernier mur de glace.
  • 8 : Le muret : passages à 85° maximum.
  • 9 : ?

Equipement : Quasiment rien en place.

Matériel : Celui pour la glace en rajoutant quelques friends, 2 ou 3 pitons, de quoi faire des lunules.

 

28 octobre, 2016

La cheminée rouge au Quié (23 octobre 2016)

Classé dans : — topospyreneens @ 15:19

Quié de Sinsat,

Secteur de la Poire, face Sud,

« La cheminée rouge » (TD-/320 m)

Pour l’approche, c’est comme d’habitude au Quié, soit tu suis les points rouges, soit tu joues au sanglier. La voie est très belle et l’escalade variée, dommage qu’à partir de la seconde moitié le rocher demande pas mal d’attention dans les zones faciles. C’est une façon élégante et pas trop dure d’atteindre le sommet du Quié. Descente très agréable entre hêtres et sapins. La voie est équipée mais deux ou trois friends moyens permettent de s’assurer dans les zones faciles sans spit.

16-10-23 Cheminée rouge au Quié 2

Première ascension : Daniel Gillereau et M. Roques en 1970. Rééquipée par Bernard Cathala et Régis Favier en 1986 puis par Irène et Gérard Lasbordes en 1996.

Accès voiture : De Foix, remonter la vallée en direction de l’Andorre, traverser Tarascon sur Ariège et continuer jusqu’au village de Sinsat où l’on commence à apercevoir l’ensemble des falaises du Quié. Dans le village, prendre une petite rue sur la gauche (panneau indicateur « falaise ») et traverser l’Ariège. Continuer à droite après le pont et traverser le village de Barry d’en haut où l’on prend à gauche la route qui monte en lacets. Se garer à la 6ème épingle.

Accès pédestre : Du petit parking, suivre le chemin qui part à flanc balisé en rouge (panneau au départ). Il monte raide dans des pelouses pour arriver au secteur de couennes de Verdun. Continuer en ascendance pour passer sous le secteur de la Mirouge (gros surplombs orange). Après avoir passé l’angle gauche de cette falaise, monter raide jusqu’au pied de la Poire. On rencontre une corde fixe, ne pas l’emprunter mais traverser 30 mètres vers la gauche pour trouver le pied de la voie, ligne de goujons visibles. Compter 1h15.

Descente : Sur le versant opposé, suivre une sente balisée en rouge, d’abord sur la crête, elle plonge dans une forêt de hêtres et sapins. Au niveau d’une prairie, prendre à droite un raide et bon sentier qui amène à la route. La suivre jusqu’à la voiture (raccourcis possibles dans les épingles).

Descriptif des longueurs :

L1 : V – longueur plutôt dalleuse bien équipée à droite de l’éperon de la Poire. Relais sur une bonne vire.

L2 : IV – Traverser une zone facile jusqu’à un dièdre ascendant vers la gauche. Relais au pied d’un dièdre raide.

L3 : V+ – Suivre le dièdre vertical

L4 : 6b – Franchir le mur juste à gauche du dièdre. Continuer au fond du dièdre jusqu’à un piton où on traverse à gauche pour trouver un autre dièdre que l’on gravit jusqu’à une bonne terrasse.

L5 : V – D’abord en ascendance à gauche dans une zone couchée en mauvais rocher pour gravir un dièdre vertical. Relais au-dessus d’un arbre.

L6 : V – Droit puis en ascendance à gauche pour faire relais au pied de la zone orangée.

L7 : V – Le dièdre de rocher orange. Relais sur l’éperon à gauche.

L8 : V+ – Le beau mur à gauche du dièdre en tirant à gauche dans le haut de la longueur.

L9 : IV – Suivre l’éperon.

L10 : V – Un mur raide et fissuré mène au relais. Continuer au-dessus dans les buis. Relais sur arbres.

Difficultés : TD-. 6b max, V+ obligatoire. Escalade en dalles, murs et dièdres plutôt extérieure.

Equipement : La voie est équipée en gougeons avec parfois un peu d’engagement que l’on peut réduire en rajoutant friends ou coinceurs.

Matériel : 12 dégaines plus les relais, quelques friends et cablés peuvent être utiles.

Hauteur de la voie : 320 mètres, 10 longueurs.

Horaire : 4 à 5 heures.

Topo : Escalades en Ariège – Le Quié de Sinsat aux éditions 3 sup éditions.

Où dormir : Nombreux gîtes et campings dans la vallée. Camping municipal « le bois de boulogne » au village des Cabannes, pas cher et à 5 minutes des falaises.

18 octobre, 2016

Falaises de dry de la vallée du Lis, mail de la Clote (octobre 2016)

Classé dans : — topospyreneens @ 18:08

Secteur composé de plusieurs petites falaises émergeant plus ou moins de la forêt. Malgré une orientation Sud-Est, la végétation ne laisse pas beaucoup percer le soleil. La mousse présente sur toutes les zones les moins raides en dit long sur l’humidité présente dans le secteur.

Le coin est connu depuis des décennies par les grimpeurs locaux, comme en témoignent quelques vestiges (pitons, spits de huit) présents le long des rares lignes de faiblesse. Plus bas, en bord de route, des blocs de belles tailles proposent de beaux parcours. Malheureusement, et malgré un nettoyage par le LHM cet été, la mousse reprend rapidement ses droits.

Pour les couennes de dry proposées ici, il ne faut pas s’attendre à de gros dévers mais plutôt une escalade technique verticale ou en léger dévers. Certaines voies sont naturelles, d’autres ont nécessité l’amélioration de quelques trous. Toutes les cotations sont à confirmer.

Altitude : 1200 mètres environ

Orientation : Sud-Est

Equipement : goujons de 12 mm, quelques uns de 10. Equipement rapproché pour permettre à tout le monde de grimper sereinement en tête.

Hauteur : entre 8 et 20 mètres.

Accès :accès vallée du Lis

Secteur 1 :

Secteur 1

1 : Objectif J.O – D5 – Bernard Quinio et Jean-Pierre Pujolle

2 : Objectif lune – D5 – Bernard Quinio et Jean-Pierre Pujolle

Secteur 2 :

secteur 2

1 : Médiacrité - Cotation ? – Bernard Quinio

2 : Le dièdre – D4 – Mathieu Peyet et Julien Laporte

Secteur 3 gauche :

secteur 3

1 : Auprès de mon arbre – D5, naturelle – Bernard Quinio et Jean-Pierre Pujolle

2 : Vieille branche – D6 – Bernard Quinio et Jean-Pierre Pujolle

Secteur 3 centre :

secteur 3 centre

3 : Le poinçonneur du Lys – D4 – Bernard Quinio

4 : Gland des chaînes – D6 – Bernard Quinio

Secteur 3 droite :

secteur 3 droite

1 : Cham haut – D6, naturelle – Sébastien Lucéna et Bernard Quinio

2 : La délivrance – D6+ – Bernard Quinio

3 : Les vieux – D4+, naturelle – Bernard Quinio

4 : Trouffignon – D6+ – Maxence Guillon et Bernard Quinio

Secteur 4 :

secteur 4

Accès par une vire inclinée (corde fixe).

 1 : El cap – D6, naturelle – Sébastien Lucéna et Bernard Quinio

2 : Pas cap – D6, naturelle – Bernard Quinio

Secteur 5 :

secteur 5

Secteur aménagé et équipé par Julien Laporte et Lucas Rodriguez.

1 : mur fortement déversant

2 : dièdre fissuré

3 : fissure oblique

4 : fissure se terminant dans des rondins.

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