Quelques topos montagne des Pyrénées

22 septembre, 2014

Dalles blanches aux Spijeoles (16 septembre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 12:29

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif du Luchonnais, Spijeoles (3065 m),

face Nord-est

Dalles blanches (TD-/300 m)

Cette voie s’est révélée beaucoup plus exigeante que prévu. Le rocher est de très bonne qualité et l’itinéraire se déroule en majorité en dalles compactes où la pose de protections n’est pas évidente. La longueur d’A1 n’est vraiment pas évidente à pitonner (fissures bouchées), nous avons laissé en place les pitons que nous avons utilisé (certains de solidité douteuse), la voie peut donc s’envisager sans emporter de clous, ceux d’origine ont quand même bien vieilli… Au final, une très belle voie, peu répétée, à ne pas prendre à la légère.

14-09-16 dalles blanches

Première ascension : Louis Audoubert.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente (voie normale des Spijeoles) qui passe non loin de l’arête Sud-Est. L’attaque de la voie se situe sur le flanc droit de celle-ci, un peu à gauche de l’endroit ou le rocher descend le plus bas. La première longueur se déroule sur une dalle claire à droite d’un dièdre.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est où l’on rejoint le chemin d’accès (3 heures jusqu’aux granges d’Astau).

Descriptif de l’itinéraire :

L1 : remonter entièrement la dalle claire par la fissure du milieu jusqu’à une vire herbeuse. On trouve un piton de relais à l’extrémité gauche de la vire.

L2 : se décaler de quelques mètres à gauche pour se trouver dans l’axe d’un couloir que l’on remonte. Il se transforme en dièdre. Relais sur friends au fond du dièdre.

L3 : terminer l’ascension du dièdre. On débouche sur une vire que l’on suit en ascendance à droite en direction de surplombs sombres. Juste avant ceux-ci, on découvre un dièdre très marqué. Relais sur friends au pied de celui-ci.

L4 : remonter intégralement le dièdre jusqu’à une zone moins raide. 1 piton de relais.

L5 : remonter de quelques mètres dans une zone facile puis traverser à droite dans une dalle jusqu’à un dièdre. 1 piton de relais, longueur courte. On est alors au pied de la dalle blanche.

L6 : remonter la dalle blanche en louvoyant sans se rapprocher du dièdre qui la borde à droite (protections délicates). Relais sur friends en haut de la dalle.

L7 : monter de quelques mètres et traverser à gauche pour rejoindre le fond d’un couloir au rocher douteux que l’on remonte sur une trentaine de mètres en guettant sur la droite un énorme bloc accolé dans une zone raide. Relais sur friends dans le couloir à gauche du bloc.

L8 : quelques mètres en mauvais rocher à gauche du bloc permettent d’en gagner le sommet. Traverser légèrement à droite pour atteindre le fond d’un dièdre très marqué que l’on remonte en évitant un surplomb par la gauche. Relais sur 2 pitons au fond du dièdre.

L9 : remonter la dalle qui forme le flanc droit du dièdre (nombreux pitons dont certains de solidité douteuse). On rejoint le fond du dièdre que l’on suit jusqu’à une bonne vire. Relais sur friends.

L10 : sur la droite, escalader un empilement de gros blocs qui donnent accès à une dépression que l’on suit jusqu’au pied de la dalle noire, on rejoint ici l’itinéraire de l’arête Sud-Est (Jeannel). La dalle noire se remonte facilement en son centre. Relais sur friends sur une grande terrasse.

La suite de l’itinéraire suit l’arête jusqu’au sommet (passages de III).

Difficultés : TD- soutenu, l’escalade se déroule plutôt en dalles et dièdres où les protections ne sont pas toujours faciles à placer.

Equipement : Quelques pitons de relais. La longueur d’A1 est entièrement équipée de pitons.

Matériel : 12 dégaines, un jeu de micro-friends et friends jusqu’au camalot n°3, coinceurs, sangles. Les pitons ne sont pas nécessaires si ceux en place ne bougent pas… Les crampons peuvent être utiles en fonction de l’époque et de l’enneigement. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 300 mètres.

Altitude sommet : 3066 mètres

Horaire : 5 à 6 heures.

Topo : Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon).

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon (accès par le sentier des mineurs si la neige a disparu) raccourcit la marche d’approche fort longue.

16 juillet, 2013

Game over au Quayrat (10 juillet 2013)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:09

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, Grand Quayrat (3060 m),

face Ouest,

« Game Over », TD+/220 m., 6b oblig.

Game over au Quayrat (10 juillet 2013) 13-07-11-game-over-300x225

La voie mérite vraiment une visite. Elle se déroule sur un très beau granit franc, l’escalade est variée et toujours raide.

Première ascension : PGHM de Bagnères de Luchon en ?

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Continuer le bon chemin vers la gauche qui mène au refuge et au lac du Portillon. Avant d’arriver sur le replat en vue du refuge, repérer un piquet blanc tenu par des cailloux, 50 mètres au dessus quitter le chemin à gauche pour franchir la gorge et le ruisseau sous la face (quelques cairns). Monter à vue dans des pelouses et des éboulis jusqu’au pied de la face (3 heures à 3 heures 30 depuis les granges d’Astau). La voie débute dans une dalle claire fissurée à l’aplomb de la vire oblique vers la droite du pilier OSO (2 pitons visibles)

Il est possible de dormir au refuge d’Espingo (1 heure 30 d’approche le lendemain), ou au refuge du Portillon (30 minutes d’approche le lendemain en revenant sur ses pas jusqu’au pluviomètre puis en descendant la gorge jusqu’à l’aplomb de la face que l’on atteint par une pente d’herbe et d’éboulis).

Descente : La voie prend fin au niveau des schistes à mi-face. On peut descendre en 4 rappels dans la voie : de R3 on atteint la vire d’attaque du pilier OSO avec un rappel de 50 mètres. Une courte désescalade facile permet de rejoindre le pied de la voie.

Une autre solution consiste à sortir au sommet du Quayrat par la seconde partie d’une autre voie : Ravier, pilier OSO, Malus …

Difficultés : TD+/ED- soutenue et verticale avec le passage d’un surplomb en artif en début de seconde longueur. Le maximum obligatoire doit se situer aux alentours du 6b. Aucun problème d’itinéraire.

Equipement : La voie est équipée de pitons, les relais de 2 spits de 10 mm avec maillon. Quelques friends viendront compléter.

Matériel : 14 dégaines, quelques coinceurs, 1 petit jeu de friends moyens. Encordement à 50 mètres. Pitons inutiles. Un marteau pour éventuellement retaper.

Hauteur de la voie : 220 mètres jusqu’aux schistes.

Altitude sommet : 3060 mètres

Horaire : 4 heures jusqu’aux schistes.

Topo : Guide Ollivier, dernière édition.

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche fort longue.

6 juin, 2011

Aqueras montanhas au Quayrat (02 et 24 septembre 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:51

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, Quayrat (3060 m), face Sud-Ouest,

Aquares montanhas

Très belle voie qui remonte un système de dièdres et fissures, parfois raides, jusqu’aux schistes. La seconde partie, bien que moins soutenue, ne gâche rien et permet de sortir au sommet de manière presque rectiligne. Un échec sur le pilier central à cause d’un vent plus que violent nous avait tout de même permis de repérer ce raide pilier vierge de tout renseignement. Nous y sommes retournés un mois plus tard et avons été agréablement surpris d’y rencontrer de belles lignes qui, nous l’espérons, vous procureront autant de plaisir que nous en avons rencontré.

topo quayrat topo2 aqueras montanhas

Aqueras montanhas
Album : Aqueras montanhas

8 images
Voir l'album

Première asecnsion :Du bas, par Romain mazure, Olivier Dejean et jean-Pierre Pujolle du PGHM de Luchon, les 02 et 24 septembre 2010.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Continuer le bon chemin vers la gauche qui mène au refuge et au lac du Portillon. Avant d’arriver sur le replat en vue du refuge, repérer un piquet blanc tenu par des cailloux, 50 mètres au dessus quitter le chemin à gauche pour franchir la gorge et le ruisseau sous la face (quelques cairns). Monter à vue dans des pelouses et des éboulis jusqu’au pied de la face (3 heures à 3 heures 30 depuis les granges d’Astau).

Il est possible de dormir au refuge d’Espingo (1 heure 30 d’approche le lendemain), ou au refuge du Portillon (30 minutes d’approche le lendemain en revenant sur ses pas jusqu’au pluviomètre puis en descendant la gorge jusqu’à l’aplomb de la face que l’on atteint par une pente d’herbe et d’éboulis).

Descente :Par la voie normale du Quayrat. Du sommet, suivre l’arête vers le nord d’abord par une vire sur son versant est puis à toute crête lorsqu’elle devient large et caillouteuse. On atteint une brèche vers 2800 mètres. Descendre le large couloir sur la gauche sur environ 200 mètres (on évite une partie de dalles lisses dans le couloir par un crochet rive gauche). Traverser horizontalement à droite le couloir puis des pentes herbeuses jusqu’à une arête raide et herbeuse que l’on descend vers les éboulis que l’on atteint par un crochet à gauche. Descendre ces éboulis toujours en tirant à droite sans jamais descendre franchement jusqu’à la côte 2250 où l’on traverse horizontalement à droite. On trouve alors une sente dans des pelouses qui traverse en descendant toujours vers la droite jusqu’à un nouvel éboulis que l’on descend droit. Au bas de celui-ci, on retrouve une sente horizontale à droite qui mène au col d’Espingo. Toute cette descente est cairnée.

Si on ne parcourt la seconde partie de la voie au-dessus des schistes, il est possible de descendre en rappel à partir de R5, les 5 relais sont équipés d’un maillon. Une descente en rappel du sommet n’est pas à conseiller, il vaut mieux suivre la voie normale à pied.

Descriptif des longueurs :

 

L1 : en ascendance à gauche pour se rapprocher du mur orangé. Franchir un court passage vertical dont on sort à droite, puis à nouveau en ascendance à gauche jusqu’au relais.

L2 : en ascendance à droite vers un dièdre évident que l’on gravit. Un second dièdre couché en ascendance à droite permet d’atteindre une dalle que l’on remonte vers la gauche jusqu’au relais.

L3 : partir à gauche du relais et revenir dans le dièdre à droite que l’on remonte entièrement. Passer à droite du petit toit qui le ferme, une dalle permet d’atteindre le relais.

L4 : suivre le raide dièdre qui part vers la gauche, traverser une vire et emprunter un dièdre couché dans l’axe jusqu’à qu’il soit barré par un petit surplomb. Traverser la dalle à gauche pour trouver le relais.

L5 : remonter l’évidente fissure dans l’axe. Lorsqu’elle se transforme en dièdre, traverser à droite dans la dalle puis droit jusqu’au relais.

Traverser directement la zone de schistes pour trouver R5bis (1 gougeon) légèrement à gauche d’un vague éperon.

L6 : traverser une dalle vers la gauche jusqu’à une zone fracturée que l’on remonte jusqu’à un monolithe.

L7 : le dièdre droit au-dessus, puis traverser à gauche jusqu’à un autre petit dièdre qui donne accès à un troisième dièdre sombre que l’on remonte.

L8 : partir en ascendance à droite jusqu’à un vague éperon que l’on remonte en se tenant à gauche (zone de blocs peu définie).

L9 : franchir un petit mur au-dessus et à droite du relais puis un vague dièdre qui se termine en une fissure large fermée par un toit. Le relais se trouve dans la dalle à gauche.

L 10 : en ascendance à droite en visant un monolithe que l’on contourne par la droite.

L 11 : remonter le dièdre évasé au-dessus du relais jusqu’à une large vire encombrée de blocs. On se trouve alors sur la crête Lézat-Quayrat que l’on suit jusqu’au sommet.

Difficultés :TD, 6c max., 6a oblig. La première partie jusqu’aux schistes est la plus soutenue. Escalade assez rapide.

Equipement :La voie est semie-équipée sur gougeons et quelques pitons dans les longueurs. Tous les relais sont sur 2 gougeons (avec maillon jusqu’à R5). Les passages les plus durs ont été volontairement bien protégés.

Matériel : 12 dégaines, un jeu de coinceurs, un jeu de friends complet jusqu’au camalot n°2, en répétant éventuellement le n°1. Crampons en début de saison. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :500 mètres pour 11 longueurs.

Altitude sommet : 3060 mètres

 

Horaire :4 à 5 heures.

Topo :Nouvelle édition du Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 6 : Vallées d’Aure et de Luchon).

Où dormir :Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche fort longue.

13 août, 2010

Voie Céréza en face Ouest du Quayrat (11 août 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 23:12

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, grand Quayrat, face Ouest,

voie Céréza

La voie manque malheureusement d’homogénéité, et pourtant elle réserve de très belles longueurs sur un très beau granit. La partie médiane qui remonte une zone peu raide coupe un peu l’élan de la voie mais les 3 dernières longueurs sur la dalle sommitale (visible de très loin) réservent une magnifique escalade raide et soutenue et constituent une belle récompense. Les cotations du guide Ollivier sont certainement à revoir un peu à la hausse.

100811voiecrzaauquayrat.jpg

voie Céréza
Album : voie Céréza

7 images
Voir l'album

Première ascension :F. Céréza et un compagnon le 19 août 1948 jusqu’au gendarme crochu de l’arête centrale Ouest. F. Céréza et A. Crampé le 22 juin 1952 du gendarme au sommet.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Continuer le bon chemin vers la gauche qui mène au refuge et au lac du Portillon. Avant d’arriver sur le replat en vue du refuge, repérer un piquet blanc tenu par des cailloux, 50 mètres au dessus quitter le chemin à gauche pour franchir la gorge et le ruisseau sous la face (quelques cairns). Monter à vue dans des pelouses et des éboulis jusqu’au pied de la face (3 heures à 3 heures 30 depuis les granges d’Astau. Il est possible de dormir au refuge d’Espingo (1 heure 30 d’approche le lendemain), ou au refuge du Portillon (30 minutes d’approche le lendemain en revenant sur ses pas jusqu’au pluviomètre puis en descendant la gorge jusqu’à l’aplomb de la face que l’on atteint par une pente d’herbe et d’éboulis).

Descente :Par la voie normale du Quayrat. Du sommet, suivre l’arête vers le nord d’abord par une vire sur son versant est puis à toute crête lorsqu’elle devient large et caillouteuse. On atteint une brèche vers 2800 mètres. Descendre le large couloir sur la gauche sur environ 200 mètres (on évite une partie de dalles lisses dans le couloir par un crochet rive gauche). Traverser horizontalement à droite le couloir puis des pentes herbeuses jusqu’à une arête raide et herbeuse que l’on descend vers les éboulis que l’on atteint par un crochet à gauche. Descendre ces éboulis toujours en tirant à droite sans jamais descendre franchement jusqu’à la côte 2250 où l’on traverse horizontalement à droite. On trouve alors une sente dans des pelouses qui traverse en descendant toujours vers la droite jusqu’à un nouvel éboulis que l’on descend droit. Au bas de celui-ci, on retrouve une sente horizontale à droite qui mène au col d’Espingo. Toute cette descente est cairnée.

Descriptif :Attaquer par un dièdre cheminée blanchâtre à gauche de l’aplomb de dalles claires (crampons en début de saison), il est situé à une cinquantaine de mètres à droite de la cheminée d’attaque de l’arête centrale Ouest reconnaissable à son bloc coincé. Remonter cette cheminée sur 50 mètres (III puis V, 2 pitons), on trouve un relais sur 2 pitons à sa sortie à gauche. Une longueur (III) dans le couloir qui lui fait suite amène à un bloc coincé. Le franchir par la gauche (IV) et continuer dans le couloir sur 2 longueurs (III). S’éloigner ensuite du couloir pour se rapprocher progressivement de l’arête centrale Ouest à gauche. En 2 longueurs (III) on atteint le gendarme crochu (bloc monolithe de 4 mètres de haut), on surplombe alors sur la gauche le couloir des avalanches. Une longueur en ascandance à droite (III) permet de rejoindre la base d’un couloir défendu par une dalle. Une courte désescalade permet d’en atteindre le pied. Remonter la dalle (III+) puis le couloir encombré d’éboulis qui lui fait suite (marche sur une centaine de mètres de dénivelée). On débouche ainsi au pied de la dalle sommitale haute d’environ 120 mètres que l’on franchit en 3 longueurs. Attaquer en son centre par une sorte d’éperon de schiste rouge au rocher douteux (IV+), on fait relais lorsque le rocher change de couleur et devient granitique. Une belle fissure légèrement à droite permet de franchir la dalle au-dessus (V+), relais sur une marche à gauche (1 piton). Continuer droit au-dessus en passant à gauche d’un gros bloc, un mur puis une dalle à réglettes (V+, 3 pitons) permet de sortir une vingtaine de mètres sous le sommet.

Difficultés :TD inf. peu soutenu, les principales difficultés sont concentrées dans la première longueur et dans les 3 longueurs de la dalle sommitale. L’itinéraire est assez évident et facile à suivre.

Equipement :La voie est pourvue de quelques pitons dans les passages les plus difficiles. La voie n’étant que rarement parcourue, leur solidité sera à vérifier. Tout l’itinéraire se protége très bien avec friends et coinceurs.

Matériel :8 dégaines, coinceurs, jeu de friends complet jusqu’au 3 camalot. Marteau, 3 pitons. Crampons en début de saison. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :600 mètres dont 300 mètres d’escalade très « roulante » dans la partie médiane.

Altitude sommet :3060 mètres

Horaire :5 à 6 heures.

Topo :Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). Introuvable !

Où dormir :Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche fort longue.

16 juillet, 2010

La fonte des mèches aux Spijeoles (14 juillet 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 15:27

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif du Luchonnais, pic des Spijeoles (3066 m), face Est,

voie : « La fonte des mèches »

Il s’agit d’une voie au caractère résolument moderne de part son tracé et son équipement. Toutes les longueurs sont attrayantes dans des styles très différents, de la dalle au dévers fissuré. Notre coup de coeur : L5 et L6 dans des cannelures verticales bien raides. L’équipement est irréprochable, on parcourt la voie avec 18 dégaines plus les relais. Il semblerait que le dièdre de la 3ème longueur ait fait l’objet d’une tentative antérieure, aucun renseignement à ce sujet.

Topo fonte des mèches

La fonte des mèches
Album : La fonte des mèches

5 images
Voir l'album

Première ascension :Jean-Nicolas Louis, René Rosseil et Pierre Satgé du PGHM de Luchon en août 2006.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête sud-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusque vers 2500 mètres, obliquer alors à droite pour monter sous la face Est des Spijeoles jusqu’à la base des schistes rouges. Une rampe horizontale, longtemps occupée par un névé, permet de traverser vers la gauche jusqu’au pied de la voie (compter 1 heure 30 à 2 heures d’approche depuis le refuge d’Espingo, 3 heures 30 depuis Astau). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs, 1 heure 15). L’attaque se situe à gauche de l’aplomb d’un zone déversante orange.

Descente :Il est possible de descendre en 6 rappels dans la voie, toutefois la présence d’une zone de blocs instables à R6 nous fera préférer une descente par la voie normale des Spijeoles. Pour cela de R7, poursuivre sur l’arête SE jusqu’au sommet puis descendre par la voie normale versant Sud (névés en début de saison). Il est également possible de ne pas passer au sommet et de quitter assez rapidement l’arête pour rejoindre à gauche la vois normale.

Difficultés :TD sup. assez soutenu. Après 2 longueurs plutôt sur les pieds, le reste est plus raide voire déversant à la sortie de L3. Aucun problème d’itinéraire.

Equipement :La voie est entièrement équipée en gougeons avec chaîne aux relais à partir de R2.

Matériel :18 dégaines plus les relais, éventuellement 2 petits friends pour monter R0 après le passage de la rimaye. Encordement à 50 mètres.Hauteur de la voie : 250 mètres pour 7 longueurs.

 

Altitude sommet :3066 mètres.

Horaire :3 heures.

Où dormir :Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche un peu longue.

9 juillet, 2010

Eperon Ouest au Lézat (07 juillet 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:44

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur du Portillon,

pic Lézat (3107m), face Ouest.

Eperon Ouest

Voie au caractère montagne bien trempée. On nous avait tellement répété que le rocher était de piêtre qualité que nous avons été très agréablement surpris, tout du moins sur les deux premiers tiers. Au-dessus, le rocher est effectivement de qualité douteuse et demande beaucoup d’attention pour l’escalade mais aussi dans la gestion de la corde. Il nous a semblé que les difficultés annoncées dans les 100 plus belles sous-estimaient un peu la difficulté des passages. On ne trouve que peu de pitons de passage et aucun de relais. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une belle voie montagne qui demande un peu de flair et une bonne habitude de ce type d’itinéraire au rocher parfois moyen.

Topo Lézat

Eperon Ouest au lézat
Album : Eperon Ouest au lézat

6 images
Voir l'album

Première ascension :Paul Grelier, R. Prada, J. Prunet, Ch. Cornelius, le 24 août 1942.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Continuer le bon chemin vers la gauche qui mène au refuge et au lac du Portillon. Traverser le barrage et emprunter le sentier qui monte au col de Litérole. On le quitte rapidement pour prendre à gauche des banquettes herbeuses qui mènent sous la face Ouest du lézat. Un petit crochet à gauche permet de rejoindre le pied de l’éperon situé juste à droite du profond couloir Abadie-Arlaud (4 heures 30 d’Astau, 30 minutes du refuge du Portillon).

Descente :Par la voie normale du Lézat. Suivre la crête vers le Sud-Ouest sur environ 200 mètres. S’engager dans un raide couloir à droite au niveau d’une brêche marquée d’un cairn. Descendre ce couloir jusqu’au névé (ou pierrier) suspendu que l’on traverse vers la droite. Une cheminée permet de prendre pied dans le vallon de Litérole. Un bon sentier ramène au refuge (1 heure 30).

Descriptif de l’itinéraire :Attaquer l’escalade par le flanc Sud de l’éperon, une sorte de dièdre (III) permet de rejoindre des gradins que l’on suit jusqu’à un mur raide et compact à droite d’un premier gendarme. Une fissure (IV+, 1 piton) permet d’atteindre une zone moins raide. Un crochet à droite puis une traversée ascendante à gauche en se rapprochant du fil permet d’atteindre une belle fissure ascendante à droite (IV+, 1 piton) qui amène au pied d’un gendarme clair parcouru par une large fissure. Remonter cette large fissure (IV), en sortir par la gauche (1 piton) puis revenir sur le gendarme par une traversée délicate (V+, 2 pitons). Désescalader sur le versant opposé (2 pitons avec sangles) puis repartir directement dans le mur compact au-dessus (III, 2 pitons). L’escalade devient alors moins soutenue (II et III) sur un rocher beaucoup moins compact. Suivre ainsi l’éperon jusqu’au sommet, le seul passage remarquable est un dièdre clair bouché par de la mousse (III+).

Difficultés :D avec un court passage de V+ bien protégé sur pitons. Le rocher est de bonne qualité sur les 2 premiers tiers, il demande pas mal d’attention au-dessus. Un peu de recherche d’itinéraire durant toute l’escalade.

Equipement :On ne rencontre que quelques pitons de passage, aucun relais en place, le rocher se prête bien à l’utilisation des coinceurs et friends.

Matériel :8 dégaines dont des longues, 1 jeu de coinceurs, 1 jeu de friends complet jusqu’au 3 camalot. 3 pitons au cas où.

Hauteur de la voie :350 mètres. Escalade assez rapide.

Altitude sommet :3107 mètres.

Horaire :4 à 6 heures.

Topo :Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). Introuvable !Les 100 plus belles courses et randonnées de Patrice de bellefon.

 

Où dormir : une nuit à espingo ou au Portillon racourcira la marche d’approche.

2 octobre, 2009

Eperon Nord-Est au Tuc de Belloc (29 septembre 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:12

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif du Luchonnais, secteur des Spijeoles,

Tuc (ou Pointe)  de Belloc (2680 m),

Eperon Nord-Est

Partis sans renseignement vers cet élégant éperon en pensant inauguré un nouvel itinéraire, les quelques pitons et le coin de bois rencontrés nous ont prouvé que nous avions été précédés sur cette ligne tellement évidente. Il ne semble pas qu’il s’agisse de l’éperon NNE gravi en 1952 par F. Céréza et H. Pichot (guide Ollivier tome III, course 210) qui doit se situer plus au Nord au-dessus du petit lac du Belloc. L’escalade s’est révélée très belle et attrayante, soutenue dans certains passages en fissures verticales. Le rocher est très bon, malheureusement un peu envahi par le lichen dans certaines sections (c’est d’ailleur le cas dans toutes les voies de cette petite « dent » de granit). Sans renseignement sur son parcours antérieur, voici le topo de la ligne que nous avons suivi, plusieurs variantes semblent possibles. Nous sommes bien sûr preneurs de tous renseignements de parcours antérieurs.

Topo éperon NE Belloc

Eperon NE au Tuc de Belloc
Album : Eperon NE au Tuc de Belloc

6 images
Voir l'album

Première ascension :inconnue.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente assez bien marquée (cairns). Remonter le premier ressaut raide. Lorsque le sentier s’infléchit pour passer sous le Tuc de l’Abesque, prendre à droite vers l’ouest une sorte de vallon herbeux qui remonte vers le Tuc de Belloc et sa face Est. Compter 2 heures 30 à 3 heures d’Astau.

Descente :Deux solutions :

- du dernier relais, suivre l’arête sur une centaine de mètres (II et III) jusqu’au sommet du Tuc. Descendre ensuite sur l’arête qui se dirige vers le col qui sépare le Tuc du sommet du Belloc. Un raide vallon sur la gauche ramène au pied de la voie (2 heures à 2 heures 30 du sommet à Astau).

- par les 4 rappels des « chants de Pyrène ». Pour cela, du dernier relais, monter en ascendance vers la gauche sur une trentaine de mètres jusqu’à l’arête. Le premier relais se situe 3 mètres sous l’arête versant Sud.

Descriptif des longueurs : Attaquer sur le fil du pilier à droite d’un raide mur orangé.

L1 : rejoindre un système de fissures et de petits dièdres en attaquant par une dalle de rocher clair. On rejoint assez directement une terrasse où l’on fait relais (ensemble de 4 avec un pas de 5).

L2 : continuer dans des cannelures au-dessus du relais (5, 1 piton), puis sur le bord droit d’une dalle couchée. Rejoindre la base d’une raide fissure par une petite traversée à gauche. Remonter la fissure (5+) jusqu’au relais (2 pitons) sur une bonne terrasse.

L3 : droit au-dessus du relais par une fine fissure-écaille. Par un pas à droite sous un petit surplomb (6a/b), on rejoint un dièdre plus couché. Franchir la terrasse au-dessus (1 coin de bois) pour faire relais (2 pitons) au pied d’un dièdre bien marqué.

L4 : remonter ce dièdre (4) jusqu’à rejoindre le fil même du pilier. Traverser largement à droite (5, 1 piton au départ) pour rejoindre un autre dièdre dont la base est constituée d’un niche humide et moussue. Le remonter en franchissant un petit surplomb (5+, 1 piton). L’itinéraire est moins défini au-dessus : continuer au mieux en ascendance à droite jusqu’à des terrasses herbeuses qui marquent la fin des difficultés et de la voie.

Difficultés :TD assez soutenu, 6a/b maximum, 5sup. obligatoire.

Equipement :La voie est peu équipée à l’exception des relais.

Matériel :8 dégaines, coinceurs, 1 jeu de friends jusqu’au camalot n°3. Encordement à 50 mètres. Crampons et/ou piolet en début de saison.

Hauteur de la voie :160 mètres d’escalade puis 30 mètres d’arête facile jusqu’au sommet. Escalade assez rapide.

Altitude sommet :2680 mètres.

Horaire :2 à 3 heures.

Topo :Le guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon) sur lequel ne figure pas cette voie donnera quelques infos sur ce sommet et sa localisation.

Où dormir :Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche assez longue.

13 septembre, 2009

Les chants de Pyrène au Tuc de Belloc (18 et 31 août 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:44

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif du Luchonnais, secteur des Spijeoles,

Tuc (ou Pointe)  de Belloc (2680 m), face Sud-Est,

« Les chants de Pyrène »

L’escalade en dalle prédomine dans cet itinéraire. De courts passages plus raides ainsi que quelques petits dièdres et fissures le rendent cependant assez varié. Cette voie, que l’on peut trouver un peu courte, pourra être combinée avec une de ses proches voisines : « Le Tuc, c’est pas du toc » (E. Wiss et C. Ravier en 1993, TD/150 m) juste à droite ou la « Dutoit-Bacqué » (en 1970, TD/180 m) encore un peu plus à droite, pour ainsi s’offrir une belle journée d’escalade. Le rocher, un magnifique granit franc, est le point commun de toutes ses voies, il constitue très certainement le plus beau caillou du massif.

Topo les chants de Pyrène

Les chants de Pyrène au Belloc
Album : Les chants de Pyrène au Belloc

6 images
Voir l'album

Première ascension :P. Lecomte, O. Dejean et J.P. Pujolle du PGHM de Luchon, les 18 et 31 août 2009.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oô puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente assez bien marquée (cairns). Remonter le premier ressaut raide. Lorsque le sentier s’infléchit pour passer sous le Tuc de l’Abesque, prendre à droite vers l’ouest une sorte de vallon herbeux qui remonte vers le Tuc de Belloc et sa face Est. Compter environ 3 heures d’Astau.

Descente :En 4 rappels dans la voie. Il est également possible de continuer sur l’arête facile (II) sur une centaine de mètres jusqu’au sommet. On peut alors descendre à pied par un raide petit vallon qui s’ouvre au Sud. (2 heures à 2 heures 30 du sommet à Astau).

Difficultés :TD- peu soutenu, 6a maximum, 5 obligatoire. L’itinéraire est évident.

Equipement :La voie est quasi-équipée sur gougeons, tous les relais sont sur 2 gougeons avec maillons.

Matériel :11 dégaines, 3 ou 4 friends petits et moyens. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :160 mètres d’escalade puis 30 mètres d’arête facile si on continue jusqu’au sommet du Tuc. Escalade assez rapide.

Altitude sommet :2680 mètres.

Horaire :2 heures.

Topo : Le guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon) donnera quelques infos sur ce sommet et sa localisation.

Où dormir : Refuge d’Espingo ou du Portillon (1 heure d’approche via le sentier des mineurs).

16 juillet, 2009

Dutoit-Bacqué au Tuc de Belloc (13 juillet 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 12:51

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

 Massif du Luchonnais, secteur des Spijeoles,

Tuc (ou Pointe) de Belloc (2680 m), face Est,

voie « Dutoit-Bacqué »

Cette face attire le regard lorsqu’on monte en direction de la face Est des Spijeoles. La quelque peu fastidieuse marche d’approche se fait très vite oubliée dès les premiers mouvements d’escalade. L’itinéraire, très ingénieux, se déroule sur un granit franc et magnifique qui rend l’escalade absolument parfaite. Bref, il n’y a absolument rien à jeter sur l’ensemble des 4 ou 5 longueurs. Ce coin mérite assurément une petite visite. Pour “amortir” les 3 heures de marche jusqu’au pied, il est par exemple possible d’enchaîner avec sa voisine de gauche “Le Tuc, c’est pas du toc” ouverte en 1993 par C. Ravier et E. Wiss; elle suit le dièdre évident en plein centre de la paroi. On peut également continuer jusqu’au pic Belloc (3008), par une crête aux difficultés modérées mais au rocher un peu délicat (schistes).

Topo Dutoit-Bacqué

Voie Dutoit-Baqué au Tuc de Belloc
Album : Voie Dutoit-Baqué au Tuc de Belloc

6 images
Voir l'album

Première asacension : Daniel Dutoit et Jean-Paul Bacqué en août 1970.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente assez bien marquée (cairns). Remonter le premier ressaut raide. Lorsque le sentier s’infléchit pour passer sous le Tuc de l’Abesque, prendre à droite vers l’ouest une sorte de vallon herbeux qui remonte vers le Tuc de Belloc et sa face Est. Compter 2 heures 30 à 3 heures d’Astau.

Descente : Deux solutions :

- du dernier relais, suivre l’arête sur une centaine de mètres (II et III) jusqu’au sommet du Tuc. Descendre ensuite sur l’arête qui se dirige vers le col qui sépare le Tuc du sommet du Belloc. Un raide vallon sur la gauche ramène au pied de la voie (2 heures à 2 heures 30 du sommet à Astau).

- par les 4 rappels des « chants de Pyrène ». Pour cela, du dernier relais, monter de quelques mètres sur l’arête. Le premier relais se situe 3 mètres sous l’arête versant Sud.

Difficultés : TD assez soutenu, 6a/b maximum, 5sup. obligatoire, aucun problème d’itinéraire.

 

Equipement : La voie est quasi-équipée en pitons. Il y a au moins un piton à chaques relais.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, 4 ou 5 friends petits et moyens. Encordement à 50 mètres. Crampons et/ou piolet en début de saison.

Hauteur de la voie : 150 mètres d’escalade puis 30 mètres d’arête facile jusqu’au sommet. Escalade assez rapide.

Altitude sommet : 2680 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : Le guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon) sur lequel ne figure pas cette voie donnera quelques infos sur ce sommet et sa localisation.

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo raccourcit la marche d’approche assez longue.

4 juillet, 2009

Arête Sud-Est aux Spijeoles (01 juillet 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 19:11

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur d’Espingo, Spijeoles (3065 m),

Arête Sud-Est

Cette arête est une façon très élégante de gravir le sommet des Spijeoles, sommet convoité du Luchonnais. L’escalade n’y est jamais très dure, mais il faudra faire preuve d’un peu d’intuition dans la recherche de l’itinéraire jusqu’au sommet de l’aiguille Jeannel, la suite est évidente indiquée par le fil de l’arête. Quelques pitons sont là pour se conforter dans ses choix de passages. Le rocher est excellent et joliment sculpté par endroit. L’attaque semble envisageable à plusieurs endroits du pilier qui soutient l’aiguille Jeannel.

topo arête SE aux Spijeoles

Arête SE aux Spijeoles
Album : Arête SE aux Spijeoles

5 images
Voir l'album

Première ascension :M. Jeannel et Pouech, le 18 août 1937, du sommet de l’aiguille Jeannel aux Spijeoles. Le parcours complet a été effectué le 24 août 1937 par Melle M-Th. Cabanne, Tony Cabuzet, et R. Ollivier.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente (voie normale des Spijeoles) quasiment jusqu’au lac glacé. Peu avant celui-ci se rapprocher de l’arête Sud-Est. On atteint l’attaque par le flanc gauche du pilier grâce à un système de vires herbeuses (cairns). L’attaque de la voie se situe au niveau d’une petite grotte dominée par un dièdre-cheminée. Un piton est visible dans la dalle à droite du dièdre. Compter 3 heures 30 à 4 heures des granges d’Astau.

Descente :Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est où l’on rejoint le chemin d’accès (3 heures jusqu’aux granges d’Astau).

Descriptif de l’itinéraire :Monter droit au-dessus de la petite grotte dans le dièdre sur une quinzaine de mètres (2 pitons), lorsqu’il se redresse, traverser à gauche de quelques mètres pour rejoindre un autre dièdre plus couché que l’on remonte jusqu’à une confortable vire. Continuer l’ascension sur le flanc gauche du pilier par une succession de petits dièdres (1 piton au départ) puis par son flanc droit dans une zone plus facile. On parvient ainsi au sommet de l’aiguille Jeannel. Désescalader quelques mètres et poursuivre sur l’arête facile jusqu’à ce qu’elle devienne horizontale au pied d’un ressaut raide (relais sur 2 pitons). Franchir ce court passage par un magnifique mais trop court dièdre fissuré (1 piton, relais 8 mètres au-dessus sur 2 pitons). Continuer dans une zone de gros blocs jusqu’au pied d’une dalle noire recouverte de lichen. Franchir cette dalle fissurée en son milieu. Au-delà l’arête perd de sa raideur et continue plus facilement jusqu’au sommet.

Difficultés :AD+, l’escalade ne dépasse pas le 4+. L’itinéraire est peu défini dans sa première partie jusqu’à l’aiguille Jeannel.

Equipement :On rencontre quelques pitons de passage et de relais.

Matériel :4 dégaines, 3 ou 4 friends, éventuellement coinceurs, sangles. Les crampons peuvent être utiles en fonction de l’époque et de l’enneigement.

Hauteur de la voie :400 mètres.

Horaire :3 à 4 heures.

Topo :Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). Introuvable !

Où dormir :Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon (accès par le sentier des mineurs si la neige a disparu) raccourcit la marche d’approche fort longue.

12

halim soulimani |
Clermont foot auvergne |
• ★ • pOpinée De tImb... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ecurie
| hamzakhan
| Christophe Dominici