Quelques topos montagne des Pyrénées

15 juillet, 2013

Zap la guerre au grand pic des Halharises (15 juillet 2013)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:30

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Massif du néouvielle,

grand pic des Halharises (2293 m), face Sud-Est,

« Zap la guerre », TD/300 mètres, 6a oblig.

Partis pour gravir « invitation au voyage », l’itinéraire peu évident combiné à des éboulements apparemment récents dans cette dernière nous ont incité à bifurquer dès la seconde longueur dans « Zap la guerre », distante d’une trentaine de mètres. Nous n’avons pas regretté notre choix et nous nous sommes vraiment fait plaisir dans les 3 longueurs raides du bastion orangé puis sur l’élégant éperon qui lui fait suite. Le rocher est de très bonne qualité durant toute la voie et se protège très bien. A faire sans hésiter.

Zap la guerre au grand pic des Halharises (15 juillet 2013) topo-zap-la-guerre-300x225

Première ascension : Jean-Pierre Pujolle et Pascal Ravier le 13 août 2002.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route de la station de Piau-Engaly que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs. On laisse la voiture peu avant le lac de cap de long au niveau des baraquements d’Estaragne (ruines, côte 2079 m).

Accès pédestre : Du parking, emprunter le bon sentier de la voie normale de l’Estaragne puis du col d’Estaragne. Celui-ci passe au pied de la face Sud-Est du grand pic des Halharisses que l’on rejoint en traversant un pierrier (1 heure à 1 heure 15 de la voiture). La voie débute une soixantaine de mètres à gauche du profond couloir de la voie Trouvé dans un mur suivi d’un dièdre en ascendance à droite.

Descente : deux solutions :

  • la voie se termine sur l’arête est du grand pic que l’on peut suivre jusqu’au sommet, 100 mètres d’arête en 3/3+. On descend alors par le versant Campbieil de l’arête sud. Compter 1 heure de descente du sommet au pied de la voie (voir le topo de P. ravier).
  • une autre solution plus rapide consiste du sommet de l’éperon (lorsqu’il rejoint l’arête) de prendre pied facilement dans le vallon Est des Halharises. Descendre alors ce pierrier (pentes de neige en début de saison) jusqu’à la base de l’arête est que l’on contourne pour rejoindre le sentier d’accès.

Descriptif des Longueurs :

L1 : Remonter le raide mur orangé (6a) puis le flanc droit du dièdre en ascendance à droite. Un petit crochet à droite (V+) permet de gagner une bonne vire où l’on fait relais (1 piton).

L2 : Suivre un dièdre couché (IV+) en ascendance à gauche jusqu’à une bonne vire au pied d’un mur très raide (2 pitons au relais).

L3 : Traverser de 8 mètres vers la droite sur la vire en franchissant un gros bloc pour rejoindre une très belle fissure verticale que l’on suit (V+/6a, 1 piton). On atteint une bonne vire à partir de laquelle on remonte en ascendance à droite (V+, 1 piton) jusqu’au pied d’un mur orangé vertical rayé d’une fissure. Relais sur friends.

L4 : Traverser à l’horizontale à gauche sur 5-6 mètres (V, 1 piton dans la dalle de départ) pour atteindre un dièdre que l’on remonte entièrement (V/V+). relais sur friends.

Continuer sur l’éperon désormais bien individualisé sur environ 150 mètres (III/IV).

Difficultés : TD, soutenu dans le V/V+ avec quelques pas plus durs sur les 4 premières longueurs. Eperon plus facile et moins raide ensuite.

Equipement : 6 pitons en place dans les longueurs et à certains relais. Le reste se protège très bien.

Matériel : 10-12 dégaines, coinceurs dont des petits, jeu de friends complet jusqu’au camalot n°2 (jaune), sangles. Les pitons ne sont pas indispensables.

Hauteur de la voie : 300 mètres dont 160 soutenus.

Altitude sommet : 2993 mètres

Horaire : 4 heures.

1 juin, 2012

Nistos, Picarre, topo récapitulatif

Classé dans : — topospyreneens @ 19:21

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vallée du Nistos,

pic de la Picarre (1368 m),

versant Sud 

Après une première vague d’exploration il y a presque 20 ans, 2012 puis 2013 ont vu fleurir quelques nouveaux itinéraires au caractère résolument moderne sur cette discrète muraille. Il nous a semblé que c’était une bonne occasion pour faire un topo récapitulatif en espérant n’avoir rien oublié. Ce sommet discret est à l’image de la vallée qu’il domine : calme et sauvage. Le secteur ravira les amateurs d’escalade pas trop dure à la recherche de solitude et de tranquillité.

Nistos, Picarre, topo récapitulatif topo-picarre-300x225

Accès voiture : remonter la vallée du Nistos jusqu’à Haut-Nistos que l’on traverse. Peu après, prendre sur la gauche la route en direction de la station de Cap-Nestès. Se garer peu après dans la seconde épingle à droite (on domine la Coume de Bourguy). 

Accès pédestre : emprunter le début de piste qui démarre dans l’épingle. Elle se transforme rapidement en chemin que l’on suit jusqu’à une prairie que l’on remonte jusqu’à un col. Se diriger vers la falaise par une sente dans la forêt puis sur des escarpements calcaires (30 à 40 minutes). 

Descente : Rappels possibles dans «La même ancolie », « l’œil de Monk » , « fondus de nature », mais une descente à pied par le côté droit de la falaise est très rapide. 

Itinéraires :

A : La même ancolie, ouverte en janvier 2011 par Dominique et Maël Brenguer, 6a max. et oblig., 90 mètres. Voie récente, entièrement équipée. Elle se parcourt avec 11 dégaines plus les relais.

B : Dictée magique, ouverte les 19 et 24 juillet 2013 par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon), 6b max., 6a oblig., 130 mètres. Entièrement équipée, prévoir 11 dégaines plus les relais. On y retrouve par endroit le crépis de Pène haute. Cotations à confirmer. Une sangle dans une lunule au départ.

C : L’œil de Monk, ouverte les 19 et 30 mai 2012 par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon), 5+ max. et oblig. avec quelques pas d’A0, 120 mètres. Entièrement équipée, prévoir 11 dégaines plus les relais et une ou plusieurs sangles par grimpeurs pour la traversée en A0 de L3. Attention, dans le haut de L3, ne pas aller au relais de « dictée magique » mais bien traverser à droite dans la dalle en A0.

D : Fondus de nature, ouverte début novembre 1995 par A. Schoemaker et P. Ravier. Dinf/60 mètres. L’itinéraire suit un dièdre puis une fissure évidents. Remonter ce dièdre, pas de 4, R1 au niveau d’un bloc détaché sur la droite. Suivre tout droit la fissure qui domine le relais, superbe longueur, pas de 4+, 1 clou. R1 et R2 sont équipés. Descente en 1 rappel dans le couloir à droite (description de P. Ravier parue dans la RP n° 73).

E : Saignée, ouverte par JP Pujolle et P. Ravier en février 96. TD/25 m. Belle longueur quasi-équipée débutant quelques mètres à gauche de la voie « Caterpilleur »; les premiers mètres sont difficiles, 6a, la suite étant mieux fournie en prises (5); un ou deux friends peuvent être utiles; relais commun avec celui de « Caterpilleur » (description de P. Ravier parue dans la RP n° 77).

F : Caterpilleur, ouverte par JP Pujolle, G. et P. Ravier début novembre 95. D+/150 mètres. A quelques mètres à droite d’un couloir herbeux, gravir une dalle en diagonale, quelques jolis pas d’adhérence (3 clous, pas de 5+), R1 équipé. Monter tout droit dans de belles cannelures (4 inf.), pour rejoindre un dièdre à gauche d’un mur lisse, traverser alors à droite sur le fil de l’aiguille (ensemble de 5inf.), R2 équipé. Descendre de cette aiguille, remonter le couloir herbeux, en contournant des dalles lisses, on gagne alors un système de terrasses (passage de 2). R3 au pied du grand ressaut terminal, 1 clou. Attaquer dans un mur sculpté à droite d’une partie lisse, le remonter vers la gauche, pas de 5, R4 équipé. Gagner une fissure dans l’axe du relais, puis tout droit dans les dalles qui lui font suite, grande longueur géniale, (5inf., 1 piton), R5 équipé (description de P. Ravier parue dans la RP n° 73).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

G : Saccage, ouverte par G. et P. Ravier en mai 96. TD+/40 mètres. Franchir des cannelures (4+), puis traverser vers le mur délicat qui fait suite, le remonter, 6a/6a+, 3 spits, franchir directement une dalle, 5+, puis gagner à droite le premier relais de « la fugue », 4+ (description de P. Ravier parue dans la RP n° 77).

I : Caprice des dieux, ouverte par JP Pujolle et P. Ravier le 6 juillet 96. TD inf./150 mètres. C’est la variante « d’en haut de « Caterpilleur ». Suivre cette dernière jusqu’à R4. Au lieu de continuer tout droit, traverser à droite et remonter une dalle lisse (A1 et 5+, 1 piton, 3 spits), retraverser à droite pour atteindre de bonnes prises (5/5+), monter alors tout droit pour gagner un relais dans une superbe niche (4+). Relais équipé; en sortir par la droite, remonter un dièdre évident et facile (4), pour rattraper l’ultime relais de « Caterpilleur » (description de P. Ravier parue dans la RP n° 77).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

H : La fugue, ouverte par N. Raux, S. et JP Pujolle en février 96. D/150 mètres. Attaquer 30 mètres à droite de « caterpilleur » en commençant l’escalade sur de courtes cannelures en direction d’une traînée gris-bleue que l’on traverse sous de grandes dalles, puis directement jusqu’au relais (4c, R1 équipé). L2 : toujours à droite de raides dalles lisses jusqu’au sommet de l’aiguille (4c, R2 équipé). L3 : commune avec « Caterpilleur ». L4 : Traverser en diagonale vers la droite vers deux fissures parallèles, emprunter celle de gauche, puis par une traversée sur la droite, on atteint une autre fissure que l’on remonte jusqu’à R4 (5). Une dernière longueur en 4 mène au sommet (relais sur un buis).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

J : Les apprentis sorciers, ouverte par C. Descamps et F. Roussel le 24/04/99. D+/135 mètres.

Matériel : friends, coinceurs, sangles, quelques pitons. Aucun matériel en place.

K : Le pied jaloux, ouverte le 24 avril 2012 par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon), 5c/130 m. Entièrement équipée, prévoir 10 dégaines plus les relais.

L : Qu’elle était verte ma vallée, ouverte par A. Sicard, JP Pujolle, G. et P. Ravier début novembre 95. D/150 mètres. Attaquer à une cinquantaine de mètres à gauche de l’extrémité de la falaise dans des dalles inclinées, au pied d’une zone plus raide. Remonter à peu près directement sur une longueur (4+), R1 sur une terrasse, lunule. Traverser à gauche vers un dièdre puis monter dans une dalle, 4+/5, magnifique. R2 sur la gauche au sommet du mur raide, gagner facilement le pied d’une fissure (laisser à droite le couloir herbeux). R2 bis, lunule. Monter dans la fissure, 1 pas de 5, 1 clou, R3 (lunule) sur le flanc de l’arête. Traverser franchement à gauche, pas de 2, monter facilement toujours vers la gauche, R4, lunule. Aborder le mur terminal en diagonale puis tout droit (4/4+) R5 sur un buis (description de P. Ravier parue dans la RP n° 73).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

M : Longueur d’onde, ouverte le 24 juillet 2013, par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon). Il s’agit d’une variante à la 3ème longueur de « l’oeil de Monk ». Beaucoup plus difficile (6c+ à confirmer) mais sur un superbe crépis.

30 janvier, 2012

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 14:16

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Gavarnie, pic rouge de Pailla (2780 m),

couloir NW, TD/TD+, 400 m 

Course en tout point remarquable. A faire avant tout pour l’ambiance, on se croirait par moment dans un canyon Aragonais coincé entre deux parois calcaires. La difficulté pourra varier énormément en fonction de la quantité et de la qualité de la neige. Les principales difficultés sont rocheuses sous la forme de courtes et raides cheminées ou le ramonage fait merveille.

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012) 12-01-28-couloir-NW-du-pic-rouge-de-Pailla-topo-300x226

 

Première ascension : Tony Bedel et Bruno Prat les 16 et 17 janvier 1979. 

Accès voiture : Remonter la vallée des gaves jusqu’à Gavarnie, stationnement difficile en raison de nombreuses interdictions. 

Accès pédestre : Traverser le village et passer rive droite au pont de Brioule. Continuer le long du Gave jusqu’à trouver, à gauche le départ du sentier du refuge des Espuguettes (panneau). Du refuge, monter comme pour aller à la hourquette d’Alans, puis traverser le plateau de la grande Glère. Le couloir est alors bien visible, le rejoindre en remontant une grande pente de neige (2 heures 30 de Gavarnie). 

Description : L1 : remonter la première pente de neige jusqu’au premier rétrécissement (bloc coincé, 75°), continuer jusqu’à un beau dièdre d’une dizaine de mètres (85°), relais à la sortie rive droite.

L2 : longueur en neige (45°), relais rive droite.

L3 : rejoindre la cheminée verticale que l’on remonte sur 7-8 mètres pour récupérer la neige au-dessus. Belle goulotte jusqu’au relais rive droite.

L4 : un nouveau bloc coincé (85°, mixte) suivi d’une pente à 75° donne accès à une pente de neige moins raide. Relais rive droite.

L5 : s’engager dans la branche de droite jusqu’à un énorme bloc coincé. On peut passer dessous par faible enneigement ou le franchir par la droite (mixte vertical). Un dernier court ressaut rocheux permet d’atteindre R5 sur un bloc au milieu du couloir.

Pour continuer jusqu’au sommet, se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Descente : Jusqu’à R5, possibilité de descendre en 5 rappels (prévoir de quoi remplacer les sangles et retaper les pitons). Si on sort au sommet se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Difficultés : Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, TD à TD+. Les principales difficultés sont rocheuses sous forme de courtes cheminées et de blocs coincés. 

Equipement : Relais en place jusqu’à R5. Peu ou pas d’équipement dans les longueurs. 

Matériel : Nous n’avons pas utilisé de broches lors de notre parcours mais on peut en prévoir 3 ou 4 s’il y a de la glace, 1 jeu de friends micros jusqu’au camalot n°2, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

 Hauteur de la voie : 400 mètres jusqu’au sommet, 250 m jusqu’à la fin des difficultés.

 Altitude sommet : 2780 mètres.

 Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.

 Où dormir : une nuit au refuge des Espuguettes (partie hiver ouverte) coupe bien la marche d’approche.

 

21 novembre, 2011

couloir « une journée à la Frêche » au Sarrat de la Frêche (18 novembre 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 0:07

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Sarrat de la Frêche (2627 m), face Nord,

couloir « une journée à la Frêche »

Deuxième itinéraire tracé sur ce versant en hiver, il s’est avéré au moins aussi intéressant que son voisin de droite « Mine de rien ». Comme souvent, la difficulté variera en fonction de l’enneigement et des conditions. Il sera techniquement plus intéressant en début de saison avant les grosses chutes de neige. Le premier étranglement nous a posé un réel problème pour se protéger, nous l’avons donc contourné par la droite puis gravi en « top-rope ».

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Première ascension :Laurent Molle, Olivier Duffort, Michel Castillon et Jean-Pierre Pujolle du PGHM de Luchon le 18 novembre 2011.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 15 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), remonter la vallée de la Frêche jusqu’à l’étang du même nom (passage raide et avalancheux pour prendre pied dans le petit cirque). Le couloir est alors bien visible au-dessus du lac à gauche d’un éperon rocheux triangulaire. On l’atteint par une grande pente neigeuse (1 heure 30 à 2 heures de l’hospice).

Description :Contourner quelques rochers par la gauche jusqu’au pied du premier rétrécissement (R0 sur friends).

L1 : partir droit dans l’axe du couloir par du mixte raide (1 piton), un pas à droite permet de rejoindre un placage d’une dizaine de mètres (R1 sur pitons, 50 m). Ce passage que nous avons trouvé expo est évitable par une rampe à droite, on rejoint ensuite aisément l’axe du couloir.

L2 : 150 m de couloir neigeux à 45/50°, quelques protections possibles sur friends sur les rives. En restant dans l’axe, le couloir vient buter sur un rétrécissement rocheux. Relais sur pitons au pied de celui-ci.

L3 : franchir le passage étroit puis un placage difficilement protégeable (75/80° sur 10 mètres). Une pente de neige raide permet d’atteindre R3 (friends) au niveau d’un vague éperon.

La suite est constituée d’une pente de neige (35°) qui mène à la crête frontière non loin du point côté 2627 m.

Descente :Si l’on veut prolonger un peu la journée, il est possible de continuer sur la crête vers l’Ouest jusqu’au pic de la Mine (II/III, désescalade facile). On descendra du sommet par sa voie normale qui rejoint l’itinéraire du port de Vénasque (pentes très raides au départ).

Une autre solution plus rapide consiste à rejoindre le pas de l’Escalette en suivant tout d’abord la crête vers l’Est puis en basculant versant Espagnol lorsqu’elle devient plus raide et étroite.

 

Difficultés :Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, D à D+ semble « honnête ».

Equipement :Un piton en place dans L1.

Matériel :Piolets, crampons, 1 jeu de friends micros à moyens, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2627 mètres quand on sort de la face sur la crête frontière.

Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.Descente : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice.

 

16 janvier, 2011

Couloir « Mine de rien » au Sarrat de la Frêche (30 décembre 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 15:20

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

Face Nord du Sarrat de la Frêche (2627 m)

couloir « Mine de rien »

Cet itinéraire s’est avéré très intéressant au milieu d’un couloir très encaissé qui manque néanmoins d’un peu d’ampleur. L’inclinaison moyenne se situe entre 45 et 50° avec de petits ressauts en glace ou neige dure plus raide et même un peu de mixte. Il est en tout point recommandable d’autant plus qu’il permet d’aller rendre visite à un petit vallon bien délaissé. Le topo ci-dessous correspond à des conditions relativement sèches, avec plus de neige, sa cotation pourrait être revue à la baisse.

Topo mine de rien

Mine de rien
Album : Mine de rien

6 images
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Première ascansion : Patrick Lecomte et Jean-Pierre Pujolle du PGHM de Luchon le 30 décembre 2010.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 15 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), remonter la vallée de la Frêche jusqu’à l’étang du même nom (passage raide et avalancheux pour prendre pied dans le petit cirque). Le couloir est alors bien visible au Sud-Ouest coincé entre deux éperons, on l’atteint par une grande pente neigeuse (2 heures de l’hospice).

Description :Remonter le cône neigeux qui se redresse progressivement jusqu’au pied du premier rétrécissement.

L1 : franchir une première étroiture (60° mixte) et continuer plus facilement dans le couloir, relais sur un bloc rive droite (50 m).L2 : continuer dans le couloir pour venir buter sur un second ressaut mixte que l’on franchit par la gauche (60° mixte), relais sur friends à sa sortie rive gauche (45 m).

La suite s’élargit franchement, continuer en ascendance à droite dans une grande pente de neige, un couloir secondaire (45/50°) permet de revenir vers la gauche et d’atteindre la crête frontière non loin du point côté 2627 m.

Descente :Si l’on veut prolonger un peu la journée, il est possible de continuer sur la crête vers l’Ouest jusqu’au pic de la Mine (II/III, désescalade facile). On descendra du sommet par sa voie normale qui rejoint l’itinéraire du port de Vénasque (pentes très raides au départ).Une autre solution plus rapide consiste à rejoindre le pas de l’Escalette en suivant tout d’abord la crête vers l’Est puis en basculant versant Espagnol lorsqu’elle devient plus raide et étroite.

 

Difficultés :D-, pentes de neiges à 45/50° avec 2 ressauts mixtes plus raides dans le couloir du bas.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, 4 friends petits et moyens, 1 petit jeu de coinceurs, 2 ou 3 pitons plats, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2627 mètres quand on sort de la face sur la crête frontière.

Horaire : Couloir : 2 heures.Descente : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice.

 

16 juillet, 2010

La fonte des mèches aux Spijeoles (14 juillet 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 15:27

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Massif du Luchonnais, pic des Spijeoles (3066 m), face Est,

voie : « La fonte des mèches »

Il s’agit d’une voie au caractère résolument moderne de part son tracé et son équipement. Toutes les longueurs sont attrayantes dans des styles très différents, de la dalle au dévers fissuré. Notre coup de coeur : L5 et L6 dans des cannelures verticales bien raides. L’équipement est irréprochable, on parcourt la voie avec 18 dégaines plus les relais. Il semblerait que le dièdre de la 3ème longueur ait fait l’objet d’une tentative antérieure, aucun renseignement à ce sujet.

Topo fonte des mèches

La fonte des mèches
Album : La fonte des mèches

5 images
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Première ascension :Jean-Nicolas Louis, René Rosseil et Pierre Satgé du PGHM de Luchon en août 2006.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête sud-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusque vers 2500 mètres, obliquer alors à droite pour monter sous la face Est des Spijeoles jusqu’à la base des schistes rouges. Une rampe horizontale, longtemps occupée par un névé, permet de traverser vers la gauche jusqu’au pied de la voie (compter 1 heure 30 à 2 heures d’approche depuis le refuge d’Espingo, 3 heures 30 depuis Astau). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs, 1 heure 15). L’attaque se situe à gauche de l’aplomb d’un zone déversante orange.

Descente :Il est possible de descendre en 6 rappels dans la voie, toutefois la présence d’une zone de blocs instables à R6 nous fera préférer une descente par la voie normale des Spijeoles. Pour cela de R7, poursuivre sur l’arête SE jusqu’au sommet puis descendre par la voie normale versant Sud (névés en début de saison). Il est également possible de ne pas passer au sommet et de quitter assez rapidement l’arête pour rejoindre à gauche la vois normale.

Difficultés :TD sup. assez soutenu. Après 2 longueurs plutôt sur les pieds, le reste est plus raide voire déversant à la sortie de L3. Aucun problème d’itinéraire.

Equipement :La voie est entièrement équipée en gougeons avec chaîne aux relais à partir de R2.

Matériel :18 dégaines plus les relais, éventuellement 2 petits friends pour monter R0 après le passage de la rimaye. Encordement à 50 mètres.Hauteur de la voie : 250 mètres pour 7 longueurs.

 

Altitude sommet :3066 mètres.

Horaire :3 heures.

Où dormir :Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche un peu longue.

9 juillet, 2010

Eperon Ouest au Lézat (07 juillet 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:44

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Luchonnais, secteur du Portillon,

pic Lézat (3107m), face Ouest.

Eperon Ouest

Voie au caractère montagne bien trempée. On nous avait tellement répété que le rocher était de piêtre qualité que nous avons été très agréablement surpris, tout du moins sur les deux premiers tiers. Au-dessus, le rocher est effectivement de qualité douteuse et demande beaucoup d’attention pour l’escalade mais aussi dans la gestion de la corde. Il nous a semblé que les difficultés annoncées dans les 100 plus belles sous-estimaient un peu la difficulté des passages. On ne trouve que peu de pitons de passage et aucun de relais. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une belle voie montagne qui demande un peu de flair et une bonne habitude de ce type d’itinéraire au rocher parfois moyen.

Topo Lézat

Eperon Ouest au lézat
Album : Eperon Ouest au lézat

6 images
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Première ascension :Paul Grelier, R. Prada, J. Prunet, Ch. Cornelius, le 24 août 1942.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Continuer le bon chemin vers la gauche qui mène au refuge et au lac du Portillon. Traverser le barrage et emprunter le sentier qui monte au col de Litérole. On le quitte rapidement pour prendre à gauche des banquettes herbeuses qui mènent sous la face Ouest du lézat. Un petit crochet à gauche permet de rejoindre le pied de l’éperon situé juste à droite du profond couloir Abadie-Arlaud (4 heures 30 d’Astau, 30 minutes du refuge du Portillon).

Descente :Par la voie normale du Lézat. Suivre la crête vers le Sud-Ouest sur environ 200 mètres. S’engager dans un raide couloir à droite au niveau d’une brêche marquée d’un cairn. Descendre ce couloir jusqu’au névé (ou pierrier) suspendu que l’on traverse vers la droite. Une cheminée permet de prendre pied dans le vallon de Litérole. Un bon sentier ramène au refuge (1 heure 30).

Descriptif de l’itinéraire :Attaquer l’escalade par le flanc Sud de l’éperon, une sorte de dièdre (III) permet de rejoindre des gradins que l’on suit jusqu’à un mur raide et compact à droite d’un premier gendarme. Une fissure (IV+, 1 piton) permet d’atteindre une zone moins raide. Un crochet à droite puis une traversée ascendante à gauche en se rapprochant du fil permet d’atteindre une belle fissure ascendante à droite (IV+, 1 piton) qui amène au pied d’un gendarme clair parcouru par une large fissure. Remonter cette large fissure (IV), en sortir par la gauche (1 piton) puis revenir sur le gendarme par une traversée délicate (V+, 2 pitons). Désescalader sur le versant opposé (2 pitons avec sangles) puis repartir directement dans le mur compact au-dessus (III, 2 pitons). L’escalade devient alors moins soutenue (II et III) sur un rocher beaucoup moins compact. Suivre ainsi l’éperon jusqu’au sommet, le seul passage remarquable est un dièdre clair bouché par de la mousse (III+).

Difficultés :D avec un court passage de V+ bien protégé sur pitons. Le rocher est de bonne qualité sur les 2 premiers tiers, il demande pas mal d’attention au-dessus. Un peu de recherche d’itinéraire durant toute l’escalade.

Equipement :On ne rencontre que quelques pitons de passage, aucun relais en place, le rocher se prête bien à l’utilisation des coinceurs et friends.

Matériel :8 dégaines dont des longues, 1 jeu de coinceurs, 1 jeu de friends complet jusqu’au 3 camalot. 3 pitons au cas où.

Hauteur de la voie :350 mètres. Escalade assez rapide.

Altitude sommet :3107 mètres.

Horaire :4 à 6 heures.

Topo :Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). Introuvable !Les 100 plus belles courses et randonnées de Patrice de bellefon.

 

Où dormir : une nuit à espingo ou au Portillon racourcira la marche d’approche.

25 août, 2009

Pas baston au Portarras (21 août 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:09

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Pic de portarras (2697 m), face Sud-est, massif du Bastan,

« Pas baston »

Comme son nom l’indique, la voie est propice à une escalade plaisir où il fait bon prendre le temps d’admirer le splendide paysage qu’offrent les lacs de Bastan cernés de leurs pins à crochets. La voie est semi-équipée de façon très intelligente avec des pitons. Toutes les longueurs sont belles avec une mention pour la troisième. Le cirque est sauvage et propice à une belle journée de montagne.

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Pas baston
Album : Pas baston

5 images
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Première ascension :CRS 29 de Lannemezan.

Accès voiture :Quelle que soit l’approche que l’on choisit, il faudra rejoindre le refuge de bastan. On pourra donc se garer au parking d’Artigusse sur la route des lacs en vallée d’Aure ou au col du Portet au dessus de la station de ski d’Espiaube (route non goudronnée mais roulante).

Accès pédestre : Rejoindre le refuge de bastan soit depuis le col de Portet par le GR10, soit depuis la route des lacs via le lac de l’Oule. Continuer sur le bon sentier (GR10c) en direction du col de Bastanet. On le quitte vers 2400 mètres pour partir vers l’Est en direction des contreforts du Portarras. Passer sous l’éperon Sud pour arriver sous la face Sud-Est. La voie suit le deuxième éperon que l’on rencontre (cairn à l’attaque). Compter 2 heures depuis le col de Portet, un peu plus depuis Artigusse.

Descente :  Du sommet de la voie, suivre l’arête horizontale vers la gauche puis descendre à un col sur le versant opposé. Un couloir raide démarre à l’Est du col et permet de rejoindre le pied de la voie.

Descriptif de l’itinéraire :La voie suit constament l’éperon qui ne pose pas de problème d’itinéraire. Au départ de la 3ème longueur, ne pas s’engager dans le dièdre au dessus du relais mais partir en ascendance à gauche dans une dalle sculptée.

Difficultés :D+, 5+ max et obligatoire. La voie n’est pas soutenue. Le cheminement logique est simple à suivre.

Equipement :La voie est quasi-équipée avec des pitons, tous les relais sont en place sauf le dernier.

Matériel :8 dégaines, coinceurs, jeu de friends jusqu’au 3 camalot. Les pitons ne sont pas nécessaires, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :150 mètres.

Altitude sommet :2697 mètres au sommet du Portarras une centaine de mètres au dessus de la sortie de la voie.

Horaire :2 heures.

Topo :Néant.

Où dormir :Pourquoi pas une nuit dans le petit écrin du refuge de Bastan.

29 septembre, 2008

Adishatz aux Spijeoles (21 août 2008)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:06

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Pic des Spijeoles (3065 m), face Est

voie : Adishatz

Nouvelle voie dans cette belle face Est dont les itinéraires majeurs ne manquent pas. L’itinéraire est très direct jusqu’au sommet. A l’exception de 2 longueurs en dalle, elle suit une succession de dièdres plus ou moins marqués. Le rocher est très bon mis à parts quelques blocs sur les vires traversées. Elle est située entre la directissime et l’arête Nord-est. L’escalade est très plaisante sur un beau granit, la voie est quasi-équipée sur gougeons et pitons, il faut toutefois prévoir un peu de matériel à rajouter entre les points en place.

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Adishatz aux Spijeoles
Album : Adishatz aux Spijeoles

7 images
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Première ascension : Ouverte du bas le 21 août 2008 par O. Dejean et JP Pujolle du PGHM de Luchon. Un grand merci à R. MAZURE, T. LAMOTTE, M. COUSI et Nicolas ? Pour l’aide apportée. Première répétition le 30 août 2008 par S. Rioja et JP Pujolle.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête sud-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusque vers 2500 mètres, obliquer alors à droite pour monter sous la face Est des Spijeoles. Toujours sur la droite, aller chercher un couloir herbeux au pied du tuc de l’Abesque, traverser ensuite à gauche sous la face jusqu’au pied de la voie (3 à 4 heures des granges, possibilité de dormir au refuge d’Espingo, compter alors 1 heure 30 à 2 heures d’approche). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs, 1 heure 15). L’attaque est évidente à l’aplomb d’un toit triangulaire qui domine un grand dièdre de rocher clair.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est. Une sente cairnée ramène rapidement au pied de la face Est et au chemin d’accès (3 à 4 heures jusqu’aux granges).

Descriptif des longueurs :

L1 : remonter le vague éperon de rocher clair quelques mètres à gauche du dièdre à l’aplomb du surplomb triangulaire. Relais dans le dièdre (4 / 50 m).

L2 : remonter la dalle au-dessus du relais et passer à l’angle gauche du surplomb. Relais sur la rampe à gauche quelques mètres au-dessus (5/5+ / 35 m).

L3 : franchir le dièdre au-dessus du relais puis une zone facile jusqu’à un nouveau dièdre légèrement à droite. Une dalle à droite mène au relais (5 / 50 m).

L4 : quelques mètres faciles mènent à un petit dièdre bien marqué légèrement à droite. Le remonter entièrement jusqu’à une terrasse que l’on traverse. S’engager dans le dièdre à l’aplomb jusqu’au relais (5 / 50 m).

L5 : continuer dans le dièdre puis légèrement à sa droite sur une magnifique dalle que l’on suit jusqu’au relais au pied d’un surplomb légèrement à gauche (4+ / 45 m).

L6 : partir en ascendance à gauche du relais puis droit par une succession de petits dièdres jusqu’à une vire (5+ / 50 m).

L7 : départ juste à gauche du relais par un ressaut raide. Monter ensuite en ascendance à droite par une rampe un peu herbeuse jusqu’à un éperon lichenneux que l’on remonte jusqu’au relais (6a puis 4 / 50 m).

L8 : continuer sur l’éperon jusqu’à une zone de blocs rouges, bifurquer à droite sur une rampe herbeuse (III / 48 m).

L9 : elle remonte la belle dalle à droite du relais, d’abord en traversant en ascendance à droite une dalle claire, puis tout droit par un dièdre puis une fissure, Relais quelques mètres sous le sommet (5+ / 45 m).

 

Difficultés : TD inf. peu soutenu, les passages les plus durs sont courts et bien équipés. L’équipement en place devrait permettre de ne pas avoir trop de problème d’itinéraire. La longueur la plus soutenue est la seconde, en dalle à reglettes.

Equipement : La voie est quasi-équipée en gougeons et pitons, il faudra néanmoins rajouter quelques points. Tous les relais sont sur gougeons.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, 5 ou 6 friends petits et moyens. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 350 mètres.

Altitude sommet : 3066 mètres.

Horaire : 4 heures.

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche fort longue.

28 août, 2008

Grand dièdre aux Spijeoles (26 août 2008)

Classé dans : — topospyreneens @ 19:07

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Pic des Spijeoles (3065 m), face Est

Voie du grand dièdre

 Classique parmi les classiques Luchonnaises, le grand dièdre ne peut laisser indifférent. L’itinéraire qui suit une ligne de faiblesse évidente de l’attaque au sommet laisse un sentiment de perfection. L’escalade, jamais trop dure n’est par contre jamais interrompue par une vire ou une zone moins raide. Une belle option consiste pour les 2 dernières longueurs à quitter le dièdre proprement dit pour remonter la magnifique dalle à droite. Cette variante est la cerise sur le gâteau de cette magnifique escalade. Attention toutefois si une cordée est engagée dans la voie, une chute de pierre est encore possible malgré les très nombreuses répétitions de cette classique.

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Grand dièdre aux Spijeoles
Album : Grand dièdre aux Spijeoles

2 images
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Première ascension : Pour la première fois le 27 août 1946 par M. Parrant, seul, qui ne gravit pas le dièdre proprement dit mais gagna la directissime à sa droite. Par F. Céréza et L. Malus, le 14 septembre 1946, jusqu’au surplomb terminal, Et enfin par P. de Beauchamp, M. Boy, F. et P. Comet et J. Cousy le 13 septembre 1947.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusqu’aux abords de l’arête sud-est des Spijeoles, obliquer alors à droite pour monter sous la face est des Spijeoles. Le pied de la face est constitué de schistes rouges, on les gravit légèrement à gauche de l’aplomb du dièdre à gauche d’un filon de roche blanche, (3 à 4 heures des granges, possibilité de dormir au refuge d’Espingo, compter alors 1 heure 30 à 2 heures d’approche). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs).

Une possibilité intéressante pour éviter la zone de rochers rouges, notamment s’il persiste un névé, consiste à aller chercher bien à droite un couloir herbeux au pied du tuc de l’Abesque et de traverser ensuite à gauche sous la face. On passe alors au pied de la directissime et on rejoint l’attaque du grand dièdre au-dessus des schistes par une désescalade facile.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est. Une sente cairnée ramène rapidement au pied de la face est et au chemin d’accès (3 à 4 heures jusqu’aux granges).

Descriptif de l’itinéraire : Il est dicté par la zone de faiblesse dans l’axe du grand dièdre qui constitue le tiers supérieur. La partie basse est constituée d’un succession de dièdres-cheminées bien marquées (4/4+). On remonte ensuite le grand dièdre supérieur dont le bord droit est constitué d’une dalle claire. On peut suivre intégralement ce dièdre en franchissant un court surplomb jusqu’à une zone d’éboulis 50 mètres sous le sommet, ou bien le quitter quelques mètres sous le surplomb pour gagner la magnifique dalle à droite. Cette variante de 2 courtes longueurs est très intéressante et jalonnée de pitons (ensemble de 5).Toute la voie est bien pourvue en pitons et relais, un descriptif par longueur ne semble pas adapter tellement les possibilités sont nombreuses. Compter de 3 à 4 heures d’escalade.

Difficultés : D assez soutenu, l’escalade sans jamais être difficile (pas de 5 maximum) n’est jamais interrompue par une vire ou une zone facile.

Equipement : La voie est bien pourvue en pitons. Tous les relais sont en place sur pitons, parfois à renforcer.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, 4 ou 5 friends petits et moyens.

Hauteur de la voie : 350 mètres en comptant la zone de schistes rouges. Escalade rapide.

Horaire : 3 à 4 heures.

Topo : Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). Introuvable !

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche fort longue.

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