Quelques topos montagne des Pyrénées

24 mars, 2010

Couloir Nord du pic de la Montagnette (23 mars 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 23:18

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur du cirque de la Glère,

Pointe 2450 sur l’arête Nord du pic de la Montagnette (2558 m)

Couloir Nord

Il s’agit d’un très esthétique et original couloir. Son escalade est très plaisante et permet de visiter un secteur (très) délaissé du Luchonnais. Difficile de dire s’il s’agit de son premier parcours, nous n’avons, en tout cas, trouvé aucune trace d’une escalade antérieure. Le couloir est très homogène entre 45 et 55° avec de très cours ressauts un peu plus raides ou plus secs. Il débouche à la pointe 2450 sur l’arête Nord du pic de la Montagnette que l’on rejoint par une belle arête facile. Il faudra attendre des conditions de neige bien stables car tout le secteur est très avalancheux.

couloir nord de la montagnette

Montagnette
Album : Montagnette

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Première ascension :Parcouru le 23 mars 2010 par P. Lecomte et Jean-Pierre Pujolle.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. Se garer au niveau de l’arboretum de Jouéou ou plus bas au pont du même nom si la route est fermée.

Accès pédestre :Emprunter la piste forestière qui conduit au refuge ONF d’Esbas. On la quitte dans une épingle à droite vers 1300 m pour suivre le sentier qui conduit au cirque de la Glère (on peut l’atteindre également depuis l’hospice de France par le sentier de l’impératrice). Remonter alors le large vallon qui s’ouvre à l’Est en direction du lac de la Montagnette. La face Nord de la Montagnette est défendue par une première barre rocheuse qui démarre vers 1900 mètres, un couloir dérobé qui s’élève de gauche à droite permet d’en gagner le pied (passages à 45°). Compter 2 heures à 2 heures 30 depuis la voiture.

Description :Le couloir proprement dit débute presque dans l’axe du couloir d’accès en traversant une pente neigeuse qui court tout le long de la face Nord. D’abord assez large, il se rétrécit rapidement (45 puis 50°). Après deux petits étranglements plus raides (55/60°) en glace ou mixte, le couloir s’élargit à nouveau et donne accès à un épaulement neigeux. Traverser d’une trentaine de mètres sur le versant Ouest pour accéder à un couloir secondaire que l’on remonte sur 100 mètres (45/50°). Les 20 derniers mètres sont plus raides et un peu mixtes (60°). On débouche sur une arête neigeuse très près de la pointe 2450. Il ne reste qu’à suivre l’arête facile vers le Sud pour gagner le sommet de la montagnette (2 à 3 heures de l’attaque).

Descente :Descendre facilement à l’Est en contournant le lac de la Montagnette par la gauche. Passer à proximité du lac du Maillé puis s’engager dans le raide vallon qui s’ouvre à l’Ouest. Un peu plus bas, bien traverser à droite pour éviter des barres (balisage bleu s’il est visible) pour retrouver le large vallon d’accès (2 heures jusqu’à la voiture).

Difficultés : AD+, couloir classique à 45/50° et quelques courts passges plus raides.

Equipement : Néant.

Matériel :Piolets, crampons, 4 ou 5 friends petits et moyens, 2 ou 3 pitons plats pourront être les bienvenues.

Hauteur du couloir : 450 mètres environ.

Altitude sommet : 2558 mètres

Horaire :Approche : 2 heures à 2 heures 30.Couloir : 2 à 3 heures.Descente : 2 heures.

Topo : Néant.

30 janvier, 2010

Goulotte contrefort NO du pic de la Pique (29 janvier 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 18:30

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Contreforts Nord-Ouest du pic de la Pique (2394 m),

Goulotte sans nom

Ce versant NO du pic de la Pique recèle d’un bon nombre de goulottes et cascades. Certaines, sortant sur la crête sommitale, font plus de 500 mètres. L’absence de topo n’aide pas à bien les identifier individuellement mises à part « frénésie chevaleresque » et le « couloir en Y » devenues classiques (cf. topo de F. Mousel). Elles ont tout de même été décrites de façon quasi exhaustive dans 2 numéros successifs de passe-muraille (n°13 et 14). Quoi qu’il en soit, avec un peu de feeling, il est très souvent possible de passer une belle journée de montagne sur ce versant.

topo

goulotte Pique
Album : goulotte Pique

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Première ascension :Inconnue.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. A partir du pont de Penjat, le versant et ses différents itinéraires se dévoilent peu à peu. La goulotte décrite ici est la seconde que l’on rencontre. L’attaque est caractérisée par un cône de neige bordé à gauche par un dièdre rocheux (30 minutes de l’hospice).

Description :Remonter le cône de neige qui se redresse progressivement puis une pente de glace se rétrécissant. La goulotte se divise deux, prendre la branche de gauche pour faire le relais sur un arbre (60/65°, 100 m). Revenir dans la branche de droite pour franchir un beau rideau de glace (70/75°), continuer dans le couloir de neige pour faire le relais sur un arbre rive droite (R2, 70 m). Continuer dans la goulotte (65/70°) puis dans le couloir jusqu’à un bouquet d’arbre rive droite (R3, 70 m). Un petit couloir puis un dernier ressaut (60/65°) donne accès à une zone moins raide (R4 rive gauche sur arbre, 60 m).

Descente :Descendre facilement à pied sur l’éperon boisé rive gauche de la goulotte. Lorsque celui-ci devient raide, faire un rappel de 60 mètres (arbres, possibilités de fractionner) qui dépose sur une vaste rampe neigeuse peu raide que l’on suit à pied vers le Sud pour retrouver le chemin du port de Vénasque.

Difficultés :D, un ressaut de 10 mètres à 75° maximum.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, rappel de 60 mètres pour le confort, 3 friends, 2 ou 3 pitons plats (en cas), 6 broches, de la sangle à abandonner pour le(s) rappel(s).

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2394 mètres au sommet du pic de la Pique, 1850 mètres au sommet de la goulotte.

Horaire : Approche : 1 heure 15 jusqu’à l’hospice de France puis 30 minutes jusqu’au pied.Goulotte : 3 heures.

Descente : 1 heure jusqu’à l’hospice.

Topo :Néant, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra donner des indications sur des courses voisines.

 

18 décembre, 2009

Couloir Est du Penjat (18 décembre 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 23:25

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

Penjat (2106 m),

couloir Est

Il s’agit de la course 11.1 du topo de Francis Mousel « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace ». Parcouru mi-décembre avec peu de neige, le topo ci-dessous en diffère quelque peu. Il est évident qu’avec plus de neige, la difficulté est beaucoup moins soutenue, le couloir devenant alors une parfaite course d’initiation. Attention tout de même, exposé Est, le couloir voit le soleil très tôt. La descente par le ravin de Louzère peut être très avalancheuse.

topo couloir E Penjat

Couloir Est au Penjat
Album : Couloir Est au Penjat

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Première ascension :Inconnue.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1700m, à l’aplomb du pic Penjat, le couloir devient visible sur la droite. Monter à l’Ouest jusqu’à sa base (1 heure de l’hospice).

Description :On suit le couloir d’abord assez large et peu raide (40°) jusqu’à un bloc coincé à peu près à mi-couloir. Le contourner par la gauche et poursuivre dans le couloir qui se rétrécit et devient un peu plus raide (45/50°). On vient alors buter sur la partie terminale constituée d’une sorte de goulotte mixte sur environ 50 mètres. Dans le haut, on contourne une sorte de petite grotte par la droite (1 piton) Le couloir se couche pour sortir sur la crête. On peut monter au sommet du Penjat tout proche en suivant l’arête au Nord.

Descente :Sur le versant opposé, longer en ascendance la crête vers le Sud jusqu’à l’aplomb de la pointe 2268 m. S’engager alors plein Ouest dans le ravin de la Louzère que l’on suit en se rapprochant progressivement du Mail Ludent. On entre alors dans la raide forêt où l’on rejoint plus bas le chemin de l’impératrice. Le suivre vers la droite jusqu’à l’hospice de France (1 heure 30).

Difficultés :AD- à D en fonction des conditions.

Equipement :1 piton en place.

Matériel :Piolets, crampons, 30 mètres de corde, 3 friends, 2 ou 3 pitons plats.

Hauteur de la voie :330 mètres pour le couloir.

Altitude sommet :2106 mètres.

Horaire :Approche : 1 heure 15 jusqu’à l’hospice de France puis 1 heure jusqu’au pied du couloir.Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice.

Topo :« Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck, course 11.1.

17 décembre, 2009

Couloir Est de l’aiguille de l’Homme des neiges (16 décembre 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:30

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

crête Sud du Penjat, l’Homme des neiges (2306 m),

couloir Est

Lorsque l’on remonte la vallée de Vénasque en hiver, notre regard est plutôt attiré par le versant Ouest de la crête de la Pique et ses nombreuses goulottes et couloirs, le plus connu et le plus souvent parcouru est certainement le couloir en Y. Pourtant si l’on tourne la tête de l’autre côté, on sera forcément interpelé par le couloir Est du Penjat (course 11.1 du topo de Francis Mousel « neige, glace et mixte »). En continuant un peu plus au Sud, on pourra découvrir un autre couloir qui lui est parallèle et qui sort non loin d’une aiguille élancée : l’Homme des neiges. C’est ce couloir initiatique et rapide dont je vous propose le topo.

topo

couloir Est à lhomme des neiges
Album : couloir Est à l'homme des neiges

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Première ascension :Parcouru en été par F, Céréza et G. Barrère, le 03 août 1948 dont l’objectif était de gravir l’aiguille dénommée Homme des neiges bien visible sur la gauche lorsqu’on sort du couloir.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1800m, au niveau du Culet (cascade), ne pas traverser le ruisseau mais monter plein Ouest en direction du couloir maintenant visible. (1 heure de l’hospice).

Description :On suit le couloir assez large sur son premier tiers (neige à 35/40°) jusqu’à venir buter sur un énorme bloc coincé qui forme une grotte. On peut le contourner par la gauche (neige) ou par la droite (mixte facile). La pente se redresse progressivement (45/50°) et le couloir se rétrécit jusqu’au pied du ressaut terminal mixte. Un petit crochet à doite permet de rejoindre une rampe mixte assez raide (70° sur 30 mètres) qui conduit sur la crête sommitale.

Descente :Descendre sur le versant opposé, plein Ouest, pour prendre pied dans le ravin de Louzère que l’on descend en se rapprochant de sa rive gauche. Il conduit à une forêt assez raide où l’on vient couper le chemin de l’impératrice qui ramène à l’Hospice de France (1 heure).

Difficultés :AD, couloir entre 40 et 50° avec une mini-longueur de mixte facile à la sortie.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, 30 mètres de corde, 3 friends.

Hauteur de la voie :300 mètres pour le couloir.

Altitude sommet :2306 mètres (point côté sur la carte IGN).

Horaire :Approche : 1 heure 15 jusqu’à l’hospice de France puis 1 heure jusqu’au pied du couloir.Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure jusqu’à l’hospice.

 

Topo :Pas de topo, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra aider à la localisation puisque ce couloir est voisin de celui décrit dans la course 11.1.

25 août, 2009

Pas baston au Portarras (21 août 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:09

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Pic de portarras (2697 m), face Sud-est, massif du Bastan,

« Pas baston »

Comme son nom l’indique, la voie est propice à une escalade plaisir où il fait bon prendre le temps d’admirer le splendide paysage qu’offrent les lacs de Bastan cernés de leurs pins à crochets. La voie est semi-équipée de façon très intelligente avec des pitons. Toutes les longueurs sont belles avec une mention pour la troisième. Le cirque est sauvage et propice à une belle journée de montagne.

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Pas baston
Album : Pas baston

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Première ascension :CRS 29 de Lannemezan.

Accès voiture :Quelle que soit l’approche que l’on choisit, il faudra rejoindre le refuge de bastan. On pourra donc se garer au parking d’Artigusse sur la route des lacs en vallée d’Aure ou au col du Portet au dessus de la station de ski d’Espiaube (route non goudronnée mais roulante).

Accès pédestre : Rejoindre le refuge de bastan soit depuis le col de Portet par le GR10, soit depuis la route des lacs via le lac de l’Oule. Continuer sur le bon sentier (GR10c) en direction du col de Bastanet. On le quitte vers 2400 mètres pour partir vers l’Est en direction des contreforts du Portarras. Passer sous l’éperon Sud pour arriver sous la face Sud-Est. La voie suit le deuxième éperon que l’on rencontre (cairn à l’attaque). Compter 2 heures depuis le col de Portet, un peu plus depuis Artigusse.

Descente :  Du sommet de la voie, suivre l’arête horizontale vers la gauche puis descendre à un col sur le versant opposé. Un couloir raide démarre à l’Est du col et permet de rejoindre le pied de la voie.

Descriptif de l’itinéraire :La voie suit constament l’éperon qui ne pose pas de problème d’itinéraire. Au départ de la 3ème longueur, ne pas s’engager dans le dièdre au dessus du relais mais partir en ascendance à gauche dans une dalle sculptée.

Difficultés :D+, 5+ max et obligatoire. La voie n’est pas soutenue. Le cheminement logique est simple à suivre.

Equipement :La voie est quasi-équipée avec des pitons, tous les relais sont en place sauf le dernier.

Matériel :8 dégaines, coinceurs, jeu de friends jusqu’au 3 camalot. Les pitons ne sont pas nécessaires, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :150 mètres.

Altitude sommet :2697 mètres au sommet du Portarras une centaine de mètres au dessus de la sortie de la voie.

Horaire :2 heures.

Topo :Néant.

Où dormir :Pourquoi pas une nuit dans le petit écrin du refuge de Bastan.

16 juillet, 2009

Dutoit-Bacqué au Tuc de Belloc (13 juillet 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 12:51

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 Massif du Luchonnais, secteur des Spijeoles,

Tuc (ou Pointe) de Belloc (2680 m), face Est,

voie « Dutoit-Bacqué »

Cette face attire le regard lorsqu’on monte en direction de la face Est des Spijeoles. La quelque peu fastidieuse marche d’approche se fait très vite oubliée dès les premiers mouvements d’escalade. L’itinéraire, très ingénieux, se déroule sur un granit franc et magnifique qui rend l’escalade absolument parfaite. Bref, il n’y a absolument rien à jeter sur l’ensemble des 4 ou 5 longueurs. Ce coin mérite assurément une petite visite. Pour “amortir” les 3 heures de marche jusqu’au pied, il est par exemple possible d’enchaîner avec sa voisine de gauche “Le Tuc, c’est pas du toc” ouverte en 1993 par C. Ravier et E. Wiss; elle suit le dièdre évident en plein centre de la paroi. On peut également continuer jusqu’au pic Belloc (3008), par une crête aux difficultés modérées mais au rocher un peu délicat (schistes).

Topo Dutoit-Bacqué

Voie Dutoit-Baqué au Tuc de Belloc
Album : Voie Dutoit-Baqué au Tuc de Belloc

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Première asacension : Daniel Dutoit et Jean-Paul Bacqué en août 1970.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente assez bien marquée (cairns). Remonter le premier ressaut raide. Lorsque le sentier s’infléchit pour passer sous le Tuc de l’Abesque, prendre à droite vers l’ouest une sorte de vallon herbeux qui remonte vers le Tuc de Belloc et sa face Est. Compter 2 heures 30 à 3 heures d’Astau.

Descente : Deux solutions :

- du dernier relais, suivre l’arête sur une centaine de mètres (II et III) jusqu’au sommet du Tuc. Descendre ensuite sur l’arête qui se dirige vers le col qui sépare le Tuc du sommet du Belloc. Un raide vallon sur la gauche ramène au pied de la voie (2 heures à 2 heures 30 du sommet à Astau).

- par les 4 rappels des « chants de Pyrène ». Pour cela, du dernier relais, monter de quelques mètres sur l’arête. Le premier relais se situe 3 mètres sous l’arête versant Sud.

Difficultés : TD assez soutenu, 6a/b maximum, 5sup. obligatoire, aucun problème d’itinéraire.

 

Equipement : La voie est quasi-équipée en pitons. Il y a au moins un piton à chaques relais.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, 4 ou 5 friends petits et moyens. Encordement à 50 mètres. Crampons et/ou piolet en début de saison.

Hauteur de la voie : 150 mètres d’escalade puis 30 mètres d’arête facile jusqu’au sommet. Escalade assez rapide.

Altitude sommet : 2680 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : Le guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon) sur lequel ne figure pas cette voie donnera quelques infos sur ce sommet et sa localisation.

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo raccourcit la marche d’approche assez longue.

25 octobre, 2008

Eperon du brame au pic du Gar (25 octobre 2008)

Classé dans : — topospyreneens @ 19:01

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Pic du Gar, face Sud,

l’éperon du brame

 Voie très esthétique en dièdres, fissures et magnifiques écailles franches. Elle est semi-équipée sur spits et pitons, et se prête très bien à l’utilisation de friends et coinceurs.L’herbe toujours envahissante n’est réellement génante qu’au départ de la 3ème longueur. Beaucoup moins souvent parcourue que sa voisine de gauche, Ginseng, elle mérite largement le déplacement en proposant une escalade assez physique.

Topo épreron du brame

Eperon du brame au pic du Gar
Album : Eperon du brame au pic du Gar

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Ptrmière ascension : En 1990, par Evain et Fabbro et Laffranque.

Accès voiture : Quand on arrive de Montréjeau, prendre la direction de Bagnères de Luchon. Remonter la vallée jusqu’au rond-point de Chaum ou l’on prend la direction de Saint-Béat. Après 2 kilomètres, prendre à gauche (en face du restaurant « le Marrakech ») en direction de Eup et de Bézins-Garraux. Suivre ensuite la direction de Bézins. On se gare sur le petit parking à côté de l’église.

Accès pédestre : Passer à gauche de l’église et suivre une piste forestière carrossable interdite à la circulation. Après 3 lacets, elle traverse un grand moment vers la gauche. Quand elle devient plate, prendre à droite le bon sentier du pic du Gar (petit panneau rouge). Il s’élève de façon très régulière en de nombreux lacets en direction du col de Teyech. Au niveau des derniers arbres et avant les pelouses, on quitte le sentier dans une épingle à gauche (petit cairn) pour traverser vers la droite, en ascendance, une combe herbeuse un peu raide en direction du pied de l’aiguillette. Au pied de celle-ci (départ de la voie Ginseng) on trouve un spit avec un maillon qui permet de faire un rappel de 40 mètres. Il permet de descendre une zone raide, on poursuit en suivant le pied de la falaise vers l’Est sur environ 300 mètres jusqu’à un grand dièdre qui délimite le bord gauche d’une roche accolée d’environ 100 mètres de haut. La voie commence dans le socle de cetta aiguille.

Il n’est pas obligatoire de passer au pied de Ginseng et donc de faire le rappel. Pour cela, quitter le sentier plus tôt (vers 1150 m.) et monter en ascendance vers le droite vers la falaise que l’on aperçoit rapidement.

Dans les 2 cas, compter 1 heure 15 à 1 heure 30.

Descente : En 3 rappels avec un rappel de 50 mètres : R5, R3, R2. Du pied de la voie, en descendant toujours vers la droite, on rejoint le sentier du pic du Gar.

Il est également possible de descendre droit dans le couloir en forêt à l’aplomb de la voie (raide). Il faut alors éviter une barre rocheuse par la droite à mi-descente. Dans le bas on rejoint une sente qui descend vers la droite et qui rejoint le sentier du col de Caube (45 minutes à 1 heure).

Difficultés : 6a maximum et obligatoire. La voie est assez soutenue et l’escalade physique en fissures, dièdres et écailles.

Equipement : La voie est semi-équipée en pitons et spits de 8 mm. Les nombreuses fissures et écailles se prêtent parfaitement à l’utilisation de friends et coinceurs.

Matériel : 12 dégaines pour la dernière longueur qui est entièrement équipée, 5 ou 6 friends petits et moyens (jusqu’au camalot rouge), un jeu de coinceurs. Un marteau peut être intéressant pour retaper les clous. De la sangle pour changer celles des relais.Une bonne paire de chaussures est intéressante pour l’approche et le retour assez raides.

Hauteur de la voie : 140 mètres. 5 longueurs dont certaines courtes.

Altitude sommet : 1756 mètres pour le pic du Gar, le haut de la voie est à environ 1550 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures pour la voie.

Topo : Escalade en Pyrénées centrales (introuvable).

14 octobre, 2008

Tichodrome au Mail de Jorc (14 octobre 2008)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:21

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Mail de Jorc à Cier de Luchon, face Est,

Tichodrome

 Hormis les belles parois du pic du Gar où l’escalade est très souvent exigeante, la vallée Luchonnaise ne nous propose qu’un seul autre site de grandes voies calcaire : le Mail de Jorc. Sur cette paroi, Tichodrome est devenue la classique. La falaise est d’ailleurs très souvent nommée la falaise du tichodrome. L’escalade est belle, variée (dévers, murs raides, dalles), le tout sur un beau calcaire sculpté. L’escalade n’y est malheureusement autorisée qu’aux mois de septembre et octobre, ceci pour le plus grand bonheur du percnoptère qui y a trouvé refuge pour nicher. Ce peu de fréquentation est sans doute à l’origine de la pousse incessante d’herbe et autres mousses dans l’itinéraire.

tichodrome.jpg

Tichodrome au Mail de Jorc
Album : Tichodrome au Mail de Jorc

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Première ascension : Le 29/10/1982 par M. Boye et J. Gramond, du PGHM de Luchon. Rééquipée le 14/10/2008 par O. Dejean, P. Lecomte, T. Lamotte, S. Rioja et J.P. Pujolle.

Accès voiture : La falaise du Mail de Jorc se trouve au-dessus du petit village de Cier de Luchon à 6 km au Nord de Bagnères de Luchon. Elle est bien visible de la D125. En arrivant de Luchon en direction de Montréjeau, prendre à gauche en direction de Cier. Passer la voie ferrée et dans le premier virage à droite, prendre à gauche une petite route entre des maisons. Elle se transforme rapidement en piste. Se garer au niveau du panneau d’interdiction de circuler.

Accès pédestre : Emprunter la piste de droite et la suivre jusqu’à une épingle à cheveux à droite (panneau d’information sur les dates d’ouverture à l’escalade). Continuer 10 mètres sur la piste de gauche et monter à droite dans la forêt par une sente peu marquée. On arrive à un sentier horizontal que l’on suit sur 50 mètres vers la gauche. On le quitte pour monter droit dans la forêt en direction de la falaise (traces de sente). Compter une vingtaine de minutes.

Descente : Du sommet de la falaise, une sente démarre vers la droite, d’abord horizontale, elle descend ensuite sur une sorte d’éperon arrondi. Elle part ensuite à l’horizontale vers la gauche en traversant une pente très raide pour rejoindre un vaste couloir. On le descend en tirant légèrement à droite pour suivre ensuite le pied de la falaise jusqu’à l’attaque, 30 minutes du sommet à la voiture.

Difficultés : 7a max, 6a+ obligatoire. On rencontre tous les styles d’escalade : dévers, murs raides, dalles. Aucune longueur n’est réellement soutenue. Le rocher est très bon à quelques rares exceptions.

Equipement : La voie est très bien équipée en goujons dans les longueurs et aux relais.

Matériel : 15 dégaines plus les relais. Les coinceurs et friends peuvent être laissés à la maison, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 260 mètres. 8 longueurs. La voie louvoie pas mal rallongeant l’itinéraire.

Altitude sommet : 750 mètres.

Horaire : 4 heures.

Topo : Escalade en Pyrénées centrales, pas facile à dénicher.

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée.

31 juillet, 2008

Face Est du doigt de Pombie

Classé dans : — topospyreneens @ 22:50

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Pic du midi d’Ossau, doigt de Pombie (2446 m),

face Est

Voie moins soutenue mais tout aussi enthousiasmante que l’éperon Est. Elle permet une petite visite à un satellite de l’Ossau moins fréquenté que l’aiguillette Jolly ou la pointe jean Santé. Seul l’éclairage du matin permet de bien l’identifier car le soir elle se confond avec le second plan. Depuis le refuge, le premier bastion de couleur rouge paraît très raide et compact, ce n’est qu’au dernier moment que l’on aperçoit le magnifique dièdre qui permet de le remonter. Côtée TDinf., cette escalade nécessite tout de même un peu de “métier”, les pitons ne sont pas très nombreux mais bien placés. La succession de fissures et de dièdres avec parfois un petit passage en dalle pour les rejoindre est un enchantement. Descente en désescalade puis en 8 rappels dans le couloir NNE.

topo face Est du doigt de Pombie 

Face Est du doigt de Pombie
Album : Face Est du doigt de Pombie

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Première ascension :

Partie inférieure : J Bergès et H. Baudéant.

Partie supérieure en 1972 par T. Bedel et D. Gillereau.

Accès voiture : De Pau, suivre la direction de Saragosse. A Gan, laisser Oloron Sainte-Marie à droite et suivre la vallée d’Ossau. Passer Laruns puis les Eaux-chaudes. Continuer en direction du col du Pourtalet et se garer sur un grand parking à gauche, 1 kilomètre avant celui-ci, à la cabane de l’Araille (1709 mètres.).

Accès pédestre : Du parking il faut se rendre au refuge de Pombie, pour cela, descendre légèrement et franchir le ruisseau grâce à deux passerelles. Un bon sentier part plein Nord et monte au refuge en passant par le col de Soum de Pombie. On suit ensuite le bon sentier du col de Suzon qui passe sous la pointe Jean Santé puis sous le doigt dont on rejoint la base par un éboulis raide (1 heure jusqu’au refuge puis 40 minutes jusqu’à l’attaque). Le pied du doigt de Pombie est souvent défendu assez tard dans la saison par un gros névé persistant. On pourra alors soit passer entre la neige et le rocher si c’est possible ou sinon remonter le névé (prévoir les crampons pour le matin).

Descriptif des longueurs :

La première partie est constituée d’un imposant bastion de rocher rouge, haut d’environ 100 mètres, rayé d’un dièdre fissuré qui en

est l’unique point de faiblesse (celui-ci n’est pas visible du refuge et on ne l’aperçoit qu’au dernier moment durant la marche

d’approche). L’attaque se situe dans des rochers blancs 20 mètres à droite de l’aplomb de cet unique dièdre.

L1 : remonter un premier mur de rochers blancs sur environ 25 mètres jusqu’à la vire la plus haute qui fait la transition avec le bastion de

couleur rouge (4+, 1 piton). On passe 2 mètres sous un relais facultatif en traversant à gauche pour rejoindre la base du dièdre caractéristique

au niveau d’une vire (4, 1 piton). On fait relais sur 2 pitons, 50 mètres.

L2 : attaquer le dièdre par 3 mètres d’escalade difficile (6a, 1 coin de bois), on continue par une cheminée plus facile (4+, 2 pitons). Juste

avant qu’elle ne se transforme en un dièdre raide et parfait, effectuer une petite traversée à gauche pour rejoindre une autre ligne de fissures

raides (relais sur pitons facultatif) que l’on remonte droit jusqu’à une bonne vire (5, 2 friends coincés), relais sur béquet, 45 mètres.

Il existe une variante à droite plus dure (5+/6a) en suivant intégralement le dièdre (prévoir 3 gros friends).

L3 : monter en ascendance à gauche par un magnifique dièdre fissuré jusqu’à une vire que l’on suit vers la gauche sur quelques mètres (5).

Franchir un court mur jusqu’à une rampe qui ramène à ascendance à droite jusqu’au pied de la grande vire herbeuse qui marque la fin de la

première partie (4). Relais sur friends, 45 mètres. Echappatoire possible vers la droite en 2 rappels.

On remonte alors intégralement la vire herbeuse sur environ 80 mètres pour monter R3 bis au pied de rochers blancs juste à gauche

d’un grand mur lisse de couleur rouge. Il faut profiter de cette jonction pour bien repérer L4 qui est la longueur la moins définie. Un

 bon point de repère est un petit toit triangulaire bien visible 100 mètres au-dessus de la vire. 

 L4 : remonter en ascendance à gauche les rochers blancs (3) jusqu’à se trouver à l’aplomb du petit toit triangulaire précité. On franchit un

court mur raide juste à gauche d’un bloc posé (4+) pour rejoindre en ascendance à gauche une belle dalle que l’on remonte (4, 1 piton). Un

dièdre facile à gauche mène au relais sur 1 piton et friend, 50 mètres.

 L5 : traverser en ascendance à droite la dalle juste à droite du relais (5, 1 piton) pour rejoindre un système de dièdres que l’on remonte dans

une zone peu défini (4+) pour établir le relais sur friends juste à l’aplomb du petit toit triangulaire, 50 mètres.

L6 : remonter le dièdre évident qui part vers la gauche, d’abord facile (4), il se redresse et devient lisse sur les 10 derniers mètres (5+ puis 6a,

4 pitons). Relais sur 1 piton et friend, 45 mètres.

L7 : continuer dans le système de dièdre vers la gauche en évitant la première partie par la gauche jusqu’à une bonne vire (4+) que l’on atteint

par de gros blocs. Remonter ensuite le dièdre vertical et lisse juste au-dessus, haut d’environ 10 mètres (6a+, 1 piton). Ne pas monter jusqu’au

surplomb, mais quitter le dièdre par la droite juste à sa sortie pour atteindre une bonne marche, relais sur béquet, 35 mètres.

L8 : une traversée délicate en dalle vers la droite (5+) permet de rejoindre un autre dièdre. Le remonter sur une vingtaine de mètres (4+, blocs coincés) et repérer

juste à droite un petit surplomb orange. Quitter le dièdre juste à son niveau pour le contourner par la droite (5+, 1 friend coincé) et monter droit au-dessus pour

gagner le sommet. Relais sur béquet, 50 mètres.

 

Descente :

On rejoint la brèche par une désescalade (2), versant sud-ouest, où l’on trouve le premier amarrage de rappel. On rejoint ensuite le pied en 7

rappels.

Rappel 1 : 50 mètres, entre les 2 couloirs. On trouve le suivant au niveau d’une vire bien décalé à droite.

Rappel 2 : 45 mètres, légèrement à gauche jusqu’au couloir.

Rappel 3 : 40 mètres, suivre la rampe herbeuse couchée vers la droite jusqu’au relais suivant au niveau d’une large vire rocheuse

Rappel 4 : 40 mètres, dans l’axe sur des dalles jusqu’à la sortie d’un couloir.

Rappel 5 : 50 mètres, dans le raide couloir jusqu’à une vire herbeuse horizontale que l’on suit sur la droite sur 15 mètres pour trouver un relais

sur gougeons.

Rappel 6 : 40 mètres, dans l’axe jusqu’à une vire, relais sur gougeons

Rappel 7 : 45 mètres jusqu’au sol.

Compter 2 à 3 heures du sommet au refuge.

 

Difficultés : 6a+ maximum, 5+ obligatoire. La voie n’est pas très soutenue, mais certains passages en fissure et dièdre sont exigeants.

Equipement : Quelques pitons aux relais et dans les longueurs les plus dures laissent la part belle à l’utilisation de coinceurs et friends. Les fissures se prêtent parfaitement à leur utilisation.

Matériel : 10 dégaines dont des longues, rappel de 50 mètres, un jeu de friends complet du camalot bleu au camalot n°3 en doublant quelques petits et moyens, un jeu de coinceurs. Il faudra prévoir 3 camalots n°3 si l’on opte pour la variante à droite de L2. De la cordelette pour éventuellement remplacer celle des relais de rappel. Les crampons peuvent être utiles s’il faut remonter le névé à la base.

Hauteur de la voie : 370 mètres.

Altitude sommet : 2446 mètres pour la pointe Jean santé.

Horaire : 4 à 5 heures.

Topo :

Passages pyrénéens, de R. Thivel, C. Ravier et R. Munsch.

Escalade au pic du Midi d’Ossau de Patrick Dupouey.

Où dormir : Refuge de Pombie au pied de la face Sud de l’Ossau.

30 juillet, 2008

Eperon Est à l’Ossau, pointe Jean santé

Classé dans : — topospyreneens @ 22:41

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Pic du midi d’Ossau, pointe Jean santé (2506 m)

Eperon est jusqu’à l’épaule

Après quelques années passées sans grimper sur ce versant de l’Ossau, la mémoire s’effaçant, c’est presque avec un enthousiasme de découverte que nous avons parcouru ce petit bijou. Aucune longueur ne vient rompre la beauté de cette ligne pure où alternent fissures et dièdres au milieu de dalles lisses. Le tracé est astucieux et raide. Nous décrivons ici uniquement la première partie jusqu’à l’épaule équipée pour la descente d’une bonne ligne de rappels sur pitons quasiment tous dans l’axe jusqu’à la vire d’accès. De cette manière, la course est rapide et permet un départ un peu tardif.

Topo éperon Est à la pointe Jean Santé 

Eperon est à la pointe Jean santé
Album : Eperon est à la pointe Jean santé

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Première ascension : En 1955 par jean et Pierre Ravier.

Accès voiture : De Pau, suivre la direction de Saragosse. A Gan, laisser Oloron Sainte-Marie à droite et suivre la vallée d’Ossau. Passer Laruns puis les Eaux-chaudes. Continuer en direction du col du Pourtalet et se garer sur un grand parking à gauche, 1 kilomètre avant celui-ci, à la cabane de l’Araille (1709 mètres.).

Accès pédestre : Du parking il faut se rendre au refuge de Pombie, pour cela, descendre légèrement et franchir le ruisseau grâce à deux passerelles. Un bon sentier part plein Nord et monte au refuge en passant par le col de Soum de Pombie. La vire d’accès à l’éperon est bien visible du refuge et coupe de gauche à droite la muraille Sud de la pointe Jean Santé pratiquement en son point le plus bas (1 heure jusqu’au refuge puis 20 à 30 minutes jusqu’à la vire).

Descriptif des longueurs :

On suit intégralement la vire de gauche à droite sur environ 120 mètres (passages de II et III entremêlés d’herbe). Elle s’élargit avant de

bifurquer à gauche vers le couloir Pombie-Suzon. L’éperon débute sur la gauche au niveau d’un surplomb rayé d’une fissure avec un vieux coin

de bois.

L1 : franchir le court surplomb (5+) puis continuer en ascendance à droite  par un petit dièdre puis une dalle (4, 1 piton). R1 sur 2 pitons, 40

mètres. Ne pas partir à gauche dans une zone moins raide au premier tiers de la longueur.

L2 : remonter le magnifique dièdre droit au-dessus du relais (5+, plusieurs pitons en place). En sortir par la gauche pour faire le relais dans une

dalle sur 3 pitons, 35 mètres.

L3 : monter droit au-dessus du relais dans le mur raide jusqu’au surplomb (5+, 2 pitons), faire alors une grande traversée à gauche (6a,

3pitons) sous le surplomb pour aller faire le relais dans une dalle déversée sur 3 pitons. 25 mètres.

L4 : partir en ascendance à gauche sur une rampe au bout de laquelle on monte droit dans un petit dièdre (4+, un peu expo) puis monter en

ascendance à droite au niveau d’une petite grotte (4, 1 piton), R4 sur 2 pitons, 35 mètres.

L5 : Revenir en ascendance à gauche (4) puis à droite par une succession de petits dièdres entre-coupés de vires. On croise un relais sur 3

pitons (qui servira à la descente) et on gravit un dernier petit dièdre à droite pour faire le relais sur un béquet sur une vire juste avant un dièdre

cheminée raide. Ensemble de 4, 40 mètres.

L6 : remonter la cheminée puis les petits dièdres qui lui font suite jusqu’au pied d’un dièdre herbeux (5, 3 pitons). On l’évite par un petit

crochet à gauche dans un mur raide fissuré (5, 1 piton au départ). Relais sur une bonne vire sur 2 pitons, 45 mètres.

L7 : c’est la longueur clef, évidente, elle suit un système de fissures et de dièdres légèrement vers la gauche puis revient sur la droite pour trouver le relais sur 3

pitons. On trouve 6 pitons dans la longueur plus un coinceur coincé. L’ensemble fait 6b, 40 mètres. Il est possible de la fractionner sur un relais au milieu sur

pitons mais il semble peu confortable.

Descente :

Nous décrivons ici une descente en rappels possible uniquement si l’on interrompt la voie à l’épaule (R7), si l’on continue jusqu’à la pointe, il

faudra descendre par la voie des vires après un rappel dans le cirque gris.

De l’épaule, on peut descendre en 5 rappels jusqu’à la vire d’accès. Les deux premiers à R7 et R6 (40 puis 45 m.), le troisième légèrement en contrebas à gauche de R5 (45 m), le quatrième à R3 (40 m.), le cinquième décalé à gauche de l’axe de la voie dans une dalle sous un gros surplomb en arc de cercle (40 m.). Tous ces relais sont sur pitons, prendre de la cordelette pour éventuellement remplacer celle existante. On suit ensuite la vire à la descente jusqu’au moment où elle se rétrécit et devient rocheuse, un ultime rappel sur une racine et un bloc dépose au pied. Compter 2 heures de l’épaule au refuge.

 

Difficultés : 6b maximum, 5+/6a obligatoire. La voie nous est apparue assez soutenue en fissures et dièdres verticaux. La traversée en 6a de la 3ème longueur est expo pour le second (impossible de mettre un point pour assurer sa traversée).

Equipement : Tous les relais sont équipés sur pitons, quelques autres viennent jalonner les longueurs. Les friends et coinceurs viendront les compléter.

Matériel : 10 dégaines dont des longues, rappel de 50 mètres, un jeu de friends complet du camalot bleu au camalot n°3, un jeu de coinceurs. De la cordelette pour éventuellement remplacer celle des relais de rappel.

Hauteur de la voie : 260 mètres jusqu’à l’épaule.

Altitude sommet : 2506 mètres pour la pointe Jean santé.

Horaire : 4 à 5 heures.

Topo :

Passages pyrénéens, de R. Thivel, C. Ravier et R. Munsch.

Escalade au pic du Midi d’Ossau de Patrick Dupouey.

Où dormir : Refuge de Pombie au pied de la face Sud de l’Ossau.

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