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31 juillet, 2008

Face Est du doigt de Pombie

Classé dans : — topospyreneens @ 22:50

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Pic du midi d’Ossau, doigt de Pombie (2446 m),

face Est

Voie moins soutenue mais tout aussi enthousiasmante que l’éperon Est. Elle permet une petite visite à un satellite de l’Ossau moins fréquenté que l’aiguillette Jolly ou la pointe jean Santé. Seul l’éclairage du matin permet de bien l’identifier car le soir elle se confond avec le second plan. Depuis le refuge, le premier bastion de couleur rouge paraît très raide et compact, ce n’est qu’au dernier moment que l’on aperçoit le magnifique dièdre qui permet de le remonter. Côtée TDinf., cette escalade nécessite tout de même un peu de “métier”, les pitons ne sont pas très nombreux mais bien placés. La succession de fissures et de dièdres avec parfois un petit passage en dalle pour les rejoindre est un enchantement. Descente en désescalade puis en 8 rappels dans le couloir NNE.

topo face Est du doigt de Pombie 

Face Est du doigt de Pombie
Album : Face Est du doigt de Pombie

2 images
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Première ascension :

Partie inférieure : J Bergès et H. Baudéant.

Partie supérieure en 1972 par T. Bedel et D. Gillereau.

Accès voiture : De Pau, suivre la direction de Saragosse. A Gan, laisser Oloron Sainte-Marie à droite et suivre la vallée d’Ossau. Passer Laruns puis les Eaux-chaudes. Continuer en direction du col du Pourtalet et se garer sur un grand parking à gauche, 1 kilomètre avant celui-ci, à la cabane de l’Araille (1709 mètres.).

Accès pédestre : Du parking il faut se rendre au refuge de Pombie, pour cela, descendre légèrement et franchir le ruisseau grâce à deux passerelles. Un bon sentier part plein Nord et monte au refuge en passant par le col de Soum de Pombie. On suit ensuite le bon sentier du col de Suzon qui passe sous la pointe Jean Santé puis sous le doigt dont on rejoint la base par un éboulis raide (1 heure jusqu’au refuge puis 40 minutes jusqu’à l’attaque). Le pied du doigt de Pombie est souvent défendu assez tard dans la saison par un gros névé persistant. On pourra alors soit passer entre la neige et le rocher si c’est possible ou sinon remonter le névé (prévoir les crampons pour le matin).

Descriptif des longueurs :

La première partie est constituée d’un imposant bastion de rocher rouge, haut d’environ 100 mètres, rayé d’un dièdre fissuré qui en

est l’unique point de faiblesse (celui-ci n’est pas visible du refuge et on ne l’aperçoit qu’au dernier moment durant la marche

d’approche). L’attaque se situe dans des rochers blancs 20 mètres à droite de l’aplomb de cet unique dièdre.

L1 : remonter un premier mur de rochers blancs sur environ 25 mètres jusqu’à la vire la plus haute qui fait la transition avec le bastion de

couleur rouge (4+, 1 piton). On passe 2 mètres sous un relais facultatif en traversant à gauche pour rejoindre la base du dièdre caractéristique

au niveau d’une vire (4, 1 piton). On fait relais sur 2 pitons, 50 mètres.

L2 : attaquer le dièdre par 3 mètres d’escalade difficile (6a, 1 coin de bois), on continue par une cheminée plus facile (4+, 2 pitons). Juste

avant qu’elle ne se transforme en un dièdre raide et parfait, effectuer une petite traversée à gauche pour rejoindre une autre ligne de fissures

raides (relais sur pitons facultatif) que l’on remonte droit jusqu’à une bonne vire (5, 2 friends coincés), relais sur béquet, 45 mètres.

Il existe une variante à droite plus dure (5+/6a) en suivant intégralement le dièdre (prévoir 3 gros friends).

L3 : monter en ascendance à gauche par un magnifique dièdre fissuré jusqu’à une vire que l’on suit vers la gauche sur quelques mètres (5).

Franchir un court mur jusqu’à une rampe qui ramène à ascendance à droite jusqu’au pied de la grande vire herbeuse qui marque la fin de la

première partie (4). Relais sur friends, 45 mètres. Echappatoire possible vers la droite en 2 rappels.

On remonte alors intégralement la vire herbeuse sur environ 80 mètres pour monter R3 bis au pied de rochers blancs juste à gauche

d’un grand mur lisse de couleur rouge. Il faut profiter de cette jonction pour bien repérer L4 qui est la longueur la moins définie. Un

 bon point de repère est un petit toit triangulaire bien visible 100 mètres au-dessus de la vire. 

 L4 : remonter en ascendance à gauche les rochers blancs (3) jusqu’à se trouver à l’aplomb du petit toit triangulaire précité. On franchit un

court mur raide juste à gauche d’un bloc posé (4+) pour rejoindre en ascendance à gauche une belle dalle que l’on remonte (4, 1 piton). Un

dièdre facile à gauche mène au relais sur 1 piton et friend, 50 mètres.

 L5 : traverser en ascendance à droite la dalle juste à droite du relais (5, 1 piton) pour rejoindre un système de dièdres que l’on remonte dans

une zone peu défini (4+) pour établir le relais sur friends juste à l’aplomb du petit toit triangulaire, 50 mètres.

L6 : remonter le dièdre évident qui part vers la gauche, d’abord facile (4), il se redresse et devient lisse sur les 10 derniers mètres (5+ puis 6a,

4 pitons). Relais sur 1 piton et friend, 45 mètres.

L7 : continuer dans le système de dièdre vers la gauche en évitant la première partie par la gauche jusqu’à une bonne vire (4+) que l’on atteint

par de gros blocs. Remonter ensuite le dièdre vertical et lisse juste au-dessus, haut d’environ 10 mètres (6a+, 1 piton). Ne pas monter jusqu’au

surplomb, mais quitter le dièdre par la droite juste à sa sortie pour atteindre une bonne marche, relais sur béquet, 35 mètres.

L8 : une traversée délicate en dalle vers la droite (5+) permet de rejoindre un autre dièdre. Le remonter sur une vingtaine de mètres (4+, blocs coincés) et repérer

juste à droite un petit surplomb orange. Quitter le dièdre juste à son niveau pour le contourner par la droite (5+, 1 friend coincé) et monter droit au-dessus pour

gagner le sommet. Relais sur béquet, 50 mètres.

 

Descente :

On rejoint la brèche par une désescalade (2), versant sud-ouest, où l’on trouve le premier amarrage de rappel. On rejoint ensuite le pied en 7

rappels.

Rappel 1 : 50 mètres, entre les 2 couloirs. On trouve le suivant au niveau d’une vire bien décalé à droite.

Rappel 2 : 45 mètres, légèrement à gauche jusqu’au couloir.

Rappel 3 : 40 mètres, suivre la rampe herbeuse couchée vers la droite jusqu’au relais suivant au niveau d’une large vire rocheuse

Rappel 4 : 40 mètres, dans l’axe sur des dalles jusqu’à la sortie d’un couloir.

Rappel 5 : 50 mètres, dans le raide couloir jusqu’à une vire herbeuse horizontale que l’on suit sur la droite sur 15 mètres pour trouver un relais

sur gougeons.

Rappel 6 : 40 mètres, dans l’axe jusqu’à une vire, relais sur gougeons

Rappel 7 : 45 mètres jusqu’au sol.

Compter 2 à 3 heures du sommet au refuge.

 

Difficultés : 6a+ maximum, 5+ obligatoire. La voie n’est pas très soutenue, mais certains passages en fissure et dièdre sont exigeants.

Equipement : Quelques pitons aux relais et dans les longueurs les plus dures laissent la part belle à l’utilisation de coinceurs et friends. Les fissures se prêtent parfaitement à leur utilisation.

Matériel : 10 dégaines dont des longues, rappel de 50 mètres, un jeu de friends complet du camalot bleu au camalot n°3 en doublant quelques petits et moyens, un jeu de coinceurs. Il faudra prévoir 3 camalots n°3 si l’on opte pour la variante à droite de L2. De la cordelette pour éventuellement remplacer celle des relais de rappel. Les crampons peuvent être utiles s’il faut remonter le névé à la base.

Hauteur de la voie : 370 mètres.

Altitude sommet : 2446 mètres pour la pointe Jean santé.

Horaire : 4 à 5 heures.

Topo :

Passages pyrénéens, de R. Thivel, C. Ravier et R. Munsch.

Escalade au pic du Midi d’Ossau de Patrick Dupouey.

Où dormir : Refuge de Pombie au pied de la face Sud de l’Ossau.

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