Quelques topos montagne des Pyrénées

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11 octobre, 2007

couloir en Y à la crête de la Pique

Classé dans : — topospyreneens @ 23:35

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Massif du Luchonnais, secteur de l’hospice de France

couloir en Y à la crête de la Pique (2498 mètres), face Nord-Ouest

Ce versant de la crête de la Pique peu attirant durant la période estivale devient un morceau de choix l’hiver venu. Une approche courte, un couloir toujours intéressant entrecoupé de passages plus raides donnent un côté ludique à cette course.

Un grand merci à Ludovic Carrère pour la photo ci-dessous :

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Couloir en Y à la Pique
Album : Couloir en Y à la Pique

4 images
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Première ascension : Pascal Guerrier, Sébastien Thomas et Pierre Satgé le 03 février 1995.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral durant la saison hivernale, on peut alors emprunter l’ancienne route (sur la gauche) jusqu’à l’endroit où elle est effondrée et poursuivre à pied (1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1740m, au niveau du Cullet, on traverse le ruisseau du port de Vénasque pour s’élever tout droit rive droite sur une pente plus raide qui donne accès au cône de départ du couloir vers 1900 mètres. Le bas de la rive droite du couloir est marqué par un éperon qui descend assez bas. (1 heure 15 de l’hospice).

Description de l’itinéraire : On suit le couloir encaissé dont l’inclinaison est en moyenne de 40-45°. Il est entrecoupé de plusieurs petits passages de glace plus raides (75°) dont le plus long fait une dizaine de mètres. Possibilités de s’assurer sur les vires avec friends et coinceurs. Dans le haut, le couloir se divise en deux. Les deux branches peuvent se remonter, la descente sera alors différente : par le vallon de la Frêche en empruntant la branche de gauche ou sur le refuge de Vénasque en empruntant la branche de droite. 3 à 4 heures pour le couloir.

Descente : Deux possibilités :

 - Si l’on a suivi la branche de gauche : on sort sur la crête juste à droite de la pointe côtée 2498 m. On trouve alors sur la gauche une ligne de 2 rappels de 50 mètres (le premier sur la crête sur un piton et une sangle, le second rive gauche du couloir sur 2 pitons) qui amènent dans un raide couloir sur le versant de la Frêche. On le désescalade pour se retrouver dans un cirque de grandes pentes de neige que l’on descend. La pente se redresse à nouveau vers 2000 mètres avant de récupérer le vallon de la Frêche. Cette descente orientée plein Est voit très tôt le soleil et ne peut s’envisager que si les couloirs sont purgés.

 - Si l’on a suivi la branche de droite : on sort sur la crête plus près du pic de la Frêche. Il faut alors la suivre vers le sud. Vers 2600 mètres, emprunter de raides pentes de neige vers l’Ouest en direction du trou des chaudronniers et du refuge de Vénasque. Cette descente a l’avantage d’être moins exposée au soleil.

Dans les 2 cas, compter 2 à 3 heures de descente.

Difficultés : D, couloir entre 40 et 50° avec de courts ressauts en glace à 70°.

Equipement : Néant. 2 rappels équipés si l’on sort par la branche de gauche.

Matériel : Piolets, crampons, corde de rappel si l’on choisit cette option, 4 broches, un jeu de coinceurs dont des petits, un jeu de friends, pitons au cas où.

Hauteur de la voie : 600 mètres pour le couloir.

Horaire : Approche : 1 heure 15 depuis l’hospice de Frace

             Couloir : 3 à 4 heures

                 Descente : 2 à 3 heures jusqu’à l’hospice.

Topo : Pyrénées, courses mixtes, neige et glace de Francis mousel aux éditions Franck.

17 août, 2007

Casque du Lhéris : Nomad’s land, Chant de pierre, face sud classique, tichodromes

Classé dans : — topospyreneens @ 17:06

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Casque du Lhéris,1595 mètres, face sud,

Chant de pierre

Nomad’s land

Face sud classique

Tichodromes

 

Accès voiture : Deux sololutions :

- De Bagnères de Bigorre, rejoindre le col des Palomières. Au col prendre la piste  en bon état à droite qui mène à une vaste prairie au col de Bernadaus où l’on se gare. Attention depuis 2007, nos amis les chasseurs ont réussi à faire prendre un arrêté interdisant la circulation et le stationnement sur cette piste (sauf eux évidemment, il faudrait pas qu’ils transpirent tout de même !!!) durant la période de la chasse à la palombe (se renseigner à la mairie de Bagnères).

- De Bagnères de Bigorre, remonter la vallée de Campan en direction de La Mon  gie puis tourner rapidement à gauche en direction d’Asté. Traverser le village et continuer sur la route jusqu’à la fontaine de Crastes. On peut continuer  un peu au- dessus sur la piste jusqu’à un énorme bloc où l’on peut se garer.

Accès pédestre : 

- Si on s’est garé à Bernadaus :

Continuer sur la piste qui traverse la prairie, un panneau indique « Casque du Lhéris ». On suit toujours le balisage jaune en passant plusieurs bifurcations de pistes. On sort de la forêt pour arriver sur le plateau du col de Lhéris où l’on aperçoit les falaises à gauche. Se diriger vers la paroi que l’on suit vers la droite pour passer sous l’attaque de la classique. La sente redescend jusqu’à un bouquet d’arbres. Repérer 20 mètres plus haut au dessus de gradins le départ de la voie (spit « fixe » visible). Le départ de chant de pierres se situe 15 mètres à gauche (spit bleu au départ). 1heure 30.

- Si on s’est garé à la fontaine de Crastes :

Continuer sur le chemin faisant suite à la piste (panneau indicateur). Vers 1160 mètres, on débouche sur une piste toute neuve que l’on suit sur 50 mètres pour prendre à gauche dans la forêt (cairn, marquage jaune) une sente qui mène à la prairie du sous le lhèris où l’on retrouve le sentier qui vient de Bernadaus (1 heure 20 jusqu’au pied de la voie).

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Voie Nomad’s land

Voie un peu décevante malgré de beaux passages d’escalade. Seules L3 et L4 sont vraiment splendides. Je lui préfère sa voisine de gauche (« chant de pierre ») aux difficultés plus modérées mais dont l’escalade se révèle plus attrayante tout le long de la voie.

Topo nomad's land

   Topo nomad's land 2

Première ascension : P. GUERRIER.

Descente : En 5 rappels dans la voie. En avril 2007, il manquait une plaquette avec son anneau au R4. Nous sommes donc descendus par « chant de pierre » (premier rappel dans « Nomad’s land » puis 3 autres dans « chant de pierre » en sautant un relais dans le troisième rappel, corde de 50 mètres sinon 5 rappels). Il est également possible de redescendre à pied en passant au sommet du Casque puis en suivant l’arête vers le nord-ouest pour passer le second sommet. On trouve sur la gauche un raide couloir (le pas du Gat) qui ramène au col du Lhéris.

Difficultés : TD, 6c+ maximum, 6a obligatoire. Voie plutôt sur les pieds où il vaut mieux être à l’aise dans le 6b pour se faire plaisir.

Equipement : La voie est équipée en goujons. Relais équipés pour le rappel.

Matériel : 12 dégaines plus les relais. Les coinceurs et les friends ne sont pas nécessaires.

Hauteur de la voie : 150 mètres. 5 longueurs.

Horaire : 3 heures.

Topo : Passe muraille janvier 2000.

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Voie Chant de Pierre

Très belle voie variée qui exploite une série de magnifiques dièdres et fissures entrecoupés de dalles à trous et adhérences. Comme sa voisine de droite « Nomad’s land » il faut passer les deux premières longueurs pour arriver au beau rocher. L’escalade est rapide et très bien protégée, le coin est enchanteur notamment à l’automne quand les arbres commencent à roussir. La tranquillité est assurée même si ces nouvelles voies ont redonné un regain d’intérêt aux lieux.

27 octobre 2009 : suite à de nombreuses remarques, il semble que la dernière longueur soit plus proche du 6a+ que du 5+/6a. J’avais laissé la cotation de l’ouvreur qui d’une façon générale a tendance à bien serrer les cotations. Ce n’est pas du tout un reproche, mais il est vrai qu’il est bon de le savoir…

Topo chant de pierre

Chant de pierre au casque du Lhèris
Album : Chant de pierre au casque du Lhèris

5 images
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Première ascension : P. GUERRIER.

Descente : En 5 rappels dans la voie en sautant R4 (corde de 50 mètres nécessaire). Il est également possible de redescendre à pied en passant au sommet du Casque puis en suivant l’arête vers le nord-ouest pour passer le second sommet. On trouve sur la gauche un raide couloir (le pas du Gat) qui ramène au col du Lhéris.

Diificultés : D+, 5+/6a max., 5+ obligatoire. Voie peu athlétique, variée en dièdres, fissures et dalles.

Equipement : La voie est bien équipée sur goujons. Relais équipés pour le rappel.

Matériel : 16 dégaines (on peut faire avec 13 en en récupérant au début de la 6ème longueur) plus les relais. Les coinceurs et les friends ne sont pas nécessaires.

Hauteur de la voie : 150 mètres. 6 longueurs.

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : Passe muraille janvier 2000.

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Face sud classique

Belle voie historique qui souffre un peu de passages herbeux. Elle constitue néanmoins un bel objectif et s’insinue intelligemment au sein de raides et lisses dalles.

Topo face Sud classique

Première ascension : A. Brives et B. Clos le 12 avril 1946.

Descente : A pied en passant au sommet du Casque puis en suivant l’arête vers le nord-ouest pour passer le second sommet. On trouve sur la gauche un raide couloir (le pas du Gat) qui ramène au col du Lhéris.

Descriptif :

L1 : remonter le dièdre et le quitter vers la droite en direction d’une vire herbeuse, ensemble de 5 (2pitons, 1 spit). R1 sur un spit et 1 lunule.

L2 : d’abord vers la droite par une vire, puis gravir un mur (III, 1 piton). Remonter une cheminée un peu sale vers la gauche jusqu’à R2 (2 pitons).

L3 : remonter la cheminée au dessus du relais puis une seconde un peu à droite jusqu’à R3 (2 pitons). Ensemble de III, 2 pitons en place dans la longueur.

L4 : Rejoindre la vire médiane par un court mur (IV, 1 spit) et la suivre intégralement vers la gauche (1 piton et 1 lunule) jusqu’à un arbuste au pied de la cheminée terminale. R4 sur 3 pitons.

L5 : Ramoner la cheminée (III+, 3 pitons) jusqu’à R5 dans la cheminée (2 pitons).

L6 : Continuer dans la cheminée et dès qu’elle disparaît en butant sur le ressaut final monter en ascendance à gauche jusqu’au sommet (III, lunules). R6 à confectionner sur sangles.

Difficultés : AD+, 5 max. et obligatoire, même si les cotations ne sont pas très élevées, la présence d’herbe parfois raide renforce parfois l’impression de difficulté.

Equipement : La voie n’est que partiellement équipée sur quelques pitons anciens et quelques spits. Tous les relais sont en place sauf le dernier au sommet.

Matériel : 6 dégaines, un petit jeu de friends petits à moyens, quelques coinceurs, sangles.

Hauteur de la voie : 180 mètres. 6 longueurs dont la quatrième en légère descente.

Horaire : 3 heures.

Topo : Guide Ollivier « Pyrénées centrales » tome II, Bigorre, Arbizon, Néouvielle, Troumouse.

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Tichodromes

Jolie voie assez soutenue, toujours dans une belle ambiance et surtout très variée. Un récent rééquipement minimaliste mais suffisant permet de grimper sereinement car certains pitons et spits de 8 mm de l’ouverture commencent à avoir vécus.

topo

Tichodromes au Lhèris
Album : Tichodromes au Lhèris

4 images
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Première ascension : ?

Descente : A pied en passant au sommet du Casque puis en suivant l’arête vers le nord-ouest pour passer le second sommet. On trouve sur la gauche un raide couloir (le pas du Gat) qui ramène au col du Lhéris.

Descriptif :

L1 : attaquer par une écaille de gauche à droite pour rejoindre une dalle que l’on traverse vers la droite (1 piton, 1 spit visibles) pour rejoindre un dièdre peu marqué (plusieurs pitons) que l’on suit jusqu’au relais (1 gougeon + vieux spits).

L2 : évident dans le raide dièdre juste à gauche du relais (plusieurs pitons + 1 gougeon). Relais au pied d’une fissure sur gougeons.

L3 : remonter la fissure évidente (plusieurs clous, vieux spits, et 1 gougeon au départ). Relais sur une bonne terrasse sur 2 plaquettes artisanales ou 3 mètres à gauche au relais de « malabar princess » (gougeons).

L4 : Traverser de 15-20 mètres sur la vire herbeuse à droite et grimper dans la dalle (piton peu visible) dès que la paroi se couche un peu en prenant comme repère une fissure avec 2 spits visbles. Quand la fissure se perd, traverser la vire déversée à gauche puis un court dièdre qui donne accès à un relais sur 1 gougeon.

L5 : la voie originale passe par une dépression dans le mur final (très certainement comme la Laffranque-Lavigne) juste à droite de la voie « Malabar princess » dont on peut également emprunter la dernière longueur.

Difficultés : TD-, 6b+ max, 5+ oblig, cotations un peu sévères à notre goût… Itinéraire évident.

Equipement : Equipement ancien qui date de l’ouverture : spits de 8 mm et pas mal de pitons auquel sont venus se rajouter quelques gougeons aux relais et dans les longueurs.

Matériel : 12 dégaines, un jeu de friends petits à moyens, coinceurs, sangles. Pitons inutiles.

Hauteur de la voie : 190 mètres. 5 longueurs.

Horaire : 3 heures.

Topo : Guide Ollivier « Pyrénées centrales » tome II, Bigorre, Arbizon, Néouvielle, Troumouse.

 

8 août, 2007

Eperon ouest à l’Amoulat

Classé dans : — topospyreneens @ 12:02

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Pic de l’Amoulat (2595 m)

Eperon ouest

           Bel itinéraire se déroulant sur un beau calcaire gris sauf dans la sortie de la première longueur un peu délitée. La proximité de la station ne gâche en rien le caractère sauvage de la course, une fois atteint les lacs du plaa Ségouné les remontées se font oublier. Ce sommet qui ne doit recevoir que de rares visites mérite un détour. La voie souvent en dalles demande par moment un peu d’engagement.

 Topo éperon ouest

Eperon Ouest à lAmoulat
Album : Eperon Ouest à l'Amoulat

1 image
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Première ascension :P. Daudu, D. Mole, R Ollivier en 1948.

Accès voiture : De Pau, rejoindre Laruns puis la station de ski de Gourette après avoir traversé les Eaux-Bonnes. Il est possible de raccourcir la marche d’approche en rejoignant l’ancienne gare intermédiaire du télécabine de Pène Blanque à 1768 mètres d’altitude (la piste est bonne et ne nécessite pas de 4X4).

Accès pédestre : De l’ancienne gare intermédiaire, suivre la piste qui monte en lacets en suivant les flancs ouest du Pène Médaa. Après une traversée à droite, cette piste mène au départ d’un télésiège. Continuer vers l’Amoulat par une bonne piste en larges lacets jusqu’aux lacs du Plaa Ségouné. On trouve sur la rive du premier lac un sentier cairné qui monte dans des éboulis en direction du col du Plaa Ségouné. Juste avant celui-ci, prendre à gauche une sente, qui mène au col de l’Amoulat. De celui-ci, il est possible d’observer la descente qui suit une banquette de gauche à droite dans le flanc nord de l’Amoulat. Descendre versant ouest pour contourner la face nord et arriver au pied de l’éperon ouest. On se retrouve au sommet d’un petit dièdre couché qu’il faut facilement désescalader pour arriver au sommet d’un pierrier, 20 mètres sous une profonde dépression dont le fond est constitué d’une goulotte rocheuse polie par le ruissellement. (2 heures depuis Gourette, 1 heure 15 depuis la station intermédiaire, 30 minutes depuis la gare supérieure).

Descente :Du sommet descendre facilement l’arête est sur environ 50 mètres, on trouve sur un replat un relais de rappel. Faire un rappel de 40 mètres versant nord pour se retrouver sur une banquette que l’on suit en descendant jusqu’à son extrémité gauche, puis tout droit jusqu’au pierrier et au col de l’Amoulat où l’on retrouve le sentier d’accès. (1 heure 30 à 2 heures jusqu’à la gare intermédiaire).

Descriptif des longueurs :

L1 : Gravir directement de petites dalles entrecoupées de vires herbeuses en direction de la goulotte (2). Faire relais sur friends au pied de celle-ci, légèrement à droite, dans une petite niche. Celle-ci peut également être atteinte en commençant l’escalade plus haut et plus à gauche par une traversée horizontale sur une étroite vire herbeuse (voir photo).

L2 : se décaler à gauche pour remonter la goulotte en direction d’une autre niche que l’on évite par la gauche (relais facultatif sur 2 pitons dans la niche). Remonter ensuite un vague éperon en mauvais rocher jusqu’à R2 au niveau d’une petite vire (1 spit, 1 piton). 3 puis 4.

L3 : remonter en très légère ascendance à droite de belles dalles. On passe à gauche d’un relais (facultatif) et on continue droit au dessus jusqu’au pied d’un mur vertical où l’on fait relais sur 1 spit et 1 piton. (4 puis 3).

L4 : franchir ce mur de 7-8 mètres (5, 1 piton au départ et 1 à la sortie, un peu expo). Continuer dans une dalle (4) jusqu’au relais sur lunule.

L5 : se décaler sur la droite pour remonter une dalle fissurée (lunule) puis revenir vers le fil de l’éperon et continuer sur une belle dalle plus facile. Le relais sur 1 spit et 1 piton se trouve dans un renfoncement à droite de l’éperon et est peu visible. (5 au départ puis 4).

L6 : continuer toujours dans de belles dalles grises en légère ascendance vers la droite jusqu’à une rampe très caractéristique qui descend vers la droite. Relais au niveau de la rampe sur 2 pitons au pied de la dernière dalle. 3+.

L7 : Une cheminée part sur la gauche pour rejoindre l’éperon, ne pas la suivre mais remonter au mieux la dalle à droite jusqu’aux gros blocs sur l’arête. Relais sur les blocs. 3+. On atteint facilement et rapidement le sommet.

Difficultés : D. peu soutenu mais où l’assurage est parfois problématique. Le rocher est très bon, la majorité des longueurs se déroulent sur un magnifique calcaire adhérent. Seule la deuxième longueur est plus délitée.

Equipement :Tous les relais sont en place et nombreux, il est possible d’en sauter quelques uns. On ne trouve que quelques pitons et lunules dans les longueurs.

Matériel :6 dégaines, coinceurs, jeu de friends jusqu’au 2 camalot. Les pitons ne paraissent pas nécessaires.

Hauteur de la voie : 180 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : « Passages Pyrénéens » de Rainier Munsch, Christian Ravier et Rémi Thivel. « Les Pyrénées en faces » de Laurent Lafforgue. « Les 100 plus belles courses et randonnées » de Patrice de Bellefon.

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