Quelques topos montagne des Pyrénées

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8 février, 2016

Osez, osez, j’ose et fine au pic de la Pique (13 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:14

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

contreforts NW du pic de la Pique (2394 m),

« osez, osez, j’ose et fine » (TD/250 m)

Ce versant NO du pic de la Pique n’en finira pas de nous proposer d’élégantes lignes. En étant un peu attentif, on pourra y rencontrer de bonnes conditions tous les hivers, une bonne chute de neige suivie d’un froid un peu vif est souvent gage de belles lignes sur ce versant. Pour celle-ci, il s’agit d’un couloir se redressant progressivement pour se terminer en un dièdre orné de beaux placages plus ou moins épais. Le dièdre à proprement parlé se remonte en deux grandes longueurs. Attention aux pentes qui surmontent ces lignes, surtout en cas de réchauffement.

15-02-13 Osez, j'ose et fine

Première ascension : S. Thomas et P. Satgé en ?

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur l’ancienne route (rive droite) qui est la plus rapide (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. A partir du pont de Penjat, le versant et ses différents itinéraires se dévoilent peu à peu. La goulotte décrite ici est la première visible juste au-dessus du pont. L’attaque se situe au niveau d’une ancienne mine (peu visible), 20 minutes de l’hospice.

Description : Remonter le cône de neige qui se redresse progressivement pour venir buter sur un premier ressaut de glace d’une vingtaine de mètres à 65°. Continuer sur une pente de neige un peu plus raide (50/55°) jusqu’à une grotte au départ du dièdre final. Relais confortable sur broche et friend (150 mètres de l’attaque). Remonter le dièdre par une succession de placages parfois fin (70/80°), passer un étranglement souvent sec puis un nouveau placage (75°) jusqu’au pied de la cascade finale. Relais sur broches, 60 mètres. Se décaler en ascendance à droite sur un placage (70°) pour rejoindre l’axe de la sortie et la glace plus épaisse (80°). Au sommet, traverser sur la droite pour trouver des arbres pour le relais, 55 mètres.

Descente : Descendre en 4 rappels successifs de 60 mètre sur les sapins en suivant une dépression sur l’éperon en rive gauche de la goulotte. Au quatrième revenir dans la goulotte au pied du premier ressaut de glace. Le cône de départ se désescalade facilement. Compter 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Difficultés : TD qui équivaut à un grade 4 en glace, certaines sections sont en glace fine où la pose des broches peut être problématique. Attention aux pentes supérieures surtout en cas de réchauffement, qui voient le soleil l’après-midi dès le début février.

Equipement : Deux relais sur pitons sont en place dans la première moitié, néanmoins nous ne les avons pas vu lors de notre parcours, ils devaient se trouver sous la glace. On trouve pas mal de ficélous dans la descente qu’il faudra prévoir de remplacer en fonction de leur état.

Matériel : Piolets, crampons, rappel de 60 mètres très confortable, 3 friends dont le camalot n°1, 10 broches dont des courtes. Les pitons et le reste de matériel de rocher peuvent rester à la maison, le rocher est incroyablement compact. Sangles ou ficélous à abandonner pour les rappels.

Hauteur de la voie : Un peu plus de 250 mètres.

Altitude sommet : 2394 mètres au sommet du pic de la Pique, 1860 mètres au sommet de la goulotte.

Horaire : Approche : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice de France puis 20 minutes jusqu’au pied.

Goulotte : 3 heures.

Descente : 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Topo : Néant, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra donner des indications sur des courses voisines.

20 janvier, 2016

Des pantoufles à la touffe (19 janvier 2016)

Classé dans : — topospyreneens @ 12:20

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Barousse, Montagne d’Areng, pointe côtée 1924 m, face Nord,

« Des pantoufles à la touffe » 85°/350 m, ouvert le 17 janvier 2016 par J.L Fricaud et H. Fiocco

Itinéraire très esthétique, techniquement intéressant qui remonte une rampe, une belle goulotte pour terminer par un couloir de neige. Il faudra s’attendre à du mixte typique du lieu avec de bons ancrages dans les nombreuses touffes d’herbe. Lors de notre répétition, deux jours plus tard, avec François Esquerré et Henri Fiocco suivis par Antoine, Thomas et Jérôme, nous avons mis un goujon dans la première longueur, un goujon dans la seconde et deux goujons dans la troisième, ceci afin de réduire l’exposition de certains passages difficiles à protéger. Pour le reste, notamment les relais, de nombreux arbres offrent de très bons emplacements. Des sangles et quelques friends moyens et petits suffiront donc à une répétition. Lors de cette répétition, nous avons suivi une petite variante dans la seconde longueur en suivant le dièdre au-dessus du relais, Henri et Jean-Luc avaient quand à eux suivi une rampe quelques mètres à gauche de ce dièdre. Pour l’approche et la descente, consulter les itinéraires sur ce même sommet. Voici le topo que nous propose Henri Fiocco :

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24 février, 2015

Atomes crochus dans le vallon du Nabre (16 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 13:02

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Ariège, secteur de Mérens les Vals, vallon du Nabre, 1600 m,

Atomes crochus (III/4+/260 m)

 Très beau motif découvert assez tardivement (2003) par le PGHM de l’Ariège. Cette cascade est rapidement devenu classique et fréquentée très régulièrement. D’autant plus qu’elle semble se former assez facilement tous les ans. Entre goulotte et cascade, cet itinéraire très varié pas trop loin de la voiture a tout pour plaire.

15-02-16 atomes crochus

Première ascension : D. Contacolli, O. Fernandez, O. Gil (PGHM Savignac), le 15 janvier 2003.

Accès voiture : De Ax les Thermes, prendre en direction de l’Andorre sur neuf kilomètres jusqu’au village de Mérens les Vals. Dans le village, prendre à gauche (panneau gîte), et continuer jusqu’à la partie haute du hameau pour se garer au niveau d’un lavoir (4 ou 5 places de parking).

Accès pédestre : Continuer sur la route en passant entre les dernières maisons et prendre à gauche le GR10. On passe à côté d’une source d’eau chaude et sulfureuse. Après un quart d’heure de marche supplémentaire, la goulotte est bien visible. Une passerelle permet de franchir le ruisseau du Nabre. Il n’y a plus qu’à remonter la pente jusqu’au pied (1 heure en tout). Altitude de départ 1600 mètres environ.

Descente : En 4 rappels de 60 mètres dans la goulotte, tous équipés sur deux gougeons avec maillon.

Difficultés : III/4+, quelques mètres à 85/90° dans la dernière longueur et de très courts passages à 80/85° dans la première longueur. A prendre en compte également un passage mixte d’une quinzaine de mètres (1 piton en place) en fin de première longueur.

Equipement : Un piton dans la première longueur. Relais équipés à 60 mètres.

Matériel : 8 broches dont deux courtes, 2 friends plutôt petits pour L1. Encordement à 60 mètres.

Hauteur de la voie : 260 mètres pour la cascade.

Altitude sommet : 2900 mètres environ à la sortie.

Horaire : 2 à 3 heures pour les 4 longueurs.

Topo : Néant.

21 janvier, 2015

Cascade du Culet 14 janvier 2015

Classé dans : — topospyreneens @ 13:19

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

vallon du port de Vénasque, 1920 m,

cascade du Culet (III/4/200 m)

Le vallon du port de Vénasque ne manque pas de belles opportunités pour la pratique de l’alpinisme hivernal. Il s’agit presque exclusivement de couloirs ou goulottes dont certains avec une belle ampleur. La cascade du Culet est le seul itinéraire purement glaciaire de ce beau et froid vallon. Assez fréquemment en bonnes conditions, cette cascade souffre un peu de son éloignement, elle présente pourtant de belles longueurs parfois encaissées entre des parois calcaires au rocher sculpté.

15-01-14 cascade du Culet

Première ascension : Très certainement Pierre Satgé avec ? dans les années 80.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans le vallon du port de Vénasque par sa rive gauche. Vers 1850m, on bute sur le petit cirque du Culet, la cascade est bien visible dans l’axe du fond du vallon. (1 heure de l’hospice).

Descente : Soit en rappels sur lunules si on s’arrête après les principales difficultés des deux premières longueurs. Soit à pied en rive droite par des pentes de neige raides, attention aux accumulations (45 minutes jusqu’à l’Hospice).

Difficultés : III/4, quelques mètres à 85° dans la première longueur. Le reste à 70/75° en moyenne.

Equipement : Néant.

Matériel : 8 à 10 broches, quelques friends camalot n°2 et plus petits, 2 ou 3 pitons lames en cas pour les relais, encordement à 50 mètres suffisant.

Hauteur de la voie : 200 mètres pour la cascade.

Altitude sommet : 2120 mètres à la sortie.

Horaire : 2 à 3 heures pour les 4 longueurs.

Topo : Néant

30 janvier, 2012

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 14:16

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Gavarnie, pic rouge de Pailla (2780 m),

couloir NW, TD/TD+, 400 m 

Course en tout point remarquable. A faire avant tout pour l’ambiance, on se croirait par moment dans un canyon Aragonais coincé entre deux parois calcaires. La difficulté pourra varier énormément en fonction de la quantité et de la qualité de la neige. Les principales difficultés sont rocheuses sous la forme de courtes et raides cheminées ou le ramonage fait merveille.

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012) 12-01-28-couloir-NW-du-pic-rouge-de-Pailla-topo-300x226

 

Première ascension : Tony Bedel et Bruno Prat les 16 et 17 janvier 1979. 

Accès voiture : Remonter la vallée des gaves jusqu’à Gavarnie, stationnement difficile en raison de nombreuses interdictions. 

Accès pédestre : Traverser le village et passer rive droite au pont de Brioule. Continuer le long du Gave jusqu’à trouver, à gauche le départ du sentier du refuge des Espuguettes (panneau). Du refuge, monter comme pour aller à la hourquette d’Alans, puis traverser le plateau de la grande Glère. Le couloir est alors bien visible, le rejoindre en remontant une grande pente de neige (2 heures 30 de Gavarnie). 

Description : L1 : remonter la première pente de neige jusqu’au premier rétrécissement (bloc coincé, 75°), continuer jusqu’à un beau dièdre d’une dizaine de mètres (85°), relais à la sortie rive droite.

L2 : longueur en neige (45°), relais rive droite.

L3 : rejoindre la cheminée verticale que l’on remonte sur 7-8 mètres pour récupérer la neige au-dessus. Belle goulotte jusqu’au relais rive droite.

L4 : un nouveau bloc coincé (85°, mixte) suivi d’une pente à 75° donne accès à une pente de neige moins raide. Relais rive droite.

L5 : s’engager dans la branche de droite jusqu’à un énorme bloc coincé. On peut passer dessous par faible enneigement ou le franchir par la droite (mixte vertical). Un dernier court ressaut rocheux permet d’atteindre R5 sur un bloc au milieu du couloir.

Pour continuer jusqu’au sommet, se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Descente : Jusqu’à R5, possibilité de descendre en 5 rappels (prévoir de quoi remplacer les sangles et retaper les pitons). Si on sort au sommet se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Difficultés : Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, TD à TD+. Les principales difficultés sont rocheuses sous forme de courtes cheminées et de blocs coincés. 

Equipement : Relais en place jusqu’à R5. Peu ou pas d’équipement dans les longueurs. 

Matériel : Nous n’avons pas utilisé de broches lors de notre parcours mais on peut en prévoir 3 ou 4 s’il y a de la glace, 1 jeu de friends micros jusqu’au camalot n°2, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

 Hauteur de la voie : 400 mètres jusqu’au sommet, 250 m jusqu’à la fin des difficultés.

 Altitude sommet : 2780 mètres.

 Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.

 Où dormir : une nuit au refuge des Espuguettes (partie hiver ouverte) coupe bien la marche d’approche.

 

22 janvier, 2012

Dream on au Penjat (19 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:29

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

pointe 2268 m sur l’arête Sud du Penjat, versant Est,

« Dream on », TD- / 400 m

Ligne aussi belle qu’éphémère où il faudra savoir attendre le jour idéal pour une ascension en sécurité. Elle ne forme pas tous les hivers et son exposition plein Est demande de bien gérer l’horaire. Toutes les longueurs sont intéressantes dans une très belle ambiance. En 1995, la ligne avait déjà attiré l’oeil avisé de D. Gillereau, il monta ce jour-là jusqu’à R3. Il m’a dit y être revenu une dizaine de fois sans jamais y rencontrer les bonnes conditions

Dream on au Penjat (19 janvier 2012) 12-01-19-dream-on-topo-2-300x224

Première ascension : D. Gillereau jusqu’à R3 en 1995. L. Ehresmann et JP Pujolle le 17/01/2012 jusqu’à R4. P. Lagleize, S. Rioja et JP Pujolle le 19/01/2012 jusqu’au sommet. 

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice). 

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1800 m (Culet), la goulotte est visible à droite à l’aplomb de la pointe 2268 m (1 heure 15). 

Descente : La descente en rappels est possible en s’arrétant à R8 (environ 40 m sous la crête). Mis à parts R7 (béquet) et R2 (lunule), on trouve un spit de 8 mm à tous les relais. Le rocher très compact ne permet pas de doubler avec des pitons, appel aux courageux : il serait intéressant de doubler les spits aux relais.

Il doit être également possible de suivre la crête vers le Sud pour rejoindre la sortie du couloir de l’homme des neiges (non testé). 

Difficultés : TD inf. avec deux courts passages en glace verticaux. Il faudra également compter avec des sections fines et un peu précaires. L’assurage dans le rocher très compact est quasi impossible, seules les broches nous ont proposé de bonnes protections. 

Equipement :1 spit à tous les relais sauf R2 (broches) et R7 (béquet). 1 piton dans L4. 

Matériel : encordement à 60 mètres. 8 broches dont des courtes, micro friends jusqu’au camalot n°2 (peu de possibilités), coinceurs, 3 ou 4 pitons (lames et unviversels). 

Horaire : – approche, 1 heure 15 depuis l’Hospice

               – goulotte , 3 à 4 heures 

Période : décembre – janvier lorsqu’il y a peu de neige, ce versant canalise de grosses purges !!

Où dormir : une nuit à l’Hospice de France permettra un départ très matinal pour cet itinéraire qui voit voit le soleil vers 11 heures à la mi-janvier.

 

15 avril, 2010

perdrix des neiges au soum de marraut (14 avril 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:50

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Vallée des Gaves, secteur de Luz Saint Sauveur

Face Nord du Soum de Marraut (2709 m)

goulotte Perdrix des neiges

L’esthétisme de la ligne est indéniable et le côté sauvage du secteur est très appréciable. Il s’agit de la goulotte décrite dans “passages pyrénéens” (course 284, page 442) et dénommée “Eclipse”. Il semblerait qu’elle ait été en fait parcourue 9 jours auparavant par I. Iturbe et C. Atorrasagasti qui l’avaient baptisé “perdrix des neiges” … Un itinéraire à parcourir sans hésiter pour sa beauté et son originalité.

Topo

Perdrix des neiges
Album : Perdrix des neiges

10 images
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Première ascension :Iosu Iturbe et Cesar Atorrasagasti le 09 mars 1997.

Accès voiture :De Lourdes, suivre la direction d’Argeles-Gazost puis Luz-Saint Sauveur. Juste à la sortie, en direction de Barèges, prendre à droite vers le hameau de Villenave. Continuer sur la route goudronnée puis sur la piste en bon état jusqu’au pont au point côté 1571.

Accès pédestre :Un bon sentier mène à la cabane de Peyrahitte. Suivre ensuite le vallon qui part au Sud-Est en direction du col de Pierrefitte. Vers 2050 mètres, quitter le vallon pour remonter des pentes assez raides vers le Sud en direction du pied de la face Nord du Soum de Marraut. Compter 2 heures à 2 heures 30 jusqu’au pied de la face.

Description :Remonter le cône neigeux qui se redresse progressivement jusqu’au pied du premier rétrécissement.L1 : Franchir le court étranglement (70°) puis la pente de neige au-dessus (55°) pour faire relais sur un béquet.L2 : 10 mètres de glace à 75° mène à une nouvelle pente de neige (55°) au sommet de laquelle on trouve R2 sur pitons.

L3 : un dièdre englacé (75°) mène à une pente de neige (55°) que l’on suit jusqu’à un étranglement (R3 : 1 piton et une lunule).

L4 : longueur assez soutenue (70/75°) avec un peu de mixte en fonction des conditions (R4 dans une grotte : 1 piton, 1 spit).

L5 : franchir un étroiture en glace ou mixte (75°) et continuer légèrement vers la gauche en quittant l’axe de la goulotte (60°) jusqu’à un relais sur spit.

L6 : tout droit en direction de l’arête dans une pente de neige et rocher (60°). Quelques mètres vers la droite permettent d’atteindre un relais sur spit au niveau d’une petite brêche.

Avec une corde de 60 mètres, il est possible d’enchaîner L2 et L3.

 

Decente :Il semble qu’il y ait plusieurs possibilités. Le plus simple est de descendre dans la goulotte grâce aux relais en place. Il est également possible de suivre l’arête vers l’Ouest en passant au sommet puis de redescendre toujours à l’Ouest jusqu’à un col entre le Soum de Marraut et le pic de Maucapéra (rappel de 15 mètres). Un couloir en S ramène au vallon d’accès.

Difficultés :TD-, plusieurs passages à 75° agrémentés de quelques pas de mixte. En fonction de l’épaisseur de la glace le brochage peut être délicat. Le rocher très compact ne laisse que peu de possibilités d’assurage.

Equipement :Rien dans les longueurs, tous les relais sont en place.

Matériel :Piolets, crampons, 3 ou 4 friends petits et moyens, 1 petit jeu de coinceurs, 2 ou 3 pitons plats, 4 broches courtes et moyennes.

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2709 mètres au soum de Marraut, la goulotte prend fin 100 mètres plus bas.

Horaire :Approche : 2 heures à 2 heures 30. Goulotte : 3 à 4 heures.Descente : 2 à 3 heures jusqu’à la voiture.

 

Topo :Passages pyrénéens de R. Munsch, C. Ravier et R. Thivel aux éditions du pin à crochet. Course 284 page 442.

30 janvier, 2010

Goulotte contrefort NO du pic de la Pique (29 janvier 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 18:30

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Contreforts Nord-Ouest du pic de la Pique (2394 m),

Goulotte sans nom

Ce versant NO du pic de la Pique recèle d’un bon nombre de goulottes et cascades. Certaines, sortant sur la crête sommitale, font plus de 500 mètres. L’absence de topo n’aide pas à bien les identifier individuellement mises à part « frénésie chevaleresque » et le « couloir en Y » devenues classiques (cf. topo de F. Mousel). Elles ont tout de même été décrites de façon quasi exhaustive dans 2 numéros successifs de passe-muraille (n°13 et 14). Quoi qu’il en soit, avec un peu de feeling, il est très souvent possible de passer une belle journée de montagne sur ce versant.

topo

goulotte Pique
Album : goulotte Pique

6 images
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Première ascension :Inconnue.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. A partir du pont de Penjat, le versant et ses différents itinéraires se dévoilent peu à peu. La goulotte décrite ici est la seconde que l’on rencontre. L’attaque est caractérisée par un cône de neige bordé à gauche par un dièdre rocheux (30 minutes de l’hospice).

Description :Remonter le cône de neige qui se redresse progressivement puis une pente de glace se rétrécissant. La goulotte se divise deux, prendre la branche de gauche pour faire le relais sur un arbre (60/65°, 100 m). Revenir dans la branche de droite pour franchir un beau rideau de glace (70/75°), continuer dans le couloir de neige pour faire le relais sur un arbre rive droite (R2, 70 m). Continuer dans la goulotte (65/70°) puis dans le couloir jusqu’à un bouquet d’arbre rive droite (R3, 70 m). Un petit couloir puis un dernier ressaut (60/65°) donne accès à une zone moins raide (R4 rive gauche sur arbre, 60 m).

Descente :Descendre facilement à pied sur l’éperon boisé rive gauche de la goulotte. Lorsque celui-ci devient raide, faire un rappel de 60 mètres (arbres, possibilités de fractionner) qui dépose sur une vaste rampe neigeuse peu raide que l’on suit à pied vers le Sud pour retrouver le chemin du port de Vénasque.

Difficultés :D, un ressaut de 10 mètres à 75° maximum.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, rappel de 60 mètres pour le confort, 3 friends, 2 ou 3 pitons plats (en cas), 6 broches, de la sangle à abandonner pour le(s) rappel(s).

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2394 mètres au sommet du pic de la Pique, 1850 mètres au sommet de la goulotte.

Horaire : Approche : 1 heure 15 jusqu’à l’hospice de France puis 30 minutes jusqu’au pied.Goulotte : 3 heures.

Descente : 1 heure jusqu’à l’hospice.

Topo :Néant, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra donner des indications sur des courses voisines.

 

18 décembre, 2009

Couloir Est du Penjat (18 décembre 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 23:25

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

Penjat (2106 m),

couloir Est

Il s’agit de la course 11.1 du topo de Francis Mousel « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace ». Parcouru mi-décembre avec peu de neige, le topo ci-dessous en diffère quelque peu. Il est évident qu’avec plus de neige, la difficulté est beaucoup moins soutenue, le couloir devenant alors une parfaite course d’initiation. Attention tout de même, exposé Est, le couloir voit le soleil très tôt. La descente par le ravin de Louzère peut être très avalancheuse.

topo couloir E Penjat

Couloir Est au Penjat
Album : Couloir Est au Penjat

4 images
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Première ascension :Inconnue.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1700m, à l’aplomb du pic Penjat, le couloir devient visible sur la droite. Monter à l’Ouest jusqu’à sa base (1 heure de l’hospice).

Description :On suit le couloir d’abord assez large et peu raide (40°) jusqu’à un bloc coincé à peu près à mi-couloir. Le contourner par la gauche et poursuivre dans le couloir qui se rétrécit et devient un peu plus raide (45/50°). On vient alors buter sur la partie terminale constituée d’une sorte de goulotte mixte sur environ 50 mètres. Dans le haut, on contourne une sorte de petite grotte par la droite (1 piton) Le couloir se couche pour sortir sur la crête. On peut monter au sommet du Penjat tout proche en suivant l’arête au Nord.

Descente :Sur le versant opposé, longer en ascendance la crête vers le Sud jusqu’à l’aplomb de la pointe 2268 m. S’engager alors plein Ouest dans le ravin de la Louzère que l’on suit en se rapprochant progressivement du Mail Ludent. On entre alors dans la raide forêt où l’on rejoint plus bas le chemin de l’impératrice. Le suivre vers la droite jusqu’à l’hospice de France (1 heure 30).

Difficultés :AD- à D en fonction des conditions.

Equipement :1 piton en place.

Matériel :Piolets, crampons, 30 mètres de corde, 3 friends, 2 ou 3 pitons plats.

Hauteur de la voie :330 mètres pour le couloir.

Altitude sommet :2106 mètres.

Horaire :Approche : 1 heure 15 jusqu’à l’hospice de France puis 1 heure jusqu’au pied du couloir.Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice.

Topo :« Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck, course 11.1.

17 décembre, 2009

Couloir Est de l’aiguille de l’Homme des neiges (16 décembre 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:30

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

crête Sud du Penjat, l’Homme des neiges (2306 m),

couloir Est

Lorsque l’on remonte la vallée de Vénasque en hiver, notre regard est plutôt attiré par le versant Ouest de la crête de la Pique et ses nombreuses goulottes et couloirs, le plus connu et le plus souvent parcouru est certainement le couloir en Y. Pourtant si l’on tourne la tête de l’autre côté, on sera forcément interpelé par le couloir Est du Penjat (course 11.1 du topo de Francis Mousel « neige, glace et mixte »). En continuant un peu plus au Sud, on pourra découvrir un autre couloir qui lui est parallèle et qui sort non loin d’une aiguille élancée : l’Homme des neiges. C’est ce couloir initiatique et rapide dont je vous propose le topo.

topo

couloir Est à lhomme des neiges
Album : couloir Est à l'homme des neiges

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Première ascension :Parcouru en été par F, Céréza et G. Barrère, le 03 août 1948 dont l’objectif était de gravir l’aiguille dénommée Homme des neiges bien visible sur la gauche lorsqu’on sort du couloir.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1800m, au niveau du Culet (cascade), ne pas traverser le ruisseau mais monter plein Ouest en direction du couloir maintenant visible. (1 heure de l’hospice).

Description :On suit le couloir assez large sur son premier tiers (neige à 35/40°) jusqu’à venir buter sur un énorme bloc coincé qui forme une grotte. On peut le contourner par la gauche (neige) ou par la droite (mixte facile). La pente se redresse progressivement (45/50°) et le couloir se rétrécit jusqu’au pied du ressaut terminal mixte. Un petit crochet à doite permet de rejoindre une rampe mixte assez raide (70° sur 30 mètres) qui conduit sur la crête sommitale.

Descente :Descendre sur le versant opposé, plein Ouest, pour prendre pied dans le ravin de Louzère que l’on descend en se rapprochant de sa rive gauche. Il conduit à une forêt assez raide où l’on vient couper le chemin de l’impératrice qui ramène à l’Hospice de France (1 heure).

Difficultés :AD, couloir entre 40 et 50° avec une mini-longueur de mixte facile à la sortie.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, 30 mètres de corde, 3 friends.

Hauteur de la voie :300 mètres pour le couloir.

Altitude sommet :2306 mètres (point côté sur la carte IGN).

Horaire :Approche : 1 heure 15 jusqu’à l’hospice de France puis 1 heure jusqu’au pied du couloir.Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure jusqu’à l’hospice.

 

Topo :Pas de topo, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra aider à la localisation puisque ce couloir est voisin de celui décrit dans la course 11.1.

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