Quelques topos montagne des Pyrénées

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30 janvier, 2012

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 14:16

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Gavarnie, pic rouge de Pailla (2780 m),

couloir NW, TD/TD+, 400 m 

Course en tout point remarquable. A faire avant tout pour l’ambiance, on se croirait par moment dans un canyon Aragonais coincé entre deux parois calcaires. La difficulté pourra varier énormément en fonction de la quantité et de la qualité de la neige. Les principales difficultés sont rocheuses sous la forme de courtes et raides cheminées ou le ramonage fait merveille.

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012) 12-01-28-couloir-NW-du-pic-rouge-de-Pailla-topo-300x226

 

Première ascension : Tony Bedel et Bruno Prat les 16 et 17 janvier 1979. 

Accès voiture : Remonter la vallée des gaves jusqu’à Gavarnie, stationnement difficile en raison de nombreuses interdictions. 

Accès pédestre : Traverser le village et passer rive droite au pont de Brioule. Continuer le long du Gave jusqu’à trouver, à gauche le départ du sentier du refuge des Espuguettes (panneau). Du refuge, monter comme pour aller à la hourquette d’Alans, puis traverser le plateau de la grande Glère. Le couloir est alors bien visible, le rejoindre en remontant une grande pente de neige (2 heures 30 de Gavarnie). 

Description : L1 : remonter la première pente de neige jusqu’au premier rétrécissement (bloc coincé, 75°), continuer jusqu’à un beau dièdre d’une dizaine de mètres (85°), relais à la sortie rive droite.

L2 : longueur en neige (45°), relais rive droite.

L3 : rejoindre la cheminée verticale que l’on remonte sur 7-8 mètres pour récupérer la neige au-dessus. Belle goulotte jusqu’au relais rive droite.

L4 : un nouveau bloc coincé (85°, mixte) suivi d’une pente à 75° donne accès à une pente de neige moins raide. Relais rive droite.

L5 : s’engager dans la branche de droite jusqu’à un énorme bloc coincé. On peut passer dessous par faible enneigement ou le franchir par la droite (mixte vertical). Un dernier court ressaut rocheux permet d’atteindre R5 sur un bloc au milieu du couloir.

Pour continuer jusqu’au sommet, se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Descente : Jusqu’à R5, possibilité de descendre en 5 rappels (prévoir de quoi remplacer les sangles et retaper les pitons). Si on sort au sommet se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Difficultés : Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, TD à TD+. Les principales difficultés sont rocheuses sous forme de courtes cheminées et de blocs coincés. 

Equipement : Relais en place jusqu’à R5. Peu ou pas d’équipement dans les longueurs. 

Matériel : Nous n’avons pas utilisé de broches lors de notre parcours mais on peut en prévoir 3 ou 4 s’il y a de la glace, 1 jeu de friends micros jusqu’au camalot n°2, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

 Hauteur de la voie : 400 mètres jusqu’au sommet, 250 m jusqu’à la fin des difficultés.

 Altitude sommet : 2780 mètres.

 Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.

 Où dormir : une nuit au refuge des Espuguettes (partie hiver ouverte) coupe bien la marche d’approche.

 

19 septembre, 2011

Ravier à la Tour du Marboré (13 septembre 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:25

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Gavarnie,

Tour du Marboré (3009 m), face Nord,

voie Ravier-Dufourmantelle

Pour peu que l’on soit un peu en forme, tout est ici réuni pour passer une journée exceptionnelle dans cette voie dont la raideur est peu commune au regard de l’année d’ouverture. Il faudra savoir attendre les meilleures conditions : températures douces, face sèche au maximum (souvent fin août et septembre) pour profiter de cette belle envolée. C’est un itinéraire absolument remarquable par la qualité de l’escalade rencontrée de bas en haut mais aussi par son engagement.

topo Ravier Tour

Première ascension : C. Dufourmantelle et J. Ravier les 29 et 30 septembre 1956.

Accès voiture :A l’entrée de Gavarnie, prendre à droite vers la station de ski des Especières que l’on traverse pour continuer la route jusqu’à son terminus désormais au col des Tentes (2208 m).

Accès pédestre :Rejoindre le refuge des Sarradets via le port de Boucharo par l’excellent et très fréquenté sentier de la brèche. Redescendre légèrement jusqu’à la zone de bivouac au Sud du refuge. Une vague sente débute dans le pierrier et file en légère descente vers le Sud-Est. La sente se perd mais des cairns indiquent le cheminement. Il est possible de traverser sans trop descendre sur une vire sous le casque ou bien de descendre plus bas pour passer sous la barre. On trouve toujours des cairns ou des traces de passage. Quand la face Nord de la Tour se dévoile enfin, continuer à traversée en ascendance pour passer sous l’éperon Nord. Le grand dièdre orangé est alors visible, il donne l’axe général de la première moitié de la voie. Rejoindre un dièdre-cheminée dans son axe par des gradins faciles (2 heures du col des Tentes).

Descente :La voie ne sort pas exactement au sommet, mais sur un grand pierrier suspendu 100 mètres sous celui-ci. Ce pierrier est envahi par un névé une grande partie de l’été. C’est la fonte de celui-ci qui mouille la face Nord de la Tour. De ce pierrier, traverser en ascendance vers le SW pour passer la crête et rejoindre le versant Sud. On trouve juste derrière un itinéraire cairné qui descend une zone raide et rejoint un bon sentier qui file vers l’W. On passe ainsi sous le Casque pour remonter à la brèche de Roland et ainsi rejoindre le refuge des Sarradets (2 heures 30).

Difficultés :TD+, 6b (ou un peu plus) max., 6a oblig., la voie est soutenue jusqu’à R6 et plus roulante ensuite si le haut n’est pas trop mouillé. L’itinéraire est évident, il suit toujours la zone de faiblesse dans cette paroi très raide.

Equipement :On trouve beaucoup d’équipement d’époque : pitons et coins. Ces derniers ont parfois bien vieilli, mais ce n’est pas le cas des cordelettes qui les ornent. Il y a 2 spits à R4 (commun avec SIDA vertical) et un dans la longueur suivante. Il faut tout de même rajouter pas mal surtout si on ne fait pas confiance aux coins en place.

Matériel :Un jeu très complet de friends jusqu’au camalot n°4 en doublant le n°2 et le n°3, un jeu de coinceurs, 12 dégaines. Les pitons ne sont pas utiles , le marteau peut servir pour retaper ceux en place. Crampons en fonction de la neige restante pour se rendre à l’attaque.

Hauteur de la voie :400 mètres.

Altitude sommet :3009 mètres.

Horaire :4 à 7 heures.

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