Quelques topos montagne des Pyrénées

  • Accueil
  • > Recherche : escalade pyrénées

18 août, 2020

Arête Ouest du Sauvegarde

Classé dans : — topospyreneens @ 18:03

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Sauvegarde (2738 m)

Arête Ouest AD-/300 m

Itinéraire sauvage et peu parcouru, une ou deux fois dans l’année d’après le gardien du refuge de vénasque. Cette ascension constitue pourtant une très belle course d’arête variée, se déroulant sur un rocher plus que correct pour peu que l’on ne s’éloigne pas trop du fil. Nous nous attendions à rencontrer beaucoup de passage herbeux alors qu’il s’agit d’une belle course rocheuse qui mériterait une meilleure réputation et d’être remise au goût du jour. A conseiller aux montagnards en quête de solitude. Le caillou y est de bien meilleure qualité que dans sa proche voisine du bec de Corbeau.

Pic de Sauvegarde, lac de la Montagnette depuis pic de la Montagnette

Première ascension : J. Haurillon et Rouyer en 1911. 

Accès voiture : Depuis Bagnères de Luchon, prendre la direction de Superbagnères que l’on quitte en prenant à gauche celle de l’hospice de France. Se garer sur le grand parking de l’hospice.

Accès pédestre : Du parking, suivre l’excellent sentier qui monte au refuge de Vénasque. Laisser sur la gauche le sentier qui monte au port de vénasque et prendre à droite une sente balisée en bleu jusqu’au col de la Montagnette. Descendre en direction du lac de la Montagnette et traverser dès que possible sous les escarpements du pic de Sauvegarde. Remonter ensuite jusqu’à un col entre Montagnette et Sauvegarde à l’endroit où l’arête commence à devenir rocheuse (2 heures de l’Hospice de France).

Descente : Par la voie normale du Sauvegarde par un excellent sentier dont certains passages rocheux sont équipés de câbles. Au port de vénasque, basculer au Nord pour rejoindre le refuge de vénasque (1 heure 30 de descente).

Descriptif de L’itinéraire : On suit toujours au plus près le fil de l’arête.

Comencer par remonter les premiers ressauts faciles (II+) jusqu’à un bastion de rocher sombre sur l’arête, le contourner en empruntant un beau dièdre 10 mètres à droite (III) qui donne accès à une grande dalle horizontale versant Sud. L’arête se redresse d’un coup et se franchit par un dièdre fissuré sur le fil (IV). Suit une partie plus horizontale peu définie qui amène à un court rappel (sangles), évitable par une désescalade facile. Continuer sur le fil sans passage vraiment caractéristique. Une pente herbeuse versant sud amène à quelques courts ressauts (III) puis une partie plus horizontale au rocher plus douteux conduit à un rappel d’une quinzaine de mètres qui dépose à une brèche avec un énorme bloc coincé. On est alors au pied du ressaut final qui conduit au sommet. Continuer sur le fil puis par son versant Nord et basculer à droite pour remonter une belle dalle facile (II+). Un dièdre versant Nord (III+) amène à une zone plus facile et au sommet (2 heures).

Difficultés : AD-, itinéraire au caractère montagne bien trempé. Les passages caractéristiques sont rares.

Equipement : Aucun matériel en place sauf les sangles des deux rappels qu’il faudra peut-être remplacés. 

Matériel : Un petit jeu de friends jusqu’au camalot n°3, coinceurs, sangles. Crampons en début de saison. Pitons inutiles. De la sangle pour les rappels. Encordement à 30 mètres suffisant. Chaussons inutiles.

Topo : Guide Ollivier, Pyrénées centrales VI, vallées d’Aure et de Luchon aux édition du Cairn.

9 septembre, 2019

Olive au Tuc de l’Abesque (21 et 26 août 2019)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:00

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, Tuc de l’Abesque (2761 m), face Est,

« Olive », D+/300 m

19-08-26 Olive au tuc de l'Abesque

Olive, c’est Olivier Renard qui nous a quitté au début de cet été alors qu’une nouvelle saison de guide s’offrait à lui dans les montagnes Luchonnaises. Ce massif qu’il aimait tant et qu’il avait choisi pour s’installer avec son épouse après de belles années de gendarme-secouriste qui l’avaient conduit, entre autre, à commander le PGHM de Luchon. C’était un roc inarrachable, capable de gravir les montagnes et parfois de les déplacer lorsque la cause était juste. Il était un mentor pour beaucoup d’entre nous, un exemple à suivre. Son engagement était à la hauteur de son humanisme. Le nom de la voie nous est apparu comme une évidence, pour se souvenir, pour qu’il continue de nous accompagner vers les sommets.

Le tuc de l’Abesque n’est pas nommé sur les cartes IGN. Il s’agit du point côté 2761 sur l’arête N-E des Spijeoles. Il est par contre mentionné dans le guide Ollivier. Seule son arête N-E semblait avoir intéressé les alpinistes, elle fut gravie par Gajac et François Céréza, guide de l’après guerre très actif dans le luchonnais.

Le rocher de cette voie passe de bon à excellent au fur et à mesure de l’ascension. La seconde partie se déroule sur de très belles dalles de granit clair.

Cette voie peut représenter une finalité ou une façon élégante d’aller rejoindre les itinéraires de la face Est des Spijeoles et ainsi profiter d’une grande journée d’escalade. Attention toutefois, pour cela il faudra traverser des pentes herbeuses raides où il vaut mieux être bien chaussé. 

Accès : Parking des granges d’Astau. Rejoindre le refuge d’Espingo et continuer jusqu’au lac de Saüssat et la coume de l’Abesque. Juste avant la passerelle métallique, prendre à droite une sente (cairn). Il s’agit de la voie normale des Spijeoles qui passe au pied de la face Est du Tuc de l’Abesque. Trois heures des granges, une heure quinze du refuge d’Espingo.

L1 : Franchir un court mur qui donne accès à un dièdre en ascendance à droite. Remonter le bord gauche du dièdre suivant puis partir à droite dans un dièdre évident. Relais au pied d’un couloir d’éboulis.

L2 : remonter le couloir, le quitter après 10 mètres pour remonter un beau mur à gauche aux prises franches (3 goujons).

L3 : la dalle claire qui forme le bord gauche d’un dièdre en ascendance à gauche. Relais sur une vire herbeuse à gauche d’un éperon peu marqué.

L4 : la dalle à gauche du dièdre par un système de fissure, un court mur plus raide (1 piton, 1 goujon) donne accès à des vires que l’on suit vers la gauche jusqu’au relais.

L5 : en ascendance à gauche sur une vire herbeuse puis la belle dalle en ascendance à droite (4 goujons) jusqu’au pied de l’immense dièdre visible du bas.

L6 : Remonter le fond du dièdre sur une trentaine de mètres, une écaille permet de traverser la dalle vers la gauche (12 goujons) jusqu’au relais.

L7 : En légère ascendance à droite jusqu’au fond du dièdre (3 goujons).

L8 : Le système de dalles et fissures à gauche du dièdre (7 goujons et 1 piton).

Descente : Du dernier relais suivre la crête vers le S-O sur une centaine de mètres (II/III) jusqu’au sommet puis encore une centaine de mètres vers les Spijeoles. Basculer dans le vallon d’éboulis au Nord et descendre en direction du Tuc de Belloc. A son niveau, bifurquer au S-E pour retrouver le chemin d’accès au pied de l’arête N-E du Tuc de l’Abesque. Cette descente hors sentier et non cairnée peut être compliquée par faible visibilité. Du Tuc de Belloc il est également possible de rejoindre directement le lac de Saüssat, là aussi hors sentier.

Difficulté : 6a max, 5+ obligatoire.

Equipement : La voie est semi-équipée, on ne trouve des goujons que dans les zones compactes. Certains relais sont à renforcer.

Matériel : 12 dégaines dont des longues, 1 jeu de friends jusqu’au camalot n°3, coinceurs. Encordement à 50 mètres.

8 février, 2016

Osez, osez, j’ose et fine au pic de la Pique (13 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:14

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

contreforts NW du pic de la Pique (2394 m),

« osez, osez, j’ose et fine » (TD/250 m)

Ce versant NO du pic de la Pique n’en finira pas de nous proposer d’élégantes lignes. En étant un peu attentif, on pourra y rencontrer de bonnes conditions tous les hivers, une bonne chute de neige suivie d’un froid un peu vif est souvent gage de belles lignes sur ce versant. Pour celle-ci, il s’agit d’un couloir se redressant progressivement pour se terminer en un dièdre orné de beaux placages plus ou moins épais. Le dièdre à proprement parlé se remonte en deux grandes longueurs. Attention aux pentes qui surmontent ces lignes, surtout en cas de réchauffement.

15-02-13 Osez, j'ose et fine

Première ascension : S. Thomas et P. Satgé en ?

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur l’ancienne route (rive droite) qui est la plus rapide (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. A partir du pont de Penjat, le versant et ses différents itinéraires se dévoilent peu à peu. La goulotte décrite ici est la première visible juste au-dessus du pont. L’attaque se situe au niveau d’une ancienne mine (peu visible), 20 minutes de l’hospice.

Description : Remonter le cône de neige qui se redresse progressivement pour venir buter sur un premier ressaut de glace d’une vingtaine de mètres à 65°. Continuer sur une pente de neige un peu plus raide (50/55°) jusqu’à une grotte au départ du dièdre final. Relais confortable sur broche et friend (150 mètres de l’attaque). Remonter le dièdre par une succession de placages parfois fin (70/80°), passer un étranglement souvent sec puis un nouveau placage (75°) jusqu’au pied de la cascade finale. Relais sur broches, 60 mètres. Se décaler en ascendance à droite sur un placage (70°) pour rejoindre l’axe de la sortie et la glace plus épaisse (80°). Au sommet, traverser sur la droite pour trouver des arbres pour le relais, 55 mètres.

Descente : Descendre en 4 rappels successifs de 60 mètre sur les sapins en suivant une dépression sur l’éperon en rive gauche de la goulotte. Au quatrième revenir dans la goulotte au pied du premier ressaut de glace. Le cône de départ se désescalade facilement. Compter 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Difficultés : TD qui équivaut à un grade 4 en glace, certaines sections sont en glace fine où la pose des broches peut être problématique. Attention aux pentes supérieures surtout en cas de réchauffement, qui voient le soleil l’après-midi dès le début février.

Equipement : Deux relais sur pitons sont en place dans la première moitié, néanmoins nous ne les avons pas vu lors de notre parcours, ils devaient se trouver sous la glace. On trouve pas mal de ficélous dans la descente qu’il faudra prévoir de remplacer en fonction de leur état.

Matériel : Piolets, crampons, rappel de 60 mètres très confortable, 3 friends dont le camalot n°1, 10 broches dont des courtes. Les pitons et le reste de matériel de rocher peuvent rester à la maison, le rocher est incroyablement compact. Sangles ou ficélous à abandonner pour les rappels.

Hauteur de la voie : Un peu plus de 250 mètres.

Altitude sommet : 2394 mètres au sommet du pic de la Pique, 1860 mètres au sommet de la goulotte.

Horaire : Approche : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice de France puis 20 minutes jusqu’au pied.

Goulotte : 3 heures.

Descente : 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Topo : Néant, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra donner des indications sur des courses voisines.

13 août, 2015

Cabaret sauvage à Cap de Long (13 août 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 16:54

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif du Néouvielle,

Muraille de Cap de Long (2220 m), face Sud-Est,

Cabaret sauvage (6c max., 6a oblig.)

Certainement parmi les voies à ne par rater dans ce secteur. Toutes les longueurs sont belles sur un beau granit sculpté. L’escalade est très variée et jamais monotone.

DSC03264_Fotor copy

Première ascension : Jeff Loaec et Domi. Dupont en 2009.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long.

Accès pédestre : La paroi se situe juste au dessus du parking, on atteint l’attaque en 2 minutes de marche !! Le nom est inscrit au pied.

Descente : Du sommet de la voie, continuer à s’élever dans des pelouses sur une centaine de mètres de dénivelée. Obliquer à gauche dès que possible au dessus de barres en franchissant un ruisseau. On ne tarde pas à trouver une sente cairnée qui descend au parking. 30 minutes.

Il est également possible de descendre en rappel. Tous les relais sont sur goujons avec maillon.

Descriptif de l‘itinéraire : Aucun problème d’itinéraire, dans la seconde moitié de L2, traverser sous le grand toit. Dans L3, remonter le petit pilier peu individualisé jusqu’au relais au niveau d’une bande de schistes (« on croise embarquement immédiat »).

Difficultés : TD+, 6c max., 6a oblig.

Equipement : voie presque entièrement équipée sur gougeons aux relais et dans les longueurs, seules les fissures sont restées vierges.

Matériel : 11 dégaines plus les relais, un jeu de friends jusqu’au n°1 camalot.

Hauteur de la voie : 160 mètres.

Altitude sommet : 2350 mètres

Horaire : 2 heures.

Topo : – Un classeur très bien renseigné se trouve au bar « le Garlitz » juste à côté.

- « escalades à Cap de Long » de l’association Aure Vertical en vente au même bar.

3 août, 2015

Eperon NW intégral au pic de Ribuls

Classé dans : — topospyreneens @ 11:48

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Andorre, secteur de Grau-Roig,

Pic de Ribuls (2827 m), versant Nord,

Eperon NW intégral (TD/270 m), 5+ oblig.

Premier constat, il n’y a pas des remontées mécaniques partout en Andorre, le cirque Nord des Pessons nous a même paru bien sauvage. Pour l’escalade, il n’y a rien à jeter sur cet éperon bien individualisé et visible de loin. C’est une succession de fissures et dièdres parfois raides en très bon rocher avec cependant un peu de lichen par endroit. A faire sans hésiter.

DSC04924_Fotor copy

Première ascension : Farreny et des compagnons.

Accès voiture : De Foix, remonter toute la vallée de l’Ariège jusqu’au Pas de la Case, passer le port d’Envalira et descendre sur l’autre versant. Après 2 kilomètres, prendre à gauche en direction de la station de ski de Grau-Roig. Laisser à gauche le grand parking et partir à droite sur 300 mètres jusqu’à une barrière au niveau du départ des télésièges (panneau indiquant bar-restaurant des Pessons).

Accès pédestre : Du parking, suivre la piste de ski qui mène en 20 minutes à l’Estany Primer (bar-restaurant). Contourner le lac par la gauche jusqu’à rejoindre le GR7, le suivre sur la droite en traversant un ruisseau. Après 200 mètres, quitter le GR en suivant à gauche une sente rive droite d’un ruisseau. Remonter tout le fond du vallon en direction du pic de Ribuls bien visible (sente, cairns). Un pierrier permet d’atteindre le pied de l’éperon. La voie débute à son point le plus bas au niveau d’une fissure sur son flanc gauche.

Descente : Du sommet suivre l’arête vers l’Est en suivant des couloirs raides sur son flanc gauche (quelques cairns) jusqu’à un col entre le pic de Ribuls et le pic de l’Aliga. Descendre alors les raides pentes au Nord qui ramènent au pied de l’éperon.

Descriptif des Longueurs :

L1 : Remonter des gradins (4) sur le flanc gauche jusqu’à une terrasse (relais intermédiaire sur deux pitons), continuer par une raide fissure sur le fil (6a, 2 pitons, 1 friend coincé, 1 lunule) jusqu’au relais sur 1 piton et un béquet sur le flanc droit.

L2 : traverser horizontalement à droite (1 piton) puis tout droit dans un ressaut raide (6a+, 4 pitons) jusqu’à une lunule. Traverser à gauche dans une dalle lichenneuse pour franchir le fil de l’éperon que l’on remonte sur 5 mètres. Relais sur une terrasse (2 pitons cachés).

L3 : Droit au dessus dans une dalle à grattons (4+, 1 friend coincé) Une zone facile amène à un petit gendarme. Gravir la dalle sur le fil en s’aidant du gendarme au départ (5+, 3 pitons). Relais sur 2 pitons éloignés, légèrement à droite.

L4 : Gravir le dièdre de gauche (5+) jusqu’à une courte dalle (1 piton). Puis tout droit dans un dièdre fermé (5+, 4 pitons). Un petit crochet à gauche permet de prendre pied sur une terrasse encombrée de blocs. Relais sur friends.

L5 : Deux solutions :

- Rejoindre le fil à droite (4) que l’on suit (5+, lichen, protections difficiles) jusqu’à une vire puis le pilier à gauche. Relais sur béquet.

- Traverser à gauche jusqu’à un dièdre peu marqué (4+, 1 friend coincé). Une courte dalle permet de rejoindre le fil de l’éperon. Un crochet versant est donne accès à une petite brêche. Relais sur une lunule en place et friend.

L6 : Passer une brêche, passer versant Ouest sur 3 mètres. Une fissure (5) permet de rejoindre le fil aérien constitué de blocs. On arrive au sommet d’un gendarme. Relais sur lunule avec maillons.

Faire un rappel de 15 mètres versant Sud jusqu’à une brêche, anneaux.

L7 : Suivre une rampe herbeuse vers la droite puis le fil de l’éperon désormais plus large et couché sur 50 mètres (3+). Relais sur béquet au pied d’un gendarme sombre.

L8 : Gravir le gendarme par la dalle versant Nord (5+, 2 pitons, départ expo). Relais sur béquet au sommet. Ce gendarme peut se contourner facilement par la droite (3+)

L9 : Désescalader sur 5 mètres (3) jusqu’à une brèche. Des gradins herbeux (2) à droite du fil mènent au sommet.

Difficultés : TD, soutenue dans le 5+ avec quelques pas plus durs.

Equipement : Pas mal de pitons en place dans les longueurs et à certains relais. Le reste se protège très bien.

Matériel : 10 dégaines, coinceurs dont des petits, jeu de friends complet jusqu’au camalot n°2 (jaune), sangles.

Hauteur de la voie : 270 mètres.

Altitude sommet : 2827 mètres.

Horaire : 4 heures.

26 juillet, 2015

Face Est classique au pène Sarrière (voie Ravier)

Classé dans : — topospyreneens @ 11:11

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Secteur de Gourette,

Pène Sarrière (1944 m),

Face Est classique, voie Ravier,

D/200 m, V max. et oblig.

Est-il encore nécessaire de présenter cette voie ? Il s’agit d’une des plus grandes classiques de la chaîne. Même si son caractère a considérablement changé depuis son équipement sur gougeons, cela reste une valeur sûre dans ce degré de difficultés. Elle se déroule sur de belles dalles calcaires à réglettes.

DSC04793

Première ascension : M. Bernos, M. Demay et J. Ravier le 23 novembre 1959.

Accès voiture : De Pau, rejoindre Laruns puis la station de ski de Gourette après avoir traversé les Eaux-Bonnes. Se garer sur le parking le plus haut proche des terrains de tennis.

Accès pédestre : Suivre le GR 10 qui passe près d’un parcours sportif au départ. Vers 1650 mètres, on passe sous la face Est du Pène Sarrière que l’on rejoint à vue (1 heure).

Descente : Du sommet, deux solutions :

- Si on veut rallonger un peu la journée, suivre l’arête vers le Sud et sa fameuse taillante. La difficulté n’excède pas le III+. Descendre ensuite versant Ouest par les pistes de ski (2 à 3 heures du sommet à la voiture).

- Sinon, du sommet descendre les pentes herbeuses du versant Nord par une sente parfois glissante. Une piste forestière permet de rejoindre à l’Est le GR10 emprunté à l’approche (1 heure de descente).

Descriptif des Longueurs : Aucun problème d’itinéraire, on suit l’équipement en place. Il existe une variante aux deux dernières longueurs en restant dans la face (quelques pas de V).

Difficultés : D, V max. et obligatoire. Escalade sur bonnes réglettes.

Equipement : Itinéraire entièrement équipé de gougeons.

Matériel : 8 dégaines, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 200 mètres pour 6 longueurs.

Altitude sommet : 1944 mètres

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : Passages Pyrénéens de Rainier Munsch, Christian Ravier et Rémi Thivel.

Les 100 plus belles courses et randonnées de Patrice de Bellefon.

25 juillet, 2015

Serpent d’étoiles au rognon du Ramougn (25 juillet 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 14:19

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif du Néouvielle,

Rognon du ramougn (2450 m environ),

« Serpent d’étoiles » 6c/400 m (6b+ oblig.)

Voie remarquable sur un granit de toute beauté, ça grimpe dans toutes les longueurs avec parfois un peu d’engagement. Quelques friends peuvent venir compléter, mais les emplacements sont rares, la voie est à dominante dalles. Quelques courts surplombs viennent cependant rompre la monotonie et donner la cotation à la longueur.

DSC04850_Fotor

Première ascension : Jacques Prat les 24/25 juin et 01/02 juillet 2011, Jacques Prat et Charles Noirot le 16 juillet 2011.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long.

Accès pédestre : Traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à gauche à son extrémité. On le suit jusque sous le pas du Gat pour le quitter et prendre à gauche un itinéraire cairné dans des pelouses qui descend vers le lac. Une cinquantaine de mètres au-dessus de celui-ci, on trouve sur la droite une vire à isards (cordes fixes) que l’on suit jusqu’à un premier pierrier. Passer au pied d’un premier éperon de rocher orangé, traverser un second pierrier jusqu’au pied du rognon. « Serpent d’étoiles » est la voie la plus à droite du pilier. Compter 1 heure 30.

Descente : Du sommet de la voie, monter en ascendance vers la droite jusqu’au pied de la muraille Sud du ramougn où l’on trouve le sentier des terrasses. Le suivre sur la droite jusqu’à retrouver le sentier du pas du Gat emprunté le matin. (45 minutes à 1 heure).

Difficultés : 6c maximum, 6b+ obligatoire.

Equipement : La voie est équipée de gougeons aux relais et dans les longueurs.

Matériel : 12 dégaines, quelques petits friends. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 400 mètres.

Altitude sommet : Le sommet de la voie se situe vers 2500 mètres.

Horaire : 4 à 5 heures d’escalade.

Topo : Escalades à Cap de Long édité par l’association Aure vertical.

Où dormir : Refuge au lac d’Orédon accessible en voiture. Le camping est réglementé, possibilité de bivouac au lac d’Orédon et au lac d’Aubert (emplacements indiqués et prévus).

24 février, 2015

Couloir Caro-line au cambre d’Ase (18 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 18:05

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Pyrénées-Orientales, Cerdagne,

pic du cambre d’ase (2750 m), cirque Nord,

couloir caro-line (AD+/300 m)

Couloir pas très impressionnant vu du bas, il présente pourtant dans sa partie médiane une zone plus redressée en escalade mixte très intéressante et qui vient rompre la monotonie de l’ascension. Les difficultés seront comme toujours dépendantes de l’enneigement.

15-02-18 caro-line

Première ascension : Inconnue.

Accès voiture : De la route entre Bourg-Madame et Mont-Louis, rejoindre la station de ski de Eyne. Se garer tout au bout du parking le plus haut.

Accès pédestre : Si l’enneigement est suffisant, le meilleur compromis est de faire l’approche en skis. Si l’on souhaite utiliser les remontées mécaniques il est préférable de partir de la station de Saint Pierre del Forcats et de prendre un forfait randonneur pour gagner le sommet du téléski du Plat via le télésiège del Mouli. Sinon de l’extrémité Est du parking de Eyne 2600, remonter la piste forestière qui en deux lacets rejoint le sommet du télésiège del Mouli. Remonter ensuite la piste le long du téléski du Plat. Légèrement à gauche de l’axe du téléski, un vallon très encaissé et boisé permet de rejoindre le pied du cirque Nord du Cambre d’Ase. L’attaque du couloir se situe à gauche de la grande cheminée, 2 heures depuis Eyne 2600.

Description : Remonter le cône de déjection peu raide. Le couloir se rétrécit et devient plus raide, naviguer alors entre les cailloux apparents pour atteindre une zone mixte plus redressée, relais sur 2 pitons en rive droite au pied des difficultés. Franchir une longueur mixte (60°) dont les difficultés peuvent varier en fonction de l’enneigement, quoi qu’il en soit l’assurage est délicat dans cette longueur. Relais sur friends possible après 40 mètres en rive droite. Continuer dans le couloir avec un peu de mixte facile pour venir buter sur une barre rocheuse bien visible du bas. Traverser alors horizontalement à droite pour franchir une épaule élancée. On découvre derrière un couloir de neige qui conduit à la crête sommitale. 2 heures de la base au sommet.

Descente : Le plus simple semble être d’emprunter la grande cheminée (ou grand couloir Nord) à pied ou à skis. Retour très rapide jusqu’aux parkings.

Difficultés : AD+ pouvant varier en fonction des conditions. Le passage clé est constitué d’une longueur mixte à 60° difficile à protéger.

Equipement : Un relais sur deux pitons en place au pied des difficultés.

Matériel : Piolets, crampons, un encordement à simple de 50 mètres peut être suffisant. 2 broches courtes au cas où il y aurait un peu de glace, 3 ou 4 friends petits et moyens, 2 pitons lame.

Hauteur de la voie : 300 mètres environ.

Altitude sommet : 2750 mètres.

Horaire : Approche : 2 heures en skis depuis Eyne 2600, beaucoup moins si on emprunte les remontées mécaniques.

Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure du sommet à la station si on a les skis.

Topo : Les Pyrénées du levant de Thomas Dulac et Pascal Testas.

4 janvier, 2015

Escalade

Classé dans : — topospyreneens @ 11:24

Escalade

10906448_311969589013114_5901298668435029529_n

10394577_273280262882047_7452854270600521773_n

     Les Pyrénées offrent un terrain de jeu unique pour la pratique de l’escalade, grâce au versant espagnol, c’est une activité que l’on peut pratiquer tout au long de l’année. Il est toujours surprenant de franchir la frontière enneigée et de grimper quelques kilomètres plus loin au soleil et en tee-shirt. De l’initiation aux grandes falaises espagnoles, des plus jeunes aux plus âgés, je vous propose de découvrir cette activité ou de perfectionner votre gestuelle et votre technique.

     . Tarifs :

- demi-journée en collectif en école d’escalade (à partir de 4 personnes, 10 personnes maximum) : 35 euros par personne.

- journée en collectif en école d’escalade (à partir de 4 personnes, 10 personnes maximum) : 70 euros par personne.

- grande voie à l’engagement privé (2 personnes maximum) : à partir de 280 euros.

     . Honoraires :

     Mes honoraires comprennent l’organisation, l’encadrement et le prêt de certains matériels (corde, harnais, casque, DVA …), que je vous spécifierai à l’inscription. Les prix ne comprennent pas les frais d’hébergement, de nourriture, de transport, de remontée mécanique, ni de location éventuelle pour le matériel individuel non fourni.
L’hébergement, les repas, les remontées mécaniques… du guide sont pris en charge et partagés par les participants.
Les frais d’hébergement, restauration, remontées mécaniques … sont directement réglés au prestataire.
Pour le transport, le co-voiturage est privilégié autant que possible. Les frais sont partagés entre les participants
 
     . Validation d’une inscription :
 
     Le versement d’un acompte de 30% vous sera demandé pour confirmer toute réservation. En cas d’annulation de votre part cet acompte vous sera remboursé jusqu’à 15 jours avant la date prévue pour la sortie.
 
     . Annulation-Programme :
 
     Je mettrai tout en œuvre pour réaliser la sortie convenue. Toutefois en fonction des conditions météorologiques, nivologiques ou autres mettant en cause la sécurité de tous, je me réserve le droit de modifier le programme, dans le respect de vos aspirations.
     En cas d’impossibilité majeure, je pourrai être amené à annuler la sortie. Dans ces rares cas, votre acompte vous sera intégralement restitué.

Page pro

Classé dans : — topospyreneens @ 10:31

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne. Voici une liste des activités que je vous propose, de la demi-journée de découverte à la semaine pour découvrir un massif lointain, des Pyrénées aux massifs européens, n’hésitez pas à me contacter quel que soit votre projet. Mais pour commencer une petite présentation de votre guide :

10491342_248373478706059_2437875772433620482_o

     

     Jean-Pierre PUJOLLE, 42 ans, guide de haute-montagne UIAGM depuis 2008 à Bagnères de Luchon. La montagne est un virus contracté très jeune. A 6 ans, je découvre la randonnée familiale au coeur des Pyrénées, à 15 ans je passe la vitesse supérieure en découvrant le pyrénéisme, l’escalade, le ski de randonnée, le canyoning… La passion est née et ne me quittera plus. Après avoir étudié la géologie, je décide de faire de ma passion mon métier en devenant secouriste en montagne puis guide de haute montagne. Ma pratique est toujours synonyme de découverte et de voyage, ce qui m’a amené à visiter à plusieurs reprises les sommets sud-américains, le rocher du Maroc et de Madagascar, les massifs variés d’Europe. Je mets aujourd’hui cette expérience pour vous faire découvrir ce qui est bien plus qu’une simple activité physique, la montagne est une école de la vie, une passion.

     Téléphones : +33(0)6-73-18-12-86 / +33(0)5-61-89-53-19 ou ici.

Voici une liste des activités que je vous propose, cliquez dessus pour en savoir un peu plus. De la découverte au perfectionnement, de la demi-journée au long séjour, il m’est impossible de lister tous les sommets, tous les itinéraires, ce ne sont que des idées, tout est modifiable en fonction de votre niveau, vos envies, les conditions, week-end ou semaine, n’hésitez pas, contactez moi :

 - Ski de randonnée

- Grands sommets (Aneto)

- Alpinisme hivernal

- Cascade de glace

- Alpinisme estival

- Escalade

- Via ferrata

- Canyon

 

12345...9

halim soulimani |
Clermont foot auvergne |
• ★ • pOpinée De tImb... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ecurie
| hamzakhan
| Christophe Dominici