Quelques topos montagne des Pyrénées

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4 novembre, 2016

Petitou au pic du Gar (01 novembre 2016)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:21

Luchonnais, pic du Gar,

falaise de Prat Dessus, face Sud,

« Petitou » ED-/200 m (7a+ max, 6a/b oblig.)

« Petitou » et sa voisine « petite Marie » sont devenues, à juste titre, des classiques du pic du Gar. Avec « Ginseng », elles font partie des voies les plus parcourues de ce magnifique massif calcaire. L’équipement moderne et la beauté de l’escalade y sont sans doute pour quelque chose. A parcourir sans hésiter tellement l’escalade y est plaisante et astucieuse.

16-11-01 Petitou au pic du Gar

Première ascension : O. PLANO, O. MARIANDE, P. SANCHO et D. PASSERON de la CRS montagne de Lannemezan.

Accès voiture : Quand on arrive de Montréjeau, prendre la direction de Bagnères de Luchon. Remonter la vallée jusqu’au rond-point de Chaum ou l’on prend la direction de Saint-Béat. Après 2 kilomètres, prendre à gauche en direction de Eup et de Bézins-Garraux. Suivre ensuite la direction de Garraux où l’on se gare.

Accès pédestre : Suivre le GR86 jusqu’à la prairie sous le col de Matet. La traverser et rentrer dans la forêt. Continuer dans l’axe en contournant une falaise par la droite. On arrive sur une croupe (toujours dans la forêt) que l’on suit jusqu’à être en vue de la falaise. Continuer sur la croupe une pente herbeuse plus raide jusqu’au pied de la falaise au niveau d’un col. L’attaque se situe 50 mètres à droite (deux goujons reliés) que l’on atteint en traversant une pente herbeuse raide et exposée où il vaut mieux sortir la corde. Compter 1 heure. Un accès par le haut en rappels est possible.

Descente : En 4 rappels avec un rappel de 60 mètres : R7, R5, R3, R2. On revient ensuite sur ses pas (45 minutes à pied).

Il est également possible de descendre à pied, du sommet de la voie, suivre une sente vers la droite qui rejoint rapidement la voie normale du pic du Gar.

Descriptif : Aucun problème d’itinéraire, au départ de L2, il faut prendre la ligne de droite (Petite Marie à gauche). Les deux dernières longueurs se situent à droite d’une fissure bien marquée que l’on atteint en traversant une pente herbeuse raide.

Difficultés : 7a+ maximum, 6a/b obligatoire. La voie est soutenue dans le 6a/b, les passages plus durs sont courts. L’escalade est plutôt technique et sur les pieds mais nécessite un peu de continuité.

Equipement : Excellent et bien pensé sur goujons de 12 mm.

Matériel : 14 dégaines plus les relais, rappel de 60 mètres confortable pour les rappels.

Hauteur de la voie : 200 mètres. 7 longueurs dont certaines courtes.

Altitude sommet : 1756 mètres.

Horaire : 4 à 5 heures d’escalade.

8 février, 2016

Osez, osez, j’ose et fine au pic de la Pique (13 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:14

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

contreforts NW du pic de la Pique (2394 m),

« osez, osez, j’ose et fine » (TD/250 m)

Ce versant NO du pic de la Pique n’en finira pas de nous proposer d’élégantes lignes. En étant un peu attentif, on pourra y rencontrer de bonnes conditions tous les hivers, une bonne chute de neige suivie d’un froid un peu vif est souvent gage de belles lignes sur ce versant. Pour celle-ci, il s’agit d’un couloir se redressant progressivement pour se terminer en un dièdre orné de beaux placages plus ou moins épais. Le dièdre à proprement parlé se remonte en deux grandes longueurs. Attention aux pentes qui surmontent ces lignes, surtout en cas de réchauffement.

15-02-13 Osez, j'ose et fine

Première ascension : S. Thomas et P. Satgé en ?

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur l’ancienne route (rive droite) qui est la plus rapide (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. A partir du pont de Penjat, le versant et ses différents itinéraires se dévoilent peu à peu. La goulotte décrite ici est la première visible juste au-dessus du pont. L’attaque se situe au niveau d’une ancienne mine (peu visible), 20 minutes de l’hospice.

Description : Remonter le cône de neige qui se redresse progressivement pour venir buter sur un premier ressaut de glace d’une vingtaine de mètres à 65°. Continuer sur une pente de neige un peu plus raide (50/55°) jusqu’à une grotte au départ du dièdre final. Relais confortable sur broche et friend (150 mètres de l’attaque). Remonter le dièdre par une succession de placages parfois fin (70/80°), passer un étranglement souvent sec puis un nouveau placage (75°) jusqu’au pied de la cascade finale. Relais sur broches, 60 mètres. Se décaler en ascendance à droite sur un placage (70°) pour rejoindre l’axe de la sortie et la glace plus épaisse (80°). Au sommet, traverser sur la droite pour trouver des arbres pour le relais, 55 mètres.

Descente : Descendre en 4 rappels successifs de 60 mètre sur les sapins en suivant une dépression sur l’éperon en rive gauche de la goulotte. Au quatrième revenir dans la goulotte au pied du premier ressaut de glace. Le cône de départ se désescalade facilement. Compter 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Difficultés : TD qui équivaut à un grade 4 en glace, certaines sections sont en glace fine où la pose des broches peut être problématique. Attention aux pentes supérieures surtout en cas de réchauffement, qui voient le soleil l’après-midi dès le début février.

Equipement : Deux relais sur pitons sont en place dans la première moitié, néanmoins nous ne les avons pas vu lors de notre parcours, ils devaient se trouver sous la glace. On trouve pas mal de ficélous dans la descente qu’il faudra prévoir de remplacer en fonction de leur état.

Matériel : Piolets, crampons, rappel de 60 mètres très confortable, 3 friends dont le camalot n°1, 10 broches dont des courtes. Les pitons et le reste de matériel de rocher peuvent rester à la maison, le rocher est incroyablement compact. Sangles ou ficélous à abandonner pour les rappels.

Hauteur de la voie : Un peu plus de 250 mètres.

Altitude sommet : 2394 mètres au sommet du pic de la Pique, 1860 mètres au sommet de la goulotte.

Horaire : Approche : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice de France puis 20 minutes jusqu’au pied.

Goulotte : 3 heures.

Descente : 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Topo : Néant, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra donner des indications sur des courses voisines.

24 février, 2015

Couloir Caro-line au cambre d’Ase (18 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 18:05

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Pyrénées-Orientales, Cerdagne,

pic du cambre d’ase (2750 m), cirque Nord,

couloir caro-line (AD+/300 m)

Couloir pas très impressionnant vu du bas, il présente pourtant dans sa partie médiane une zone plus redressée en escalade mixte très intéressante et qui vient rompre la monotonie de l’ascension. Les difficultés seront comme toujours dépendantes de l’enneigement.

15-02-18 caro-line

Première ascension : Inconnue.

Accès voiture : De la route entre Bourg-Madame et Mont-Louis, rejoindre la station de ski de Eyne. Se garer tout au bout du parking le plus haut.

Accès pédestre : Si l’enneigement est suffisant, le meilleur compromis est de faire l’approche en skis. Si l’on souhaite utiliser les remontées mécaniques il est préférable de partir de la station de Saint Pierre del Forcats et de prendre un forfait randonneur pour gagner le sommet du téléski du Plat via le télésiège del Mouli. Sinon de l’extrémité Est du parking de Eyne 2600, remonter la piste forestière qui en deux lacets rejoint le sommet du télésiège del Mouli. Remonter ensuite la piste le long du téléski du Plat. Légèrement à gauche de l’axe du téléski, un vallon très encaissé et boisé permet de rejoindre le pied du cirque Nord du Cambre d’Ase. L’attaque du couloir se situe à gauche de la grande cheminée, 2 heures depuis Eyne 2600.

Description : Remonter le cône de déjection peu raide. Le couloir se rétrécit et devient plus raide, naviguer alors entre les cailloux apparents pour atteindre une zone mixte plus redressée, relais sur 2 pitons en rive droite au pied des difficultés. Franchir une longueur mixte (60°) dont les difficultés peuvent varier en fonction de l’enneigement, quoi qu’il en soit l’assurage est délicat dans cette longueur. Relais sur friends possible après 40 mètres en rive droite. Continuer dans le couloir avec un peu de mixte facile pour venir buter sur une barre rocheuse bien visible du bas. Traverser alors horizontalement à droite pour franchir une épaule élancée. On découvre derrière un couloir de neige qui conduit à la crête sommitale. 2 heures de la base au sommet.

Descente : Le plus simple semble être d’emprunter la grande cheminée (ou grand couloir Nord) à pied ou à skis. Retour très rapide jusqu’aux parkings.

Difficultés : AD+ pouvant varier en fonction des conditions. Le passage clé est constitué d’une longueur mixte à 60° difficile à protéger.

Equipement : Un relais sur deux pitons en place au pied des difficultés.

Matériel : Piolets, crampons, un encordement à simple de 50 mètres peut être suffisant. 2 broches courtes au cas où il y aurait un peu de glace, 3 ou 4 friends petits et moyens, 2 pitons lame.

Hauteur de la voie : 300 mètres environ.

Altitude sommet : 2750 mètres.

Horaire : Approche : 2 heures en skis depuis Eyne 2600, beaucoup moins si on emprunte les remontées mécaniques.

Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure du sommet à la station si on a les skis.

Topo : Les Pyrénées du levant de Thomas Dulac et Pascal Testas.

5 novembre, 2014

Arête du bec de corbeau au pic de la Mine (31 octobre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:04

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

arête du bec de corbeau (arête Nord) au pic de la Mine (2708 m),

AD+/200 m

Il s’agit d’une belle course montagne un peu oubliée bien que recevant quelques visites tous les étés. La qualité du rocher a été une bonne surprise, finalement pas si mauvais que ça, il demande de l’attention mais n’est pas si exécrable que ce que l’on a pu lire. La longueur du bec est une belle cheminée à l’ancienne, très originale. Au final une belle surprise et une très belle journée montagne.

14-10-31 arête du bec de corbeau

Première ascension : J. Haurillon et Comet en 1911 pour le bec de corbeau. J. Giroix, M. Gysin, et J. Morin le 11 juillet 1923 pour l’aiguille Morin.

Accès voiture : Depuis Bagnères de Luchon, prendre la direction de Superbagnères que l’on quitte en prenant à gauche celle de l’hospice de France. Se garer sur le grand parking de l’hospice.

Accès pédestre : Du parking, suivre l’excellent sentier qui monte au refuge et au port de Vénasque (panneau). Juste au-dessus de la cabane de l’homme, le quitter pour prendre à gauche une sente qui monte au Clot de Layrous. Elle se perd dans l’éboulis sous le col de la Frêche que l’on atteint par un couloir raide (cairn au col, 1 heure 45 de l’Hospice). C’est le point de départ le plus classique pour l’ascension de cette arête. On peut toutefois monter à un col un peu plus au Nord (cheminée raide à la fin) qui permet de gravir les deux pointes avant d’atteindre le col de la Frêche.

Descente : Du sommet, longer l’arête Ouest d’abord horizontale, elle plonge brusquement vers le port de Vénasque. On la suit en restant le plus souvent sur son flanc droit dans un terrain raide d’herbe et d’éboulis (cairns). On arrive ainsi à une brêche juste avant que l’arête ne devienne horizontale. S’engager alors dans le profond couloir à droite issu de cette brèche (on évite un bloc coincé par la droite) et rejoindre ainsi 200 mètres plus bas le sentier du port de Vénasque. Le suivre sur la droite en passant au refuge de Vénasque. 2 heures du sommet à l’hospice.

Descriptif de l’itinéraire :

Si on part du col au Nord du col de la Frêche, contourner facilement la première aiguille par la gauche et descendre dans des rochers brisés jusqu’au pied de la seconde aiguille. Celle-ci ne pose pas de problème particulier, descendre au col de la Frêche par des rochers brisés.

Du col de la Frêche que l’on peut atteindre directement, faire une grande longueur de presque 60 mètres en se tenant sur le flanc droit de l’arête (III+, relais possible sur un arbre ou quelques mètres plus haut sur l’arête). Une section facile mène à une zone plus dalleuse (III+) que l’on gravit par le fil de l’arête jusqu’au sommet du petit corbeau. Désescalader versant Sud pour prendre pied sur des pelouses raides que l’on remonte jusqu’au bec de corbeau fendu par une profonde faille.

S’engager de quelques mètres dans la faille et la remonter en opposition (IV+, 1 piton) jusqu’au sommet de la pointe Est. On trouve un relais sur 1 piton et 1 pieu qui permet soit de redescendre dans la faille par un rappel de 25 m, soit de faire un grand rappel (50 m) versant Est jusqu’au pied de l’aiguille Morin.

Si on revient dans la faille, la traverser intégralement par son fond, on trouve à l’extrémité Sud un relais sur 2 pitons qui permet de faire un court rappel (20 m) qui dépose au pied de l’aiguille Morin.

Celle-ci se gravit en une grande longueur de 60 m par l’unique zone de faiblesse bien reconnaissable. Un petit surplomb à la sortie (IV) permet de prendre pied sur une vire quelques mètres en dessous de l’aiguille (vieux relais sur pitons). Traverser la vire pour trouver au bout un relais de rappel sur béquet. Un rappel de 15 mètres dépose à un col au pied du pic de la Mine.

Après quelques mètres en rocher délité au dessus du col, monter droit (III+) pour rejoindre l’arête Est du pic de la Mine. On suit alors cette arête sans difficulté jusqu’au sommet (3 à 4 heures).

Difficultés : AD+, itinéraire montagne où le rocher demande de l’attention. Pas de problème d’itinéraire.

Equipement : Nous n’avons rien rencontré dans les longueurs, quelques relais en place notamment ceux de rappels qu’il faudra vérifier.

Matériel : Sangles pour rallonger, un jeu de friends petits et moyens, coinceurs. Les pitons ne sont pas obligatoires, un marteau pour retaper les pitons en place. Un encordement à 60 mètres nous a paru confortable mais pas indispensable. Tout l’itinéraire se parcourt bien en grosses.

Topo : Guide Ollivier, Pyrénées centrales VI, vallées d’Aure et de Luchon aux édition du Cairn.

18 août, 2014

Enchainement arête Ferbos – Arête des 3 conseillers – Ramougn (17 août 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:50

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Massif du Néouvielle,

Enchaînement arête Ferbos (AD/500 m) au pic des 3 conseillers (3039 m) – Arête des 3 conseillers (AD/200 m) au Néouvielle (3091 m) – Traversée

du Ramougn (3011 m) d’Ouest en Est (PD+/150 m)

Il n’est pas rare de voir des cordées enchaîner la Ferbos et les 3 conseillers, ce qui constitue déjà un bel enchaînement très logique. Pourquoi ne pas y rajouter le Ramougn, tout proche, pour profiter d’une belle et longue journée de montagne ? Il ne faudra pas hésiter à partir très tôt pour garder un peu de marge dans l’horaire mais aussi pour profiter des belles couleurs matinales sur le versant Est du Turon alors que l’on se trouve déjà dans la Ferbos. Ces arêtes font partie des joyaux Pyrénéens.

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Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit soit jusqu’au lac de Cap de Long soit jusqu’au lac d’Aubert (route à péage).

Accès pédestre : En fonction du lieu de parking il faudra soit passer au pas du Gat et descendre de 50 mètres derrière pour gagner le sentier des terrasses si on vient d’Aubert, soit traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à gauche à son extrémité si on vient de Cap de Long. suivre le sentier des terrasses de Cap de Long qui monte en direction de la brèche du Néouvielle (vieilles marques de balisage rouge). On traverse une grande zone d’éboulis sous la face Sud du Ramougn et du Néouvielle (neige en début de saison) pour gagner l’extrémité d’une banquette herbeuse où démarre l’arête Ferbos. On se situe à une centaine de mètres de la base même du départ de l’arête. Une cheminée avec un bloc coincé est un bon point de repère (cairn à l’attaque). Compter 1 heure 30.

 Arête Ferbos

Première ascension : H. et J. Ferbos le 09 septembre 1937.

Descriptif de l’itinéraire : Peu de passages caractéristiques permettent de faire une description précise de cette arête. Remonter la cheminée au bloc coincé pour atteindre le fil proprement dit. Ensuite on chemine tantôt à droite, tantôt à gauche de l’arête, parfois sur le fil (III, traces de passage). On arrive à une brêche, on gravit le mur suivant grâce à une fissure à gauche (III+). On atteint le sommet par des rochers faciles.

Difficultés, hauteur : AD/500 m. L’escalade, peu soutenue, est rapide et bien protégeable.

Equipement : Aucun équipement en place.

Horaire : 2 à 4 heures pour la voie.

Descente : Suivre facilement l’arête Nord-Est cairnée jusqu’à la brêche du Néouvielle (15 minutes).

Arête des trois conseillers

Première ascension : Brulle, De Monts et Célestin Passet en 1891 et peut-être par H. Durand et C. Latour en 1873.

Descriptif de l’itinéraire : Attaquer directement sur le fil au-dessus de la brêche du Néouvielle. On suit l’arête sur une centaine de mètres (III, un friend coincé) à l’exception d’un petit détour versant Cap de Long. L’inclinaison diminue jusqu’au pied d’un nouveau ressaut que l’on peut gravir directement par un dièdre raide (IV, 2 pitons) ou bien par la droite par le passage horizontal de « la boîte aux lettres », on rejoint l’arête facilement juste après. On suit ensuite l’arête jusqu’au mur terminal la « proue de navire ». Il s’agit d’un très beau ressaut de 20 mètres de granit magnifiquement sculpté (III+). Une courte arête horizontale mène au sommet.

Difficultés, hauteur : AD/200 m. Escalade plus soutenue que la Ferbos facilement protégeable.

Equipement : On trouve quelques friends récalcitrants et 2 pitons de passage.

Horaire : 2 heures pour la voie.

Descente : Emprunter le début de la voie normale vers le Nord pour gagner un replat sur l’arête qui sépare le vallon du Néouvielle du vallon du Ramougn. Basculer à l’Est dans le vallon Nord du Ramougn pour gagner un névé persistant. Le traverser pour gagner une rampe oblique à gauche du point le plus bas de l’arête qui relie le Néouvielle au Ramougn (cairn). Une demi heure du sommet du Néouvielle.

VN du Ramougn versant Ouest

Première ascension : Inconnue.

Descriptif de l’itinéraire : Suivre la rampe oblique vers la gauche (cairns) jusqu’à une brèche sur l’arête. Traverser la dalle versant Nord (III) jusqu’à une nouvelle brèche. Traverser une nouvelle dalle (III) toujours en se tenant au Nord. On suit ensuite plus ou moins l’arête plus facile jusqu’au sommet.

Difficultés, hauteur : PD+/150 m.

Equipement : Aucun.

Horaire : 30 minutes.

Descente : On emprunte la voie normale de la face Est haute de 100 mètres. Du sommet descendre de quelques mètres directement puis bien appuyer à gauche vers l’arête Nord-Est (cairn) que l’on désescalade sur 50 mètres jusqu’à une vire qui permet de traverser vers la droite. Un système de banquettes à droite d’un couloir permet d’en gagner la partie basse moins raide. Désescalader ce couloir jusqu’au pied de la face (névé). Cette descente comporte quelques pas de désescalade en III/III+. Descendre ensuite tout le versant Est du Ramougn en appuyant à droite jusqu’au pas du Gat où l’on descend à droite ou à gauche en fonction du lieu de stationnement (1 heure 30).

Matériel : 6 dégaines longues, 4 ou 5 friends, coinceurs, sangles, crampons en fonction de l’enneigement. Un encordement à 30 mètres est suffisant.

Topo : Guide Ollivier, Pyrénées centrales IV

7 août, 2014

Happy culture au Bastan d’Aulon (05 août 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 0:02

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Massif du Néouvielle,

pic de Bastan d’Aulon (2721 m),

face Ouest,

Happy culture D+/250 m

Découverte de ce complexe versant Ouest du pic de Bastan d’Aulon pour l’ouverture de « happy culture », une belle voie à l’accent très montagne. Le projet trottait dans nos têtes depuis pas mal de temps, nous n’avons pas été déçus, l’itinéraire nous a proposé de belles longueurs d’escalade. Il faudra revenir car le versant est vaste, les aiguilles nombreuses et le rocher bien meilleur qu’il n’y paraît de loin.

14-08-05 happy culture au Bastan d'Aulon

Première ascension : Karen Le Turdu, Bernard Quinio et Jean-Pierre Pujolle le 05 août 2014.

Accès voiture : Quelle que soit l’approche que l’on choisit, il faudra rejoindre le refuge de Bastan. On pourra donc se garer au parking d’Artigusse sur la route des lacs en vallée d’Aure ou au col du Portet au dessus de la station de ski d’Espiaube (route non goudronnée mais roulante).

Accès pédestre : Rejoindre le refuge de Bastan soit depuis le col de Portet par le GR10, soit depuis la route des lacs via le lac de l’Oule. Continuer sur le bon sentier (GR10c) en direction du col de Bastanet. On le quitte vers 2400 mètres pour partir vers l’Est en direction du cirque formé par le Portarras et le Bastan d’Aulon. Remonter ce cirque vers la droite en traversant un pierrier. La voie débute sur le flanc gauche d’un couloir d’éboulis. Une cheminée caractéristique marque le début de la première longueur. Compter 2 heures à 2 heures 30 depuis le col de Portet, un peu plus depuis Artigusse.

Descente : Du sommet de la voie, suivre l’arête vers le Sud pour rejoindre le sommet du Bastan d’Aulon (cairn), continuer toujours vers le Sud en descendant vers le col de Bastan. Après une centaine de mètres le long de l’arête, la quitter à droite (Ouest) pour emprunter un système de vires qui amènent à un couloir d’éboulis que l’on descend entièrement. On rejoint le sentier du col de Bastan un peu au-dessus du lac supérieur. Cette descente se déroule sur un terrain raide qui demande de l’attention, compter 3 heures de la sortie de la voie à la voiture.

Descriptif de l’itinéraire :

L1 : Commencer l’escalade par une cheminée. Virer en ascendance à gauche jusqu’à l’aplomb d’un dièdre. Un pas plus raide (V+, 1 piton) permet d’en gagner la base. Ne pas le remonter mais tirer en ascendance à droite par un dièdre fermé jusqu’à un gros bloc coincé. Faire relais au-dessus (1 coinceur bloqué). 45 mètres.

L2 : Remonter dans l’axe sur une dizaine de mètres dans une zone plus facile puis en ascendance à droite par une rampe à droite de l’axe de la chandelle (IV+). Relais dans un dièdre ouvert (1 piton). 45 mètres.

L3 : remonter le flanc droit du dièdre puis la courte arête jusqu’au sommet de la chandelle (IV). Relais sur béquet (sangle). 20 mètres.

Faire un rappel de 10 mètres sur le versant opposé jusqu’à une brèche, relais sur friends.

L4 : Se décaler de quelques mètres sur la droite pour contourner un gros bloc posé puis remonter dans l’axe le beau mur sur 30 mètres (V). On atteint une arête derrière laquelle on découvre un couloir herbeux. Relais sur friends sur l’arête. 40 mètres.

Traverser le couloir (marche) pour établir R4bis au pied d’un beau mur de granit clair.

L5 : Gravir ce mur dans sa partie gauche. En légère ascendance à gauche, rejoindre le pied d’un petit dièdre de rocher orangé. Traverser horizontalement à gauche sous un petit surplomb (V+) puis droit dans une zone plus facile. Relais sur béquet. 45 mètres.

L6 : Longueur facile pour rejoindre l’arête sommitale. Relais sur béquet. 70 mètres.

Difficultés : D+, V+ max. La voie n’est pas soutenue.

Equipement : La voie est très peu équipée. Deux pitons et un coinceur sont restés en place. Elle se protège très bien avec coinceurs et friends.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends jusqu’au 2 camalot en doublant éventuellement les tailles moyennes. Les pitons ne sont pas nécessaires, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 250 mètres.

Altitude sommet : 2721 mètres au sommet du Bastan d’Aulon que l’on atteint en 10 minutes à toute crête de la sortie de la voie.

Horaire : 3 à 4 heures.

Où dormir : Pourquoi pas une nuit dans le petit écrin du refuge de Bastan.

1 juin, 2012

Nistos, Picarre, topo récapitulatif

Classé dans : — topospyreneens @ 19:21

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vallée du Nistos,

pic de la Picarre (1368 m),

versant Sud 

Après une première vague d’exploration il y a presque 20 ans, 2012 puis 2013 ont vu fleurir quelques nouveaux itinéraires au caractère résolument moderne sur cette discrète muraille. Il nous a semblé que c’était une bonne occasion pour faire un topo récapitulatif en espérant n’avoir rien oublié. Ce sommet discret est à l’image de la vallée qu’il domine : calme et sauvage. Le secteur ravira les amateurs d’escalade pas trop dure à la recherche de solitude et de tranquillité.

Nistos, Picarre, topo récapitulatif topo-picarre-300x225

Accès voiture : remonter la vallée du Nistos jusqu’à Haut-Nistos que l’on traverse. Peu après, prendre sur la gauche la route en direction de la station de Cap-Nestès. Se garer peu après dans la seconde épingle à droite (on domine la Coume de Bourguy). 

Accès pédestre : emprunter le début de piste qui démarre dans l’épingle. Elle se transforme rapidement en chemin que l’on suit jusqu’à une prairie que l’on remonte jusqu’à un col. Se diriger vers la falaise par une sente dans la forêt puis sur des escarpements calcaires (30 à 40 minutes). 

Descente : Rappels possibles dans «La même ancolie », « l’œil de Monk » , « fondus de nature », mais une descente à pied par le côté droit de la falaise est très rapide. 

Itinéraires :

A : La même ancolie, ouverte en janvier 2011 par Dominique et Maël Brenguer, 6a max. et oblig., 90 mètres. Voie récente, entièrement équipée. Elle se parcourt avec 11 dégaines plus les relais.

B : Dictée magique, ouverte les 19 et 24 juillet 2013 par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon), 6b max., 6a oblig., 130 mètres. Entièrement équipée, prévoir 11 dégaines plus les relais. On y retrouve par endroit le crépis de Pène haute. Cotations à confirmer. Une sangle dans une lunule au départ.

C : L’œil de Monk, ouverte les 19 et 30 mai 2012 par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon), 5+ max. et oblig. avec quelques pas d’A0, 120 mètres. Entièrement équipée, prévoir 11 dégaines plus les relais et une ou plusieurs sangles par grimpeurs pour la traversée en A0 de L3. Attention, dans le haut de L3, ne pas aller au relais de « dictée magique » mais bien traverser à droite dans la dalle en A0.

D : Fondus de nature, ouverte début novembre 1995 par A. Schoemaker et P. Ravier. Dinf/60 mètres. L’itinéraire suit un dièdre puis une fissure évidents. Remonter ce dièdre, pas de 4, R1 au niveau d’un bloc détaché sur la droite. Suivre tout droit la fissure qui domine le relais, superbe longueur, pas de 4+, 1 clou. R1 et R2 sont équipés. Descente en 1 rappel dans le couloir à droite (description de P. Ravier parue dans la RP n° 73).

E : Saignée, ouverte par JP Pujolle et P. Ravier en février 96. TD/25 m. Belle longueur quasi-équipée débutant quelques mètres à gauche de la voie « Caterpilleur »; les premiers mètres sont difficiles, 6a, la suite étant mieux fournie en prises (5); un ou deux friends peuvent être utiles; relais commun avec celui de « Caterpilleur » (description de P. Ravier parue dans la RP n° 77).

F : Caterpilleur, ouverte par JP Pujolle, G. et P. Ravier début novembre 95. D+/150 mètres. A quelques mètres à droite d’un couloir herbeux, gravir une dalle en diagonale, quelques jolis pas d’adhérence (3 clous, pas de 5+), R1 équipé. Monter tout droit dans de belles cannelures (4 inf.), pour rejoindre un dièdre à gauche d’un mur lisse, traverser alors à droite sur le fil de l’aiguille (ensemble de 5inf.), R2 équipé. Descendre de cette aiguille, remonter le couloir herbeux, en contournant des dalles lisses, on gagne alors un système de terrasses (passage de 2). R3 au pied du grand ressaut terminal, 1 clou. Attaquer dans un mur sculpté à droite d’une partie lisse, le remonter vers la gauche, pas de 5, R4 équipé. Gagner une fissure dans l’axe du relais, puis tout droit dans les dalles qui lui font suite, grande longueur géniale, (5inf., 1 piton), R5 équipé (description de P. Ravier parue dans la RP n° 73).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

G : Saccage, ouverte par G. et P. Ravier en mai 96. TD+/40 mètres. Franchir des cannelures (4+), puis traverser vers le mur délicat qui fait suite, le remonter, 6a/6a+, 3 spits, franchir directement une dalle, 5+, puis gagner à droite le premier relais de « la fugue », 4+ (description de P. Ravier parue dans la RP n° 77).

I : Caprice des dieux, ouverte par JP Pujolle et P. Ravier le 6 juillet 96. TD inf./150 mètres. C’est la variante « d’en haut de « Caterpilleur ». Suivre cette dernière jusqu’à R4. Au lieu de continuer tout droit, traverser à droite et remonter une dalle lisse (A1 et 5+, 1 piton, 3 spits), retraverser à droite pour atteindre de bonnes prises (5/5+), monter alors tout droit pour gagner un relais dans une superbe niche (4+). Relais équipé; en sortir par la droite, remonter un dièdre évident et facile (4), pour rattraper l’ultime relais de « Caterpilleur » (description de P. Ravier parue dans la RP n° 77).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

H : La fugue, ouverte par N. Raux, S. et JP Pujolle en février 96. D/150 mètres. Attaquer 30 mètres à droite de « caterpilleur » en commençant l’escalade sur de courtes cannelures en direction d’une traînée gris-bleue que l’on traverse sous de grandes dalles, puis directement jusqu’au relais (4c, R1 équipé). L2 : toujours à droite de raides dalles lisses jusqu’au sommet de l’aiguille (4c, R2 équipé). L3 : commune avec « Caterpilleur ». L4 : Traverser en diagonale vers la droite vers deux fissures parallèles, emprunter celle de gauche, puis par une traversée sur la droite, on atteint une autre fissure que l’on remonte jusqu’à R4 (5). Une dernière longueur en 4 mène au sommet (relais sur un buis).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

J : Les apprentis sorciers, ouverte par C. Descamps et F. Roussel le 24/04/99. D+/135 mètres.

Matériel : friends, coinceurs, sangles, quelques pitons. Aucun matériel en place.

K : Le pied jaloux, ouverte le 24 avril 2012 par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon), 5c/130 m. Entièrement équipée, prévoir 10 dégaines plus les relais.

L : Qu’elle était verte ma vallée, ouverte par A. Sicard, JP Pujolle, G. et P. Ravier début novembre 95. D/150 mètres. Attaquer à une cinquantaine de mètres à gauche de l’extrémité de la falaise dans des dalles inclinées, au pied d’une zone plus raide. Remonter à peu près directement sur une longueur (4+), R1 sur une terrasse, lunule. Traverser à gauche vers un dièdre puis monter dans une dalle, 4+/5, magnifique. R2 sur la gauche au sommet du mur raide, gagner facilement le pied d’une fissure (laisser à droite le couloir herbeux). R2 bis, lunule. Monter dans la fissure, 1 pas de 5, 1 clou, R3 (lunule) sur le flanc de l’arête. Traverser franchement à gauche, pas de 2, monter facilement toujours vers la gauche, R4, lunule. Aborder le mur terminal en diagonale puis tout droit (4/4+) R5 sur un buis (description de P. Ravier parue dans la RP n° 73).

Matériel : friends, coinceurs, sangles.

M : Longueur d’onde, ouverte le 24 juillet 2013, par B. Quinio et JP Pujolle (PGHM Luchon). Il s’agit d’une variante à la 3ème longueur de « l’oeil de Monk ». Beaucoup plus difficile (6c+ à confirmer) mais sur un superbe crépis.

21 novembre, 2011

couloir « une journée à la Frêche » au Sarrat de la Frêche (18 novembre 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 0:07

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Sarrat de la Frêche (2627 m), face Nord,

couloir « une journée à la Frêche »

Deuxième itinéraire tracé sur ce versant en hiver, il s’est avéré au moins aussi intéressant que son voisin de droite « Mine de rien ». Comme souvent, la difficulté variera en fonction de l’enneigement et des conditions. Il sera techniquement plus intéressant en début de saison avant les grosses chutes de neige. Le premier étranglement nous a posé un réel problème pour se protéger, nous l’avons donc contourné par la droite puis gravi en « top-rope ».

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Première ascension :Laurent Molle, Olivier Duffort, Michel Castillon et Jean-Pierre Pujolle du PGHM de Luchon le 18 novembre 2011.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 15 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), remonter la vallée de la Frêche jusqu’à l’étang du même nom (passage raide et avalancheux pour prendre pied dans le petit cirque). Le couloir est alors bien visible au-dessus du lac à gauche d’un éperon rocheux triangulaire. On l’atteint par une grande pente neigeuse (1 heure 30 à 2 heures de l’hospice).

Description :Contourner quelques rochers par la gauche jusqu’au pied du premier rétrécissement (R0 sur friends).

L1 : partir droit dans l’axe du couloir par du mixte raide (1 piton), un pas à droite permet de rejoindre un placage d’une dizaine de mètres (R1 sur pitons, 50 m). Ce passage que nous avons trouvé expo est évitable par une rampe à droite, on rejoint ensuite aisément l’axe du couloir.

L2 : 150 m de couloir neigeux à 45/50°, quelques protections possibles sur friends sur les rives. En restant dans l’axe, le couloir vient buter sur un rétrécissement rocheux. Relais sur pitons au pied de celui-ci.

L3 : franchir le passage étroit puis un placage difficilement protégeable (75/80° sur 10 mètres). Une pente de neige raide permet d’atteindre R3 (friends) au niveau d’un vague éperon.

La suite est constituée d’une pente de neige (35°) qui mène à la crête frontière non loin du point côté 2627 m.

Descente :Si l’on veut prolonger un peu la journée, il est possible de continuer sur la crête vers l’Ouest jusqu’au pic de la Mine (II/III, désescalade facile). On descendra du sommet par sa voie normale qui rejoint l’itinéraire du port de Vénasque (pentes très raides au départ).

Une autre solution plus rapide consiste à rejoindre le pas de l’Escalette en suivant tout d’abord la crête vers l’Est puis en basculant versant Espagnol lorsqu’elle devient plus raide et étroite.

 

Difficultés :Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, D à D+ semble « honnête ».

Equipement :Un piton en place dans L1.

Matériel :Piolets, crampons, 1 jeu de friends micros à moyens, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2627 mètres quand on sort de la face sur la crête frontière.

Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.Descente : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice.

 

16 janvier, 2011

Couloir « Mine de rien » au Sarrat de la Frêche (30 décembre 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 15:20

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

Face Nord du Sarrat de la Frêche (2627 m)

couloir « Mine de rien »

Cet itinéraire s’est avéré très intéressant au milieu d’un couloir très encaissé qui manque néanmoins d’un peu d’ampleur. L’inclinaison moyenne se situe entre 45 et 50° avec de petits ressauts en glace ou neige dure plus raide et même un peu de mixte. Il est en tout point recommandable d’autant plus qu’il permet d’aller rendre visite à un petit vallon bien délaissé. Le topo ci-dessous correspond à des conditions relativement sèches, avec plus de neige, sa cotation pourrait être revue à la baisse.

Topo mine de rien

Mine de rien
Album : Mine de rien

6 images
Voir l'album

Première ascansion : Patrick Lecomte et Jean-Pierre Pujolle du PGHM de Luchon le 30 décembre 2010.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 15 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), remonter la vallée de la Frêche jusqu’à l’étang du même nom (passage raide et avalancheux pour prendre pied dans le petit cirque). Le couloir est alors bien visible au Sud-Ouest coincé entre deux éperons, on l’atteint par une grande pente neigeuse (2 heures de l’hospice).

Description :Remonter le cône neigeux qui se redresse progressivement jusqu’au pied du premier rétrécissement.

L1 : franchir une première étroiture (60° mixte) et continuer plus facilement dans le couloir, relais sur un bloc rive droite (50 m).L2 : continuer dans le couloir pour venir buter sur un second ressaut mixte que l’on franchit par la gauche (60° mixte), relais sur friends à sa sortie rive gauche (45 m).

La suite s’élargit franchement, continuer en ascendance à droite dans une grande pente de neige, un couloir secondaire (45/50°) permet de revenir vers la gauche et d’atteindre la crête frontière non loin du point côté 2627 m.

Descente :Si l’on veut prolonger un peu la journée, il est possible de continuer sur la crête vers l’Ouest jusqu’au pic de la Mine (II/III, désescalade facile). On descendra du sommet par sa voie normale qui rejoint l’itinéraire du port de Vénasque (pentes très raides au départ).Une autre solution plus rapide consiste à rejoindre le pas de l’Escalette en suivant tout d’abord la crête vers l’Est puis en basculant versant Espagnol lorsqu’elle devient plus raide et étroite.

 

Difficultés :D-, pentes de neiges à 45/50° avec 2 ressauts mixtes plus raides dans le couloir du bas.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, 4 friends petits et moyens, 1 petit jeu de coinceurs, 2 ou 3 pitons plats, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2627 mètres quand on sort de la face sur la crête frontière.

Horaire : Couloir : 2 heures.Descente : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice.

 

24 mars, 2010

Couloir Nord du pic de la Montagnette (23 mars 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 23:18

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Luchonnais, secteur du cirque de la Glère,

Pointe 2450 sur l’arête Nord du pic de la Montagnette (2558 m)

Couloir Nord

Il s’agit d’un très esthétique et original couloir. Son escalade est très plaisante et permet de visiter un secteur (très) délaissé du Luchonnais. Difficile de dire s’il s’agit de son premier parcours, nous n’avons, en tout cas, trouvé aucune trace d’une escalade antérieure. Le couloir est très homogène entre 45 et 55° avec de très cours ressauts un peu plus raides ou plus secs. Il débouche à la pointe 2450 sur l’arête Nord du pic de la Montagnette que l’on rejoint par une belle arête facile. Il faudra attendre des conditions de neige bien stables car tout le secteur est très avalancheux.

couloir nord de la montagnette

Montagnette
Album : Montagnette

5 images
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Première ascension :Parcouru le 23 mars 2010 par P. Lecomte et Jean-Pierre Pujolle.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. Se garer au niveau de l’arboretum de Jouéou ou plus bas au pont du même nom si la route est fermée.

Accès pédestre :Emprunter la piste forestière qui conduit au refuge ONF d’Esbas. On la quitte dans une épingle à droite vers 1300 m pour suivre le sentier qui conduit au cirque de la Glère (on peut l’atteindre également depuis l’hospice de France par le sentier de l’impératrice). Remonter alors le large vallon qui s’ouvre à l’Est en direction du lac de la Montagnette. La face Nord de la Montagnette est défendue par une première barre rocheuse qui démarre vers 1900 mètres, un couloir dérobé qui s’élève de gauche à droite permet d’en gagner le pied (passages à 45°). Compter 2 heures à 2 heures 30 depuis la voiture.

Description :Le couloir proprement dit débute presque dans l’axe du couloir d’accès en traversant une pente neigeuse qui court tout le long de la face Nord. D’abord assez large, il se rétrécit rapidement (45 puis 50°). Après deux petits étranglements plus raides (55/60°) en glace ou mixte, le couloir s’élargit à nouveau et donne accès à un épaulement neigeux. Traverser d’une trentaine de mètres sur le versant Ouest pour accéder à un couloir secondaire que l’on remonte sur 100 mètres (45/50°). Les 20 derniers mètres sont plus raides et un peu mixtes (60°). On débouche sur une arête neigeuse très près de la pointe 2450. Il ne reste qu’à suivre l’arête facile vers le Sud pour gagner le sommet de la montagnette (2 à 3 heures de l’attaque).

Descente :Descendre facilement à l’Est en contournant le lac de la Montagnette par la gauche. Passer à proximité du lac du Maillé puis s’engager dans le raide vallon qui s’ouvre à l’Ouest. Un peu plus bas, bien traverser à droite pour éviter des barres (balisage bleu s’il est visible) pour retrouver le large vallon d’accès (2 heures jusqu’à la voiture).

Difficultés : AD+, couloir classique à 45/50° et quelques courts passges plus raides.

Equipement : Néant.

Matériel :Piolets, crampons, 4 ou 5 friends petits et moyens, 2 ou 3 pitons plats pourront être les bienvenues.

Hauteur du couloir : 450 mètres environ.

Altitude sommet : 2558 mètres

Horaire :Approche : 2 heures à 2 heures 30.Couloir : 2 à 3 heures.Descente : 2 heures.

Topo : Néant.

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