Quelques topos montagne des Pyrénées

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8 février, 2016

Osez, osez, j’ose et fine au pic de la Pique (13 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:14

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

contreforts NW du pic de la Pique (2394 m),

« osez, osez, j’ose et fine » (TD/250 m)

Ce versant NO du pic de la Pique n’en finira pas de nous proposer d’élégantes lignes. En étant un peu attentif, on pourra y rencontrer de bonnes conditions tous les hivers, une bonne chute de neige suivie d’un froid un peu vif est souvent gage de belles lignes sur ce versant. Pour celle-ci, il s’agit d’un couloir se redressant progressivement pour se terminer en un dièdre orné de beaux placages plus ou moins épais. Le dièdre à proprement parlé se remonte en deux grandes longueurs. Attention aux pentes qui surmontent ces lignes, surtout en cas de réchauffement.

15-02-13 Osez, j'ose et fine

Première ascension : S. Thomas et P. Satgé en ?

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur l’ancienne route (rive droite) qui est la plus rapide (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. A partir du pont de Penjat, le versant et ses différents itinéraires se dévoilent peu à peu. La goulotte décrite ici est la première visible juste au-dessus du pont. L’attaque se situe au niveau d’une ancienne mine (peu visible), 20 minutes de l’hospice.

Description : Remonter le cône de neige qui se redresse progressivement pour venir buter sur un premier ressaut de glace d’une vingtaine de mètres à 65°. Continuer sur une pente de neige un peu plus raide (50/55°) jusqu’à une grotte au départ du dièdre final. Relais confortable sur broche et friend (150 mètres de l’attaque). Remonter le dièdre par une succession de placages parfois fin (70/80°), passer un étranglement souvent sec puis un nouveau placage (75°) jusqu’au pied de la cascade finale. Relais sur broches, 60 mètres. Se décaler en ascendance à droite sur un placage (70°) pour rejoindre l’axe de la sortie et la glace plus épaisse (80°). Au sommet, traverser sur la droite pour trouver des arbres pour le relais, 55 mètres.

Descente : Descendre en 4 rappels successifs de 60 mètre sur les sapins en suivant une dépression sur l’éperon en rive gauche de la goulotte. Au quatrième revenir dans la goulotte au pied du premier ressaut de glace. Le cône de départ se désescalade facilement. Compter 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Difficultés : TD qui équivaut à un grade 4 en glace, certaines sections sont en glace fine où la pose des broches peut être problématique. Attention aux pentes supérieures surtout en cas de réchauffement, qui voient le soleil l’après-midi dès le début février.

Equipement : Deux relais sur pitons sont en place dans la première moitié, néanmoins nous ne les avons pas vu lors de notre parcours, ils devaient se trouver sous la glace. On trouve pas mal de ficélous dans la descente qu’il faudra prévoir de remplacer en fonction de leur état.

Matériel : Piolets, crampons, rappel de 60 mètres très confortable, 3 friends dont le camalot n°1, 10 broches dont des courtes. Les pitons et le reste de matériel de rocher peuvent rester à la maison, le rocher est incroyablement compact. Sangles ou ficélous à abandonner pour les rappels.

Hauteur de la voie : Un peu plus de 250 mètres.

Altitude sommet : 2394 mètres au sommet du pic de la Pique, 1860 mètres au sommet de la goulotte.

Horaire : Approche : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice de France puis 20 minutes jusqu’au pied.

Goulotte : 3 heures.

Descente : 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Topo : Néant, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra donner des indications sur des courses voisines.

13 août, 2015

Cabaret sauvage à Cap de Long (13 août 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 16:54

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Massif du Néouvielle,

Muraille de Cap de Long (2220 m), face Sud-Est,

Cabaret sauvage (6c max., 6a oblig.)

Certainement parmi les voies à ne par rater dans ce secteur. Toutes les longueurs sont belles sur un beau granit sculpté. L’escalade est très variée et jamais monotone.

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Première ascension : Jeff Loaec et Domi. Dupont en 2009.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long.

Accès pédestre : La paroi se situe juste au dessus du parking, on atteint l’attaque en 2 minutes de marche !! Le nom est inscrit au pied.

Descente : Du sommet de la voie, continuer à s’élever dans des pelouses sur une centaine de mètres de dénivelée. Obliquer à gauche dès que possible au dessus de barres en franchissant un ruisseau. On ne tarde pas à trouver une sente cairnée qui descend au parking. 30 minutes.

Il est également possible de descendre en rappel. Tous les relais sont sur goujons avec maillon.

Descriptif de l‘itinéraire : Aucun problème d’itinéraire, dans la seconde moitié de L2, traverser sous le grand toit. Dans L3, remonter le petit pilier peu individualisé jusqu’au relais au niveau d’une bande de schistes (« on croise embarquement immédiat »).

Difficultés : TD+, 6c max., 6a oblig.

Equipement : voie presque entièrement équipée sur gougeons aux relais et dans les longueurs, seules les fissures sont restées vierges.

Matériel : 11 dégaines plus les relais, un jeu de friends jusqu’au n°1 camalot.

Hauteur de la voie : 160 mètres.

Altitude sommet : 2350 mètres

Horaire : 2 heures.

Topo : – Un classeur très bien renseigné se trouve au bar « le Garlitz » juste à côté.

- « escalades à Cap de Long » de l’association Aure Vertical en vente au même bar.

3 août, 2015

Eperon NW intégral au pic de Ribuls

Classé dans : — topospyreneens @ 11:48

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Andorre, secteur de Grau-Roig,

Pic de Ribuls (2827 m), versant Nord,

Eperon NW intégral (TD/270 m), 5+ oblig.

Premier constat, il n’y a pas des remontées mécaniques partout en Andorre, le cirque Nord des Pessons nous a même paru bien sauvage. Pour l’escalade, il n’y a rien à jeter sur cet éperon bien individualisé et visible de loin. C’est une succession de fissures et dièdres parfois raides en très bon rocher avec cependant un peu de lichen par endroit. A faire sans hésiter.

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Première ascension : Farreny et des compagnons.

Accès voiture : De Foix, remonter toute la vallée de l’Ariège jusqu’au Pas de la Case, passer le port d’Envalira et descendre sur l’autre versant. Après 2 kilomètres, prendre à gauche en direction de la station de ski de Grau-Roig. Laisser à gauche le grand parking et partir à droite sur 300 mètres jusqu’à une barrière au niveau du départ des télésièges (panneau indiquant bar-restaurant des Pessons).

Accès pédestre : Du parking, suivre la piste de ski qui mène en 20 minutes à l’Estany Primer (bar-restaurant). Contourner le lac par la gauche jusqu’à rejoindre le GR7, le suivre sur la droite en traversant un ruisseau. Après 200 mètres, quitter le GR en suivant à gauche une sente rive droite d’un ruisseau. Remonter tout le fond du vallon en direction du pic de Ribuls bien visible (sente, cairns). Un pierrier permet d’atteindre le pied de l’éperon. La voie débute à son point le plus bas au niveau d’une fissure sur son flanc gauche.

Descente : Du sommet suivre l’arête vers l’Est en suivant des couloirs raides sur son flanc gauche (quelques cairns) jusqu’à un col entre le pic de Ribuls et le pic de l’Aliga. Descendre alors les raides pentes au Nord qui ramènent au pied de l’éperon.

Descriptif des Longueurs :

L1 : Remonter des gradins (4) sur le flanc gauche jusqu’à une terrasse (relais intermédiaire sur deux pitons), continuer par une raide fissure sur le fil (6a, 2 pitons, 1 friend coincé, 1 lunule) jusqu’au relais sur 1 piton et un béquet sur le flanc droit.

L2 : traverser horizontalement à droite (1 piton) puis tout droit dans un ressaut raide (6a+, 4 pitons) jusqu’à une lunule. Traverser à gauche dans une dalle lichenneuse pour franchir le fil de l’éperon que l’on remonte sur 5 mètres. Relais sur une terrasse (2 pitons cachés).

L3 : Droit au dessus dans une dalle à grattons (4+, 1 friend coincé) Une zone facile amène à un petit gendarme. Gravir la dalle sur le fil en s’aidant du gendarme au départ (5+, 3 pitons). Relais sur 2 pitons éloignés, légèrement à droite.

L4 : Gravir le dièdre de gauche (5+) jusqu’à une courte dalle (1 piton). Puis tout droit dans un dièdre fermé (5+, 4 pitons). Un petit crochet à gauche permet de prendre pied sur une terrasse encombrée de blocs. Relais sur friends.

L5 : Deux solutions :

- Rejoindre le fil à droite (4) que l’on suit (5+, lichen, protections difficiles) jusqu’à une vire puis le pilier à gauche. Relais sur béquet.

- Traverser à gauche jusqu’à un dièdre peu marqué (4+, 1 friend coincé). Une courte dalle permet de rejoindre le fil de l’éperon. Un crochet versant est donne accès à une petite brêche. Relais sur une lunule en place et friend.

L6 : Passer une brêche, passer versant Ouest sur 3 mètres. Une fissure (5) permet de rejoindre le fil aérien constitué de blocs. On arrive au sommet d’un gendarme. Relais sur lunule avec maillons.

Faire un rappel de 15 mètres versant Sud jusqu’à une brêche, anneaux.

L7 : Suivre une rampe herbeuse vers la droite puis le fil de l’éperon désormais plus large et couché sur 50 mètres (3+). Relais sur béquet au pied d’un gendarme sombre.

L8 : Gravir le gendarme par la dalle versant Nord (5+, 2 pitons, départ expo). Relais sur béquet au sommet. Ce gendarme peut se contourner facilement par la droite (3+)

L9 : Désescalader sur 5 mètres (3) jusqu’à une brèche. Des gradins herbeux (2) à droite du fil mènent au sommet.

Difficultés : TD, soutenue dans le 5+ avec quelques pas plus durs.

Equipement : Pas mal de pitons en place dans les longueurs et à certains relais. Le reste se protège très bien.

Matériel : 10 dégaines, coinceurs dont des petits, jeu de friends complet jusqu’au camalot n°2 (jaune), sangles.

Hauteur de la voie : 270 mètres.

Altitude sommet : 2827 mètres.

Horaire : 4 heures.

26 juillet, 2015

Face Est classique au pène Sarrière (voie Ravier)

Classé dans : — topospyreneens @ 11:11

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Secteur de Gourette,

Pène Sarrière (1944 m),

Face Est classique, voie Ravier,

D/200 m, V max. et oblig.

Est-il encore nécessaire de présenter cette voie ? Il s’agit d’une des plus grandes classiques de la chaîne. Même si son caractère a considérablement changé depuis son équipement sur gougeons, cela reste une valeur sûre dans ce degré de difficultés. Elle se déroule sur de belles dalles calcaires à réglettes.

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Première ascension : M. Bernos, M. Demay et J. Ravier le 23 novembre 1959.

Accès voiture : De Pau, rejoindre Laruns puis la station de ski de Gourette après avoir traversé les Eaux-Bonnes. Se garer sur le parking le plus haut proche des terrains de tennis.

Accès pédestre : Suivre le GR 10 qui passe près d’un parcours sportif au départ. Vers 1650 mètres, on passe sous la face Est du Pène Sarrière que l’on rejoint à vue (1 heure).

Descente : Du sommet, deux solutions :

- Si on veut rallonger un peu la journée, suivre l’arête vers le Sud et sa fameuse taillante. La difficulté n’excède pas le III+. Descendre ensuite versant Ouest par les pistes de ski (2 à 3 heures du sommet à la voiture).

- Sinon, du sommet descendre les pentes herbeuses du versant Nord par une sente parfois glissante. Une piste forestière permet de rejoindre à l’Est le GR10 emprunté à l’approche (1 heure de descente).

Descriptif des Longueurs : Aucun problème d’itinéraire, on suit l’équipement en place. Il existe une variante aux deux dernières longueurs en restant dans la face (quelques pas de V).

Difficultés : D, V max. et obligatoire. Escalade sur bonnes réglettes.

Equipement : Itinéraire entièrement équipé de gougeons.

Matériel : 8 dégaines, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 200 mètres pour 6 longueurs.

Altitude sommet : 1944 mètres

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : Passages Pyrénéens de Rainier Munsch, Christian Ravier et Rémi Thivel.

Les 100 plus belles courses et randonnées de Patrice de Bellefon.

25 juillet, 2015

Serpent d’étoiles au rognon du Ramougn (25 juillet 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 14:19

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Massif du Néouvielle,

Rognon du ramougn (2450 m environ),

« Serpent d’étoiles » 6c/400 m (6b+ oblig.)

Voie remarquable sur un granit de toute beauté, ça grimpe dans toutes les longueurs avec parfois un peu d’engagement. Quelques friends peuvent venir compléter, mais les emplacements sont rares, la voie est à dominante dalles. Quelques courts surplombs viennent cependant rompre la monotonie et donner la cotation à la longueur.

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Première ascension : Jacques Prat les 24/25 juin et 01/02 juillet 2011, Jacques Prat et Charles Noirot le 16 juillet 2011.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long.

Accès pédestre : Traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à gauche à son extrémité. On le suit jusque sous le pas du Gat pour le quitter et prendre à gauche un itinéraire cairné dans des pelouses qui descend vers le lac. Une cinquantaine de mètres au-dessus de celui-ci, on trouve sur la droite une vire à isards (cordes fixes) que l’on suit jusqu’à un premier pierrier. Passer au pied d’un premier éperon de rocher orangé, traverser un second pierrier jusqu’au pied du rognon. « Serpent d’étoiles » est la voie la plus à droite du pilier. Compter 1 heure 30.

Descente : Du sommet de la voie, monter en ascendance vers la droite jusqu’au pied de la muraille Sud du ramougn où l’on trouve le sentier des terrasses. Le suivre sur la droite jusqu’à retrouver le sentier du pas du Gat emprunté le matin. (45 minutes à 1 heure).

Difficultés : 6c maximum, 6b+ obligatoire.

Equipement : La voie est équipée de gougeons aux relais et dans les longueurs.

Matériel : 12 dégaines, quelques petits friends. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 400 mètres.

Altitude sommet : Le sommet de la voie se situe vers 2500 mètres.

Horaire : 4 à 5 heures d’escalade.

Topo : Escalades à Cap de Long édité par l’association Aure vertical.

Où dormir : Refuge au lac d’Orédon accessible en voiture. Le camping est réglementé, possibilité de bivouac au lac d’Orédon et au lac d’Aubert (emplacements indiqués et prévus).

24 février, 2015

Couloir Caro-line au cambre d’Ase (18 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 18:05

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Pyrénées-Orientales, Cerdagne,

pic du cambre d’ase (2750 m), cirque Nord,

couloir caro-line (AD+/300 m)

Couloir pas très impressionnant vu du bas, il présente pourtant dans sa partie médiane une zone plus redressée en escalade mixte très intéressante et qui vient rompre la monotonie de l’ascension. Les difficultés seront comme toujours dépendantes de l’enneigement.

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Première ascension : Inconnue.

Accès voiture : De la route entre Bourg-Madame et Mont-Louis, rejoindre la station de ski de Eyne. Se garer tout au bout du parking le plus haut.

Accès pédestre : Si l’enneigement est suffisant, le meilleur compromis est de faire l’approche en skis. Si l’on souhaite utiliser les remontées mécaniques il est préférable de partir de la station de Saint Pierre del Forcats et de prendre un forfait randonneur pour gagner le sommet du téléski du Plat via le télésiège del Mouli. Sinon de l’extrémité Est du parking de Eyne 2600, remonter la piste forestière qui en deux lacets rejoint le sommet du télésiège del Mouli. Remonter ensuite la piste le long du téléski du Plat. Légèrement à gauche de l’axe du téléski, un vallon très encaissé et boisé permet de rejoindre le pied du cirque Nord du Cambre d’Ase. L’attaque du couloir se situe à gauche de la grande cheminée, 2 heures depuis Eyne 2600.

Description : Remonter le cône de déjection peu raide. Le couloir se rétrécit et devient plus raide, naviguer alors entre les cailloux apparents pour atteindre une zone mixte plus redressée, relais sur 2 pitons en rive droite au pied des difficultés. Franchir une longueur mixte (60°) dont les difficultés peuvent varier en fonction de l’enneigement, quoi qu’il en soit l’assurage est délicat dans cette longueur. Relais sur friends possible après 40 mètres en rive droite. Continuer dans le couloir avec un peu de mixte facile pour venir buter sur une barre rocheuse bien visible du bas. Traverser alors horizontalement à droite pour franchir une épaule élancée. On découvre derrière un couloir de neige qui conduit à la crête sommitale. 2 heures de la base au sommet.

Descente : Le plus simple semble être d’emprunter la grande cheminée (ou grand couloir Nord) à pied ou à skis. Retour très rapide jusqu’aux parkings.

Difficultés : AD+ pouvant varier en fonction des conditions. Le passage clé est constitué d’une longueur mixte à 60° difficile à protéger.

Equipement : Un relais sur deux pitons en place au pied des difficultés.

Matériel : Piolets, crampons, un encordement à simple de 50 mètres peut être suffisant. 2 broches courtes au cas où il y aurait un peu de glace, 3 ou 4 friends petits et moyens, 2 pitons lame.

Hauteur de la voie : 300 mètres environ.

Altitude sommet : 2750 mètres.

Horaire : Approche : 2 heures en skis depuis Eyne 2600, beaucoup moins si on emprunte les remontées mécaniques.

Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure du sommet à la station si on a les skis.

Topo : Les Pyrénées du levant de Thomas Dulac et Pascal Testas.

4 janvier, 2015

Page pro

Classé dans : — topospyreneens @ 10:31

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne. Voici une liste des activités que je vous propose, de la demi-journée de découverte à la semaine pour découvrir un massif lointain, des Pyrénées aux massifs européens, n’hésitez pas à me contacter quel que soit votre projet. Mais pour commencer une petite présentation de votre guide :

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     Jean-Pierre PUJOLLE, 42 ans, guide de haute-montagne UIAGM depuis 2008 à Bagnères de Luchon. La montagne est un virus contracté très jeune. A 6 ans, je découvre la randonnée familiale au coeur des Pyrénées, à 15 ans je passe la vitesse supérieure en découvrant le pyrénéisme, l’escalade, le ski de randonnée, le canyoning… La passion est née et ne me quittera plus. Après avoir étudié la géologie, je décide de faire de ma passion mon métier en devenant secouriste en montagne puis guide de haute montagne. Ma pratique est toujours synonyme de découverte et de voyage, ce qui m’a amené à visiter à plusieurs reprises les sommets sud-américains, le rocher du Maroc et de Madagascar, les massifs variés d’Europe. Je mets aujourd’hui cette expérience pour vous faire découvrir ce qui est bien plus qu’une simple activité physique, la montagne est une école de la vie, une passion.

     Téléphones : +33(0)6-73-18-12-86 / +33(0)5-61-89-53-19 ou ici.

Voici une liste des activités que je vous propose, cliquez dessus pour en savoir un peu plus. De la découverte au perfectionnement, de la demi-journée au long séjour, il m’est impossible de lister tous les sommets, tous les itinéraires, ce ne sont que des idées, tout est modifiable en fonction de votre niveau, vos envies, les conditions, week-end ou semaine, n’hésitez pas, contactez moi :

 - Ski de randonnée

- Grands sommets (Aneto)

- Alpinisme hivernal

- Cascade de glace

- Alpinisme estival

- Escalade

- Via ferrata

- Canyon

 

5 novembre, 2014

Arête du bec de corbeau au pic de la Mine (31 octobre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:04

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

arête du bec de corbeau (arête Nord) au pic de la Mine (2708 m),

AD+/200 m

Il s’agit d’une belle course montagne un peu oubliée bien que recevant quelques visites tous les étés. La qualité du rocher a été une bonne surprise, finalement pas si mauvais que ça, il demande de l’attention mais n’est pas si exécrable que ce que l’on a pu lire. La longueur du bec est une belle cheminée à l’ancienne, très originale. Au final une belle surprise et une très belle journée montagne.

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Première ascension : J. Haurillon et Comet en 1911 pour le bec de corbeau. J. Giroix, M. Gysin, et J. Morin le 11 juillet 1923 pour l’aiguille Morin.

Accès voiture : Depuis Bagnères de Luchon, prendre la direction de Superbagnères que l’on quitte en prenant à gauche celle de l’hospice de France. Se garer sur le grand parking de l’hospice.

Accès pédestre : Du parking, suivre l’excellent sentier qui monte au refuge et au port de Vénasque (panneau). Juste au-dessus de la cabane de l’homme, le quitter pour prendre à gauche une sente qui monte au Clot de Layrous. Elle se perd dans l’éboulis sous le col de la Frêche que l’on atteint par un couloir raide (cairn au col, 1 heure 45 de l’Hospice). C’est le point de départ le plus classique pour l’ascension de cette arête. On peut toutefois monter à un col un peu plus au Nord (cheminée raide à la fin) qui permet de gravir les deux pointes avant d’atteindre le col de la Frêche.

Descente : Du sommet, longer l’arête Ouest d’abord horizontale, elle plonge brusquement vers le port de Vénasque. On la suit en restant le plus souvent sur son flanc droit dans un terrain raide d’herbe et d’éboulis (cairns). On arrive ainsi à une brêche juste avant que l’arête ne devienne horizontale. S’engager alors dans le profond couloir à droite issu de cette brèche (on évite un bloc coincé par la droite) et rejoindre ainsi 200 mètres plus bas le sentier du port de Vénasque. Le suivre sur la droite en passant au refuge de Vénasque. 2 heures du sommet à l’hospice.

Descriptif de l’itinéraire :

Si on part du col au Nord du col de la Frêche, contourner facilement la première aiguille par la gauche et descendre dans des rochers brisés jusqu’au pied de la seconde aiguille. Celle-ci ne pose pas de problème particulier, descendre au col de la Frêche par des rochers brisés.

Du col de la Frêche que l’on peut atteindre directement, faire une grande longueur de presque 60 mètres en se tenant sur le flanc droit de l’arête (III+, relais possible sur un arbre ou quelques mètres plus haut sur l’arête). Une section facile mène à une zone plus dalleuse (III+) que l’on gravit par le fil de l’arête jusqu’au sommet du petit corbeau. Désescalader versant Sud pour prendre pied sur des pelouses raides que l’on remonte jusqu’au bec de corbeau fendu par une profonde faille.

S’engager de quelques mètres dans la faille et la remonter en opposition (IV+, 1 piton) jusqu’au sommet de la pointe Est. On trouve un relais sur 1 piton et 1 pieu qui permet soit de redescendre dans la faille par un rappel de 25 m, soit de faire un grand rappel (50 m) versant Est jusqu’au pied de l’aiguille Morin.

Si on revient dans la faille, la traverser intégralement par son fond, on trouve à l’extrémité Sud un relais sur 2 pitons qui permet de faire un court rappel (20 m) qui dépose au pied de l’aiguille Morin.

Celle-ci se gravit en une grande longueur de 60 m par l’unique zone de faiblesse bien reconnaissable. Un petit surplomb à la sortie (IV) permet de prendre pied sur une vire quelques mètres en dessous de l’aiguille (vieux relais sur pitons). Traverser la vire pour trouver au bout un relais de rappel sur béquet. Un rappel de 15 mètres dépose à un col au pied du pic de la Mine.

Après quelques mètres en rocher délité au dessus du col, monter droit (III+) pour rejoindre l’arête Est du pic de la Mine. On suit alors cette arête sans difficulté jusqu’au sommet (3 à 4 heures).

Difficultés : AD+, itinéraire montagne où le rocher demande de l’attention. Pas de problème d’itinéraire.

Equipement : Nous n’avons rien rencontré dans les longueurs, quelques relais en place notamment ceux de rappels qu’il faudra vérifier.

Matériel : Sangles pour rallonger, un jeu de friends petits et moyens, coinceurs. Les pitons ne sont pas obligatoires, un marteau pour retaper les pitons en place. Un encordement à 60 mètres nous a paru confortable mais pas indispensable. Tout l’itinéraire se parcourt bien en grosses.

Topo : Guide Ollivier, Pyrénées centrales VI, vallées d’Aure et de Luchon aux édition du Cairn.

28 octobre, 2014

Eperon Lechêne + Saltimbanque au Cap d’Aou (23 octobre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 0:56

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Vallée d’Aure, Pène de la Soule,

falaise du cap d’Aou (1531 m), face Sud,

Eperon lechêne avec attaque par « Saltimbanque » et sortie par le dièdre original (TD-/240 m)

La végétation n’est réellement gênante que dans la première longueur, ensuite c’est une succession de belles longueurs. Pas mal de spits de 8 et pitons qu’il faut quand même compléter. Rocher de bonne qualité et bien sculpté.

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Première ascension : J.L Lechêne et C. Olivier le 18 septembre 1972.

Accès voiture : De Lannemezan, remonter la vallée d’Aure en direction de Saint-Lary par la D929. Peu avant la sortie de Sarrancolin, prendre à droite la route de la Soule. La suivre jusqu’à son terminus (piste sur la fin) au hameau de Sabathé et se garer juste avant la maison.

Accès pédestre : Suivre le bon sentier qui passe devant la maison (panneau en bois indiquant la falaise). Le suivre en sous-bois pendant environ 15 minutes. On le quitte au niveau d’un gros cairn pour monter directement au pied des falaises par un pierrier (pénible). Lorsque la paroi est proche, monter en légère ascendance vers la gauche pour trouver une sorte de petit amphithéâtre bordé à gauche par l’éperon Lechêne et à droite par l’éperon Laffranque. La voie débute 50 mètres à gauche de cet amphithéâtre au niveau d’une flèche gravée. Compter 45 minutes.

Descente : Rejoindre facilement le sommet de la Pène Loungue puis descendre dans la forêt à droite pour rejoindre un cirque herbeux. Il se rétrécit pour former un petit couloir au bout duquel on trouve un premier relais de rappel sur chaîne. On rejoint le pied de la voie en 2 rappels de 30 mètres.

Descriptif des longueurs :

L1 : peu définie, partir directement pour rejoindre un mur plus raide (fissure au départ), le franchir (2 spits dans le haut). En légère ascendance à droite (1 spit), on rejoint une vire avec un arbre. Repartir en ascendance vers la gauche pour atteindre une dalle (1 spit) au sommet de laquelle on trouve un relais sur deux spits.

L2 : franchir le petit mur fissuré à droite du relais. Remonter une aiguille de gauche à droite (2 spits, 2 pitons). On trouve derrière une zone moins raide (1 piton). Poursuivre sur un éperon secondaire jusqu’à une bonne plate-forme. Relais sur béquet et friend.

L3 : poursuivre sur le flanc gauche de l’éperon jusqu’à deux spits rapprochés. Traverser de 8 mètres à gauche (1 spit) et continuer droit jusqu’à une bonne plate-forme. Relais sur 1 spit et friend.

Désescalader quelques mètres pour rejoindre le col herbeux (échappatoire possible à droite par la forêt).

L4 : continuer sur le flanc gauche de l’éperon par une succession de belles écailles (3 pitons et deux spits), relais sur une vire.

L5 : traverser de cinq mètres à gauche pour atteindre un dièdre fissuré que l’on remonte entièrement pour rejoindre le fil de l’éperon. Relais sur béquet.

Difficultés : TD-, V+ max. et obligatoire, l’itinéraire est facile à suivre sauf pour la première longueur très herbeuse.

Equipement : La voie est équipée en spits de 8 et 10 mm dans les longueurs et aux relais. Les friends et coinceurs viendront compléter

 Matériel : 8 dégaines, sangles, un jeu de friends jusqu’au camalot n°2, quelques coinceurs, sangles. Encordement à 60 mètres.

Hauteur de la voie : 240 mètres. 4 longueurs.

Altitude sommet : 1531 mètres.

Horaire : 2 heure 30 pour la voie.

22 septembre, 2014

Dalles blanches aux Spijeoles (16 septembre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 12:29

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Massif du Luchonnais, Spijeoles (3065 m),

face Nord-est

Dalles blanches (TD-/300 m)

Cette voie s’est révélée beaucoup plus exigeante que prévu. Le rocher est de très bonne qualité et l’itinéraire se déroule en majorité en dalles compactes où la pose de protections n’est pas évidente. La longueur d’A1 n’est vraiment pas évidente à pitonner (fissures bouchées), nous avons laissé en place les pitons que nous avons utilisé (certains de solidité douteuse), la voie peut donc s’envisager sans emporter de clous, ceux d’origine ont quand même bien vieilli… Au final, une très belle voie, peu répétée, à ne pas prendre à la légère.

14-09-16 dalles blanches

Première ascension : Louis Audoubert.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente (voie normale des Spijeoles) qui passe non loin de l’arête Sud-Est. L’attaque de la voie se situe sur le flanc droit de celle-ci, un peu à gauche de l’endroit ou le rocher descend le plus bas. La première longueur se déroule sur une dalle claire à droite d’un dièdre.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est où l’on rejoint le chemin d’accès (3 heures jusqu’aux granges d’Astau).

Descriptif de l’itinéraire :

L1 : remonter entièrement la dalle claire par la fissure du milieu jusqu’à une vire herbeuse. On trouve un piton de relais à l’extrémité gauche de la vire.

L2 : se décaler de quelques mètres à gauche pour se trouver dans l’axe d’un couloir que l’on remonte. Il se transforme en dièdre. Relais sur friends au fond du dièdre.

L3 : terminer l’ascension du dièdre. On débouche sur une vire que l’on suit en ascendance à droite en direction de surplombs sombres. Juste avant ceux-ci, on découvre un dièdre très marqué. Relais sur friends au pied de celui-ci.

L4 : remonter intégralement le dièdre jusqu’à une zone moins raide. 1 piton de relais.

L5 : remonter de quelques mètres dans une zone facile puis traverser à droite dans une dalle jusqu’à un dièdre. 1 piton de relais, longueur courte. On est alors au pied de la dalle blanche.

L6 : remonter la dalle blanche en louvoyant sans se rapprocher du dièdre qui la borde à droite (protections délicates). Relais sur friends en haut de la dalle.

L7 : monter de quelques mètres et traverser à gauche pour rejoindre le fond d’un couloir au rocher douteux que l’on remonte sur une trentaine de mètres en guettant sur la droite un énorme bloc accolé dans une zone raide. Relais sur friends dans le couloir à gauche du bloc.

L8 : quelques mètres en mauvais rocher à gauche du bloc permettent d’en gagner le sommet. Traverser légèrement à droite pour atteindre le fond d’un dièdre très marqué que l’on remonte en évitant un surplomb par la gauche. Relais sur 2 pitons au fond du dièdre.

L9 : remonter la dalle qui forme le flanc droit du dièdre (nombreux pitons dont certains de solidité douteuse). On rejoint le fond du dièdre que l’on suit jusqu’à une bonne vire. Relais sur friends.

L10 : sur la droite, escalader un empilement de gros blocs qui donnent accès à une dépression que l’on suit jusqu’au pied de la dalle noire, on rejoint ici l’itinéraire de l’arête Sud-Est (Jeannel). La dalle noire se remonte facilement en son centre. Relais sur friends sur une grande terrasse.

La suite de l’itinéraire suit l’arête jusqu’au sommet (passages de III).

Difficultés : TD- soutenu, l’escalade se déroule plutôt en dalles et dièdres où les protections ne sont pas toujours faciles à placer.

Equipement : Quelques pitons de relais. La longueur d’A1 est entièrement équipée de pitons.

Matériel : 12 dégaines, un jeu de micro-friends et friends jusqu’au camalot n°3, coinceurs, sangles. Les pitons ne sont pas nécessaires si ceux en place ne bougent pas… Les crampons peuvent être utiles en fonction de l’époque et de l’enneigement. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 300 mètres.

Altitude sommet : 3066 mètres

Horaire : 5 à 6 heures.

Topo : Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon).

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon (accès par le sentier des mineurs si la neige a disparu) raccourcit la marche d’approche fort longue.

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