Quelques topos montagne des Pyrénées

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24 février, 2015

Couloir Caro-line au cambre d’Ase (18 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 18:05

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Pyrénées-Orientales, Cerdagne,

pic du cambre d’ase (2750 m), cirque Nord,

couloir caro-line (AD+/300 m)

Couloir pas très impressionnant vu du bas, il présente pourtant dans sa partie médiane une zone plus redressée en escalade mixte très intéressante et qui vient rompre la monotonie de l’ascension. Les difficultés seront comme toujours dépendantes de l’enneigement.

15-02-18 caro-line

Première ascension : Inconnue.

Accès voiture : De la route entre Bourg-Madame et Mont-Louis, rejoindre la station de ski de Eyne. Se garer tout au bout du parking le plus haut.

Accès pédestre : Si l’enneigement est suffisant, le meilleur compromis est de faire l’approche en skis. Si l’on souhaite utiliser les remontées mécaniques il est préférable de partir de la station de Saint Pierre del Forcats et de prendre un forfait randonneur pour gagner le sommet du téléski du Plat via le télésiège del Mouli. Sinon de l’extrémité Est du parking de Eyne 2600, remonter la piste forestière qui en deux lacets rejoint le sommet du télésiège del Mouli. Remonter ensuite la piste le long du téléski du Plat. Légèrement à gauche de l’axe du téléski, un vallon très encaissé et boisé permet de rejoindre le pied du cirque Nord du Cambre d’Ase. L’attaque du couloir se situe à gauche de la grande cheminée, 2 heures depuis Eyne 2600.

Description : Remonter le cône de déjection peu raide. Le couloir se rétrécit et devient plus raide, naviguer alors entre les cailloux apparents pour atteindre une zone mixte plus redressée, relais sur 2 pitons en rive droite au pied des difficultés. Franchir une longueur mixte (60°) dont les difficultés peuvent varier en fonction de l’enneigement, quoi qu’il en soit l’assurage est délicat dans cette longueur. Relais sur friends possible après 40 mètres en rive droite. Continuer dans le couloir avec un peu de mixte facile pour venir buter sur une barre rocheuse bien visible du bas. Traverser alors horizontalement à droite pour franchir une épaule élancée. On découvre derrière un couloir de neige qui conduit à la crête sommitale. 2 heures de la base au sommet.

Descente : Le plus simple semble être d’emprunter la grande cheminée (ou grand couloir Nord) à pied ou à skis. Retour très rapide jusqu’aux parkings.

Difficultés : AD+ pouvant varier en fonction des conditions. Le passage clé est constitué d’une longueur mixte à 60° difficile à protéger.

Equipement : Un relais sur deux pitons en place au pied des difficultés.

Matériel : Piolets, crampons, un encordement à simple de 50 mètres peut être suffisant. 2 broches courtes au cas où il y aurait un peu de glace, 3 ou 4 friends petits et moyens, 2 pitons lame.

Hauteur de la voie : 300 mètres environ.

Altitude sommet : 2750 mètres.

Horaire : Approche : 2 heures en skis depuis Eyne 2600, beaucoup moins si on emprunte les remontées mécaniques.

Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure du sommet à la station si on a les skis.

Topo : Les Pyrénées du levant de Thomas Dulac et Pascal Testas.

21 janvier, 2015

Cascade du Culet 14 janvier 2015

Classé dans : — topospyreneens @ 13:19

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

vallon du port de Vénasque, 1920 m,

cascade du Culet (III/4/200 m)

Le vallon du port de Vénasque ne manque pas de belles opportunités pour la pratique de l’alpinisme hivernal. Il s’agit presque exclusivement de couloirs ou goulottes dont certains avec une belle ampleur. La cascade du Culet est le seul itinéraire purement glaciaire de ce beau et froid vallon. Assez fréquemment en bonnes conditions, cette cascade souffre un peu de son éloignement, elle présente pourtant de belles longueurs parfois encaissées entre des parois calcaires au rocher sculpté.

15-01-14 cascade du Culet

Première ascension : Très certainement Pierre Satgé avec ? dans les années 80.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans le vallon du port de Vénasque par sa rive gauche. Vers 1850m, on bute sur le petit cirque du Culet, la cascade est bien visible dans l’axe du fond du vallon. (1 heure de l’hospice).

Descente : Soit en rappels sur lunules si on s’arrête après les principales difficultés des deux premières longueurs. Soit à pied en rive droite par des pentes de neige raides, attention aux accumulations (45 minutes jusqu’à l’Hospice).

Difficultés : III/4, quelques mètres à 85° dans la première longueur. Le reste à 70/75° en moyenne.

Equipement : Néant.

Matériel : 8 à 10 broches, quelques friends camalot n°2 et plus petits, 2 ou 3 pitons lames en cas pour les relais, encordement à 50 mètres suffisant.

Hauteur de la voie : 200 mètres pour la cascade.

Altitude sommet : 2120 mètres à la sortie.

Horaire : 2 à 3 heures pour les 4 longueurs.

Topo : Néant

22 septembre, 2014

Dalles blanches aux Spijeoles (16 septembre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 12:29

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Massif du Luchonnais, Spijeoles (3065 m),

face Nord-est

Dalles blanches (TD-/300 m)

Cette voie s’est révélée beaucoup plus exigeante que prévu. Le rocher est de très bonne qualité et l’itinéraire se déroule en majorité en dalles compactes où la pose de protections n’est pas évidente. La longueur d’A1 n’est vraiment pas évidente à pitonner (fissures bouchées), nous avons laissé en place les pitons que nous avons utilisé (certains de solidité douteuse), la voie peut donc s’envisager sans emporter de clous, ceux d’origine ont quand même bien vieilli… Au final, une très belle voie, peu répétée, à ne pas prendre à la légère.

14-09-16 dalles blanches

Première ascension : Louis Audoubert.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente (voie normale des Spijeoles) qui passe non loin de l’arête Sud-Est. L’attaque de la voie se situe sur le flanc droit de celle-ci, un peu à gauche de l’endroit ou le rocher descend le plus bas. La première longueur se déroule sur une dalle claire à droite d’un dièdre.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est où l’on rejoint le chemin d’accès (3 heures jusqu’aux granges d’Astau).

Descriptif de l’itinéraire :

L1 : remonter entièrement la dalle claire par la fissure du milieu jusqu’à une vire herbeuse. On trouve un piton de relais à l’extrémité gauche de la vire.

L2 : se décaler de quelques mètres à gauche pour se trouver dans l’axe d’un couloir que l’on remonte. Il se transforme en dièdre. Relais sur friends au fond du dièdre.

L3 : terminer l’ascension du dièdre. On débouche sur une vire que l’on suit en ascendance à droite en direction de surplombs sombres. Juste avant ceux-ci, on découvre un dièdre très marqué. Relais sur friends au pied de celui-ci.

L4 : remonter intégralement le dièdre jusqu’à une zone moins raide. 1 piton de relais.

L5 : remonter de quelques mètres dans une zone facile puis traverser à droite dans une dalle jusqu’à un dièdre. 1 piton de relais, longueur courte. On est alors au pied de la dalle blanche.

L6 : remonter la dalle blanche en louvoyant sans se rapprocher du dièdre qui la borde à droite (protections délicates). Relais sur friends en haut de la dalle.

L7 : monter de quelques mètres et traverser à gauche pour rejoindre le fond d’un couloir au rocher douteux que l’on remonte sur une trentaine de mètres en guettant sur la droite un énorme bloc accolé dans une zone raide. Relais sur friends dans le couloir à gauche du bloc.

L8 : quelques mètres en mauvais rocher à gauche du bloc permettent d’en gagner le sommet. Traverser légèrement à droite pour atteindre le fond d’un dièdre très marqué que l’on remonte en évitant un surplomb par la gauche. Relais sur 2 pitons au fond du dièdre.

L9 : remonter la dalle qui forme le flanc droit du dièdre (nombreux pitons dont certains de solidité douteuse). On rejoint le fond du dièdre que l’on suit jusqu’à une bonne vire. Relais sur friends.

L10 : sur la droite, escalader un empilement de gros blocs qui donnent accès à une dépression que l’on suit jusqu’au pied de la dalle noire, on rejoint ici l’itinéraire de l’arête Sud-Est (Jeannel). La dalle noire se remonte facilement en son centre. Relais sur friends sur une grande terrasse.

La suite de l’itinéraire suit l’arête jusqu’au sommet (passages de III).

Difficultés : TD- soutenu, l’escalade se déroule plutôt en dalles et dièdres où les protections ne sont pas toujours faciles à placer.

Equipement : Quelques pitons de relais. La longueur d’A1 est entièrement équipée de pitons.

Matériel : 12 dégaines, un jeu de micro-friends et friends jusqu’au camalot n°3, coinceurs, sangles. Les pitons ne sont pas nécessaires si ceux en place ne bougent pas… Les crampons peuvent être utiles en fonction de l’époque et de l’enneigement. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 300 mètres.

Altitude sommet : 3066 mètres

Horaire : 5 à 6 heures.

Topo : Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon).

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon (accès par le sentier des mineurs si la neige a disparu) raccourcit la marche d’approche fort longue.

9 septembre, 2014

l’Immortela au Néouvielle (24 août 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:28

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Néouvielle (3091 m),

face Sud,

l’Immortela (TD+/350 m)

Voie qui ne comporte que des belles longueurs variées, un équipement très intelligent, le tout sur un très beau rocher, à faire sans hésiter.

immortela

Première ascension : J. Loaec, P. Roussié, P. Foltier, J. Prat et O. Mauroy en juillet 2012

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit soit jusqu’au lac de Cap de Long soit jusqu’au lac d’Aubert (route à péage).

Accès pédestre : En fonction du lieu de parking il faudra soit passer au pas du Gat et descendre de 50 mètres derrière pour gagner le sentier des terrasses si on vient d’Aubert, soit traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à gauche à son extrémité si on vient de Cap de Long. suivre le sentier des terrasses de Cap de Long qui monte en direction de la brèche du Néouvielle (vieilles marques de balisage rouge). On traverse en remontant une grande zone d’éboulis sous la face Sud du Ramougn et du Néouvielle (neige en début de saison). L’attaque se situe une cinquantaine de mètres à droite du départ de la vire Batan, au niveau d’un éperon à droite d’une zone de rochers noirs. Compter 1 heure 30.

Descente : Si on est garé à Aubert, il n’y a plus qu’à suivre la voie normale du Néouvielle (neige assez tard en saison, 1 heure à 1 heure 30).

Si on est garé à Cap de Long, la meilleure solution semble être de descendre dans le vallon entre Néouvielle et Ramougn, passer au pied de la face Nord de ce dernier. Peu après, on découvre sur la droite, une brêche ornée d’une flamme de pierre. Elle permet de rejoindre le versant Est du Ramougn puis le pas du Gat où l’on retrouve l’itinéraire de montée (1 heure 30).

Descriptif de l’itinéraire :

L1 : remonter le flanc gauche de l’éperon puis un dièdre légèrement à droite. Une dalle en traversée vers la gauche donne accès au relais.

L2 : en ascendance à gauche le long d’une fissure.

L3 : remonte les dalles au-dessus du relais légèrement vers la gauche et se termine par un court surplomb.

L4 : partir à gauche du relais puis une succession de petits murs raides, relais sur une terrasse.

L5 : partir en légère ascendance à gauche puis tout droit. Relais à gauche de l’éperon au niveau d’un petit surplomb.

L6 : rejoindre une dalle à gauche d’un couloir puis droit jusqu’à une grande vire. Relais à l’angle d’un monolithe.

L7 : traverser à gauche du relais pour franchir un passage raide jusqu’à une terrasse. Franchir le dièdre qui succède jusqu’à un couloir.

L8 : à droite du relais par une belle écaille puis légèrement à gauche vers un dièdre dont on s’échappe par la droite pour finir sur une dalle.

L9 : 100 mètres en III jusqu’au sommet en suivant l’éperon.

Difficultés : TD/TD+, peu de difficulté d’itinéraire en étant un peu attentif.

Equipement : Gougeons et pitons dans les zones compactes.

Matériel : 12 dégaines, un jeu de friends jusqu’au camalot n°2, un jeu de coinceurs. Crampons pour le début de saison, l’attaque pouvant être défendue par un important névé. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 350 mètres.

Altitude sommet : 3091 mètres

Horaire : 3 à 4 heures pour la voie.

18 août, 2014

Enchainement arête Ferbos – Arête des 3 conseillers – Ramougn (17 août 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:50

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Massif du Néouvielle,

Enchaînement arête Ferbos (AD/500 m) au pic des 3 conseillers (3039 m) – Arête des 3 conseillers (AD/200 m) au Néouvielle (3091 m) – Traversée

du Ramougn (3011 m) d’Ouest en Est (PD+/150 m)

Il n’est pas rare de voir des cordées enchaîner la Ferbos et les 3 conseillers, ce qui constitue déjà un bel enchaînement très logique. Pourquoi ne pas y rajouter le Ramougn, tout proche, pour profiter d’une belle et longue journée de montagne ? Il ne faudra pas hésiter à partir très tôt pour garder un peu de marge dans l’horaire mais aussi pour profiter des belles couleurs matinales sur le versant Est du Turon alors que l’on se trouve déjà dans la Ferbos. Ces arêtes font partie des joyaux Pyrénéens.

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Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit soit jusqu’au lac de Cap de Long soit jusqu’au lac d’Aubert (route à péage).

Accès pédestre : En fonction du lieu de parking il faudra soit passer au pas du Gat et descendre de 50 mètres derrière pour gagner le sentier des terrasses si on vient d’Aubert, soit traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à gauche à son extrémité si on vient de Cap de Long. suivre le sentier des terrasses de Cap de Long qui monte en direction de la brèche du Néouvielle (vieilles marques de balisage rouge). On traverse une grande zone d’éboulis sous la face Sud du Ramougn et du Néouvielle (neige en début de saison) pour gagner l’extrémité d’une banquette herbeuse où démarre l’arête Ferbos. On se situe à une centaine de mètres de la base même du départ de l’arête. Une cheminée avec un bloc coincé est un bon point de repère (cairn à l’attaque). Compter 1 heure 30.

 Arête Ferbos

Première ascension : H. et J. Ferbos le 09 septembre 1937.

Descriptif de l’itinéraire : Peu de passages caractéristiques permettent de faire une description précise de cette arête. Remonter la cheminée au bloc coincé pour atteindre le fil proprement dit. Ensuite on chemine tantôt à droite, tantôt à gauche de l’arête, parfois sur le fil (III, traces de passage). On arrive à une brêche, on gravit le mur suivant grâce à une fissure à gauche (III+). On atteint le sommet par des rochers faciles.

Difficultés, hauteur : AD/500 m. L’escalade, peu soutenue, est rapide et bien protégeable.

Equipement : Aucun équipement en place.

Horaire : 2 à 4 heures pour la voie.

Descente : Suivre facilement l’arête Nord-Est cairnée jusqu’à la brêche du Néouvielle (15 minutes).

Arête des trois conseillers

Première ascension : Brulle, De Monts et Célestin Passet en 1891 et peut-être par H. Durand et C. Latour en 1873.

Descriptif de l’itinéraire : Attaquer directement sur le fil au-dessus de la brêche du Néouvielle. On suit l’arête sur une centaine de mètres (III, un friend coincé) à l’exception d’un petit détour versant Cap de Long. L’inclinaison diminue jusqu’au pied d’un nouveau ressaut que l’on peut gravir directement par un dièdre raide (IV, 2 pitons) ou bien par la droite par le passage horizontal de « la boîte aux lettres », on rejoint l’arête facilement juste après. On suit ensuite l’arête jusqu’au mur terminal la « proue de navire ». Il s’agit d’un très beau ressaut de 20 mètres de granit magnifiquement sculpté (III+). Une courte arête horizontale mène au sommet.

Difficultés, hauteur : AD/200 m. Escalade plus soutenue que la Ferbos facilement protégeable.

Equipement : On trouve quelques friends récalcitrants et 2 pitons de passage.

Horaire : 2 heures pour la voie.

Descente : Emprunter le début de la voie normale vers le Nord pour gagner un replat sur l’arête qui sépare le vallon du Néouvielle du vallon du Ramougn. Basculer à l’Est dans le vallon Nord du Ramougn pour gagner un névé persistant. Le traverser pour gagner une rampe oblique à gauche du point le plus bas de l’arête qui relie le Néouvielle au Ramougn (cairn). Une demi heure du sommet du Néouvielle.

VN du Ramougn versant Ouest

Première ascension : Inconnue.

Descriptif de l’itinéraire : Suivre la rampe oblique vers la gauche (cairns) jusqu’à une brèche sur l’arête. Traverser la dalle versant Nord (III) jusqu’à une nouvelle brèche. Traverser une nouvelle dalle (III) toujours en se tenant au Nord. On suit ensuite plus ou moins l’arête plus facile jusqu’au sommet.

Difficultés, hauteur : PD+/150 m.

Equipement : Aucun.

Horaire : 30 minutes.

Descente : On emprunte la voie normale de la face Est haute de 100 mètres. Du sommet descendre de quelques mètres directement puis bien appuyer à gauche vers l’arête Nord-Est (cairn) que l’on désescalade sur 50 mètres jusqu’à une vire qui permet de traverser vers la droite. Un système de banquettes à droite d’un couloir permet d’en gagner la partie basse moins raide. Désescalader ce couloir jusqu’au pied de la face (névé). Cette descente comporte quelques pas de désescalade en III/III+. Descendre ensuite tout le versant Est du Ramougn en appuyant à droite jusqu’au pas du Gat où l’on descend à droite ou à gauche en fonction du lieu de stationnement (1 heure 30).

Matériel : 6 dégaines longues, 4 ou 5 friends, coinceurs, sangles, crampons en fonction de l’enneigement. Un encordement à 30 mètres est suffisant.

Topo : Guide Ollivier, Pyrénées centrales IV

30 janvier, 2012

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 14:16

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Gavarnie, pic rouge de Pailla (2780 m),

couloir NW, TD/TD+, 400 m 

Course en tout point remarquable. A faire avant tout pour l’ambiance, on se croirait par moment dans un canyon Aragonais coincé entre deux parois calcaires. La difficulté pourra varier énormément en fonction de la quantité et de la qualité de la neige. Les principales difficultés sont rocheuses sous la forme de courtes et raides cheminées ou le ramonage fait merveille.

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012) 12-01-28-couloir-NW-du-pic-rouge-de-Pailla-topo-300x226

 

Première ascension : Tony Bedel et Bruno Prat les 16 et 17 janvier 1979. 

Accès voiture : Remonter la vallée des gaves jusqu’à Gavarnie, stationnement difficile en raison de nombreuses interdictions. 

Accès pédestre : Traverser le village et passer rive droite au pont de Brioule. Continuer le long du Gave jusqu’à trouver, à gauche le départ du sentier du refuge des Espuguettes (panneau). Du refuge, monter comme pour aller à la hourquette d’Alans, puis traverser le plateau de la grande Glère. Le couloir est alors bien visible, le rejoindre en remontant une grande pente de neige (2 heures 30 de Gavarnie). 

Description : L1 : remonter la première pente de neige jusqu’au premier rétrécissement (bloc coincé, 75°), continuer jusqu’à un beau dièdre d’une dizaine de mètres (85°), relais à la sortie rive droite.

L2 : longueur en neige (45°), relais rive droite.

L3 : rejoindre la cheminée verticale que l’on remonte sur 7-8 mètres pour récupérer la neige au-dessus. Belle goulotte jusqu’au relais rive droite.

L4 : un nouveau bloc coincé (85°, mixte) suivi d’une pente à 75° donne accès à une pente de neige moins raide. Relais rive droite.

L5 : s’engager dans la branche de droite jusqu’à un énorme bloc coincé. On peut passer dessous par faible enneigement ou le franchir par la droite (mixte vertical). Un dernier court ressaut rocheux permet d’atteindre R5 sur un bloc au milieu du couloir.

Pour continuer jusqu’au sommet, se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Descente : Jusqu’à R5, possibilité de descendre en 5 rappels (prévoir de quoi remplacer les sangles et retaper les pitons). Si on sort au sommet se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Difficultés : Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, TD à TD+. Les principales difficultés sont rocheuses sous forme de courtes cheminées et de blocs coincés. 

Equipement : Relais en place jusqu’à R5. Peu ou pas d’équipement dans les longueurs. 

Matériel : Nous n’avons pas utilisé de broches lors de notre parcours mais on peut en prévoir 3 ou 4 s’il y a de la glace, 1 jeu de friends micros jusqu’au camalot n°2, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

 Hauteur de la voie : 400 mètres jusqu’au sommet, 250 m jusqu’à la fin des difficultés.

 Altitude sommet : 2780 mètres.

 Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.

 Où dormir : une nuit au refuge des Espuguettes (partie hiver ouverte) coupe bien la marche d’approche.

 

22 janvier, 2012

Dream on au Penjat (19 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:29

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

pointe 2268 m sur l’arête Sud du Penjat, versant Est,

« Dream on », TD- / 400 m

Ligne aussi belle qu’éphémère où il faudra savoir attendre le jour idéal pour une ascension en sécurité. Elle ne forme pas tous les hivers et son exposition plein Est demande de bien gérer l’horaire. Toutes les longueurs sont intéressantes dans une très belle ambiance. En 1995, la ligne avait déjà attiré l’oeil avisé de D. Gillereau, il monta ce jour-là jusqu’à R3. Il m’a dit y être revenu une dizaine de fois sans jamais y rencontrer les bonnes conditions

Dream on au Penjat (19 janvier 2012) 12-01-19-dream-on-topo-2-300x224

Première ascension : D. Gillereau jusqu’à R3 en 1995. L. Ehresmann et JP Pujolle le 17/01/2012 jusqu’à R4. P. Lagleize, S. Rioja et JP Pujolle le 19/01/2012 jusqu’au sommet. 

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice). 

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1800 m (Culet), la goulotte est visible à droite à l’aplomb de la pointe 2268 m (1 heure 15). 

Descente : La descente en rappels est possible en s’arrétant à R8 (environ 40 m sous la crête). Mis à parts R7 (béquet) et R2 (lunule), on trouve un spit de 8 mm à tous les relais. Le rocher très compact ne permet pas de doubler avec des pitons, appel aux courageux : il serait intéressant de doubler les spits aux relais.

Il doit être également possible de suivre la crête vers le Sud pour rejoindre la sortie du couloir de l’homme des neiges (non testé). 

Difficultés : TD inf. avec deux courts passages en glace verticaux. Il faudra également compter avec des sections fines et un peu précaires. L’assurage dans le rocher très compact est quasi impossible, seules les broches nous ont proposé de bonnes protections. 

Equipement :1 spit à tous les relais sauf R2 (broches) et R7 (béquet). 1 piton dans L4. 

Matériel : encordement à 60 mètres. 8 broches dont des courtes, micro friends jusqu’au camalot n°2 (peu de possibilités), coinceurs, 3 ou 4 pitons (lames et unviversels). 

Horaire : – approche, 1 heure 15 depuis l’Hospice

               – goulotte , 3 à 4 heures 

Période : décembre – janvier lorsqu’il y a peu de neige, ce versant canalise de grosses purges !!

Où dormir : une nuit à l’Hospice de France permettra un départ très matinal pour cet itinéraire qui voit voit le soleil vers 11 heures à la mi-janvier.

 

21 novembre, 2011

couloir « une journée à la Frêche » au Sarrat de la Frêche (18 novembre 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 0:07

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Sarrat de la Frêche (2627 m), face Nord,

couloir « une journée à la Frêche »

Deuxième itinéraire tracé sur ce versant en hiver, il s’est avéré au moins aussi intéressant que son voisin de droite « Mine de rien ». Comme souvent, la difficulté variera en fonction de l’enneigement et des conditions. Il sera techniquement plus intéressant en début de saison avant les grosses chutes de neige. Le premier étranglement nous a posé un réel problème pour se protéger, nous l’avons donc contourné par la droite puis gravi en « top-rope ».

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Première ascension :Laurent Molle, Olivier Duffort, Michel Castillon et Jean-Pierre Pujolle du PGHM de Luchon le 18 novembre 2011.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 15 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), remonter la vallée de la Frêche jusqu’à l’étang du même nom (passage raide et avalancheux pour prendre pied dans le petit cirque). Le couloir est alors bien visible au-dessus du lac à gauche d’un éperon rocheux triangulaire. On l’atteint par une grande pente neigeuse (1 heure 30 à 2 heures de l’hospice).

Description :Contourner quelques rochers par la gauche jusqu’au pied du premier rétrécissement (R0 sur friends).

L1 : partir droit dans l’axe du couloir par du mixte raide (1 piton), un pas à droite permet de rejoindre un placage d’une dizaine de mètres (R1 sur pitons, 50 m). Ce passage que nous avons trouvé expo est évitable par une rampe à droite, on rejoint ensuite aisément l’axe du couloir.

L2 : 150 m de couloir neigeux à 45/50°, quelques protections possibles sur friends sur les rives. En restant dans l’axe, le couloir vient buter sur un rétrécissement rocheux. Relais sur pitons au pied de celui-ci.

L3 : franchir le passage étroit puis un placage difficilement protégeable (75/80° sur 10 mètres). Une pente de neige raide permet d’atteindre R3 (friends) au niveau d’un vague éperon.

La suite est constituée d’une pente de neige (35°) qui mène à la crête frontière non loin du point côté 2627 m.

Descente :Si l’on veut prolonger un peu la journée, il est possible de continuer sur la crête vers l’Ouest jusqu’au pic de la Mine (II/III, désescalade facile). On descendra du sommet par sa voie normale qui rejoint l’itinéraire du port de Vénasque (pentes très raides au départ).

Une autre solution plus rapide consiste à rejoindre le pas de l’Escalette en suivant tout d’abord la crête vers l’Est puis en basculant versant Espagnol lorsqu’elle devient plus raide et étroite.

 

Difficultés :Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, D à D+ semble « honnête ».

Equipement :Un piton en place dans L1.

Matériel :Piolets, crampons, 1 jeu de friends micros à moyens, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2627 mètres quand on sort de la face sur la crête frontière.

Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.Descente : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice.

 

11 février, 2011

Cascades de Prat Long (08 et 10 février 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 15:13

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, vallée du Lis, secteur de Prat Long,

versant Nord, 1800 mètres environ.

Ce site injustement méconnu nous a paru pourtant très attractif par la qualité de ses lignes et par la tranquillité des lieux. La marche d’approche bien que très raisonnable permettra d’arriver chaud au pied de la ligne choisie. Il ne faudra pas oublier que l’on est en haute montagne et que la marche d’approche traverse de nombreuses zones ou s’effectuent des purges parfois énormes. Les boulots qui poussent à l’horizontale au niveau des cascades attestent également que l’on se trouve sur une zone avalancheuse.

vue d'ensemble 1 Vue d'ensemble 2vue d'ensemble 3

Prat long
Album : Prat long

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Présentation :Nous avons compté et parcouru 4 lignes principales. Il en existe 3 autres dans la gorge à droite de celles-ci (non visible sur la photo). Sans être extrêmes, elles présentent toutes une certaine raideur et il faudra toujours compter un passage vertical plus ou moins long (sauf dans les boulots).

Orientation :Nord.

Altitude :Entre 1750 et 1850 mètres.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte dans une épingle à droite pour prendre à gauche la vallée du Lis. Suivre la route jusqu’à son terminus, parking.

Accès pédestre :Du parking, revenir 100 mètres sur la route et prendre à droite une route qui traverse la rivière. Peu après, prendre à gauche un sentier qui s’élève en forêt vers la cabane de l’Artigue (ruines). Continuer en direction du lac Vert et du refuge du Maupas. Juste avant la cabane de la Coume, prendre la passerelle à droite et le sentier en direction du refuge du Maupas. Passer encore 2 passerelles, le petit cirque se situe juste après sur la gauche (1 heure 30 depuis la voiture).

Description des cascades :

  • 1 : colonne à la lune : première connue : Xabier Inziarte et Cesar Atorrasagasti en décembre 2008. 5/II, 35 mètres. Très beau motif encaissé dans un dièdre dont les difficultés vont croissants. Descente en rappel sur un arbre à la sortie.
  • 2 : los olvidados : première connue : Xabier Inziarte et Cesar Atorrasagasti. 4+/II, 45 mètres. Plus raide qu’il n’y paraît de loin, la glace y est apparemment moins abondante que ses voisines. Une belle variante de sortie existe dans la colonne de gauche haute d’environ 5 mètres, la cotation devient alors 5. Descente en rappel sur un arbre
  • 3 : Attraction céleste : première connue : Luisma Montero et Ander Gomez le 22 février 2004. 4+/II, 60 mètres. C’est à mon avis le plus beau motif sur une glace abondante avec un beau rideau vertical d’une dizaine de mètres au départ. Descente en un rappel sur arbre. Xabier Inziarte et Cesar Atorrasagasti ont parcouru une ligne dans les draperies juste à droite le 22 février 2004 de difficulté analogue (II/4+).
  • 4 : Cascade des boulots : première connue : G. Bersoult et P. Satgé le 18 février 1984 pour la sortie de droite, Fernando Ferreras et Cesar Atorrasagasti le 27 décembre 1998 pour la sortie de gauche. 3 à 3+/III, 120 mètres. Il est possible de continuer au-dessus en franchissant deux autres panneaux hauts de 50 mètres séparés par des pentes de neige, le parcours fait alors 250 mètres toujours dans la cotation 3/3+. Descente en rappels sur arbres.
  • Il existe 3 autres petites couennes gelées dans le couloir à droite, toutes les trois parcourues en 1998 et 2005 par F. Ferreras, Cesar Atorrasagasti, Manu de la Hoz, Xabier Inziarte et Raul Osa. Elles font environ 25 mètres et de difficulté entre 3+ et 4. Descente en rappel sur arbre ou à pied par la droite.

 

Equipement :Les sangles sur les arbres sont en place, certaines avec un maillon. Il faudra évidemment les vérifier et certainement les remplacer.

Matériel :Piolets, crampons, 10 broches. Le matériel pour le rocher n’est pas nécessaire. Encordement à 60 mètres confortable pour « attraction céleste », sinon 50 mètres suffisent. Anneaux de corde à abandonner.

18 janvier, 2011

Couloir central à la montagne d’Areng (02 janvier 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 17:28

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

 Barousse, montagne d’Areng (2079 mètres), face Nord,

Couloir central

La face Nord de la montagne d’Areng est très large et parcourue d’une multitude de couloirs et gorges secondaires. Celui proposé ici se situe dans la partie droite et débute presque à l’aplomb du sommet. Il constitue donc un itinéraire très direct pour gagner la cime de cette attachante montagne. Dans ce secteur aussi, la morphologie de la face permet une multitude de variantes au grès des humeurs et des conditions.

topo couloir sans nom Areng

couloir sans nom Areng
Album : couloir sans nom Areng

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Première ascension :Inconnue.

Accès voiture :De Montréjeau, suivre la direction de Bagnères de Luchon, puis à droite celle de Mauléon-Barousse. Prendre ensuite à droite la direction du Port de Balès, traverser Ferrère et aux granges de Crouhens, prendre à droite la piste qui se dirige en direction du col d’Aouet (panneau en bois indiquant Saoube). A partir de là, l’enneigement et les possibilités de votre voiture dicteront votre lieu de stationnement. Continuer sur la piste en rive droite du ruisseau. Elle fait une épingle à la fontaine d’Artigues et revient plein Est. On se garera peu après au niveau d’une grande courbe à gauche (point côté 1325 m) au niveau du ruisseau d’Areng.

Accès pédestre :Juste après la courbe à gauche que fait la piste en traversant le ruisseau d’Areng, repèrer à droite une piste qui monte dans la forêt (panneau indiquant la montagne d’Areng). La suivre et prendre à droite à la première intersection. 50 mètres après, prendre à gauche, une piste qui monte raide (cairns, balisage bleu). Elle se transforme en sentier qui conduit à la cabane d’Areng (1631 m). L’horaire est variable en fonction du lieu de stationnement, compter une petite heure de la fontaine d’Artigue. De la cabane, monter vers le versant Nord, puis traverser vers la droite au pied de celle-ci. On passe au pied du couloir « Lucas » puis sous l’attaque de la rampe de « la fissure ». Le couloir débute à gauche de l’aplomb du sommet entre deux pointes calcaires caractéristiques (30 minutes de la cabane).

Description :Remonter la première partie du couloir (40/45°) jusqu’à un premier rétrécissement plus raide (mixte herbeux) qui permet d’atteindre un petit cirque (relais possible sur friends). Continuer dans le couloir à droite de l’éperon rocheux (45/50°, relais possible sur sapin). On se trouve alors à la base et à gauche de la large pente sommitale, l’itinéraire de la voie du gouffre arrive de la gauche à cet endroit. Il est aisé de gagner la crête par un couloir dans l’axe, mais il est plus élégant de gagner le sommet en traversée ascendante vers la droite (50°).

Descente :Du sommet, descendre la large arête qui part vers le Nord-Ouest et s’engager dans le premier couloir que l’on rencontre à droite. Il est raide au départ (45°) et situé sous le vent, il peut être chargé. Il ramène dans le vallon d’accès. Si les conditions sont mauvaises, continuer à suivre la crête jusqu’à large col et emprunter la pente à droite pour rejoindre la cabane.

Difficultés :Pentes de neige jusqu’à 50°, mixte herbo-rocheux pas trop raide en fonction des conditions.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, encordement à 30 mètres suffisant, en fonction des conditions, prévoir du matériel pour s’assurer dans le rocher : friends, coinceurs.

Hauteur de la voie :250 mètres.

Altitude sommet :2079 mètres au sommet de la montagne d’Areng.

Horaire :2 heures.

Topo :On trouve un topo très bien fait avec de belles photos dans un cahier à la cabane d’Areng.

Où dormir :Bien que la course soit rapide, une nuit à la cabane d’Areng (très bien équipée) doit réserver de bons souvenirs.

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