Quelques topos montagne des Pyrénées

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5 février, 2016

Ras la touffe à la montagne d’Arengg

Classé dans : — topospyreneens @ 23:47

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Barousse, montagne d’Areng (2079 m), pointe cotée 1924 m, face Nord,

« Ras la touffe » ED-/200 m (90° mixte)

Itinéraire logique qui suit une dépression au milieu de raides dalles calcaires avec une très belle ambiance. Globalement soutenu sur les 100 premiers mètres avec une seconde longueur qui relève le niveau, comme ses voisines de droite il se termine par des pentes de neige plus classiques. Aucun matériel en place, tous les relais se font sur des arbres et les longueurs se protègent très bien sur friends.

16-02-05 Ras la touffe à la montagne d'Areng

Première ascension : Patrick Lagleize, Jean-Pierre Pujolle et Henri Fiocco le 05 février 2016.

Accès voiture : De Montréjeau, suivre la direction de Bagnères de Luchon, puis à droite celle de Mauléon-Barousse. Prendre ensuite à droite la direction du Port de Balès, traverser Ferrère et aux granges de Crouhens, prendre à droite la piste qui se dirige en direction du col d’Aouet (panneau en bois indiquant Saoube). A partir de là, l’enneigement et les possibilités de votre voiture dicteront votre lieu de stationnement. Continuer sur la piste en rive droite du ruisseau. Elle fait une épingle à la fontaine d’Artigues et revient plein Est. On se garera peu après au niveau d’une grande courbe à gauche (point côté 1325 m) au niveau du ruisseau d’Areng. Si l’enneigement ne permet pas de monter en voiture, Henri a balisé un très bon sentier à partir des tables de pique-nique (point côté 984 m sur la carte IGN).

Accès pédestre : Juste après la courbe à gauche que fait la piste en traversant le ruisseau d’Areng, repèrer à droite une piste qui monte dans la forêt (panneau indiquant la montagne d’Areng). La suivre et prendre à droite à la première intersection. 50 mètres après, prendre à gauche, une piste qui monte raide (cairns, balisage). Elle se transforme en sentier qui conduit à la cabane d’Areng (1631 m). L’horaire est variable en fonction du lieu de stationnement, compter une petite heure de la fontaine d’Artigue. L’attaque est assez évidente et visible de la cabane (15 minutes de la cabane).

Description : L1 : suivre la dépression herbeuse (80° avec un court passage plus raide) jusqu’à un arbre rive droite.

L2 : Traverser à droite pour rejoindre le bord gauche d’un dièdre. Une fissure encombrée de quelques touffes permet de le remonter (85/90°). lorsque le terrain s’infléchit, traverser à gauche pour rejoindre un arbre où l’on fait relais.

L3 : Dans l’axe par un court dièdre rocheux (85°) puis de raides touffes, relais sur arbre.

La suite est une pente de neige à 45/50° sur environ 100 mètres pour rejoindre la crête.

Descente : Il existe deux possibilités :

- en passant au sommet de la montagne d’Areng. Pour cela, suivre la belle arête neigeuse vers la droite, elle est sans difficulté. De là, descendre la large arête opposée qui part vers le Nord-Ouest et s’engager dans le premier couloir que l’on rencontre à droite. Il est raide au départ (45/50°) et situé sous le vent, il peut être chargé.

- plus rapide, on peut suivre la crête vers la gauche, elle est parfois aérienne mais sans difficulté. On la quitte dès que possible pour descendre sur une croupe neigeuse puis à gauche un couloir qui ramène dans le vallon d’accès.

Difficultés : ED-, il est difficile d’évaluer concrètement la difficulté, il faut s’attendre à des passages verticaux en rocher ou sur des touffes.

Equipement : Néant.

Matériel : L’assurage se fait exclusivement dans le rocher, prévoir un jeu de friends complet jusqu’au camalot n°3 en incluant les micros, des sangles et quelques pitons plat et universel.

Hauteur de la voie : 100 mètres de difficultés puis 100 mètres de couloir neigeux.

Altitude sommet : 1924 mètres à la sortie du couloir et 2079 mètres au sommet de la montagne d’Areng.

22 janvier, 2016

Touche pas à ma touffe à la montagne d’Areng (22 janvier 2016)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:38

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Barousse, montagne d’Areng (2079 m), pointe cotée 1924 m, face Nord,

« Touche pas à ma touffe » ED-/250 m (90° mixte)

DSC05824_Fotor

L’exploration se poursuit sur les flancs de cette montagne aux multiples recoins. L’itinéraire est tout aussi logique que sa voisine de droite « Touffe mon amour » en un peu plus raide et soutenue. Les difficultés sont concentrées dans les 100 premiers mètres et se termine dans des pentes de neige plus classiques. Les relais sont équipés d’un goujon et on trouve un piton par longueur, pour le reste ça se protège très bien sur friends.

Première ascension : Jean-Pierre Pujolle et Henri Fiocco le 22 janvier 2016.

Accès voiture : De Montréjeau, suivre la direction de Bagnères de Luchon, puis à droite celle de Mauléon-Barousse. Prendre ensuite à droite la direction du Port de Balès, traverser Ferrère et aux granges de Crouhens, prendre à droite la piste qui se dirige en direction du col d’Aouet (panneau en bois indiquant Saoube). A partir de là, l’enneigement et les possibilités de votre voiture dicteront votre lieu de stationnement. Continuer sur la piste en rive droite du ruisseau. Elle fait une épingle à la fontaine d’Artigues et revient plein Est. On se garera peu après au niveau d’une grande courbe à gauche (point côté 1325 m) au niveau du ruisseau d’Areng. Si l’enneigement ne permet pas de monter en voiture, Henri a balisé un très bon sentier à partir des tables de pique-nique (point côté 984 m sur la carte IGN).

Accès pédestre : Juste après la courbe à gauche que fait la piste en traversant le ruisseau d’Areng, repèrer à droite une piste qui monte dans la forêt (panneau indiquant la montagne d’Areng). La suivre et prendre à droite à la première intersection. 50 mètres après, prendre à gauche, une piste qui monte raide (cairns, balisage). Elle se transforme en sentier qui conduit à la cabane d’Areng (1631 m). L’horaire est variable en fonction du lieu de stationnement, compter une petite heure de la fontaine d’Artigue. L’attaque est assez évidente et visible de la cabane (15 minutes de la cabane).

Description :

L1 : suivre une petite rampe rocheuse en ascendance à gauche jusqu’à une petite vire (1 piton), franchir un ressaut rocheux tout droit (90°), revenir en ascendance à gauche dans du terrain plus facile jusqu’au relais dans un renfoncement (1 goujon).

L2 : dans l’axe de la dépression (80/85°, 1 piton) jusqu’au relais au pied d’un dièdre rocheux (1 goujon).

L3 : Remonter le dièdre, on rencontre deux passages rocheux plus raides (90°) puis une rampe en légère ascendance à gauche jusqu’aux pentes de neige sommitales, relais sur arbre.

Poursuivre par des pentes de neige (60 puis 45°) jusqu’à la crête sommitale.

Descente : Il existe deux possibilités :

- en passant au sommet de la montagne d’Areng. Pour cela, suivre la belle arête neigeuse vers la droite, elle est sans difficulté. De là, descendre la large arête opposée qui part vers le Nord-Ouest et s’engager dans le premier couloir que l’on rencontre à droite. Il est raide au départ (45/50°) et situé sous le vent, il peut être chargé.

- plus rapide, on peut suivre la crête vers la gauche, elle est parfois aérienne mais sans difficulté. On la quitte dès que possible pour descendre sur une croupe neigeuse puis à gauche un couloir qui ramène dans le vallon d’accès.

Difficultés : ED-, il est difficile d’évaluer concrètement la difficulté, il faut s’attendre à des passages verticaux en rocher ou sur des touffes.

Equipement : 3 pitons et 2 goujons en place.

Matériel : L’assurage se fait exclusivement dans le rocher, prévoir un jeu de friends complet jusqu’au camalot n°2 en incluant les micros, des sangles et quelques pitons plats.

Hauteur de la voie : 100 mètres de difficultés puis 150 mètres de couloir neigeux. 

Altitude sommet : 1924 mètres à la sortie du couloir et 2079 mètres au sommet de la montagne d’Areng.

6 août, 2014

Collants-Pipettes au grand Alharisès (30 juillet 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:15

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Massif du Néouvielle,

grand pic des Alharisès ou cylindre d’Estaragne (2993 m),

face Sud,

Collants-Pipettes , TD-/140 m

Itinéraire à l’escalade variée, assez soutenu, qui se déroule sur un granit de grande qualité.

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Première ascension : Francis Tougne, Cédric Farret, Jean-Pierre Pujolle et Pascal Ravier le 30 juillet 2014.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route de la station de Piau-Engaly que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs. On laisse la voiture peu avant le lac de cap de long au niveau des baraquements d’Estaragne (ruines, côte 2079 m).

Accès pédestre : Du parking, emprunter le bon sentier de la voie normale de l’Estaragne puis du col d’Estaragne. Celui-ci passe au pied de la face sud du grand pic des Alharisès que l’on rejoint en traversant un pierrier (1 heure à 1 heure 15 de la voiture). L’attaque se situe une cinquantaine de mètres à droite de la caractéristique cheminée Sud-Est où se déroule la voie Marlier. Une dalle claire et une rampe en oblique à droite en marquent l’attaque.

Descente : deux solutions :

  • la voie se termine sur l’arête Est du grand pic que l’on peut suivre jusqu’au sommet, 200 mètres d’arête en 3/3+. On descend alors par le versant Campbieil de l’arête sud. Compter 1 heure de descente de la sortie au pied de la voie (voir le topo de P. ravier).
  • une autre solution plus rapide consiste du dernier relais à descendre sur le versant opposé. Un pierrier entrecoupé de pelouses amène à la base de l’arête Est que l’on contourne pour rejoindre le pied de la face. Descente rapide qui peut permettre d’enchaîner avec une autre voie du secteur.

Descriptif des Longueurs :

L1 : Attaquer à gauche d’un triangle rocheux orangé par une rampe dalleuse en diagonale à droite (1 piton), elle mène en 45 mètres à une vire herbeuse, relais sur friends. Ensemble de V+.

L2 : partir en diagonale ascendante à droite pour contourner le système de toits au-dessus du relais. On se retrouve au pied d’un mur raide que l’on gravit par en diagonale à gauche en suivant une petite dépression fissurée (V+, 1 piton). Continuer dans l’axe par un dièdre ouvert jusqu’à une petite vire où l’on fait relais (1 piton). 40 m.

L3 : partir en ascendance à gauche pour franchir un couloir et monter droit au-dessus dans la partie droite d’un beau mur orangé (IV+/V). Continuer dans l’axe jusqu’à une terrasse herbeuse. Relais sur friends, 50 m.

L4 : Atteindre facilement la crête sommitale par 25 mètres d’escalade en III+.

Difficultés : TD- . Assez soutenue dans les deux premières longueurs mais qui se protège très bien.

Equipement : 3 pitons sont restés en place dont un de relais.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends du 0,2 au 3 camalot, sangles.

Hauteur de la voie : 140 mètres jusqu’à l’arête plus 200 mètres si l’on continue jusqu’au sommet.

Altitude sommet : 2993 mètres

Horaire : 2 à 3 heures.

30 janvier, 2012

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 14:16

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Gavarnie, pic rouge de Pailla (2780 m),

couloir NW, TD/TD+, 400 m 

Course en tout point remarquable. A faire avant tout pour l’ambiance, on se croirait par moment dans un canyon Aragonais coincé entre deux parois calcaires. La difficulté pourra varier énormément en fonction de la quantité et de la qualité de la neige. Les principales difficultés sont rocheuses sous la forme de courtes et raides cheminées ou le ramonage fait merveille.

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012) 12-01-28-couloir-NW-du-pic-rouge-de-Pailla-topo-300x226

 

Première ascension : Tony Bedel et Bruno Prat les 16 et 17 janvier 1979. 

Accès voiture : Remonter la vallée des gaves jusqu’à Gavarnie, stationnement difficile en raison de nombreuses interdictions. 

Accès pédestre : Traverser le village et passer rive droite au pont de Brioule. Continuer le long du Gave jusqu’à trouver, à gauche le départ du sentier du refuge des Espuguettes (panneau). Du refuge, monter comme pour aller à la hourquette d’Alans, puis traverser le plateau de la grande Glère. Le couloir est alors bien visible, le rejoindre en remontant une grande pente de neige (2 heures 30 de Gavarnie). 

Description : L1 : remonter la première pente de neige jusqu’au premier rétrécissement (bloc coincé, 75°), continuer jusqu’à un beau dièdre d’une dizaine de mètres (85°), relais à la sortie rive droite.

L2 : longueur en neige (45°), relais rive droite.

L3 : rejoindre la cheminée verticale que l’on remonte sur 7-8 mètres pour récupérer la neige au-dessus. Belle goulotte jusqu’au relais rive droite.

L4 : un nouveau bloc coincé (85°, mixte) suivi d’une pente à 75° donne accès à une pente de neige moins raide. Relais rive droite.

L5 : s’engager dans la branche de droite jusqu’à un énorme bloc coincé. On peut passer dessous par faible enneigement ou le franchir par la droite (mixte vertical). Un dernier court ressaut rocheux permet d’atteindre R5 sur un bloc au milieu du couloir.

Pour continuer jusqu’au sommet, se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Descente : Jusqu’à R5, possibilité de descendre en 5 rappels (prévoir de quoi remplacer les sangles et retaper les pitons). Si on sort au sommet se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Difficultés : Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, TD à TD+. Les principales difficultés sont rocheuses sous forme de courtes cheminées et de blocs coincés. 

Equipement : Relais en place jusqu’à R5. Peu ou pas d’équipement dans les longueurs. 

Matériel : Nous n’avons pas utilisé de broches lors de notre parcours mais on peut en prévoir 3 ou 4 s’il y a de la glace, 1 jeu de friends micros jusqu’au camalot n°2, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

 Hauteur de la voie : 400 mètres jusqu’au sommet, 250 m jusqu’à la fin des difficultés.

 Altitude sommet : 2780 mètres.

 Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.

 Où dormir : une nuit au refuge des Espuguettes (partie hiver ouverte) coupe bien la marche d’approche.

 

30 janvier, 2010

Goulotte contrefort NO du pic de la Pique (29 janvier 2010)

Classé dans : — topospyreneens @ 18:30

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Contreforts Nord-Ouest du pic de la Pique (2394 m),

Goulotte sans nom

Ce versant NO du pic de la Pique recèle d’un bon nombre de goulottes et cascades. Certaines, sortant sur la crête sommitale, font plus de 500 mètres. L’absence de topo n’aide pas à bien les identifier individuellement mises à part « frénésie chevaleresque » et le « couloir en Y » devenues classiques (cf. topo de F. Mousel). Elles ont tout de même été décrites de façon quasi exhaustive dans 2 numéros successifs de passe-muraille (n°13 et 14). Quoi qu’il en soit, avec un peu de feeling, il est très souvent possible de passer une belle journée de montagne sur ce versant.

topo

goulotte Pique
Album : goulotte Pique

6 images
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Première ascension :Inconnue.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. A partir du pont de Penjat, le versant et ses différents itinéraires se dévoilent peu à peu. La goulotte décrite ici est la seconde que l’on rencontre. L’attaque est caractérisée par un cône de neige bordé à gauche par un dièdre rocheux (30 minutes de l’hospice).

Description :Remonter le cône de neige qui se redresse progressivement puis une pente de glace se rétrécissant. La goulotte se divise deux, prendre la branche de gauche pour faire le relais sur un arbre (60/65°, 100 m). Revenir dans la branche de droite pour franchir un beau rideau de glace (70/75°), continuer dans le couloir de neige pour faire le relais sur un arbre rive droite (R2, 70 m). Continuer dans la goulotte (65/70°) puis dans le couloir jusqu’à un bouquet d’arbre rive droite (R3, 70 m). Un petit couloir puis un dernier ressaut (60/65°) donne accès à une zone moins raide (R4 rive gauche sur arbre, 60 m).

Descente :Descendre facilement à pied sur l’éperon boisé rive gauche de la goulotte. Lorsque celui-ci devient raide, faire un rappel de 60 mètres (arbres, possibilités de fractionner) qui dépose sur une vaste rampe neigeuse peu raide que l’on suit à pied vers le Sud pour retrouver le chemin du port de Vénasque.

Difficultés :D, un ressaut de 10 mètres à 75° maximum.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, rappel de 60 mètres pour le confort, 3 friends, 2 ou 3 pitons plats (en cas), 6 broches, de la sangle à abandonner pour le(s) rappel(s).

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2394 mètres au sommet du pic de la Pique, 1850 mètres au sommet de la goulotte.

Horaire : Approche : 1 heure 15 jusqu’à l’hospice de France puis 30 minutes jusqu’au pied.Goulotte : 3 heures.

Descente : 1 heure jusqu’à l’hospice.

Topo :Néant, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra donner des indications sur des courses voisines.

 

26 juillet, 2009

Le temps ne fait rien à l’affaire à la muraille Sud du Ramougn (25 juillet 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 11:04

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Massif du Néouvielle, muraille Sud du Ramougn (3011 m),

« Le temps ne fait rien à l’affaire »

« Le temps ne fait rien à l’affaire”, située entre “Flagrand délice” et “Barjoland” dont elle partage la première longueur, nous a régalé et mérite un parcours. Toutes les longueurs sont belles avec une mention spéciale pour la troisième et sixième longueur. Il n’y aucun équipement en place, nous n’avons rencontré qu’un coinceur récalcitrant. Seule la quatrième longueur demande un peu d’attention à cause de son rocher un peu moins compact.

Topo le temps ne fait rien à l'affaire

Le temps ne fait rien à laffaire
Album : Le temps ne fait rien à l'affaire

4 images
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Première ascension :Eric Springinsfeld et Pascal Ravier le 25 juillet 2004.

Accès voiture :De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long.

Accès pédestre :Traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à gauche à son extrémité. On le suit jusque sous le pas du Gat pour le quitter et suivre le sentier des terrasses de Cap de Long qui monte en direction de la brèche du Néouvielle. Celui-ci devient horizontal et longe la muraille en direction d’un triangle rocheux accolé à la paroi. La voie débute 80 mètres avant les dalles claires caractéristiques de « Flagrand délice ».Le départ est constitué d’un dièdre bien marqué en ascendance à gauche. La base de ce dièdre se situe à l’endroit où le pierrier mélé d’herbe remonte le plus haut. Compter 1 heure 15.

Descente :Du sommet de la voie, descendre sur le versant opposé pour rejoindre le versant Est du Ramougn. Descendre à droite en longeant la crête des laquettes et remonter légèrement pour franchir le pas du Gat (quelques cairns). Attention, le pas du Gat est le second col que l’on rencontre sur la crête. On retrouve le sentier HRP balisé qui ramène au barrage de Cap de Long (environ 1 heure jusqu’à la voiture).

Difficultés :D+, 5+ maximum et obligatoire. L’escalade n’est pas trop soutenue malgré quelques passages un peu raides et physiques. Les dièdres, fissures et dalles qui se succèdent en font une voie très variée.

Equipement :Aucun équipement en place mis à part un coinceur récalcitrant dans L4. La voie se protège très bien avec friends et coinceurs.

Matériel :8 dégaines, un petit jeu de coinceurs, un jeu de friends jusqu’au camalot N°3, sangles. Encordement à 50 mètres.

Descriptif des longueurs :L’itinéraire suit une ligne de faiblesse en lègère ascendance à gauche.

L1 : remonter le dièdre en ascendance à gauche (4+) sur 50 mètres jusqu’à une zone plus couchée où l’on fait relais.

L2 : remonter un système de dalles et de petits dièdres en légère ascendance vers la gauche (5) en visant un petit dièdre fissuré de rocher clair très caractéristique. Faire le relais sur une terrasse de rochers brisés 10 mètres sous celui-ci.

L3 : partir dans la dalle au-dessus du relais pour rejoindre le dièdre que l’on remonte (5+), un coinceur coincé à sa sortie. On fait le relais sur une petite terrasse quelques mètres au-dessus.

L4 : traverser à l’extrémité droite de la terrasse et monter droit en direction d’un vague dièdre de rocher brisé très raide (5+). A son sommet, traverser vers la gauche pour trouver une rampe qui permet de s’élever en ascendance à gauche jusqu’à une bonne terrasse (la description de cette longueur ne correspond peut-être pas au parcours original).

L5 : traverser de quelques vers la gauche sur une terrasse herbeuse, à son extrémité, s’élever de quelques mètres dans une dalle pour rejoindre une rampe fissurée qui amène vers la gauche (5) jusqu’au pied d’un profond dièdre caractéristique.

L6 : remonter ce très beau dièdre jusqu’à la crête.

Hauteur de la voie :250 mètres.

Altitude sommet :2800 mètres environ pour le sommet de la voie. 3035 mètres au sommet du Ramougn que l’on peut atteindre en gravissant la face Est (AD-), l’arête Nord-Est très élégante (D-) ou l’arête Sud-Est.

Horaire :3 à 4 heures d’escalade.

Topo :Pas de topo, cependant « Vallée d’Aure, morceaux choisis » de Pascal Ravier aux éditions du cairn donnera de précieuses indications sur cette muraille.

Où dormir :Refuge au lac d’Orédon accessible en voiture. Le camping est réglementé, possibilité de bivouac au lac d’Orédon et au lac d’Aubert (emplacements indiqués et prévus).

13 juillet, 2008

A la recherche du temps perdu au Ramougn

Classé dans : — topospyreneens @ 13:38

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Ramougn (3014 m), face Sud,

A la recherche du temps perdu

La voie nous a laissé une impression mitigée même si certaines longueurs se déroulent sur un magnifique granit et réservent de beaux passages d’escalade. La voie coupe de nombreuses vires caillouteuse surtout dans la première partie. Les 5 dernières longueurs présentent plus d’ampleur. La voie est quasi équipée en gougeons et pitons. Certains gougeons nous ont paru placés “bizarrement” (mousquetonnage au niveau des pieds et impossible avant), ce qui donne quelques mouvements un peu engagés. La sortie au sommet du Ramougn est un beau moment. Il manque désormais un piton dans L7 (au niveau d’un petit toit) : il n’a pas supporté le poids de la dégaine …

topo à la recherche du temps perdu 

A la recherche du temps perdu au Ramougn
Album : A la recherche du temps perdu au Ramougn

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Première ascension : Jacques Prat et Germain Ferrer le 10 août 2007.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long.

Accès pédestre : Traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à gauche à son extrémité. On le suit jusque sous le pas du Gat pour le quitter et suivre le sentier des terrasses de Cap de Long qui monte en direction de la brèche du Néouvielle. Il devient horizontal en passant sous la muraille Sud du Ramougn. On passe sous un triangle rocheux raide et on découvre l’éperon sur lequel se déroule la voie juste derrière. Rejoindre l’éperon par des éboulis ou un névé en fonction de la saison (crampons utiles le matin). Compter 1 heure 30.

Descente : Tous les relais sont équipés pour une descente en rappel, mais celle-ci serait difficile compte-tenu des nombreuses vires traversées.Une descente à pied paraît plus pratique, pour cela s’engager dans la face Est par une cheminée raide (cairn), la descendre sur une quarantaine de mètres en désescalade (II) puis la quitter par la gauche pour trouver un cheminement astucieux, cairné, qui louvoie dans la face (désescalade en II) jusqu’au névé à sa base. On peut suivre intégralement la cheminée, petit rappel de 25 mètres utile sur des anneaux en place. Descendre ensuite le versant Est du Ramougn en restant sur son flanc droit et remonter légèrement pour passer le pas du Gat. On retrouve le sentier HRP balisé qui ramène au barrage de Cap de Long (1 heure 30 à 2 heures).

Descriptif des longueurs :

L1 : le premier gougeon est visible à 8 mètres. Monter droit d’une quinzaine de mètres jusqu’à une vire herbeuse et bifurquer à gauche au niveau du gougeon au-dessus de la vire (attention tirage).

L2 : droit au-dessus du relais le premier piton n’est pas visible. Au niveau du second piton partir en très légère ascendance à droite.

L3 : évident, franchir une zone de rocher peu sur puis droit en direction du surplomb.

L4 :  franchir un beau mur au-dessus du relais, puis en légère ascendance à gauche dans une zone facile.

L5 : un gougeon visible à gauche au-dessus du relais puis traverser une vire caillouteuse légèrement vers la gauche.

L6 : franchir un premier dièdre en restant à gauche (gougeons à droite pas faciles à mousquetonner, puis un second dièdre redressé jusqu’à un gougeon. Monter ensuite en ascendance à gauche dans une zone facile puis une dalle redressée (tirage).

L7 : remonter le beau mur au-dessus puis en légère ascendance vers la droite pour franchir un court surplomb. Continuer dans la dalle au-dessus.

L8 : soit droit au-dessus du relais dans un mur raide (6b), soit par une cheminée à gauche (5). Le relais est quinze mètres au-dessus de ce passage.

L9 : remonter la belle dalle en ascendance à gauche (gougeons bien visibles).

L10 : droit au-dessus du relais par des fissures-cheminées athlétiques.

 

Difficultés : TD sup, 6b ou 6b+ max., 6a oblig.

Equipement : Voie presque entièrement équipée sur gougeons et pitons. Tous les relais sont sur gougeons avec anneaux de rappel.

matériel : 10 dégaines plus les relais, 3 ou 4 friends petits et moyens. En fonction de la saison, les crampons peuvent être utiles.

Hauteur de la voie : 400 mètres.

Horaire : 4 à 5 heures pour la voie.

Topo : Revue Respyr n°40, mars/avril 2008.

11 octobre, 2007

Massif des Ecrins, Dôme de neige des Ecrins, face Nord-Ouest

Classé dans : — topospyreneens @ 22:39

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Massif des Ecrins, Dôme de neige des Ecrins (4015 m), face Nord-Ouest,

pilier central de gauche et sortie par la voie directe de 1973

 Topo pilier Giraud

Dôme des Ecrins, face nord-ouest
Album : Dôme des Ecrins, face nord-ouest

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Pour les amoureux des longues ascensions dans des faces un peu oubliées, cet itinéraire est un monument. Il ne connaît pas beaucoup d’ascensions certainement à cause de la mauvaise réputation de son rocher. Pourtant mis à part dans la zone de mixte où le rocher est très moyen, nous avons eu l’agréable surprise de trouver du rocher correct voire très bon avec de belles fissures dans les zones les plus raides.

Nous avons combiné les 2 éperons (celui de gauche jusqu’à la tour grise puis la sortie de celui de droite qui passe au sommet de cette même tour) car la sortie originale de l’éperon Girod qui rejoint la Mayer-Dibona par une succession de vires encombrées d’éboulis ne nous a pas inspiré, peut-être avec plus neige…

Première ascension : Pierre Girod et Rolland Vivet, en 1959 pour le pilier central de gauche, R. Figerou, C. Jeanguillaume, en 1973 pour le pilier central de droite.

Accès voiture : De Grenoble, prendre la direction du col du Lautaret que l’on quitte pour prendre la route de Saint Christophe en Oisans jusqu’à son terminus à la Bérarde.

Accès pédestre : De la Bérarde, prendre le sentier du refuge du promontoire (panneau indicateur). Après 20 minutes de marche, sur un grand plat, prendre à droite pour remonter le vallon de Bonne Pierre. Un bon sentier amène sur la moraine en rive droite que l’on remonte intégralement jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Nombreux emplacements de bivouac sur la moraine juste en face du Dôme. Le lendemain, traverser le glacier jusqu’au pied du pilier, l’attaque se situe à l’endroit où le glacier forme une sorte de cuvette. Le pilier central de gauche est le second en partant du couloir central (Mayer-Dibona), il est situé juste à droite de la goulotte Boivin.

Descente : Descendre la voie normale du Dôme sur 700 mètres de dénivelée jusqu’à ce que le glacier devienne plat. Remonter légèrement sur la gauche pour franchir le col des Ecrins que l’on redescend versant Bonne Pierre. Les 150 premiers mètres sont équipés d’un câble rive droite. La suite se déroule sur des névés et des éboulis (glace parfois) jusqu’au sommet de la moraine où l’on retrouve le bivouac

Descriptif de l’itinéraire : Escalader légèrement vers la gauche sur 30 mètres pour revenir ensuite vers le couloir de droite (3). Remonter alors sur 100 mètres un vague couloir vers la gauche pour relayer au sommet d’un triangle rocheux visible du bivouac. On se trouve juste à droite d’un bec surplombant (3). Monter droit au dessus une dalle puis un dièdre de plus en plus raide dont on sort par une petite traversée à gauche (5+). Relais sur 2 pitons. Quelques pitons de passage.

Escalader une zone moins raide sur 50 mètres (vire) puis une belle fissure franche d’abord vers la droite puis en revenant vers la gauche jusqu’au pied d’une profonde fissure (vire) visible du bivouac (rocher rouge) (50 m, 4). Remonter la cheminée (1 piton au départ. Traverser à l’horizontale à droite pour gagner un couloir qui ramène vers la gauche et vers le fil (150 m, 4+).

On se trouve alors au pied d’une profonde cheminée en S dont on suit le bord gauche (3) jusqu’au pied du mixte.

Le ressaut mixte se franchit en 2 grandes longueurs (complètement sèches lors de notre passage mais qui peuvent demander de chausser les crampons et de prendre un piolet). La première longueur se déroule directement par une échine de pierres brisées (très pourri) puis en traversant vers la droite pour faire relais à droite de l’aplomb du gendarme de droite (4). La deuxième longueur en ascendance à gauche en visant entre le premier et le second gendarme (relais à la brèche, 4+). Le rocher est un peu meilleur mais difficile à protéger. (1 piton au départ de la première longueur puis un autre dans la deuxième).

On se trouve alors sur une arête et l’on a rejoint l’itinéraire du pilier central de droite. Contourner les 2 gendarmes par la droite pour se retrouver sous la tour grise (pour suivre l’itinéraire original, il faut traverser largement à droite pour sortir par la Mayer-Dibona). Sinon traverser sous la tour grise le plus haut possible par un système de vires entrecoupées d’escalade (rocher compact, 2 pitons de relais au milieu, ensemble de 4). On fait ensuite relais au pied d’un dièdre fissuré très caractéristique (1 piton visible).

Remonter le dièdre sur 45 mètres (5) puis la cheminée qui lui fait suite qui part légèrement vers la gauche (40 mètres de plus en 4). La cheminée se perd en se redressant en dièdre avec une écaille franche (1 sangle blanche). On quitte le dièdre par la droite pour remonter une courte fissure puis un mur raide d’un dizaine de mètres jusqu’au sommet de la tour grise (5+).

Au-dessus, se dressent deux ressauts, le premier gris qui se confond un peu avec le second plus orangé. Monter une vingtaine de mètres sur l’arête, puis traverser à droite pour rejoindre un couloir que l’on remonte jusqu’à une brèche entre les deux ressauts (4). Le second ressaut se gravit légèrement à droite du fil jusqu’à une nouvelle brèche (4+).

Au-dessus, franchir un court ressaut par la droite (3+) puis une arête très délitée. Passer au sommet d’un petit gendarme effilé jusqu’à une nouvelle brèche.

Le ressaut suivant se franchit par la gauche (5, 3 pitons).

L’arête se couche progressivement et devient plus facile jusqu’au sommet que l’on atteint par une centaine de mètres dans la neige.

Difficultés : TD+, 5+ maximum. Les passages les plus durs sont courts mais l’escalade demande toujours de l’attention. Sans être difficile, il n’y a pas vraiment d’endroit où l’on se repose. La recherche de l’itinéraire n’est pas à négliger.

Equipement : Pas mal de pitons au début puis de moins en moins. On en trouve quand même quelques uns (de relais ou de passage).

Matériel : 6 dégaines longues et très longues, pas mal de sangles pour rallonger, un petit jeu de coinceurs, friends des petits au 3 camalot en doublant quelques petits et moyens, pitons au cas où, crampons, un piolet. Matériel de bivouac qui n’est pas à exclure.

Hauteur de la voie : 1000 mètres.

Horaire : 10 à 12 heures, voire plus ou beaucoup plus.

Topo : « Oisans nouveau, oisans sauvage », livre ouest de Jean-Michel Cambon.

« les 100 plus belles courses et randonnées, le massif des écrins » de Gaston Rébuffat.

 

23 septembre, 2007

Massif de l’oisans, traversée des aiguilles de Sialouze

Classé dans : — topospyreneens @ 18:04

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif de l’oisans, Aiguille de Sialouze, 3576 mètres

Arête sud et traversée arête nord

Voici une magnifique course classique du massif de l’Oisans. Le granite est sans reproche et les jeux de lumière en font parfois une copie des taffonis Corse. L’escalade n’est jamais difficile mais l’approche, les manœuvres de corde, la descente délicate en font une vraie course aux horaires parfois à rallonge.

 Topo traversée Sialouze

Traversée des aiguilles de Sialouze
Album : Traversée des aiguilles de Sialouze

5 images
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Première ascension : Jean Charignon, Pierre Salmon en 1934.

Accès voiture : De Briançon, se rendre l’Argentière la Bessée. De là, prendre la direction de Vallouise puis d’Ailefroide. Ne pas se rendre au Près de madame Carle, mais prendre à gauche dans Ailefroide en direction de la vallée de Celse Nière. Se garer 500 mètres plus loin au niveau du camping, terminus de la route.

Accès pédestre : Remonter le large sentier presque à plat qui longe le torrent de la vallée de Celse Nière (panneau indicateur : refuges du Séle et du Pelvoux). Le sentier monte ensuite en lacets et on commence à apercevoir au loin le refuge du Sélé sur son promontoire. Laisser le sentier qui y conduit et prendre à droite le sentier du refuge du Pelvoux (panneau indicateur). De nombreux lacets conduisent au refuge (2 heures 30 à 3 heures d’Ailefroide). Le 02 septembre 2007, le refuge était fermé et il n’y avait pas d’eau.

Le lendemain, franchir une petite barre rocheuse derrière le refuge pour rejoindre une bonne sente qui amène au sommet de la moraine. Traverser à gauche pour franchir le torrent issu du glacier du Clot de l’homme et continuer à traverser vers la gauche jusque sous la bosse de Sialouze que l’on atteint par une sente en lacets entrecoupée de passages rocheux (névés en début de saison). Traverser le glacier de Sialouze vers l’ouest pour atteindre la brèche de Sialouze (2 heures du refuge).

Descente : Après avoir contourné le 5ème et dernier gendarme (le plus haut et de couleur sombre, l’arête continue ensuite d’un jet jusqu’au pic sans nom), s’engager à droite (est) dans un couloir d’éboulis (neige en début de saison) que l’on descend en 2 rappels. On arrive à un angle d’où part sur la rive droite du couloir une rampe large, inclinée, poussiéreuse. La descendre en 1 ou 2 rappels (fortes chances de coincer le premier) jusqu’au sommet d’une profonde gorge. Un rappel surplombant amène sur une dalle que l’on descend grâce à un dernier grand rappel jusqu’au glacier où l’on retrouve l’itinéraire de montée. (3 à 4 heures du sommet à Ailefroide).

Descriptif de l’itinéraire : De la brèche de Sialouze (3319 m.), franchir un premier ressaut vertical et fissuré puis des dalles légèrement vers la gauche pour atteindre le fil proprement dit (3). Passer versant ouest de l’arête pour remonter une zone de rochers brisés jusqu’au pied du 1er gendarme (3). L’escalader d’abord directement puis sur son flanc est par une vire compacte que l’on traverse vers la droite jusqu’à un couloir cheminée que l’on remonte jusqu’à une brèche (3). Gravir à droite le fil vertical jusqu’à une brèche d’éboulis (3).

Rejoindre le 2ème gendarme que l’on escalade directement, relais à droite 2 mètres sous le sommet (3+). Désescalader de quelques mètres en restant sur le fil et escalader une petite pointe couchée jusqu’à un relais au sommet. Désescalader à nouveau quelques mètres jusqu’à une brèche.

Le ressaut suivant est constitué d’une dalle de 30 mètres. L’escalader d’abord directement puis vers la gauche pour rejoindre un dièdre en ascendance à droite que l’on remonte jusqu’à une large vire d’éboulis (5, 5 pitons).

Traverser la terrasse d’éboulis jusqu’au pied d’un dièdre caractéristique que l’on remonte (knobs) jusqu’à une petite vire compacte que l’on traverse vers la droite jusqu’à une sorte de cuvette que l’on gravit (4+, 1 piton). Une vire que l’on suit vers la droite mène à un pierrier.

Remonter le pierrier jusqu’au pied de la dalle finale de 50 mètres que l’on remonte au mieux en restant au plus facile (4,4+, quelques pitons cachés dans les écailles).

Du sommet, un rappel de 25 mètres amène à une brèche. Escalader directement le 1er gendarme au dessus de la brèche d’abord par une fissure cheminée surplombante puis en traversant vers la gauche (4, 2 pitons). Traverser jusqu’au gendarme suivant. Le gravir directement par une fissure jusqu’au second piton et traverser sur le versant est (très aérien, grosses prises) sur 3 mètres pour continuer l’escalade en écharpe à droite jusqu’à son sommet (4+). Les trois gendarmes suivant se contournent par l’ouest par des vires d’éboulis (neige possible). On atteint ainsi la brèche supérieure de Sialouze. ( 4 à 6 heures de l’attaque).

Difficultés : D, la majorité de l’escalade se situe dans le 4/4+ avec un passage de 5+. L’itinéraire est évident. La descente est un peu délicate surtout si d’autres cordées sont engagées : risque de chute de pierres.

 

Equipement : L’ensemble de l’itinéraire est jalonné de pitons dont certains de relais. Le rocher plutôt compact ne permet pas de rajouter beaucoup de matériel.

Matériel : 5 dégaines dont des longues, un petit jeu de coinceur, un jeu de friends du petit au 2 camalot, sangles, crampons, 1 piolet, rappel de 50 mètres.

Hauteur de la voie : 250 mètres de dénivelée de la brèche au sommet, mais le parcours est rendu plus long par le développement horizontal.

Horaire : 9 à 10 heures du refuge au refuge.

Topo : « Oisans nouveau, oisans sauvage », livre est de Jean-Michel Cambon.

             « les 100 plus belles courses et randonnées, le massif des écrins » de Gaston Rébuffat.

             « Ecrins, ascensions choisies » de Frédéric Chevaillot et Jean-René Minelli.

 

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