Quelques topos montagne des Pyrénées

  • Accueil
  • > Recherche : couloirs mixte pyrenee

10 janvier, 2017

Cascades du cirque de Grauès (05 janvier 2017)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:28

Luchonnais, vallée du Lis,

Cascades de Grauès, versant Nord, 2100 mètres environ.

Ce site, peu connu, revêt pourtant beaucoup de charme : belles lignes et tranquillité quasi assurée. C’est au prix d’une marche d’approche assez conséquente (environ 1000 mètres de dénivelée) que l’on pourra profiter de ces belles cascades. L’idéal est d’y aller lorsque l’enneigement est faible, souvent en début de saison. Il ne faudra pas oublier que l’on est en haute montagne et que la marche d’approche traverse de nombreuses zones ou s’effectuent des purges parfois énormes.

Grauès 1Grauès 2

Présentation : Quand tout est bon, il y en a pour tous les goûts avec des inclinaisons de cascades variées. Le point commun est l’absence totale de matériel en place. La descente par certains couloirs que l’on aura pris soin de repérer est possible, mais quelques rappels sur lunules peuvent parfois être plus simples.

Orientation : Nord.

Altitude : Entre 2100 et 2300 mètres.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte dans une épingle à droite pour prendre à gauche la vallée du Lis. Suivre la route jusqu’à son terminus, parking.

Accès pédestre : Du parking, traverser la rivière et emprunter le bon sentier qui monte en lacets à la cabane de l’Artigue (ruines). Traverser la prairie et continuer en rive droite du ruisseau sur un bon sentier jusqu’à la cabane de la Coume (en état mais très sale). Continuer plus ou moins dans le fond du vallon vers le Sud-Est puis vers le Sud jusqu’au cirque de Grauès où les cascades sont enfin visibles (2 heures depuis la voiture).

Description des cascades :

  • 1 : La sardine : rarement en condition, petit couloir entrecoupé de courts ressauts de glace.
  • 2 : Baleine bleue : première connue : Alberto Fernandez et Cesar Atorrasagasti le 07 mars 1998. Elle est composée d’une cascade d’une soixantaine de mètres suivie d’un couloir de 100 m. 3/3+/IV. Descente par le couloir à gauche.
  • 3 : Artif-ice : Très belle cascade soutenue dont le bas ne se forme que difficilement. 5+/III, 100 mètres.
  • 4 : Douches moi fort : 4/III, 140 mètres.
  • 5 : Languette : 3/III, 140 mètres 75° maximum avec un possible passage mixte (IV).
  • 6 : Pichounette : 2/III, 150 mètres. Voie couchée d’initiation.
  • 7 : L’escalier : L’accès se fait par un couloir étroit en neige. Ensuite 4/III à droite ou 4+/III, 60 mètres à gauche (descente possible en un rappel sur un sapin à droite). Il est possible de continuer au-dessus par une pente de neige pour accéder à un dernier mur de glace.
  • 8 : Le muret : passages à 85° maximum.
  • 9 : ?

Equipement : Quasiment rien en place.

Matériel : Celui pour la glace en rajoutant quelques friends, 2 ou 3 pitons, de quoi faire des lunules.

 

24 avril, 2011

Face Nord de l’Arbizon (14 avril 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:11

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Vallée de Campan, grand pic d’Arbizon (2831 m), face Nord

 Très jolie face peu soutenue si elle est en bonnes conditions, qui se déroule dans dans un coin à la tranquillité assurée.

topo arbizon

face Nord Arbizon
Album : face Nord Arbizon

3 images
Voir l'album

Première ascension :Bon et Trey en 1939.

Accès voiture :Le point de départ le plus classique se situe aux granges de Camoudiet que l’on atteint par la vallée de Campan via Bagnères de Bigorre puis Payolle. La route de la hourquette d’Ancizan n’est pas déneigée et constitue une piste de ski de fond l’hiver au départ de Payolle. Dans ce cas, l’approche est bien rallongée et il faut alors compter 4 heures jusqu’à l’attaque.

Accès pédestre :Rejoindre le lac d’Arou, soit depuis la hourquette d’Ancizan, soit depuis les granges de Camoudiet (les deux itinéraires ont leurs adeptes). Longer le pic du Bassia de l’Arbizon (parcouru par bon nombres de couloirs intéressants) vers le Sud pour entrer dans le cirque Nord de l’Arbizon, on découvre alors également la face Est du Monfaucon. Les 150 premiers mètres de l’itinéraire sont masqués par un petit éperon. L’attaque se situe juste à gauche de la base de l’imposant éperon Nord. Compter 2 heures à 2 heures 30.

Description :Remonter le couloir d’attaque sur 150 mètres (neige, 45°) jusqu’à venir buter sur un éperon rocheux. Traverser sur une rampe à droite (50°, neige, possibilité de glace). De là, deux possibilités, soit continuer en ascendance à droite par un système de couloirs en direction du sommet (45/50°), soit continuer tout droit en longeant un éperon rocheux (45/50°) pour traverser franchement à droite non loin du sommet (2 à 3 heures).

Descente :Les possibilités sont nombreuses, en voici 3 :

- du sommet, suivre la crête qui part vers l’Ouest en direction du Monfaucon. On arrive à une première brèche au pied d’un gendarme lorsque la crête devient horizontale. S’engager dans le couloir au Nord. Il se descend facilement mais comporte une étroiture plus délicate à franchir en fonction des conditions.

- de la brèche précédente continuer vers l’Ouest sur environ 200 mètres pour atteindre un petit col (cairns). S’engager au Nord dans un couloir sur environ 60 mètres puis traverser sur une rampe vers l’Ouest qui donne accès à un second couloir qui amène dans le cirque Nord. Ce passage n’est recommandable qu’avec de bonnes conditions de neige car il surplombe une barre rocheuse et est par conséquent très exposé.

- du col précédent, continuer à suivre la crête sans remonter et en restant sur son versant Sud pour arriver à un col entre Arbizon et Monfaucon. Une pente de neige facile permet de regagner le cirque Nord. C’est le passage le plus long mais également le plus facile.

Compter 2 à 3 heures du sommet à la voiture en fonction des conditions et de l’itinéraire.

Difficultés :AD avec des conditions correctes de neige. L’inclinaison moyenne est de 45/50°.

Equipement :Aucun.

Matériel :Piolets, crampons, 2 ou 3 friends, un petit jeu de cablés, (pitons), (2 ou 3 broches).

Hauteur :550 mètres.

Altitude sommet :2831 mètres.

Horaire :2 à 3 heures pour la face.

Topo :Neige, glace et mixte de Francis Mousel aux éditions Franck.

Où dormir :La course est réalisable à la journée, bivouac possible à Camoudiet. La cabane du lac d’Arou est fermée à clef (et c’est bien dommage).

18 janvier, 2011

Couloir central à la montagne d’Areng (02 janvier 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 17:28

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

 Barousse, montagne d’Areng (2079 mètres), face Nord,

Couloir central

La face Nord de la montagne d’Areng est très large et parcourue d’une multitude de couloirs et gorges secondaires. Celui proposé ici se situe dans la partie droite et débute presque à l’aplomb du sommet. Il constitue donc un itinéraire très direct pour gagner la cime de cette attachante montagne. Dans ce secteur aussi, la morphologie de la face permet une multitude de variantes au grès des humeurs et des conditions.

topo couloir sans nom Areng

couloir sans nom Areng
Album : couloir sans nom Areng

7 images
Voir l'album

Première ascension :Inconnue.

Accès voiture :De Montréjeau, suivre la direction de Bagnères de Luchon, puis à droite celle de Mauléon-Barousse. Prendre ensuite à droite la direction du Port de Balès, traverser Ferrère et aux granges de Crouhens, prendre à droite la piste qui se dirige en direction du col d’Aouet (panneau en bois indiquant Saoube). A partir de là, l’enneigement et les possibilités de votre voiture dicteront votre lieu de stationnement. Continuer sur la piste en rive droite du ruisseau. Elle fait une épingle à la fontaine d’Artigues et revient plein Est. On se garera peu après au niveau d’une grande courbe à gauche (point côté 1325 m) au niveau du ruisseau d’Areng.

Accès pédestre :Juste après la courbe à gauche que fait la piste en traversant le ruisseau d’Areng, repèrer à droite une piste qui monte dans la forêt (panneau indiquant la montagne d’Areng). La suivre et prendre à droite à la première intersection. 50 mètres après, prendre à gauche, une piste qui monte raide (cairns, balisage bleu). Elle se transforme en sentier qui conduit à la cabane d’Areng (1631 m). L’horaire est variable en fonction du lieu de stationnement, compter une petite heure de la fontaine d’Artigue. De la cabane, monter vers le versant Nord, puis traverser vers la droite au pied de celle-ci. On passe au pied du couloir « Lucas » puis sous l’attaque de la rampe de « la fissure ». Le couloir débute à gauche de l’aplomb du sommet entre deux pointes calcaires caractéristiques (30 minutes de la cabane).

Description :Remonter la première partie du couloir (40/45°) jusqu’à un premier rétrécissement plus raide (mixte herbeux) qui permet d’atteindre un petit cirque (relais possible sur friends). Continuer dans le couloir à droite de l’éperon rocheux (45/50°, relais possible sur sapin). On se trouve alors à la base et à gauche de la large pente sommitale, l’itinéraire de la voie du gouffre arrive de la gauche à cet endroit. Il est aisé de gagner la crête par un couloir dans l’axe, mais il est plus élégant de gagner le sommet en traversée ascendante vers la droite (50°).

Descente :Du sommet, descendre la large arête qui part vers le Nord-Ouest et s’engager dans le premier couloir que l’on rencontre à droite. Il est raide au départ (45°) et situé sous le vent, il peut être chargé. Il ramène dans le vallon d’accès. Si les conditions sont mauvaises, continuer à suivre la crête jusqu’à large col et emprunter la pente à droite pour rejoindre la cabane.

Difficultés :Pentes de neige jusqu’à 50°, mixte herbo-rocheux pas trop raide en fonction des conditions.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, encordement à 30 mètres suffisant, en fonction des conditions, prévoir du matériel pour s’assurer dans le rocher : friends, coinceurs.

Hauteur de la voie :250 mètres.

Altitude sommet :2079 mètres au sommet de la montagne d’Areng.

Horaire :2 heures.

Topo :On trouve un topo très bien fait avec de belles photos dans un cahier à la cabane d’Areng.

Où dormir :Bien que la course soit rapide, une nuit à la cabane d’Areng (très bien équipée) doit réserver de bons souvenirs.

30 décembre, 2009

Couloir du gouffre à la montagne d’Areng (30 décembre 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:50

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Barousse,

Montagne d’Areng (2079 m), face Nord,

couloir du gouffre

Très agréable couloir moins soutenu que ses voisins de gauche « Fanou » et « la fissure ». Par bon enneigement, il peut constituer un bon intermédiaire entre le couloir d’initiation et une course plus sérieuse. Nous l’avons suivi dans des conditions assez sèches, ce qui doit rajouter un peu de difficulté. Ce versant Nord de cette modeste montagne est d’un grand intérêt dès que la neige y est présente, il est toujours aussi agréable d’aller y balader ses piolets.

091230voiedugouffrelamontagnedareng022.jpg

Couloir du gouffre
Album : Couloir du gouffre

4 images
Voir l'album

Première ascension :Henry Fiocco.

Accès voiture :De Montréjeau, suivre la direction de Bagnères de Luchon, puis à droite celle de Mauléon-Barousse. Prendre ensuite à droite la direction du Port de Balès, traverser Ferrère et aux granges de Crouhens, prendre à droite la piste qui se dirige en direction du col d’Aouet (panneau en bois indiquant Saoube). A partir de là, l’enneigement et les possibilités de votre voiture dicteront votre lieu de stationnement. Continuer sur la piste en rive droite du ruisseau. Elle fait une épingle à la fontaine d’Artigues et revient plein Est. On se garera peu après au niveau d’une grande courbe à gauche (point côté 1325 m) au niveau du ruisseau d’Areng.

Accès pédestre :Juste après la courbe à gauche que fait la piste en traversant le ruisseau d’Areng, repèrer à droite une piste qui monte dans la forêt (panneau indiquant la montagne d’Areng). La suivre et prendre à droite à la première intersection. 50 mètres après, prendre à gauche, une piste qui monte raide (cairns, balisage bleu). Elle se transforme en sentier qui conduit à la cabane d’Areng (1631 m). L’horaire est variable en fonction du lieu de stationnement, compter une petite heure de la fontaine d’Artigue. De la cabane, monter vers le versant Nord, puis traverser vers la droite au pied de celle-ci. On passe au pied du couloir « Lucas » puis sous l’attaque de la rampe de « la fissure ». « La voie du gouffre » est le couloir suivant (30 minutes de la cabane).

Description :Remonter la première partie du couloir (40/45°) qui s’infléchit vers la droite pour venir buter sur un ressaut plus raide. Le franchir (50 mètres à 50/55°), lors de notre parcours il s’agissait de mixte herbeux assez facile. On passe à côté du gouffre. Le couloir s’infléchit à nouveau à droite (45°) pour rejoindre une sorte d’éperon que l’on suit jusqu’au niveau de la partie terminale de la face Nord de la montagne d’Areng. Traverser largement à droite à l’horizontale (45°) pour se trouver dans l’axe du sommet. Un système de petits couloirs permet de le rejoindre (50/55°).

Descente :Du sommet, descendre la large arête qui part vers le Nord-Ouest et s’engager dans le premier couloir que l’on rencontre à droite. Il est raide au départ (45/50°) et situé sous le vent, il peut être chargé. Il ramène dans le vallon d’accès.

Difficultés :Pentes de neige jusqu’à 55°, mixte herbo-rocheux pas trop raide en fonction des conditions.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, encordement à 30 mètres suffisant, en fonction des conditions, prévoir du matériel pour s’assurer dans le rocher : friends, coinceurs et pourquoi pas 2 ou 3 pitons.

Hauteur de la voie :300 mètres.

Altitude sommet :2079 mètres au sommet de la montagne d’Areng.

Horaire :2 heures.

Topo :On trouve un topo très bien fait avec de belles photos dans un cahier à la cabane d’Areng.

Où dormir :Bien que la course soit rapide, une nuit à la cabane d’Areng (très bien équipée) doit réserver de bons souvenirs.

17 décembre, 2009

Couloir Est de l’aiguille de l’Homme des neiges (16 décembre 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:30

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

crête Sud du Penjat, l’Homme des neiges (2306 m),

couloir Est

Lorsque l’on remonte la vallée de Vénasque en hiver, notre regard est plutôt attiré par le versant Ouest de la crête de la Pique et ses nombreuses goulottes et couloirs, le plus connu et le plus souvent parcouru est certainement le couloir en Y. Pourtant si l’on tourne la tête de l’autre côté, on sera forcément interpelé par le couloir Est du Penjat (course 11.1 du topo de Francis Mousel « neige, glace et mixte »). En continuant un peu plus au Sud, on pourra découvrir un autre couloir qui lui est parallèle et qui sort non loin d’une aiguille élancée : l’Homme des neiges. C’est ce couloir initiatique et rapide dont je vous propose le topo.

topo

couloir Est à lhomme des neiges
Album : couloir Est à l'homme des neiges

7 images
Voir l'album

Première ascension :Parcouru en été par F, Céréza et G. Barrère, le 03 août 1948 dont l’objectif était de gravir l’aiguille dénommée Homme des neiges bien visible sur la gauche lorsqu’on sort du couloir.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1800m, au niveau du Culet (cascade), ne pas traverser le ruisseau mais monter plein Ouest en direction du couloir maintenant visible. (1 heure de l’hospice).

Description :On suit le couloir assez large sur son premier tiers (neige à 35/40°) jusqu’à venir buter sur un énorme bloc coincé qui forme une grotte. On peut le contourner par la gauche (neige) ou par la droite (mixte facile). La pente se redresse progressivement (45/50°) et le couloir se rétrécit jusqu’au pied du ressaut terminal mixte. Un petit crochet à doite permet de rejoindre une rampe mixte assez raide (70° sur 30 mètres) qui conduit sur la crête sommitale.

Descente :Descendre sur le versant opposé, plein Ouest, pour prendre pied dans le ravin de Louzère que l’on descend en se rapprochant de sa rive gauche. Il conduit à une forêt assez raide où l’on vient couper le chemin de l’impératrice qui ramène à l’Hospice de France (1 heure).

Difficultés :AD, couloir entre 40 et 50° avec une mini-longueur de mixte facile à la sortie.

Equipement :Néant.

Matériel :Piolets, crampons, 30 mètres de corde, 3 friends.

Hauteur de la voie :300 mètres pour le couloir.

Altitude sommet :2306 mètres (point côté sur la carte IGN).

Horaire :Approche : 1 heure 15 jusqu’à l’hospice de France puis 1 heure jusqu’au pied du couloir.Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure jusqu’à l’hospice.

 

Topo :Pas de topo, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra aider à la localisation puisque ce couloir est voisin de celui décrit dans la course 11.1.

7 janvier, 2009

La Fissure à la montagne d’Areng (05 janvier 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:52

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Barousse, montagne d’Areng, 2079 mètres, face Nord,

La Fissure

 Il est parfois des coins insoupçonnés où l’on a peine à croire qu’il est possible d’y pratiquer un pyrénéisme de tout premier ordre. C’est le cas du modeste massif de la montagne d’Areng. Il n’a d’ailleur de modeste que son altitude car les couloirs qu’il propose, qui sont certes parfois un peu courts, n’ont pas à rougir comparés à certaines courses hivernales à la notoriété plus tapageuse.Tout est ici réuni pour passer une belle journée d’alpinisme. A commencer par une charmante cabane accueillante à partir de laquelle une courte marche d’approche vous emménera au pied du couloir convoité. Les très nombreuses possibilités d’itinéraires, du couloir initiatique, à l’itinéraire plus technique comme « La Fissure » permettront à chacun de trouver sa voie. A noter que le passage clé de cette voie (certainement M5 ou un peu plus) est quand même un bon ton au-dessus des difficultés rencontrées dans « Fanou » et demande un peu plus de « métier ».

Topo la fissure à Areng

la fissure à la montagne dAreng
Album : la fissure à la montagne d'Areng

5 images
Voir l'album

Première ascension : Henri Fiocco, que je remercie vivement pour nous avoir indiqué les lieux.

Accès voiture : De Montréjeau, suivre la direction de Bagnères de Luchon, puis à droite celle de Mauléon-Barousse. Prendre ensuite à droite la direction du Port de Balès, traverser Ferrère et aux granges de Crouhens, prendre à droite la piste qui se dirige en direction du col d’Aouet (panneau en bois indiquant Saoube). A partir de là, l’enneigement et les possibilités de votre voiture dicteront votre lieu de stationnement. Continuer sur la piste en rive droite du ruisseau. Elle fait une épingle à la fontaine d’Artigues et revient plein Est. On se garera peu après au niveau d’une grande courbe à gauche (point côté 1325 m) au niveau du ruisseau d’Areng.

Accès pédestre : Juste après la courbe à gauche que fait la piste en traversant le ruisseau d’Areng, repèrer à droite une piste qui monte dans la forêt (panneau indiquant la montagne d’Areng). La suivre et prendre à droite à la première intersection. 50 mètres après, prendre à gauche, une piste qui monte raide (cairns, balisage bleu). Elle se transforme en sentier qui conduit à la cabane d’Areng (1631 m). L’horaire est variable en fonction du lieu de stationnement, compter une petite heure de la fontaine d’Artigue. L’attaque de « Fanou » est évidente au-dessus de la cabane dans une profonde gorge qui part vers la droite, dont on ne voit que la base (15 minutes de la cabane).

Description : On rencontre la fissure proprement dite environ à mi-face, pour l’atteindre il faut emprunter un couloir dissimulé à gauche de l’aplomb de celle-ci. Il donne accès à une pente de neige avec de nombreux sapins. On trouve au-dessus une rampe de gauche à droite qui suit la base de falaises et qui amène à un vaste amphithéatre neigeux d’où l’on commence à voir la fameuse fissure. Continuer en direction de cette profonde faille par une pente de neige puis un passage plus ou moins mixte, plus raide (70/80°), jusqu’au pied de la fissure où l’on fait relais sur friends (trois longueurs jusque là avec des passages neigeux entre 45 et 60° ainsi que des passages mixtes en « dry-toofing », nombreuses possibiltés de s’assurer sur les arbres). La fissure se gravit en deux longueurs :

L4 : mixte ou placage sur la gauche du couloir (70°) jusqu’au relais sur un spit au pied du passage clé.

L5 : neige puis fissure-dièdre difficile d’environ 10 mètres (M5, 2 spits, cotation à confirmer), rétablissement peu commode au-dessus du second spit. Relais sur spit rive gauche au-dessus.

Il reste encore 80 mètres de couloir neigeux à 45/50° avec de courts passages plus raides pour rejoindre la belle arête neigeuse qui mène au sommet.

Descente : Du sommet, descendre la large arête qui part vers le Nord-Ouest et s’engager dans le premier couloir que l’on rencontre à droite. Il est raide au départ (45/50°) et situé sous le vent, il peut être chargé. Il ramène dans le vallon d’accès.

Difficultés : Pentes de neige jusqu’à 60°, mixte difficile (certainement M5 ou un peu plus) qui se protège bien avant les deux spits de sortie. Pas mal de passages assez raides avec des ancrages dans les touffes.

Equipement : On trouve quelques spits à certains relais et dans le passage clé.

Matériel : Lors de notre ascension, nous n’avons pas utilisé de broches. Un jeu de friends jusqu’au camalot bleu et éventuellement quelques coinceurs. Les pitons pourront s’avérer utiles.

Hauteur de la voie : 200 mètres dans le couloir puis 100 mètres de couloir neigeux.

Altitude sommet : 2079 mètres au sommet de la montagne d’Areng.

Horaire : 2 à 3 heures en fonction des conditions.

Topo : On trouve un topo très bien fait avec de belles photos dans un cahier à la cabane d’Areng.

Où dormir : Bien que la course soit rapide, une nuit à la cabane d’Areng (très bien équipée) doit réserver de bons souvenirs.

Fanou à la montagne d’Areng (03 janvier 2009)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:26

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Barousse, Montagne d’Areng, pointe côtée 1924 m, face Nord,

Fanou

Il est parfois des coins insoupçonnés où l’on a peine à croire qu’il est possible d’y pratiquer un pyrénéisme de tout premier ordre. C’est le cas du modeste massif de la montagne d’Areng. Il n’a d’ailleur de modeste que son altitude car les couloirs qu’il propose, qui sont certes parfois un peu courts, n’ont pas à rougir comparés à certaines courses hivernales à la notoriété plus tapageuse.Tout est ici réuni pour passer une belle journée d’alpinisme. A commencer par une charmante cabane accueillante à partir de laquelle une courte marche d’approche vous emménera au pied du couloir convoité. Les très nombreuses possibilités d’itinéraires, du couloir initiatique, à l’itinéraire plus technique comme « Fanou » permettront à chacun de trouver sa voie. Si on rajoute à cela un cadre grandiose, mais pas pesant, et tellement sauvage, l’envie de revenir devrait vous chatouiller comme cela a été le cas pour nous.

Topo Fanou 1 à Areng Topo Fanou 2 à Areng

Fanou à la montagne dAreng
Album : Fanou à la montagne d'Areng

5 images
Voir l'album

Première ascension : Henri Fiocco, que je remercie vivement pour nous avoir indiqué les lieux.

Accès voiture : De Montréjeau, suivre la direction de Bagnères de Luchon, puis à droite celle de Mauléon-Barousse. Prendre ensuite à droite la direction du Port de Balès, traverser Ferrère et aux granges de Crouhens, prendre à droite la piste qui se dirige en direction du col d’Aouet (panneau en bois indiquant Saoube). A partir de là, l’enneigement et les possibilités de votre voiture dicteront votre lieu de stationnement. Continuer sur la piste en rive droite du ruisseau. Elle fait une épingle à la fontaine d’Artigues et revient plein Est. On se garera peu après au niveau d’une grande courbe à gauche (point côté 1325 m) au niveau du ruisseau d’Areng.

Accès pédestre :  Juste après la courbe à gauche que fait la piste en traversant le ruisseau d’Areng, repèrer à droite une piste qui monte dans la forêt (panneau indiquant la montagne d’Areng). La suivre et prendre à droite à la première intersection. 50 mètres après, prendre à gauche, une piste qui monte raide (cairns, balisage bleu). Elle se transforme en sentier qui conduit à la cabane d’Areng (1631 m). L’horaire est variable en fonction du lieu de stationnement, compter une petite heure de la fontaine d’Artigue. L’attaque de « Fanou » est évidente au-dessus de la cabane dans une profonde gorge qui part vers la droite, dont on ne voit que la base (15 minutes de la cabane).

Description :  Le couloir peut se gravir en 5 longueurs :

L1 : pente de neige à 45°, relais sur friends rive gauche au pied d’un ressaut étroit plus raide.

L2 : franchir le ressaut (70° ou mixte, 1 piton et 1 spit) puis le couloir à 45° jusqu’au relais sur un spit rive droite.

L3 : ressaut mixte d’environ 10 mètres (M4) constitué d’un bloc coincé que l’on franchit par la fissure à gauche (1 piton qui peut être sous la neige et 3 spits), relais rive gauche sur un arbre.

L4 : couloir en neige à 45°. Relais rive droite sur un spit.

L5 : belle goulotte étroite, passages à 70° et mixte protégé par 2 spits. Relais sur arbre.Il reste une pente de neige d’environ 100 mètres à 45° pour sortir sur la crête.

Descente : Il existe deux possibilités :

- en passant au sommet de la montagne d’Areng. Pour cela, suivre la belle arête neigeuse vers la droite, elle est sans difficulté. De là, descendre la large arête opposée qui part vers le Nord-Ouest et s’engager dans le premier couloir que l’on rencontre à droite. Il est raide au départ (45/50°) et situé sous le vent, il peut être chargé.

- plus rapide, on peut suivre la crête vers la gauche, elle est parfois aérienne mais sans difficulté. On la quitte dès que possible pour descendre sur une croupe neigeuse puis à gauche un couloir qui ramène dans le vallon d’accès.

Difficultés : Pentes de neige à 45/50°, mixte pas trop dur (certainement M4) bien protégé.

Equipement : On trouve quelques pitons et spits à certains relais et dans les passages clés.

Matériel : Lors de notre ascension, nous n’avons pas utilisé de broches. Quelques friends petits et moyens (jusqu’au camalot rouge) et éventuellement quelques coinceurs viendront compléter l’équipement en place. Tous les passages mixtes sont parfaitement protégés. 3 ou 4 pitons dans le sac au cas où.

Hauteur de la voie : 200 mètres dans le couloir puis 100 mètres de pente neigeuse.

Altitude sommet : 1924 mètres à la sortie du couloir et 2079 mètres au sommet de la montagne d’Areng.

Horaire :  2 à 3 heures en fonction des conditions.

Topo : On trouve un topo très bien fait avec de belles photos dans un cahier à la cabane d’Areng.

Où dormir : Bien que la course soit rapide, une nuit à la cabane d’Areng (très bien équipée) doit réserver de bons souvenirs.

9 février, 2008

Couloir Jean-Philippe au pic de Barassé

Classé dans : — topospyreneens @ 0:08

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Pic de Barassé (2352 m.), vallée de Campan

face Nord-Est, couloir Jean-Philippe

Joli couloir intéressant, bien individualisé et encaissé, sortie sur une très belle arête mixte facile. Il faut partir tôt car le haut du couloir est exposé aux premiers rayons du soleil. Quelques passages mixtes viennent agrémenter l’ascension et casser la monotonie d’un couloir de neige. Descente aisée.

 Tracé Barassé

couloir J-Philippe au pic de Barassé
Album : couloir J-Philippe au pic de Barassé

5 images
Voir l'album

Première ascension : I. Chabeuil, D. Gillereau, A. et V. Milhau le 23 janvier 2000.

Accès voiture : De Bagnères de Bigorre, remonter la vallée de Campan en direction de la station de La Mongie. Peu après le village d’Artigues, se garer dans la première épingle à droite sur un petit parking à côté du départ d’un téléphérique EDF. C’est le départ du GR10 qui mène au refuge de Campana de Cloutou.

Accès pédestre : Suivre le GR10 qui monte en direction des lacs de Caderolles et de Gréziolles. Après un grand replat vers 1570 mètres, on remarque une passerelle qui donne accès à la cabane de Barassé, l’emprunter et monter vers le Sud-Ouest en direction de la face Nord-Est du pic de Barassé. Le couloir est bien visible du replat. On l’atteint soit directement, soit en montant à droite puis en traversant horizontalement jusqu’à l’attaque, (1 heure 45).

Description : On remonte le cône, le couloir s’encaisse rapidement. En fonction de l’enneigement, on rencontre rapidement un premier passage mixte facile de 3 mètres. Le couloir se sépare une première fois en deux branches, emprunter celle de droite (45/50°). On vient buter sur un rétrécissement mixte plus raide de 3 à 4 mètres (IV, rétablissement délicat). Le couloir continue à 45/50° jusqu’à ce qu’il se divise à nouveau en deux. Prendre la branche de droite que l’on remonte jusqu’à une arête (45/55°, un passage de mixte herbeux lors de notre parcours). Traverser horizontalement puis en ascendance à droite vers un gros pin (mixte herbeux facile) à partir duquel on rencontre un second couloir peu raide que l’on remonte (35/40°). Il se perd dans le haut, sortir alors sur l’arête à gauche. La remonter entièrement jusqu’à ce qu’elle devienne horizontale (elle était quasi sèche lors de notre parcours : II et herbe). On arrive au niveau d’un col d’où débouche à droite le couloir « Ker krolic » dans lequel une descente est envisageable. On rejoint à ce niveau la sortie du couloir Ravier qui vient de la gauche (descente également possible). Remonter la fin de ce couloir en neige puis dans des blocs jusqu’au sommet (100 mètres à 45°). 4 à 5 heures.

Descente : Du sommet, se diriger vers le Sud par une arête facile. On arrive à un large col avant que l’arête ne remonte vers le pic de Pène Blanque. S’engager alors dans un couloir facile (35/40°) vers le Nord-Ouest. On passe au pied du piquet de Pène Blanque puis du Serpolet et l’on descend ainsi le large vallon qui ramène à la cabane de Barassé, (1 heure 30 à 2 heures). Cela permet de regarder au passage les couloirs « Ker krolic », « des clous pour la poudre » et « le petit dernier ».

Difficultés : AD, couloir de neige régulier à 45/50° agrémenté de petits passages mixtes faciles (III/IV). L’arête finale est très belle et pas trop dure (II).

Equipement : Aucun.

Matériel : Piolets, crampons, pitons lames, 1 jeu de friends assez complet (du rouge au bleu Camalot). Broches inutiles. Le rocher est très compact et l’assurage est parfois délicat.

Hauteur de la voie : 450 mètres.

Horaire : 4 à 5 heures pour le couloir.

Où dormir : La course est réalisable à la journée. On peut toutefois passer la nuit à la cabane de Barassé.

24 janvier, 2008

Face Nord du Batoua

Classé dans : — topospyreneens @ 19:21

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Pic de Batoua (3034 m)

Face Nord

Encore une face sauvage des Pyrénées, défendue par un accès et un retour un peu long et dont il est difficile de s’imaginer les conditions que l’on va rencontrer sans aller y jeter un coup d’œil. Lors de notre parcours le 23 janvier 2008, la face s’est avérée être très sèche, notamment la goulotte d’attaque directe, nous obligeant à 4 longueurs de mixte délicat. Cependant, il existe un accès au couloir supérieur en passant bien à gauche, évitant ainsi le premier bastion rocheux.

 Topo face Nord du batoua

Face N. Batoua
Album : Face N. Batoua

5 images
Voir l'album

Première ascension : Inconnue.

Accès voiture : Depuis Saint-Lary en vallée d’Aure, suivre la route de Piau-Engaly puis bifurquer à gauche pour traverser le village de Tramezaïgues. On entre alors dans la vallée du Rioumajou que l’on suit jusqu’aux granges de Frédançon. Emprunter alors une bonne piste à gauche jusqu’à un pont à 1500 mètres d’altitude. Attention la route de la vallée du Rioumajou est interdite à la circulation et n’est pas entretenue durant la période hivernale.

Accès pédestre : Traverser le pont et continuer sur la piste. 300 mètres après le troisième lacet prendre un sentier qui part sur la gauche dans la forêt (cairn). Il monte en lacets jusqu’à devenir horizontal en arrivant au cortail de Batoua. Se diriger au sud jusqu’au pied d’un petit cirque de cascades que l’on franchit par un profond couloir, ou sur la droite du cirque par une rampe enneigée de droite à gauche. Remonter les grandes pentes au-dessus en direction de la face Nord. L’attaque se situe dans la partie gauche, le pied de la face n’étant visible qu’au dernier moment lorsque l’on contourne un éperon qui descend de la crête à gauche (3 heures).

Description : cette description est celle de nore parcours le 23/01/2008, il est très probable qu’elle soit différente en fonction des conditions.

La partie supérieure de l’itinéraire est défendu par une muraille rocheuse haute d’environ 150 mètres. L’accès à celle-ci peut se faire de 3 manières différentes :

- Par des pentes de neige à l’extrémité Est de la face (non visible sur la photo). Il s’agit de la manière la plus facile. Pour cela, faire un important crochet à gauche dans des pentes de neigeuses, puis revenir à droite au-dessus du bastion rocheux jusqu’à se retrouver dans l’axe des couloirs supérieurs.

- Par une goulotte dans l’axe des couloirs supérieurs qui se forme parfois. Inclinaison moyenne à 60° avec des ressauts plus raides.

- Par 4 longueurs de mixte délicat juste à gauche de la goulotte. C’est l’itinéraire que nous avons choisi. S’élever en direction de la goulotte puis légérement à gauche jusque sur une échine. Gravir une cuvette mixte sur environ 40 mètres, rétablissement vertical délicat à droite de la cuvette. Relais juste au dessus (1 piton). Traverser de 3 mètres vers la gauche puis droit sur 4 mètres dans une dalle afin de rejoindre une pente de neige que l’on traverse entièrement sur la gauche jusqu’à une petite arête. Relais sur friends sur l’arête. Descendre de quelques mètres de l’autre côté pour atteindre un couloir neigeux (une étroiture à 70°) que l’on remonte jusqu’au pied d’une fine goulotte. (40 mètres, relais sur béquet). Si la goulotte n’est pas formée, ce qui était notre cas, la remonter sur environ 8 mètres et lorsqu’elle se redresse, obliquer à gauche. Franchir ainsi 15 mètres de mixte délicat et difficile à protéger toujours en ascendance à gauche. Continuer dans la neige au dessus pour faire relais dans des blocs (60 mètres).

La suite de l’itinéraire est constitué par un couloir à 45° en moyenne qui mène directement entre les sommets Est et Ouest. Il est également possible de suivre un autre couloir plus difficile plus à droite (voir le topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige glace et mixte.

Compter 4 à 5 heures d’ascension.

Descente : Du sommet, suivre l’arête vers l’Ouest qui passe au sommet du pic de Cauarère, puis descendre toujours vers l’Ouest jusqu’au col à l’altitude 2685 m. Plonger alors au Nord dans de grandes pentes neigeuses. Longer le pied de la face Nord du pic de Cauarère. Passer un petit col qui permet de retrouver le vallon d’accès.Difficultés :

D. par l’itinéraire original (la goulotte d’attaque directe puis le couloir le plus à droite).

TD par l’attaque mixte à gauche de la goulotte.

AD si l’on évite le premier bastion en faisant un détour par la gauche.

 

Equipement : 1 piton dans l’attaque mixte.

Matériel : 1 jeu de coinceurs dont des petits, 1 jeu de friends, 4 ou 5 pitons lame dont une épaisse, 6 dégaines. Nous n’avons pas utilisé de broches mais il doit être possible d’en placer dans de meilleures conditions. Des skis d’approche ou des raquettes peuvent être les bienvenues.

Hauteur de la voie : 550 mètres.

Horaire : 4 à 5 heures pour la face

Topo : Neige, glace et mixte de Francis Mousel aux éditions Franck.

Où dormir : La course est réalisable à la journée. Possibilités de bivouac sous tente au cortail de Batoua.

11 octobre, 2007

couloir en Y à la crête de la Pique

Classé dans : — topospyreneens @ 23:35

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Massif du Luchonnais, secteur de l’hospice de France

couloir en Y à la crête de la Pique (2498 mètres), face Nord-Ouest

Ce versant de la crête de la Pique peu attirant durant la période estivale devient un morceau de choix l’hiver venu. Une approche courte, un couloir toujours intéressant entrecoupé de passages plus raides donnent un côté ludique à cette course.

Un grand merci à Ludovic Carrère pour la photo ci-dessous :

couloir en Y à la crête de la Pique IMG_09401-767x1024

Couloir en Y à la Pique
Album : Couloir en Y à la Pique

4 images
Voir l'album

Première ascension : Pascal Guerrier, Sébastien Thomas et Pierre Satgé le 03 février 1995.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral durant la saison hivernale, on peut alors emprunter l’ancienne route (sur la gauche) jusqu’à l’endroit où elle est effondrée et poursuivre à pied (1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1740m, au niveau du Cullet, on traverse le ruisseau du port de Vénasque pour s’élever tout droit rive droite sur une pente plus raide qui donne accès au cône de départ du couloir vers 1900 mètres. Le bas de la rive droite du couloir est marqué par un éperon qui descend assez bas. (1 heure 15 de l’hospice).

Description de l’itinéraire : On suit le couloir encaissé dont l’inclinaison est en moyenne de 40-45°. Il est entrecoupé de plusieurs petits passages de glace plus raides (75°) dont le plus long fait une dizaine de mètres. Possibilités de s’assurer sur les vires avec friends et coinceurs. Dans le haut, le couloir se divise en deux. Les deux branches peuvent se remonter, la descente sera alors différente : par le vallon de la Frêche en empruntant la branche de gauche ou sur le refuge de Vénasque en empruntant la branche de droite. 3 à 4 heures pour le couloir.

Descente : Deux possibilités :

 - Si l’on a suivi la branche de gauche : on sort sur la crête juste à droite de la pointe côtée 2498 m. On trouve alors sur la gauche une ligne de 2 rappels de 50 mètres (le premier sur la crête sur un piton et une sangle, le second rive gauche du couloir sur 2 pitons) qui amènent dans un raide couloir sur le versant de la Frêche. On le désescalade pour se retrouver dans un cirque de grandes pentes de neige que l’on descend. La pente se redresse à nouveau vers 2000 mètres avant de récupérer le vallon de la Frêche. Cette descente orientée plein Est voit très tôt le soleil et ne peut s’envisager que si les couloirs sont purgés.

 - Si l’on a suivi la branche de droite : on sort sur la crête plus près du pic de la Frêche. Il faut alors la suivre vers le sud. Vers 2600 mètres, emprunter de raides pentes de neige vers l’Ouest en direction du trou des chaudronniers et du refuge de Vénasque. Cette descente a l’avantage d’être moins exposée au soleil.

Dans les 2 cas, compter 2 à 3 heures de descente.

Difficultés : D, couloir entre 40 et 50° avec de courts ressauts en glace à 70°.

Equipement : Néant. 2 rappels équipés si l’on sort par la branche de gauche.

Matériel : Piolets, crampons, corde de rappel si l’on choisit cette option, 4 broches, un jeu de coinceurs dont des petits, un jeu de friends, pitons au cas où.

Hauteur de la voie : 600 mètres pour le couloir.

Horaire : Approche : 1 heure 15 depuis l’hospice de Frace

             Couloir : 3 à 4 heures

                 Descente : 2 à 3 heures jusqu’à l’hospice.

Topo : Pyrénées, courses mixtes, neige et glace de Francis mousel aux éditions Franck.

halim soulimani |
Clermont foot auvergne |
• ★ • pOpinée De tImb... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ecurie
| hamzakhan
| Christophe Dominici