Quelques topos montagne des Pyrénées

  • Accueil
  • > Recherche : couloir facile pyrenees

29 septembre, 2008

Adishatz aux Spijeoles (21 août 2008)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:06

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Pic des Spijeoles (3065 m), face Est

voie : Adishatz

Nouvelle voie dans cette belle face Est dont les itinéraires majeurs ne manquent pas. L’itinéraire est très direct jusqu’au sommet. A l’exception de 2 longueurs en dalle, elle suit une succession de dièdres plus ou moins marqués. Le rocher est très bon mis à parts quelques blocs sur les vires traversées. Elle est située entre la directissime et l’arête Nord-est. L’escalade est très plaisante sur un beau granit, la voie est quasi-équipée sur gougeons et pitons, il faut toutefois prévoir un peu de matériel à rajouter entre les points en place.

 topoadishatzblog.jpg

Adishatz aux Spijeoles
Album : Adishatz aux Spijeoles

7 images
Voir l'album

Première ascension : Ouverte du bas le 21 août 2008 par O. Dejean et JP Pujolle du PGHM de Luchon. Un grand merci à R. MAZURE, T. LAMOTTE, M. COUSI et Nicolas ? Pour l’aide apportée. Première répétition le 30 août 2008 par S. Rioja et JP Pujolle.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête sud-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusque vers 2500 mètres, obliquer alors à droite pour monter sous la face Est des Spijeoles. Toujours sur la droite, aller chercher un couloir herbeux au pied du tuc de l’Abesque, traverser ensuite à gauche sous la face jusqu’au pied de la voie (3 à 4 heures des granges, possibilité de dormir au refuge d’Espingo, compter alors 1 heure 30 à 2 heures d’approche). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs, 1 heure 15). L’attaque est évidente à l’aplomb d’un toit triangulaire qui domine un grand dièdre de rocher clair.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est. Une sente cairnée ramène rapidement au pied de la face Est et au chemin d’accès (3 à 4 heures jusqu’aux granges).

Descriptif des longueurs :

L1 : remonter le vague éperon de rocher clair quelques mètres à gauche du dièdre à l’aplomb du surplomb triangulaire. Relais dans le dièdre (4 / 50 m).

L2 : remonter la dalle au-dessus du relais et passer à l’angle gauche du surplomb. Relais sur la rampe à gauche quelques mètres au-dessus (5/5+ / 35 m).

L3 : franchir le dièdre au-dessus du relais puis une zone facile jusqu’à un nouveau dièdre légèrement à droite. Une dalle à droite mène au relais (5 / 50 m).

L4 : quelques mètres faciles mènent à un petit dièdre bien marqué légèrement à droite. Le remonter entièrement jusqu’à une terrasse que l’on traverse. S’engager dans le dièdre à l’aplomb jusqu’au relais (5 / 50 m).

L5 : continuer dans le dièdre puis légèrement à sa droite sur une magnifique dalle que l’on suit jusqu’au relais au pied d’un surplomb légèrement à gauche (4+ / 45 m).

L6 : partir en ascendance à gauche du relais puis droit par une succession de petits dièdres jusqu’à une vire (5+ / 50 m).

L7 : départ juste à gauche du relais par un ressaut raide. Monter ensuite en ascendance à droite par une rampe un peu herbeuse jusqu’à un éperon lichenneux que l’on remonte jusqu’au relais (6a puis 4 / 50 m).

L8 : continuer sur l’éperon jusqu’à une zone de blocs rouges, bifurquer à droite sur une rampe herbeuse (III / 48 m).

L9 : elle remonte la belle dalle à droite du relais, d’abord en traversant en ascendance à droite une dalle claire, puis tout droit par un dièdre puis une fissure, Relais quelques mètres sous le sommet (5+ / 45 m).

 

Difficultés : TD inf. peu soutenu, les passages les plus durs sont courts et bien équipés. L’équipement en place devrait permettre de ne pas avoir trop de problème d’itinéraire. La longueur la plus soutenue est la seconde, en dalle à reglettes.

Equipement : La voie est quasi-équipée en gougeons et pitons, il faudra néanmoins rajouter quelques points. Tous les relais sont sur gougeons.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, 5 ou 6 friends petits et moyens. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 350 mètres.

Altitude sommet : 3066 mètres.

Horaire : 4 heures.

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche fort longue.

28 août, 2008

Grand dièdre aux Spijeoles (26 août 2008)

Classé dans : — topospyreneens @ 19:07

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Pic des Spijeoles (3065 m), face Est

Voie du grand dièdre

 Classique parmi les classiques Luchonnaises, le grand dièdre ne peut laisser indifférent. L’itinéraire qui suit une ligne de faiblesse évidente de l’attaque au sommet laisse un sentiment de perfection. L’escalade, jamais trop dure n’est par contre jamais interrompue par une vire ou une zone moins raide. Une belle option consiste pour les 2 dernières longueurs à quitter le dièdre proprement dit pour remonter la magnifique dalle à droite. Cette variante est la cerise sur le gâteau de cette magnifique escalade. Attention toutefois si une cordée est engagée dans la voie, une chute de pierre est encore possible malgré les très nombreuses répétitions de cette classique.

080826granddidreauxspijeoles.jpg

Grand dièdre aux Spijeoles
Album : Grand dièdre aux Spijeoles

2 images
Voir l'album

Première ascension : Pour la première fois le 27 août 1946 par M. Parrant, seul, qui ne gravit pas le dièdre proprement dit mais gagna la directissime à sa droite. Par F. Céréza et L. Malus, le 14 septembre 1946, jusqu’au surplomb terminal, Et enfin par P. de Beauchamp, M. Boy, F. et P. Comet et J. Cousy le 13 septembre 1947.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre :Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente jusqu’aux abords de l’arête sud-est des Spijeoles, obliquer alors à droite pour monter sous la face est des Spijeoles. Le pied de la face est constitué de schistes rouges, on les gravit légèrement à gauche de l’aplomb du dièdre à gauche d’un filon de roche blanche, (3 à 4 heures des granges, possibilité de dormir au refuge d’Espingo, compter alors 1 heure 30 à 2 heures d’approche). Il est également possible de dormir au refuge du Portillon et de rejoindre la face par une vire versant nord de la Tusse de Montarqué (chemin des mineurs).

Une possibilité intéressante pour éviter la zone de rochers rouges, notamment s’il persiste un névé, consiste à aller chercher bien à droite un couloir herbeux au pied du tuc de l’Abesque et de traverser ensuite à gauche sous la face. On passe alors au pied de la directissime et on rejoint l’attaque du grand dièdre au-dessus des schistes par une désescalade facile.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est. Une sente cairnée ramène rapidement au pied de la face est et au chemin d’accès (3 à 4 heures jusqu’aux granges).

Descriptif de l’itinéraire : Il est dicté par la zone de faiblesse dans l’axe du grand dièdre qui constitue le tiers supérieur. La partie basse est constituée d’un succession de dièdres-cheminées bien marquées (4/4+). On remonte ensuite le grand dièdre supérieur dont le bord droit est constitué d’une dalle claire. On peut suivre intégralement ce dièdre en franchissant un court surplomb jusqu’à une zone d’éboulis 50 mètres sous le sommet, ou bien le quitter quelques mètres sous le surplomb pour gagner la magnifique dalle à droite. Cette variante de 2 courtes longueurs est très intéressante et jalonnée de pitons (ensemble de 5).Toute la voie est bien pourvue en pitons et relais, un descriptif par longueur ne semble pas adapter tellement les possibilités sont nombreuses. Compter de 3 à 4 heures d’escalade.

Difficultés : D assez soutenu, l’escalade sans jamais être difficile (pas de 5 maximum) n’est jamais interrompue par une vire ou une zone facile.

Equipement : La voie est bien pourvue en pitons. Tous les relais sont en place sur pitons, parfois à renforcer.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, 4 ou 5 friends petits et moyens.

Hauteur de la voie : 350 mètres en comptant la zone de schistes rouges. Escalade rapide.

Horaire : 3 à 4 heures.

Topo : Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon). Introuvable !

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon raccourcit la marche d’approche fort longue.

31 juillet, 2008

Face Est du doigt de Pombie

Classé dans : — topospyreneens @ 22:50

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Pic du midi d’Ossau, doigt de Pombie (2446 m),

face Est

Voie moins soutenue mais tout aussi enthousiasmante que l’éperon Est. Elle permet une petite visite à un satellite de l’Ossau moins fréquenté que l’aiguillette Jolly ou la pointe jean Santé. Seul l’éclairage du matin permet de bien l’identifier car le soir elle se confond avec le second plan. Depuis le refuge, le premier bastion de couleur rouge paraît très raide et compact, ce n’est qu’au dernier moment que l’on aperçoit le magnifique dièdre qui permet de le remonter. Côtée TDinf., cette escalade nécessite tout de même un peu de “métier”, les pitons ne sont pas très nombreux mais bien placés. La succession de fissures et de dièdres avec parfois un petit passage en dalle pour les rejoindre est un enchantement. Descente en désescalade puis en 8 rappels dans le couloir NNE.

topo face Est du doigt de Pombie 

Face Est du doigt de Pombie
Album : Face Est du doigt de Pombie

2 images
Voir l'album

Première ascension :

Partie inférieure : J Bergès et H. Baudéant.

Partie supérieure en 1972 par T. Bedel et D. Gillereau.

Accès voiture : De Pau, suivre la direction de Saragosse. A Gan, laisser Oloron Sainte-Marie à droite et suivre la vallée d’Ossau. Passer Laruns puis les Eaux-chaudes. Continuer en direction du col du Pourtalet et se garer sur un grand parking à gauche, 1 kilomètre avant celui-ci, à la cabane de l’Araille (1709 mètres.).

Accès pédestre : Du parking il faut se rendre au refuge de Pombie, pour cela, descendre légèrement et franchir le ruisseau grâce à deux passerelles. Un bon sentier part plein Nord et monte au refuge en passant par le col de Soum de Pombie. On suit ensuite le bon sentier du col de Suzon qui passe sous la pointe Jean Santé puis sous le doigt dont on rejoint la base par un éboulis raide (1 heure jusqu’au refuge puis 40 minutes jusqu’à l’attaque). Le pied du doigt de Pombie est souvent défendu assez tard dans la saison par un gros névé persistant. On pourra alors soit passer entre la neige et le rocher si c’est possible ou sinon remonter le névé (prévoir les crampons pour le matin).

Descriptif des longueurs :

La première partie est constituée d’un imposant bastion de rocher rouge, haut d’environ 100 mètres, rayé d’un dièdre fissuré qui en

est l’unique point de faiblesse (celui-ci n’est pas visible du refuge et on ne l’aperçoit qu’au dernier moment durant la marche

d’approche). L’attaque se situe dans des rochers blancs 20 mètres à droite de l’aplomb de cet unique dièdre.

L1 : remonter un premier mur de rochers blancs sur environ 25 mètres jusqu’à la vire la plus haute qui fait la transition avec le bastion de

couleur rouge (4+, 1 piton). On passe 2 mètres sous un relais facultatif en traversant à gauche pour rejoindre la base du dièdre caractéristique

au niveau d’une vire (4, 1 piton). On fait relais sur 2 pitons, 50 mètres.

L2 : attaquer le dièdre par 3 mètres d’escalade difficile (6a, 1 coin de bois), on continue par une cheminée plus facile (4+, 2 pitons). Juste

avant qu’elle ne se transforme en un dièdre raide et parfait, effectuer une petite traversée à gauche pour rejoindre une autre ligne de fissures

raides (relais sur pitons facultatif) que l’on remonte droit jusqu’à une bonne vire (5, 2 friends coincés), relais sur béquet, 45 mètres.

Il existe une variante à droite plus dure (5+/6a) en suivant intégralement le dièdre (prévoir 3 gros friends).

L3 : monter en ascendance à gauche par un magnifique dièdre fissuré jusqu’à une vire que l’on suit vers la gauche sur quelques mètres (5).

Franchir un court mur jusqu’à une rampe qui ramène à ascendance à droite jusqu’au pied de la grande vire herbeuse qui marque la fin de la

première partie (4). Relais sur friends, 45 mètres. Echappatoire possible vers la droite en 2 rappels.

On remonte alors intégralement la vire herbeuse sur environ 80 mètres pour monter R3 bis au pied de rochers blancs juste à gauche

d’un grand mur lisse de couleur rouge. Il faut profiter de cette jonction pour bien repérer L4 qui est la longueur la moins définie. Un

 bon point de repère est un petit toit triangulaire bien visible 100 mètres au-dessus de la vire. 

 L4 : remonter en ascendance à gauche les rochers blancs (3) jusqu’à se trouver à l’aplomb du petit toit triangulaire précité. On franchit un

court mur raide juste à gauche d’un bloc posé (4+) pour rejoindre en ascendance à gauche une belle dalle que l’on remonte (4, 1 piton). Un

dièdre facile à gauche mène au relais sur 1 piton et friend, 50 mètres.

 L5 : traverser en ascendance à droite la dalle juste à droite du relais (5, 1 piton) pour rejoindre un système de dièdres que l’on remonte dans

une zone peu défini (4+) pour établir le relais sur friends juste à l’aplomb du petit toit triangulaire, 50 mètres.

L6 : remonter le dièdre évident qui part vers la gauche, d’abord facile (4), il se redresse et devient lisse sur les 10 derniers mètres (5+ puis 6a,

4 pitons). Relais sur 1 piton et friend, 45 mètres.

L7 : continuer dans le système de dièdre vers la gauche en évitant la première partie par la gauche jusqu’à une bonne vire (4+) que l’on atteint

par de gros blocs. Remonter ensuite le dièdre vertical et lisse juste au-dessus, haut d’environ 10 mètres (6a+, 1 piton). Ne pas monter jusqu’au

surplomb, mais quitter le dièdre par la droite juste à sa sortie pour atteindre une bonne marche, relais sur béquet, 35 mètres.

L8 : une traversée délicate en dalle vers la droite (5+) permet de rejoindre un autre dièdre. Le remonter sur une vingtaine de mètres (4+, blocs coincés) et repérer

juste à droite un petit surplomb orange. Quitter le dièdre juste à son niveau pour le contourner par la droite (5+, 1 friend coincé) et monter droit au-dessus pour

gagner le sommet. Relais sur béquet, 50 mètres.

 

Descente :

On rejoint la brèche par une désescalade (2), versant sud-ouest, où l’on trouve le premier amarrage de rappel. On rejoint ensuite le pied en 7

rappels.

Rappel 1 : 50 mètres, entre les 2 couloirs. On trouve le suivant au niveau d’une vire bien décalé à droite.

Rappel 2 : 45 mètres, légèrement à gauche jusqu’au couloir.

Rappel 3 : 40 mètres, suivre la rampe herbeuse couchée vers la droite jusqu’au relais suivant au niveau d’une large vire rocheuse

Rappel 4 : 40 mètres, dans l’axe sur des dalles jusqu’à la sortie d’un couloir.

Rappel 5 : 50 mètres, dans le raide couloir jusqu’à une vire herbeuse horizontale que l’on suit sur la droite sur 15 mètres pour trouver un relais

sur gougeons.

Rappel 6 : 40 mètres, dans l’axe jusqu’à une vire, relais sur gougeons

Rappel 7 : 45 mètres jusqu’au sol.

Compter 2 à 3 heures du sommet au refuge.

 

Difficultés : 6a+ maximum, 5+ obligatoire. La voie n’est pas très soutenue, mais certains passages en fissure et dièdre sont exigeants.

Equipement : Quelques pitons aux relais et dans les longueurs les plus dures laissent la part belle à l’utilisation de coinceurs et friends. Les fissures se prêtent parfaitement à leur utilisation.

Matériel : 10 dégaines dont des longues, rappel de 50 mètres, un jeu de friends complet du camalot bleu au camalot n°3 en doublant quelques petits et moyens, un jeu de coinceurs. Il faudra prévoir 3 camalots n°3 si l’on opte pour la variante à droite de L2. De la cordelette pour éventuellement remplacer celle des relais de rappel. Les crampons peuvent être utiles s’il faut remonter le névé à la base.

Hauteur de la voie : 370 mètres.

Altitude sommet : 2446 mètres pour la pointe Jean santé.

Horaire : 4 à 5 heures.

Topo :

Passages pyrénéens, de R. Thivel, C. Ravier et R. Munsch.

Escalade au pic du Midi d’Ossau de Patrick Dupouey.

Où dormir : Refuge de Pombie au pied de la face Sud de l’Ossau.

30 juillet, 2008

Gentianes au piton d’Espingo

Classé dans : — topospyreneens @ 22:01

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Piton d’Espingo (2406 m), face Est

Gentianes

La marche d’approche (2 heures 30 à 3 heures) peut paraître un peu longue pour aller gravir ces 5 longueurs. Pourtant le cadre, l’ambiance raide, la beauté du granit et de l’escalade valent bien ce petit effort. Seule petite ombre au tableau, le lichen assez présent tout au long de l’escalade, un parcours plus régulier de cette voie pourraitt améliorer ceci. Le granit est raide, l’escalade soutenue (bien plus que dans sa voisine de l’étage en dessous : “Emilie”). La voie est bien équipée sur gougeons, mais les pas durs restent obligatoires.

 topo gentianes

gentianes au piton dEspingo
Album : gentianes au piton d'Espingo

4 images
Voir l'album

Première ascension : PGHM de Luchon le 10 juin 1998 : Victorin, Sanchez, Lecomte.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Rejoindre le bord Nord du lac d’Espingo et s’engager dans le val d’Arouges en franchissant 2 passerelles. Quitter immédiatement le sentier pour emprunter une vague sente rive droite du ruisseau. Elle remonte vers l’Ouest sous des barres. Vers 2050 mètres, obliquer plein Sud en remontant un raide ruisseau qui donne accès au plateau au pied du piton d’Espingo. Longer sa base vers la gauche, remonter une raide pelouse jusqu’à une vire herbeuse qui permet de revenir à droite jusqu’à R0 visible de loin.

Descente : Du dernier relais, rejoindre le sommet tout proche et commencer à descendre l’arête vers le Sud en direction d‘une brèche. 15 mètres sous le sommet, un peu au-dessus de la brèche, on trouve le premier relais de rappel sur gougeons. Faire deux rappels de 50 mètres dans le couloir à l’Est. On termine la descente du couloir à pied par de raides éboulis puis des pentes herbeuses jusqu’à l’attaque. Comme pour l’approche, on évolue sur des pentes d’herbe et de rocher raides où il vaut mieux être bien chaussés.

Descriptif des longueurs :

L1 : départ raide qui réveille puis belles successions de beaux ressauts. 6a+.

L2 : magnifique dalle avec une fine fissure en haut où il faut un peu de détermination puis ça se calme jusqu’au relais. 6b+.

L3 : beau mur raide à réglettes puis petit surplomb à droite pour gagner le relais. 6a.

L4 : longueur de liaison. 4.

L5 : départ en dalle à gauche d’un petit dièdre puis ça se redresse sur de bonnes prises jusqu’au dernier relais. 5+.

 

Difficultés : TD, 6b+ max., 6a/6a+ oblig.

Equipement : Voie entièrement équipée sur goujeons de 12 mm. La voie est bien équipée mais certains pas durs restent obligatoires.

Matériel : 12 dégaines plus les relais, rappel de 50 mètres. Bien qu’il ne soit pas facile d’en rajouter, 2 ou 3 friends petit et moyen peuvent rassurer si on est juste au niveau.

Hauteur de la voie : 150 mètres.

Altitude sommet : 2406 mètres.

Horaire : 2 à 3 heures.

Topo : Néant.

Où dormir : Refuge d’Espingo, tout proche. Prévoir 1 heure d’approche depuis celui-ci.

23 mars, 2008

Couloir Pombie-Suzon à la pointe Jean Santé

Classé dans : — topospyreneens @ 0:04

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Ossau, pointe Jean Santé (2506 m.),

couloir Pombie Suzon

Magnifique couloir dont l’intérêt et la notoriété ne sont pas usurpées. Il ne faudra toutefois l’entreprendre que par temps froid et avec un départ très matinal, car son orientation fait qu’il est très exposé aux chutes de matériaux en tout genre lorsque les températures sont douces. Sans jamais être extrème, il n’en demeure pas moins intéressant tout au long de son ascension grâce à une pente soutenue (50-60°) et de petits ressauts plus raides (75-80°). Si on ajoute à cela le plaisir d’être à l’Ossau en hiver, la journée s’annonce magnifique.

 Tracé Pombie-Suzon

couloir Pombie-Suzon
Album : couloir Pombie-Suzon

5 images
Voir l'album

Première ascension : Hervé Butel, seul, le 21 mars 1966.

Accès voiture : de Pau, se rendre à Laruns puis les Eaux-Chaudes pour remonter la vallée d’Ossau. Passer Gabas et suivre la route du col du Pourtalet. Se garer 1 km avant celui-ci sur un grand parking sur la gauche au niveau de la cabane de l’Araille.

Accès pédestre : il faut se rendre au refuge de Pombie, pour cela, descendre légèrement et franchir le ruisseau grâce à deux passerelles. Un bon sentier part plein Nord et monte au refuge en passant par le col de Soum de Pombie. La vire d’accès au couloir est bien visible du refuge et coupe de gauche à droite la muraille Sud de la pointe Jean Santé pratiquement en son point le plus bas (1 heure jusqu’au refuge puis 20 à 30 minutes jusqu’à la vire).

Description : on remonte intégralement la vire de gauche à droite sur une centaine de mètres. Elle n’oppose pas de difficultés à l’exception d’un passage plus étroit (III) pas loin de l’attaque. Cette vire donne accès au large cône du départ que l’on remonte sur une centaine de mètres (45/50°). Le couloir se rétrécit et se redresse brusquement, le remonter sur une longueur (50/60°) jusqu’à ce qu’il se redresse encore et devienne encore plus étroit et sinueux. On franchit cette étroiture en une longueur avec une vingtaine de mètres à 70/80°. Le couloir se couche un peu et on remonte un système de goulottes à 60° sur une centaine de mètres jusqu’à venir buter sur le dernier ressaut raide. On le franchit en une longueur à 70/80° sur une dizaine de mètres. Une pente de neige conduit à la brêche. On peut gagner le sommet de la brêche Jean santé par une escalade mixte de trente mètres sur la gauche (III).

Descente : du sommet de la pointe, redescendre à la brêche en un rappel. Ne pas s’engager dans le couloir directement derrière la brêche (relais en place rive gauche), mais traverser à l’ouest une courte pente de neige puis franchir un petit éperon qui donne accès au couloir Pombie-peyreget. Le descendre d’une vingtaine de mètres jusqu’au premier relais de rappel sur 3 pitons. On descend ensuite l’intégralité du couloir en 5 ou 6 rappels jusqu’à une vire qui part sur la droite et qui permet de prendre pied sur la grande Raillère. De là, on rejoint facilement le refuge, (2 heures à 2 heures 30).

Difficultés : TD-, le couloir est assez soutenu entre 55 et 60° avec deux ressauts plus raides (70/80°).

Equipement : on trouve pas mal de relais en place sur la vire d’accès et dans le cône d’attaque. Il n’y a ensuite plus rien à l’exception d’un piton à la sortie du premier ressaut et d’un autre dans le second ressaut.

Matériel : tous les relais sont à faire dans le couloir, soit sur broches, soit sur friends. 2 ou 3 pitons lames pourront être utiles. Prévoir 8 broches, un petit jeu de friends petits et moyens, un petit jeu de coinceurs. Une rappel de 60 mètres permet de sauter certains relais à la descente.

Hauteur du couloir :  450 mètres.

Horaire : 4 à 5 heures pour le couloir.

Topo : Pyrénées, courses mixtes, neige et glace de Francis Mousel aux éditions Franck.

             Passages pyrénéens, de R. Thivel, C. Ravier et R. Munsch.

19 février, 2008

Couloir Ouest au pic du Midi de Bigorre

Classé dans : — topospyreneens @ 20:27

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Bigorre, pic du Midi de Bigorre (2872 m.),

Couloir Ouest

Couloir élégant qui n’avait reçu que peu de visites depuis son ouverture en mars 1978 jusqu’à cet hiver (2007/08) où la conjugaison de l’ouverture du téléphérique du pic du Midi à l’ensemble des mortels, associée à de très bonnes conditions dans la cascade d’attaque en ont fait un couloir très prisé et très parcouru. De cette manière, il est facilement et rapidement accessible, ce qui n’enlève rien à sa beauté et à la difficulté de son premier ressaut environ 70° avec de très courts ressauts plus raides.

 la cascade qui marque le départ du couloir

Couloir Ouest au pic du Midi de Bigorre
Album : Couloir Ouest au pic du Midi de Bigorre

3 images
Voir l'album

Première ascension : Pierre Viorrain en mars 1978.

Accès voiture : Que l’on vienne de Tarbes ou de Toulouse, il faut emprunter l’A64 et prendre la sortie Tournay (entre Tarbes et Lannemezan). Continuer en direction de Bagnères de Bigorre que l’on traverse en direction de la station La Mongie où l’on stationne.

Accès pédestre :

Je décris ici l’accès le plus rapide depuis le sommet du pic du Midi de Bigorre atteint grâce au téléphérique, pour un accès pédestre par le bas,

se référer au topo de F. Mousel : Pyrénées, courses neige, glace et mixte aux éditions Franck.

Du sommet, descendre la large pente Sud en se tenant près de l’arête Ouest jusqu’au col des laquets à 2637 mètres. On découvre alors en face Nord le couloir de

l’ours que l’on descend intégralement jusque vers 2300 mètres. Se rapprocher alors d’un large éperon à droite que l’on contourne, le couloir se trouve juste

derrière et ne se découvre qu’au dernier moment. On l’atteint en remontant une large pente de neige (30 à 45 minutes).

 

Description : Remonter la cascade de glace sur 50 mètres (70° en moyenne avec de courts ressauts plus raides à 80/85°). On fait relais rive gauche sur deux gougeons. La suite est un couloir à 45/50° que l’on suit jusqu’à environ 100 mètres sous le sommet. Lorsque celui-ci se perd dans les rochers, obliquer à droite pour contourner un vague éperon et trouver derrière un couloir secondaire qui mène au sommet (2 à 3 heures).

Descente : Un peu compliquée, rejoindre le téléphérique et siroter la bière 15 minutes plus tard à La Mongie.

Difficultés : D+, la principale difficulté est le premier ressaut en glace avec un peu de mixte suivant les années. La suite est un couloir en neige classique à 45/50°.

Equipement : 1 piton dans L1. 2 spits à R1.

Matériel : Piolets, crampons, encordement à 50 mètres pour franchir le premier ressaut en une longueur, 6 broches, 2 friends éventuellement pour le haut.

Hauteur du couloir : 450 mètres pour le couloir.

Horaire : Approche : 30 à 45 minutes.

Couloir : 2 à 3 heures.

Descente : néant (téléphérique).

Topo : Pyrénées, courses mixtes, neige et glace de Francis Mousel aux éditions Franck.

9 février, 2008

Couloir Jean-Philippe au pic de Barassé

Classé dans : — topospyreneens @ 0:08

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Pic de Barassé (2352 m.), vallée de Campan

face Nord-Est, couloir Jean-Philippe

Joli couloir intéressant, bien individualisé et encaissé, sortie sur une très belle arête mixte facile. Il faut partir tôt car le haut du couloir est exposé aux premiers rayons du soleil. Quelques passages mixtes viennent agrémenter l’ascension et casser la monotonie d’un couloir de neige. Descente aisée.

 Tracé Barassé

couloir J-Philippe au pic de Barassé
Album : couloir J-Philippe au pic de Barassé

5 images
Voir l'album

Première ascension : I. Chabeuil, D. Gillereau, A. et V. Milhau le 23 janvier 2000.

Accès voiture : De Bagnères de Bigorre, remonter la vallée de Campan en direction de la station de La Mongie. Peu après le village d’Artigues, se garer dans la première épingle à droite sur un petit parking à côté du départ d’un téléphérique EDF. C’est le départ du GR10 qui mène au refuge de Campana de Cloutou.

Accès pédestre : Suivre le GR10 qui monte en direction des lacs de Caderolles et de Gréziolles. Après un grand replat vers 1570 mètres, on remarque une passerelle qui donne accès à la cabane de Barassé, l’emprunter et monter vers le Sud-Ouest en direction de la face Nord-Est du pic de Barassé. Le couloir est bien visible du replat. On l’atteint soit directement, soit en montant à droite puis en traversant horizontalement jusqu’à l’attaque, (1 heure 45).

Description : On remonte le cône, le couloir s’encaisse rapidement. En fonction de l’enneigement, on rencontre rapidement un premier passage mixte facile de 3 mètres. Le couloir se sépare une première fois en deux branches, emprunter celle de droite (45/50°). On vient buter sur un rétrécissement mixte plus raide de 3 à 4 mètres (IV, rétablissement délicat). Le couloir continue à 45/50° jusqu’à ce qu’il se divise à nouveau en deux. Prendre la branche de droite que l’on remonte jusqu’à une arête (45/55°, un passage de mixte herbeux lors de notre parcours). Traverser horizontalement puis en ascendance à droite vers un gros pin (mixte herbeux facile) à partir duquel on rencontre un second couloir peu raide que l’on remonte (35/40°). Il se perd dans le haut, sortir alors sur l’arête à gauche. La remonter entièrement jusqu’à ce qu’elle devienne horizontale (elle était quasi sèche lors de notre parcours : II et herbe). On arrive au niveau d’un col d’où débouche à droite le couloir « Ker krolic » dans lequel une descente est envisageable. On rejoint à ce niveau la sortie du couloir Ravier qui vient de la gauche (descente également possible). Remonter la fin de ce couloir en neige puis dans des blocs jusqu’au sommet (100 mètres à 45°). 4 à 5 heures.

Descente : Du sommet, se diriger vers le Sud par une arête facile. On arrive à un large col avant que l’arête ne remonte vers le pic de Pène Blanque. S’engager alors dans un couloir facile (35/40°) vers le Nord-Ouest. On passe au pied du piquet de Pène Blanque puis du Serpolet et l’on descend ainsi le large vallon qui ramène à la cabane de Barassé, (1 heure 30 à 2 heures). Cela permet de regarder au passage les couloirs « Ker krolic », « des clous pour la poudre » et « le petit dernier ».

Difficultés : AD, couloir de neige régulier à 45/50° agrémenté de petits passages mixtes faciles (III/IV). L’arête finale est très belle et pas trop dure (II).

Equipement : Aucun.

Matériel : Piolets, crampons, pitons lames, 1 jeu de friends assez complet (du rouge au bleu Camalot). Broches inutiles. Le rocher est très compact et l’assurage est parfois délicat.

Hauteur de la voie : 450 mètres.

Horaire : 4 à 5 heures pour le couloir.

Où dormir : La course est réalisable à la journée. On peut toutefois passer la nuit à la cabane de Barassé.

24 janvier, 2008

Face Nord du Batoua

Classé dans : — topospyreneens @ 19:21

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Pic de Batoua (3034 m)

Face Nord

Encore une face sauvage des Pyrénées, défendue par un accès et un retour un peu long et dont il est difficile de s’imaginer les conditions que l’on va rencontrer sans aller y jeter un coup d’œil. Lors de notre parcours le 23 janvier 2008, la face s’est avérée être très sèche, notamment la goulotte d’attaque directe, nous obligeant à 4 longueurs de mixte délicat. Cependant, il existe un accès au couloir supérieur en passant bien à gauche, évitant ainsi le premier bastion rocheux.

 Topo face Nord du batoua

Face N. Batoua
Album : Face N. Batoua

5 images
Voir l'album

Première ascension : Inconnue.

Accès voiture : Depuis Saint-Lary en vallée d’Aure, suivre la route de Piau-Engaly puis bifurquer à gauche pour traverser le village de Tramezaïgues. On entre alors dans la vallée du Rioumajou que l’on suit jusqu’aux granges de Frédançon. Emprunter alors une bonne piste à gauche jusqu’à un pont à 1500 mètres d’altitude. Attention la route de la vallée du Rioumajou est interdite à la circulation et n’est pas entretenue durant la période hivernale.

Accès pédestre : Traverser le pont et continuer sur la piste. 300 mètres après le troisième lacet prendre un sentier qui part sur la gauche dans la forêt (cairn). Il monte en lacets jusqu’à devenir horizontal en arrivant au cortail de Batoua. Se diriger au sud jusqu’au pied d’un petit cirque de cascades que l’on franchit par un profond couloir, ou sur la droite du cirque par une rampe enneigée de droite à gauche. Remonter les grandes pentes au-dessus en direction de la face Nord. L’attaque se situe dans la partie gauche, le pied de la face n’étant visible qu’au dernier moment lorsque l’on contourne un éperon qui descend de la crête à gauche (3 heures).

Description : cette description est celle de nore parcours le 23/01/2008, il est très probable qu’elle soit différente en fonction des conditions.

La partie supérieure de l’itinéraire est défendu par une muraille rocheuse haute d’environ 150 mètres. L’accès à celle-ci peut se faire de 3 manières différentes :

- Par des pentes de neige à l’extrémité Est de la face (non visible sur la photo). Il s’agit de la manière la plus facile. Pour cela, faire un important crochet à gauche dans des pentes de neigeuses, puis revenir à droite au-dessus du bastion rocheux jusqu’à se retrouver dans l’axe des couloirs supérieurs.

- Par une goulotte dans l’axe des couloirs supérieurs qui se forme parfois. Inclinaison moyenne à 60° avec des ressauts plus raides.

- Par 4 longueurs de mixte délicat juste à gauche de la goulotte. C’est l’itinéraire que nous avons choisi. S’élever en direction de la goulotte puis légérement à gauche jusque sur une échine. Gravir une cuvette mixte sur environ 40 mètres, rétablissement vertical délicat à droite de la cuvette. Relais juste au dessus (1 piton). Traverser de 3 mètres vers la gauche puis droit sur 4 mètres dans une dalle afin de rejoindre une pente de neige que l’on traverse entièrement sur la gauche jusqu’à une petite arête. Relais sur friends sur l’arête. Descendre de quelques mètres de l’autre côté pour atteindre un couloir neigeux (une étroiture à 70°) que l’on remonte jusqu’au pied d’une fine goulotte. (40 mètres, relais sur béquet). Si la goulotte n’est pas formée, ce qui était notre cas, la remonter sur environ 8 mètres et lorsqu’elle se redresse, obliquer à gauche. Franchir ainsi 15 mètres de mixte délicat et difficile à protéger toujours en ascendance à gauche. Continuer dans la neige au dessus pour faire relais dans des blocs (60 mètres).

La suite de l’itinéraire est constitué par un couloir à 45° en moyenne qui mène directement entre les sommets Est et Ouest. Il est également possible de suivre un autre couloir plus difficile plus à droite (voir le topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige glace et mixte.

Compter 4 à 5 heures d’ascension.

Descente : Du sommet, suivre l’arête vers l’Ouest qui passe au sommet du pic de Cauarère, puis descendre toujours vers l’Ouest jusqu’au col à l’altitude 2685 m. Plonger alors au Nord dans de grandes pentes neigeuses. Longer le pied de la face Nord du pic de Cauarère. Passer un petit col qui permet de retrouver le vallon d’accès.Difficultés :

D. par l’itinéraire original (la goulotte d’attaque directe puis le couloir le plus à droite).

TD par l’attaque mixte à gauche de la goulotte.

AD si l’on évite le premier bastion en faisant un détour par la gauche.

 

Equipement : 1 piton dans l’attaque mixte.

Matériel : 1 jeu de coinceurs dont des petits, 1 jeu de friends, 4 ou 5 pitons lame dont une épaisse, 6 dégaines. Nous n’avons pas utilisé de broches mais il doit être possible d’en placer dans de meilleures conditions. Des skis d’approche ou des raquettes peuvent être les bienvenues.

Hauteur de la voie : 550 mètres.

Horaire : 4 à 5 heures pour la face

Topo : Neige, glace et mixte de Francis Mousel aux éditions Franck.

Où dormir : La course est réalisable à la journée. Possibilités de bivouac sous tente au cortail de Batoua.

11 novembre, 2007

Pic de la Mine en traversée d’Est en ouest

Classé dans : — topospyreneens @ 15:29

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Traversée du pic de la Mine (2708 m.) – Du pas de l’escalette par l’arête Est au port de Vénasque

Massif du Luchonnais

Un peu plus que de la randonnée, pas vraiment une course dans le sens de la difficulté, cette traversée nécessite malgré tout une bonne expérience de la montagne et des terrains raides et peu commodes. Parcouru en hiver, la neige rajoute un peu plus à l’impression de haute montagne. Le rocher est meilleur que ne le laisse penser le guide Ollivier qui le qualifie de « mauvais ». Aucun passage n’est difficile mais néanmoins il faut poser les mains sur la quasi totalité du parcours. La descente est raide et il faudra être vigilant par fort enneigement.

Topo traversée pic de la Mine 

Pic de la Mine en traversée dEst en Ouest
Album : Pic de la Mine en traversée d'Est en Ouest

4 images
Voir l'album
 

Première ascension : Inconnue.

Accès voiture : Depuis Bagnères de Luchon, prendre la direction de Superbagnères que l’on quitte en prenant à gauche celle de l’hospice de France. Se garer sur le grand parking de l’hospice. En hiver, cette route est interdite à la circulation et non déneigée, il faut alors emprunter l’ancienne route jusqu’à la zone d’effondrement et terminer à pied (1 heure jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : Du parking (1385 m), prendre la piste qui monte en direction de la cabane du Pesson, après les 2 lacets prendre à gauche le sentier qui monte en direction du plateau de Campsaure. De celui-ci, laisser sur la gauche le sentier qui va vers l’Entécade et prendre celui qui part à droite vers le pas de l’Escalette (panneau indicateur). Il s’élève en ascendance à flanc en passant par le pas de la Montjoye et mène au pas de l’escalette (2396 m.). 2 heures à 2 heures 30 de l’hospice.

descente : Du sommet, suivre l’arête Ouest d’abord horizontale, elle plonge brusquement vers le port de Vénasque. On la suit en restant le plus souvent sur son flanc droit dans un terrain raide d’herbe et d’éboulis (cairns). On arrive ainsi à une brêche juste avant que l’arête ne devienne horizontale. S’engager alors dans le profond couloir à droite issu de cette brèche et rejoindre ainsi 100 mètres plus bas le sentier du port de vénasque. Le suivre sur la droite en passant au refuge de Vénasque. 2 heures du sommet à l’hospice.

Descriptif de l’itinéraire : Du pas de l’escalette, suivre l’arête vers l’ouest. Le plus amusant est de rester sur le fil constitué de schistes francs (II), mais il est également possible de passer versant sud en contrebas de l’arête dans des pelouses raides. Après 150 mètres, elle devient horizontale et facile. Il n’y a pas de difficulté notoire jusqu’au dernier ressaut sous le sommet. Pour l’atteindre, descendre dans une brèche encaissée par une petite désescalade (II) et remonter en face en se tenant sur le versant sud (II sur une cinquantaine de mètres). 2 heures à 2 heures 30 du pas de l’Escalette.

Difficultés : PD, pas de réelle difficulté en escalade, mais on évolue tout le temps sur une arête dont les 2 versants sont raides. Sans être difficile, il faut avoir le pied sûr et savoir évoluer en sécurité en corde tendue si l’on emmène des personnes avec peu d’expérience.

Equipement : Néant.

Matériel : Sangles, un petit brin de corde de 20 mètres suffit.

Horaire : 2 à 3 heures jusqu’au pas de l’escalette puis 2 à 3 heures jusqu’au sommet et enfin 2 heures de descente.

Topo : Guide Ollivier « Pyrénées centrales, vallées d’Aure et de Luchon », tome 3.

26 octobre, 2007

Mail Barrat par la crête de Graues

Classé dans : — topospyreneens @ 16:52

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Mail barrat (2986 mètres), par la crête de Graues

Massif du luchonnais

Voici une belle course pas trop difficile pour les amateurs de solitude, de sauvagerie et d’itinéraire peu couru. L’approche longue, l’ascension du pic de Graues par des pentes d’herbe raide n’ont certainement pas permis à cette crête d’obtenir ses lettres de noblesse. Pourtant, une fois ce sommet atteint, l’arête devient très belle et même splendide sur les gendarmes de beau granit avant le col de Graues. C’est une belle façon de rendre une petite visite à ces grands cirques qui s’élèvent du Maupas au Sacroux souvent délaissés.

 panoramaartemailbarrat.jpg

Mail Barrat par la crête de Graues
Album : Mail Barrat par la crête de Graues

7 images
Voir l'album

Première ascension : Inconnue.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route de la station de Superbagnères que l’on quitte avant les premiers lacets pour prendre à gauche la route de la vallée du Lis jusqu’à son terminus au parking devant l’auberge.

Accès pédestre : Du parking, traverser le lis pour trouver en face le début du sentier du refuge du Maupas. Passer à proximité de la cabane de la Coume où on prend à gauche vers le col de Pinata. Juste avant la série de lacets, prendre à droite le chemin du lac vert (inscriptions sur un bloc). 400 mètres après avoir longé la flaque de Graues, juste quand on commence à apercevoir le lac vert et au niveau d’un gros bloc isolé à droite, prendre plein Sud dans une pelouse raide, une petite sente mal définie au départ que l’on suit jusqu’au lac Charles. S’engager alors à droite sur le bon sentier qui va vers le las Bleu. Après 500 mètres, on franchit un col bien marqué à 2316 mètres (le pic de Graues est juste sur la gauche). Continuer sur environ 100 mètres sur le sentier en corniche jusqu’à la base d’un couloir herbeux qui remonte en direction du pic de Graues (petit cairn au départ). Compter 3 à 4 heures d’approche.

Descente : Du sommet, revenir sur ses pas et descendre la grande pente Nord du sommet jusque vers 2800 mètres. Le bord de cette pente est délimitée rive droite par une barre rocheuse que l’on peut descendre aisément par une rampe oblique (cairn au départ) pour rejoindre le glacier des Graues. Descendre en diagonale à droite sous ce glacier jusqu’à la base des escarpements du Mail Plané vers 2500 mètres. Une rampe puis une vire vers la droite permet de contourner des barres en direction du lac de Port Vieil. Au niveau du ruisseau issu de ce lac, on rejoint une sente cairnée qui ramène au lac Charles (3 à 4 heures de descente jusqu’à la voiture).

Descriptif de l’itinéraire : Du sentier remonter un raide couloir herbeux vers le Sud-Est qui donne accès à la crête juste avant le pic de Graues que l’on atteint par des rochers mêlés d’herbe. Descendre facilement à une brêche. Continuer à toute crête en passant deux sommets secondaires (II) jusqu’à une brêche avant une succession de gendarmes de granit. On les gravit au mieux en évitant certaines pointes par un des deux versants (II et III). Le dernier gendarme dont le flanc Est est constitué d’une dalle verticale s’évite versant Graues. On rejoint l’arête juste après, le rocher change à nouveau pour devenir plus moyen. On la suit intégralement jusqu’à la base de la pente finale du Mail Barrat vers 2700 mètres. On trouve à cet endroit un relais sur 3 pitons qui permet de faire un rappel si l’on veut redescendre versant lac bleu. Les difficultés s’arrêtent là et l’on rejoint au dessus la voie normale jusqu’au sommet (3 à 4 heures de l’attaque au sommet).

Difficultés : PD sup. Aucune difficulté particulière si ce n’est la qualité du rocher de part et d’autre du pic de Graues qui demande de l’attention. L’escalade ne dépasse pas le III. L’accès et le retour demande d’avoir un peu de flair surtout par mauvaise visibilité.

Equipement : Néant, hormis un relais sur pitons à la fin des difficultés qui permet de faire un rappel pour descendre versant lac Bleu. Celui-ci sert surtout en hiver pour les skieurs de randonnée.

matériel : Sangles, 3 friends, quelques coinceurs, crampons s’il y a encore de la neige.

Dénivelée : 400 mètres entre 2300 et 2700 mètres. Le développement horizontal de la crête est assez long.

remarque : Réalisable à la journée mais fort longue, on peut fractionner cette course en dormant à l’abri de Graues (difficile à trouver par mauvais temps) ou au refuge du maupas. Compter une heure d’approche dans les deux cas.

Topo : Guide Ollivier « Pyrénées centrales, vallées d’Aure et de Luchon », tome 3.

123456

halim soulimani |
Clermont foot auvergne |
• ★ • pOpinée De tImb... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ecurie
| hamzakhan
| Christophe Dominici