Quelques topos montagne des Pyrénées

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8 février, 2016

Osez, osez, j’ose et fine au pic de la Pique (13 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:14

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne, c’est par ici.

Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

contreforts NW du pic de la Pique (2394 m),

« osez, osez, j’ose et fine » (TD/250 m)

Ce versant NO du pic de la Pique n’en finira pas de nous proposer d’élégantes lignes. En étant un peu attentif, on pourra y rencontrer de bonnes conditions tous les hivers, une bonne chute de neige suivie d’un froid un peu vif est souvent gage de belles lignes sur ce versant. Pour celle-ci, il s’agit d’un couloir se redressant progressivement pour se terminer en un dièdre orné de beaux placages plus ou moins épais. Le dièdre à proprement parlé se remonte en deux grandes longueurs. Attention aux pentes qui surmontent ces lignes, surtout en cas de réchauffement.

15-02-13 Osez, j'ose et fine

Première ascension : S. Thomas et P. Satgé en ?

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur l’ancienne route (rive droite) qui est la plus rapide (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. A partir du pont de Penjat, le versant et ses différents itinéraires se dévoilent peu à peu. La goulotte décrite ici est la première visible juste au-dessus du pont. L’attaque se situe au niveau d’une ancienne mine (peu visible), 20 minutes de l’hospice.

Description : Remonter le cône de neige qui se redresse progressivement pour venir buter sur un premier ressaut de glace d’une vingtaine de mètres à 65°. Continuer sur une pente de neige un peu plus raide (50/55°) jusqu’à une grotte au départ du dièdre final. Relais confortable sur broche et friend (150 mètres de l’attaque). Remonter le dièdre par une succession de placages parfois fin (70/80°), passer un étranglement souvent sec puis un nouveau placage (75°) jusqu’au pied de la cascade finale. Relais sur broches, 60 mètres. Se décaler en ascendance à droite sur un placage (70°) pour rejoindre l’axe de la sortie et la glace plus épaisse (80°). Au sommet, traverser sur la droite pour trouver des arbres pour le relais, 55 mètres.

Descente : Descendre en 4 rappels successifs de 60 mètre sur les sapins en suivant une dépression sur l’éperon en rive gauche de la goulotte. Au quatrième revenir dans la goulotte au pied du premier ressaut de glace. Le cône de départ se désescalade facilement. Compter 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Difficultés : TD qui équivaut à un grade 4 en glace, certaines sections sont en glace fine où la pose des broches peut être problématique. Attention aux pentes supérieures surtout en cas de réchauffement, qui voient le soleil l’après-midi dès le début février.

Equipement : Deux relais sur pitons sont en place dans la première moitié, néanmoins nous ne les avons pas vu lors de notre parcours, ils devaient se trouver sous la glace. On trouve pas mal de ficélous dans la descente qu’il faudra prévoir de remplacer en fonction de leur état.

Matériel : Piolets, crampons, rappel de 60 mètres très confortable, 3 friends dont le camalot n°1, 10 broches dont des courtes. Les pitons et le reste de matériel de rocher peuvent rester à la maison, le rocher est incroyablement compact. Sangles ou ficélous à abandonner pour les rappels.

Hauteur de la voie : Un peu plus de 250 mètres.

Altitude sommet : 2394 mètres au sommet du pic de la Pique, 1860 mètres au sommet de la goulotte.

Horaire : Approche : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice de France puis 20 minutes jusqu’au pied.

Goulotte : 3 heures.

Descente : 1 heure 30 du sommet jusqu’à l’hospice.

Topo : Néant, cependant « Pyrénées, courses mixtes, neige et glace » de Francis mousel aux éditions Franck pourra donner des indications sur des courses voisines.

24 février, 2015

Couloir Caro-line au cambre d’Ase (18 février 2015)

Classé dans : — topospyreneens @ 18:05

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Pyrénées-Orientales, Cerdagne,

pic du cambre d’ase (2750 m), cirque Nord,

couloir caro-line (AD+/300 m)

Couloir pas très impressionnant vu du bas, il présente pourtant dans sa partie médiane une zone plus redressée en escalade mixte très intéressante et qui vient rompre la monotonie de l’ascension. Les difficultés seront comme toujours dépendantes de l’enneigement.

15-02-18 caro-line

Première ascension : Inconnue.

Accès voiture : De la route entre Bourg-Madame et Mont-Louis, rejoindre la station de ski de Eyne. Se garer tout au bout du parking le plus haut.

Accès pédestre : Si l’enneigement est suffisant, le meilleur compromis est de faire l’approche en skis. Si l’on souhaite utiliser les remontées mécaniques il est préférable de partir de la station de Saint Pierre del Forcats et de prendre un forfait randonneur pour gagner le sommet du téléski du Plat via le télésiège del Mouli. Sinon de l’extrémité Est du parking de Eyne 2600, remonter la piste forestière qui en deux lacets rejoint le sommet du télésiège del Mouli. Remonter ensuite la piste le long du téléski du Plat. Légèrement à gauche de l’axe du téléski, un vallon très encaissé et boisé permet de rejoindre le pied du cirque Nord du Cambre d’Ase. L’attaque du couloir se situe à gauche de la grande cheminée, 2 heures depuis Eyne 2600.

Description : Remonter le cône de déjection peu raide. Le couloir se rétrécit et devient plus raide, naviguer alors entre les cailloux apparents pour atteindre une zone mixte plus redressée, relais sur 2 pitons en rive droite au pied des difficultés. Franchir une longueur mixte (60°) dont les difficultés peuvent varier en fonction de l’enneigement, quoi qu’il en soit l’assurage est délicat dans cette longueur. Relais sur friends possible après 40 mètres en rive droite. Continuer dans le couloir avec un peu de mixte facile pour venir buter sur une barre rocheuse bien visible du bas. Traverser alors horizontalement à droite pour franchir une épaule élancée. On découvre derrière un couloir de neige qui conduit à la crête sommitale. 2 heures de la base au sommet.

Descente : Le plus simple semble être d’emprunter la grande cheminée (ou grand couloir Nord) à pied ou à skis. Retour très rapide jusqu’aux parkings.

Difficultés : AD+ pouvant varier en fonction des conditions. Le passage clé est constitué d’une longueur mixte à 60° difficile à protéger.

Equipement : Un relais sur deux pitons en place au pied des difficultés.

Matériel : Piolets, crampons, un encordement à simple de 50 mètres peut être suffisant. 2 broches courtes au cas où il y aurait un peu de glace, 3 ou 4 friends petits et moyens, 2 pitons lame.

Hauteur de la voie : 300 mètres environ.

Altitude sommet : 2750 mètres.

Horaire : Approche : 2 heures en skis depuis Eyne 2600, beaucoup moins si on emprunte les remontées mécaniques.

Couloir : 2 heures.

Descente : 1 heure du sommet à la station si on a les skis.

Topo : Les Pyrénées du levant de Thomas Dulac et Pascal Testas.

21 janvier, 2015

Cascade du Culet 14 janvier 2015

Classé dans : — topospyreneens @ 13:19

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

vallon du port de Vénasque, 1920 m,

cascade du Culet (III/4/200 m)

Le vallon du port de Vénasque ne manque pas de belles opportunités pour la pratique de l’alpinisme hivernal. Il s’agit presque exclusivement de couloirs ou goulottes dont certains avec une belle ampleur. La cascade du Culet est le seul itinéraire purement glaciaire de ce beau et froid vallon. Assez fréquemment en bonnes conditions, cette cascade souffre un peu de son éloignement, elle présente pourtant de belles longueurs parfois encaissées entre des parois calcaires au rocher sculpté.

15-01-14 cascade du Culet

Première ascension : Très certainement Pierre Satgé avec ? dans les années 80.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans le vallon du port de Vénasque par sa rive gauche. Vers 1850m, on bute sur le petit cirque du Culet, la cascade est bien visible dans l’axe du fond du vallon. (1 heure de l’hospice).

Descente : Soit en rappels sur lunules si on s’arrête après les principales difficultés des deux premières longueurs. Soit à pied en rive droite par des pentes de neige raides, attention aux accumulations (45 minutes jusqu’à l’Hospice).

Difficultés : III/4, quelques mètres à 85° dans la première longueur. Le reste à 70/75° en moyenne.

Equipement : Néant.

Matériel : 8 à 10 broches, quelques friends camalot n°2 et plus petits, 2 ou 3 pitons lames en cas pour les relais, encordement à 50 mètres suffisant.

Hauteur de la voie : 200 mètres pour la cascade.

Altitude sommet : 2120 mètres à la sortie.

Horaire : 2 à 3 heures pour les 4 longueurs.

Topo : Néant

4 janvier, 2015

Grands sommets

Classé dans : — topospyreneens @ 11:14

Grands sommets

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     Les Pyrénées regorgent de sommets au nom prestigieux. Je vous propose d’en effectuer l’ascension par leur voie normale, alliant la marche sur glacier et parfois de courts passages rocheux.

     L’ascension de l’Anéto est un parfait exemple de ce que je peux vous proposer. Sa voie normale accessible aux personnes en bonne condition physique vous permettra d’accéder au toit des Pyrénées et de découvrir la haute-montagne. Tout autre sommet est bien sûr envisageable, demandez moi.

     La montée nécessite entre 5 et 6 heures d’effort au départ du refuge de la Rencluse atteint la veille.

     La descente dure quand à elle 4 à 5 heures et permet de faire une boucle pour varier les paysages.

     L’enneigement de cette ascension évoluant au fil de la saison, gravir l’Anéto en juin ou en septembre devient alors très différent, ce qui peut influencer sur le nombre de participants.

     . Tarifs pour l’Anéto :

- à l’engagement privé : 350 euros au départ du refuge de la Rencluse.

- en collectif : 90 euros par personne au départ du refuge de la Rencluse (à partir de 4 personnes).

- Pour un autre sommet, me contacter.

     . Honoraires :

     Mes honoraires comprennent l’organisation, l’encadrement et le prêt de certains matériels (corde, harnais, casque, DVA …), que je vous spécifierai à l’inscription. Les prix ne comprennent pas les frais d’hébergement, de nourriture, de transport, de remontée mécanique, ni de location éventuelle pour le matériel individuel non fourni.
L’hébergement, les repas, les remontées mécaniques… du guide sont pris en charge et partagés par les participants.
Les frais d’hébergement, restauration, remontées mécaniques … sont directement réglés au prestataire.
Pour le transport, le co-voiturage est privilégié autant que possible. Les frais sont partagés entre les participants
 
     . Validation d’une inscription :
 
     Le versement d’un acompte de 30% vous sera demandé pour confirmer toute réservation. En cas d’annulation de votre part cet acompte vous sera remboursé jusqu’à 15 jours avant la date prévue pour la sortie.
 
     . Annulation-Programme :
 
     Je mettrai tout en œuvre pour réaliser la sortie convenue. Toutefois en fonction des conditions météorologiques, nivologiques ou autres mettant en cause la sécurité de tous, je me réserve le droit de modifier le programme, dans le respect de vos aspirations.
     En cas d’impossibilité majeure, je pourrai être amené à annuler la sortie. Dans ces rares cas, votre acompte vous sera intégralement restitué.

Page pro

Classé dans : — topospyreneens @ 10:31

Vous souhaitez découvrir la montagne accompagné par un guide de haute-montagne. Voici une liste des activités que je vous propose, de la demi-journée de découverte à la semaine pour découvrir un massif lointain, des Pyrénées aux massifs européens, n’hésitez pas à me contacter quel que soit votre projet. Mais pour commencer une petite présentation de votre guide :

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     Jean-Pierre PUJOLLE, 42 ans, guide de haute-montagne UIAGM depuis 2008 à Bagnères de Luchon. La montagne est un virus contracté très jeune. A 6 ans, je découvre la randonnée familiale au coeur des Pyrénées, à 15 ans je passe la vitesse supérieure en découvrant le pyrénéisme, l’escalade, le ski de randonnée, le canyoning… La passion est née et ne me quittera plus. Après avoir étudié la géologie, je décide de faire de ma passion mon métier en devenant secouriste en montagne puis guide de haute montagne. Ma pratique est toujours synonyme de découverte et de voyage, ce qui m’a amené à visiter à plusieurs reprises les sommets sud-américains, le rocher du Maroc et de Madagascar, les massifs variés d’Europe. Je mets aujourd’hui cette expérience pour vous faire découvrir ce qui est bien plus qu’une simple activité physique, la montagne est une école de la vie, une passion.

     Téléphones : +33(0)6-73-18-12-86 / +33(0)5-61-89-53-19 ou ici.

Voici une liste des activités que je vous propose, cliquez dessus pour en savoir un peu plus. De la découverte au perfectionnement, de la demi-journée au long séjour, il m’est impossible de lister tous les sommets, tous les itinéraires, ce ne sont que des idées, tout est modifiable en fonction de votre niveau, vos envies, les conditions, week-end ou semaine, n’hésitez pas, contactez moi :

 - Ski de randonnée

- Grands sommets (Aneto)

- Alpinisme hivernal

- Cascade de glace

- Alpinisme estival

- Escalade

- Via ferrata

- Canyon

 

30 janvier, 2012

couloir NW au pic rouge de Pailla (28 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 14:16

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Gavarnie, pic rouge de Pailla (2780 m),

couloir NW, TD/TD+, 400 m 

Course en tout point remarquable. A faire avant tout pour l’ambiance, on se croirait par moment dans un canyon Aragonais coincé entre deux parois calcaires. La difficulté pourra varier énormément en fonction de la quantité et de la qualité de la neige. Les principales difficultés sont rocheuses sous la forme de courtes et raides cheminées ou le ramonage fait merveille.

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Première ascension : Tony Bedel et Bruno Prat les 16 et 17 janvier 1979. 

Accès voiture : Remonter la vallée des gaves jusqu’à Gavarnie, stationnement difficile en raison de nombreuses interdictions. 

Accès pédestre : Traverser le village et passer rive droite au pont de Brioule. Continuer le long du Gave jusqu’à trouver, à gauche le départ du sentier du refuge des Espuguettes (panneau). Du refuge, monter comme pour aller à la hourquette d’Alans, puis traverser le plateau de la grande Glère. Le couloir est alors bien visible, le rejoindre en remontant une grande pente de neige (2 heures 30 de Gavarnie). 

Description : L1 : remonter la première pente de neige jusqu’au premier rétrécissement (bloc coincé, 75°), continuer jusqu’à un beau dièdre d’une dizaine de mètres (85°), relais à la sortie rive droite.

L2 : longueur en neige (45°), relais rive droite.

L3 : rejoindre la cheminée verticale que l’on remonte sur 7-8 mètres pour récupérer la neige au-dessus. Belle goulotte jusqu’au relais rive droite.

L4 : un nouveau bloc coincé (85°, mixte) suivi d’une pente à 75° donne accès à une pente de neige moins raide. Relais rive droite.

L5 : s’engager dans la branche de droite jusqu’à un énorme bloc coincé. On peut passer dessous par faible enneigement ou le franchir par la droite (mixte vertical). Un dernier court ressaut rocheux permet d’atteindre R5 sur un bloc au milieu du couloir.

Pour continuer jusqu’au sommet, se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Descente : Jusqu’à R5, possibilité de descendre en 5 rappels (prévoir de quoi remplacer les sangles et retaper les pitons). Si on sort au sommet se référer au topo de F. Mousel « Pyrénées, courses neige, glace et mixte ». 

Difficultés : Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, TD à TD+. Les principales difficultés sont rocheuses sous forme de courtes cheminées et de blocs coincés. 

Equipement : Relais en place jusqu’à R5. Peu ou pas d’équipement dans les longueurs. 

Matériel : Nous n’avons pas utilisé de broches lors de notre parcours mais on peut en prévoir 3 ou 4 s’il y a de la glace, 1 jeu de friends micros jusqu’au camalot n°2, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

 Hauteur de la voie : 400 mètres jusqu’au sommet, 250 m jusqu’à la fin des difficultés.

 Altitude sommet : 2780 mètres.

 Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.

 Où dormir : une nuit au refuge des Espuguettes (partie hiver ouverte) coupe bien la marche d’approche.

 

22 janvier, 2012

Dream on au Penjat (19 janvier 2012)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:29

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

pointe 2268 m sur l’arête Sud du Penjat, versant Est,

« Dream on », TD- / 400 m

Ligne aussi belle qu’éphémère où il faudra savoir attendre le jour idéal pour une ascension en sécurité. Elle ne forme pas tous les hivers et son exposition plein Est demande de bien gérer l’horaire. Toutes les longueurs sont intéressantes dans une très belle ambiance. En 1995, la ligne avait déjà attiré l’oeil avisé de D. Gillereau, il monta ce jour-là jusqu’à R3. Il m’a dit y être revenu une dizaine de fois sans jamais y rencontrer les bonnes conditions

Dream on au Penjat (19 janvier 2012) 12-01-19-dream-on-topo-2-300x224

Première ascension : D. Gillereau jusqu’à R3 en 1995. L. Ehresmann et JP Pujolle le 17/01/2012 jusqu’à R4. P. Lagleize, S. Rioja et JP Pujolle le 19/01/2012 jusqu’au sommet. 

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 30 jusqu’à l’hospice). 

Accès pédestre : De l’hospice de France (1385 m), traverser le ruisseau du Pesson pour s’engager dans la vallée du refuge et du port de Vénasque. Vers 1800 m (Culet), la goulotte est visible à droite à l’aplomb de la pointe 2268 m (1 heure 15). 

Descente : La descente en rappels est possible en s’arrétant à R8 (environ 40 m sous la crête). Mis à parts R7 (béquet) et R2 (lunule), on trouve un spit de 8 mm à tous les relais. Le rocher très compact ne permet pas de doubler avec des pitons, appel aux courageux : il serait intéressant de doubler les spits aux relais.

Il doit être également possible de suivre la crête vers le Sud pour rejoindre la sortie du couloir de l’homme des neiges (non testé). 

Difficultés : TD inf. avec deux courts passages en glace verticaux. Il faudra également compter avec des sections fines et un peu précaires. L’assurage dans le rocher très compact est quasi impossible, seules les broches nous ont proposé de bonnes protections. 

Equipement :1 spit à tous les relais sauf R2 (broches) et R7 (béquet). 1 piton dans L4. 

Matériel : encordement à 60 mètres. 8 broches dont des courtes, micro friends jusqu’au camalot n°2 (peu de possibilités), coinceurs, 3 ou 4 pitons (lames et unviversels). 

Horaire : – approche, 1 heure 15 depuis l’Hospice

               – goulotte , 3 à 4 heures 

Période : décembre – janvier lorsqu’il y a peu de neige, ce versant canalise de grosses purges !!

Où dormir : une nuit à l’Hospice de France permettra un départ très matinal pour cet itinéraire qui voit voit le soleil vers 11 heures à la mi-janvier.

 

21 novembre, 2011

couloir « une journée à la Frêche » au Sarrat de la Frêche (18 novembre 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 0:07

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Luchonnais, secteur de l’Hospice de France,

Sarrat de la Frêche (2627 m), face Nord,

couloir « une journée à la Frêche »

Deuxième itinéraire tracé sur ce versant en hiver, il s’est avéré au moins aussi intéressant que son voisin de droite « Mine de rien ». Comme souvent, la difficulté variera en fonction de l’enneigement et des conditions. Il sera techniquement plus intéressant en début de saison avant les grosses chutes de neige. Le premier étranglement nous a posé un réel problème pour se protéger, nous l’avons donc contourné par la droite puis gravi en « top-rope ».

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Première ascension :Laurent Molle, Olivier Duffort, Michel Castillon et Jean-Pierre Pujolle du PGHM de Luchon le 18 novembre 2011.

Accès voiture :De Bagnères de Luchon, prendre la direction de la station de ski de Super-Bagnères que l’on quitte pour prendre à gauche celle de l’hospice de France. L’accès à celui-ci est interdit par arrêté préfectoral à partir du 30 novembre. Il faut alors se garer au pont de Jouéou et poursuivre à pied sur la route (compter 1 heure 15 jusqu’à l’hospice).

Accès pédestre :De l’hospice de France (1385 m), remonter la vallée de la Frêche jusqu’à l’étang du même nom (passage raide et avalancheux pour prendre pied dans le petit cirque). Le couloir est alors bien visible au-dessus du lac à gauche d’un éperon rocheux triangulaire. On l’atteint par une grande pente neigeuse (1 heure 30 à 2 heures de l’hospice).

Description :Contourner quelques rochers par la gauche jusqu’au pied du premier rétrécissement (R0 sur friends).

L1 : partir droit dans l’axe du couloir par du mixte raide (1 piton), un pas à droite permet de rejoindre un placage d’une dizaine de mètres (R1 sur pitons, 50 m). Ce passage que nous avons trouvé expo est évitable par une rampe à droite, on rejoint ensuite aisément l’axe du couloir.

L2 : 150 m de couloir neigeux à 45/50°, quelques protections possibles sur friends sur les rives. En restant dans l’axe, le couloir vient buter sur un rétrécissement rocheux. Relais sur pitons au pied de celui-ci.

L3 : franchir le passage étroit puis un placage difficilement protégeable (75/80° sur 10 mètres). Une pente de neige raide permet d’atteindre R3 (friends) au niveau d’un vague éperon.

La suite est constituée d’une pente de neige (35°) qui mène à la crête frontière non loin du point côté 2627 m.

Descente :Si l’on veut prolonger un peu la journée, il est possible de continuer sur la crête vers l’Ouest jusqu’au pic de la Mine (II/III, désescalade facile). On descendra du sommet par sa voie normale qui rejoint l’itinéraire du port de Vénasque (pentes très raides au départ).

Une autre solution plus rapide consiste à rejoindre le pas de l’Escalette en suivant tout d’abord la crête vers l’Est puis en basculant versant Espagnol lorsqu’elle devient plus raide et étroite.

 

Difficultés :Comme bien souvent, elle dépendra des conditions rencontrées, D à D+ semble « honnête ».

Equipement :Un piton en place dans L1.

Matériel :Piolets, crampons, 1 jeu de friends micros à moyens, 1 petit jeu de coinceurs, 4 pitons plats et universels, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie :300 mètres environ.

Altitude sommet :2627 mètres quand on sort de la face sur la crête frontière.

Horaire : Couloir : 3 à 4 heures.Descente : 1 heure 30 jusqu’à l’hospice.

 

19 septembre, 2011

Ravier à la Tour du Marboré (13 septembre 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:25

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Gavarnie,

Tour du Marboré (3009 m), face Nord,

voie Ravier-Dufourmantelle

Pour peu que l’on soit un peu en forme, tout est ici réuni pour passer une journée exceptionnelle dans cette voie dont la raideur est peu commune au regard de l’année d’ouverture. Il faudra savoir attendre les meilleures conditions : températures douces, face sèche au maximum (souvent fin août et septembre) pour profiter de cette belle envolée. C’est un itinéraire absolument remarquable par la qualité de l’escalade rencontrée de bas en haut mais aussi par son engagement.

topo Ravier Tour

Première ascension : C. Dufourmantelle et J. Ravier les 29 et 30 septembre 1956.

Accès voiture :A l’entrée de Gavarnie, prendre à droite vers la station de ski des Especières que l’on traverse pour continuer la route jusqu’à son terminus désormais au col des Tentes (2208 m).

Accès pédestre :Rejoindre le refuge des Sarradets via le port de Boucharo par l’excellent et très fréquenté sentier de la brèche. Redescendre légèrement jusqu’à la zone de bivouac au Sud du refuge. Une vague sente débute dans le pierrier et file en légère descente vers le Sud-Est. La sente se perd mais des cairns indiquent le cheminement. Il est possible de traverser sans trop descendre sur une vire sous le casque ou bien de descendre plus bas pour passer sous la barre. On trouve toujours des cairns ou des traces de passage. Quand la face Nord de la Tour se dévoile enfin, continuer à traversée en ascendance pour passer sous l’éperon Nord. Le grand dièdre orangé est alors visible, il donne l’axe général de la première moitié de la voie. Rejoindre un dièdre-cheminée dans son axe par des gradins faciles (2 heures du col des Tentes).

Descente :La voie ne sort pas exactement au sommet, mais sur un grand pierrier suspendu 100 mètres sous celui-ci. Ce pierrier est envahi par un névé une grande partie de l’été. C’est la fonte de celui-ci qui mouille la face Nord de la Tour. De ce pierrier, traverser en ascendance vers le SW pour passer la crête et rejoindre le versant Sud. On trouve juste derrière un itinéraire cairné qui descend une zone raide et rejoint un bon sentier qui file vers l’W. On passe ainsi sous le Casque pour remonter à la brèche de Roland et ainsi rejoindre le refuge des Sarradets (2 heures 30).

Difficultés :TD+, 6b (ou un peu plus) max., 6a oblig., la voie est soutenue jusqu’à R6 et plus roulante ensuite si le haut n’est pas trop mouillé. L’itinéraire est évident, il suit toujours la zone de faiblesse dans cette paroi très raide.

Equipement :On trouve beaucoup d’équipement d’époque : pitons et coins. Ces derniers ont parfois bien vieilli, mais ce n’est pas le cas des cordelettes qui les ornent. Il y a 2 spits à R4 (commun avec SIDA vertical) et un dans la longueur suivante. Il faut tout de même rajouter pas mal surtout si on ne fait pas confiance aux coins en place.

Matériel :Un jeu très complet de friends jusqu’au camalot n°4 en doublant le n°2 et le n°3, un jeu de coinceurs, 12 dégaines. Les pitons ne sont pas utiles , le marteau peut servir pour retaper ceux en place. Crampons en fonction de la neige restante pour se rendre à l’attaque.

Hauteur de la voie :400 mètres.

Altitude sommet :3009 mètres.

Horaire :4 à 7 heures.

24 avril, 2011

Face Nord de l’Arbizon (14 avril 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 20:11

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Vallée de Campan, grand pic d’Arbizon (2831 m), face Nord

 Très jolie face peu soutenue si elle est en bonnes conditions, qui se déroule dans dans un coin à la tranquillité assurée.

topo arbizon

face Nord Arbizon
Album : face Nord Arbizon

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Première ascension :Bon et Trey en 1939.

Accès voiture :Le point de départ le plus classique se situe aux granges de Camoudiet que l’on atteint par la vallée de Campan via Bagnères de Bigorre puis Payolle. La route de la hourquette d’Ancizan n’est pas déneigée et constitue une piste de ski de fond l’hiver au départ de Payolle. Dans ce cas, l’approche est bien rallongée et il faut alors compter 4 heures jusqu’à l’attaque.

Accès pédestre :Rejoindre le lac d’Arou, soit depuis la hourquette d’Ancizan, soit depuis les granges de Camoudiet (les deux itinéraires ont leurs adeptes). Longer le pic du Bassia de l’Arbizon (parcouru par bon nombres de couloirs intéressants) vers le Sud pour entrer dans le cirque Nord de l’Arbizon, on découvre alors également la face Est du Monfaucon. Les 150 premiers mètres de l’itinéraire sont masqués par un petit éperon. L’attaque se situe juste à gauche de la base de l’imposant éperon Nord. Compter 2 heures à 2 heures 30.

Description :Remonter le couloir d’attaque sur 150 mètres (neige, 45°) jusqu’à venir buter sur un éperon rocheux. Traverser sur une rampe à droite (50°, neige, possibilité de glace). De là, deux possibilités, soit continuer en ascendance à droite par un système de couloirs en direction du sommet (45/50°), soit continuer tout droit en longeant un éperon rocheux (45/50°) pour traverser franchement à droite non loin du sommet (2 à 3 heures).

Descente :Les possibilités sont nombreuses, en voici 3 :

- du sommet, suivre la crête qui part vers l’Ouest en direction du Monfaucon. On arrive à une première brèche au pied d’un gendarme lorsque la crête devient horizontale. S’engager dans le couloir au Nord. Il se descend facilement mais comporte une étroiture plus délicate à franchir en fonction des conditions.

- de la brèche précédente continuer vers l’Ouest sur environ 200 mètres pour atteindre un petit col (cairns). S’engager au Nord dans un couloir sur environ 60 mètres puis traverser sur une rampe vers l’Ouest qui donne accès à un second couloir qui amène dans le cirque Nord. Ce passage n’est recommandable qu’avec de bonnes conditions de neige car il surplombe une barre rocheuse et est par conséquent très exposé.

- du col précédent, continuer à suivre la crête sans remonter et en restant sur son versant Sud pour arriver à un col entre Arbizon et Monfaucon. Une pente de neige facile permet de regagner le cirque Nord. C’est le passage le plus long mais également le plus facile.

Compter 2 à 3 heures du sommet à la voiture en fonction des conditions et de l’itinéraire.

Difficultés :AD avec des conditions correctes de neige. L’inclinaison moyenne est de 45/50°.

Equipement :Aucun.

Matériel :Piolets, crampons, 2 ou 3 friends, un petit jeu de cablés, (pitons), (2 ou 3 broches).

Hauteur :550 mètres.

Altitude sommet :2831 mètres.

Horaire :2 à 3 heures pour la face.

Topo :Neige, glace et mixte de Francis Mousel aux éditions Franck.

Où dormir :La course est réalisable à la journée, bivouac possible à Camoudiet. La cabane du lac d’Arou est fermée à clef (et c’est bien dommage).

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