Quelques topos montagne des Pyrénées

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28 octobre, 2016

La cheminée rouge au Quié (23 octobre 2016)

Classé dans : — topospyreneens @ 15:19

Quié de Sinsat,

Secteur de la Poire, face Sud,

« La cheminée rouge » (TD-/320 m)

Pour l’approche, c’est comme d’habitude au Quié, soit tu suis les points rouges, soit tu joues au sanglier. La voie est très belle et l’escalade variée, dommage qu’à partir de la seconde moitié le rocher demande pas mal d’attention dans les zones faciles. C’est une façon élégante et pas trop dure d’atteindre le sommet du Quié. Descente très agréable entre hêtres et sapins. La voie est équipée mais deux ou trois friends moyens permettent de s’assurer dans les zones faciles sans spit.

16-10-23 Cheminée rouge au Quié 2

Première ascension : Daniel Gillereau et M. Roques en 1970. Rééquipée par Bernard Cathala et Régis Favier en 1986 puis par Irène et Gérard Lasbordes en 1996.

Accès voiture : De Foix, remonter la vallée en direction de l’Andorre, traverser Tarascon sur Ariège et continuer jusqu’au village de Sinsat où l’on commence à apercevoir l’ensemble des falaises du Quié. Dans le village, prendre une petite rue sur la gauche (panneau indicateur « falaise ») et traverser l’Ariège. Continuer à droite après le pont et traverser le village de Barry d’en haut où l’on prend à gauche la route qui monte en lacets. Se garer à la 6ème épingle.

Accès pédestre : Du petit parking, suivre le chemin qui part à flanc balisé en rouge (panneau au départ). Il monte raide dans des pelouses pour arriver au secteur de couennes de Verdun. Continuer en ascendance pour passer sous le secteur de la Mirouge (gros surplombs orange). Après avoir passé l’angle gauche de cette falaise, monter raide jusqu’au pied de la Poire. On rencontre une corde fixe, ne pas l’emprunter mais traverser 30 mètres vers la gauche pour trouver le pied de la voie, ligne de goujons visibles. Compter 1h15.

Descente : Sur le versant opposé, suivre une sente balisée en rouge, d’abord sur la crête, elle plonge dans une forêt de hêtres et sapins. Au niveau d’une prairie, prendre à droite un raide et bon sentier qui amène à la route. La suivre jusqu’à la voiture (raccourcis possibles dans les épingles).

Descriptif des longueurs :

L1 : V – longueur plutôt dalleuse bien équipée à droite de l’éperon de la Poire. Relais sur une bonne vire.

L2 : IV – Traverser une zone facile jusqu’à un dièdre ascendant vers la gauche. Relais au pied d’un dièdre raide.

L3 : V+ – Suivre le dièdre vertical

L4 : 6b – Franchir le mur juste à gauche du dièdre. Continuer au fond du dièdre jusqu’à un piton où on traverse à gauche pour trouver un autre dièdre que l’on gravit jusqu’à une bonne terrasse.

L5 : V – D’abord en ascendance à gauche dans une zone couchée en mauvais rocher pour gravir un dièdre vertical. Relais au-dessus d’un arbre.

L6 : V – Droit puis en ascendance à gauche pour faire relais au pied de la zone orangée.

L7 : V – Le dièdre de rocher orange. Relais sur l’éperon à gauche.

L8 : V+ – Le beau mur à gauche du dièdre en tirant à gauche dans le haut de la longueur.

L9 : IV – Suivre l’éperon.

L10 : V – Un mur raide et fissuré mène au relais. Continuer au-dessus dans les buis. Relais sur arbres.

Difficultés : TD-. 6b max, V+ obligatoire. Escalade en dalles, murs et dièdres plutôt extérieure.

Equipement : La voie est équipée en gougeons avec parfois un peu d’engagement que l’on peut réduire en rajoutant friends ou coinceurs.

Matériel : 12 dégaines plus les relais, quelques friends et cablés peuvent être utiles.

Hauteur de la voie : 320 mètres, 10 longueurs.

Horaire : 4 à 5 heures.

Topo : Escalades en Ariège – Le Quié de Sinsat aux éditions 3 sup éditions.

Où dormir : Nombreux gîtes et campings dans la vallée. Camping municipal « le bois de boulogne » au village des Cabannes, pas cher et à 5 minutes des falaises.

28 juillet, 2016

Les poupées Russes à la muraille Sud du ramougn

Classé dans : — topospyreneens @ 14:37

Muraille Sud du Ramougn, massif du Néouvielle,

« Les poupées Russes » TD/180 m

Itinéraire parcouru à deux reprises, la très bonne première impression du premier parcours a été confirmée, le rocher est excellent, l’escalade variée se protège très bien dans toutes les longueurs. La traversée sous le toit de la troisième longueur est inoubliable et a un côté Yosémitique, le dièdre de la dernière longueur est splendide. Il y a désormais un piton dans cette traversée qui n’était pas présent lors de notre premier parcours.

16-07-16 Les poupées Russes au Ramougn

Première ascension : Stéphane Clermont et Charles Perrin le 09 septembre 2012.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit jusqu’au lac de Cap de Long.

Accès pédestre : Traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à son extrémité. On le suit jusque sous le pas du Gat pour le quitter et suivre le sentier des terrasses de Cap de Long qui monte en direction de la brèche du Néouvielle. Le sentier devient horizontal en passant sous le pas du Gat. Il se redresse à nouveau en se rapprochant de la muraille Sud. La voie débute au niveau d’une vire herbeuse en ascendance à droite alors que le sentier redevient horizontal. On se trouve à une cinquantaine de mètres à droite de « Parking sauvage ». Remonter la vire sur une quinzaine de mètres jusqu’à une fissure verticale à droite de l’aplomb du dièdre de la seconde longueur. Compter 45 minutes à 1 heure.

Descente : Du sommet de la voie descendre sur la crête puis, sur le versant opposé, prendre une rampe qui descend en oblique vers la gauche (cairns) et dépose sur le vaste versant Est du Ramougn. Descendre celui-ci par sa rive droite jusqu’au pas du Gat (attention il s’agit du second col que l’on rencontre sur la crête des Laquettes). Le pas du Gat permet de repasser sur le versant Cap de Long où l’on retrouve le balisage de la HRP et le chemin d’accès (45 minutes à 1 heure du sommet de la voie au parking).

Descriptif des Longueurs :

L1 : remonter la fissure verticale (V+) puis une zone plus facile jusqu’à une terrasse à 20 mètres du sol.

L2 : escalader la cheminée dièdre dans l’axe (IV+, une sangle sur un béquet), le relais sur deux pitons se trouve à droite sur une vire d’éboulis.

L3 : revenir à gauche horizontalement et rejoindre le bord droit du grand surplomb. Traverser intégralement la dalle vers la gauche (V+, bonnes protections dans la fissure sous le surplomb). Le relais (1 piton) se situe 8 mètres au-dessus de l’extrémité gauche du surplomb.

L4 : Droit au dessus du relais dans un bastion raide, une légère traversée à gauche permet de rejoindre un second mur de rocher orangé (V+). Relais sur friends sur une terrasse au dessus.

On rejoint R4 bis (1 piton) en descendant dans le couloir à gauche sur une vingtaine de mètres.

L5 : Dans l’axe par un dièdre ouvert, un crochet à gauche par une écaille permet de rejoindre un autre dièdre raide (V+) qui dépose sur une terrasse, relais sur friends.

Par une traversée à droite on peut rejoindre la crête.

L6 : 15 mètres d’escalade (IV+) dans l’axe amènent à la crête.

Difficultés : TD, 5+ max et obligatoire. Peu de matériel en place, la voie est soutenue dans le V+.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends jusqu’au 4 camalot. Les pitons ne sont pas nécessaires, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 180 mètres.

Altitude sommet : 2500 mètres environ à la sortie de la voie. Le sommet du Ramougn que l’on peut atteindre facilement par son versant Est (III) où l’une des deux arêtes qui le borde culmine à 3035 mètres.

Horaire : 2 heures 30.

Topo : « Escalades à Cap de Long » de l’association Aure vertical, édition 2013.

Où dormir : Refuge au lac d’Orédon accessible en voiture. Le camping est réglementé, possibilité de bivouac au lac d’Orédon et au lac d’Aubert (emplacements indiqués et prévus).

3 août, 2015

Eperon NW intégral au pic de Ribuls

Classé dans : — topospyreneens @ 11:48

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Andorre, secteur de Grau-Roig,

Pic de Ribuls (2827 m), versant Nord,

Eperon NW intégral (TD/270 m), 5+ oblig.

Premier constat, il n’y a pas des remontées mécaniques partout en Andorre, le cirque Nord des Pessons nous a même paru bien sauvage. Pour l’escalade, il n’y a rien à jeter sur cet éperon bien individualisé et visible de loin. C’est une succession de fissures et dièdres parfois raides en très bon rocher avec cependant un peu de lichen par endroit. A faire sans hésiter.

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Première ascension : Farreny et des compagnons.

Accès voiture : De Foix, remonter toute la vallée de l’Ariège jusqu’au Pas de la Case, passer le port d’Envalira et descendre sur l’autre versant. Après 2 kilomètres, prendre à gauche en direction de la station de ski de Grau-Roig. Laisser à gauche le grand parking et partir à droite sur 300 mètres jusqu’à une barrière au niveau du départ des télésièges (panneau indiquant bar-restaurant des Pessons).

Accès pédestre : Du parking, suivre la piste de ski qui mène en 20 minutes à l’Estany Primer (bar-restaurant). Contourner le lac par la gauche jusqu’à rejoindre le GR7, le suivre sur la droite en traversant un ruisseau. Après 200 mètres, quitter le GR en suivant à gauche une sente rive droite d’un ruisseau. Remonter tout le fond du vallon en direction du pic de Ribuls bien visible (sente, cairns). Un pierrier permet d’atteindre le pied de l’éperon. La voie débute à son point le plus bas au niveau d’une fissure sur son flanc gauche.

Descente : Du sommet suivre l’arête vers l’Est en suivant des couloirs raides sur son flanc gauche (quelques cairns) jusqu’à un col entre le pic de Ribuls et le pic de l’Aliga. Descendre alors les raides pentes au Nord qui ramènent au pied de l’éperon.

Descriptif des Longueurs :

L1 : Remonter des gradins (4) sur le flanc gauche jusqu’à une terrasse (relais intermédiaire sur deux pitons), continuer par une raide fissure sur le fil (6a, 2 pitons, 1 friend coincé, 1 lunule) jusqu’au relais sur 1 piton et un béquet sur le flanc droit.

L2 : traverser horizontalement à droite (1 piton) puis tout droit dans un ressaut raide (6a+, 4 pitons) jusqu’à une lunule. Traverser à gauche dans une dalle lichenneuse pour franchir le fil de l’éperon que l’on remonte sur 5 mètres. Relais sur une terrasse (2 pitons cachés).

L3 : Droit au dessus dans une dalle à grattons (4+, 1 friend coincé) Une zone facile amène à un petit gendarme. Gravir la dalle sur le fil en s’aidant du gendarme au départ (5+, 3 pitons). Relais sur 2 pitons éloignés, légèrement à droite.

L4 : Gravir le dièdre de gauche (5+) jusqu’à une courte dalle (1 piton). Puis tout droit dans un dièdre fermé (5+, 4 pitons). Un petit crochet à gauche permet de prendre pied sur une terrasse encombrée de blocs. Relais sur friends.

L5 : Deux solutions :

- Rejoindre le fil à droite (4) que l’on suit (5+, lichen, protections difficiles) jusqu’à une vire puis le pilier à gauche. Relais sur béquet.

- Traverser à gauche jusqu’à un dièdre peu marqué (4+, 1 friend coincé). Une courte dalle permet de rejoindre le fil de l’éperon. Un crochet versant est donne accès à une petite brêche. Relais sur une lunule en place et friend.

L6 : Passer une brêche, passer versant Ouest sur 3 mètres. Une fissure (5) permet de rejoindre le fil aérien constitué de blocs. On arrive au sommet d’un gendarme. Relais sur lunule avec maillons.

Faire un rappel de 15 mètres versant Sud jusqu’à une brêche, anneaux.

L7 : Suivre une rampe herbeuse vers la droite puis le fil de l’éperon désormais plus large et couché sur 50 mètres (3+). Relais sur béquet au pied d’un gendarme sombre.

L8 : Gravir le gendarme par la dalle versant Nord (5+, 2 pitons, départ expo). Relais sur béquet au sommet. Ce gendarme peut se contourner facilement par la droite (3+)

L9 : Désescalader sur 5 mètres (3) jusqu’à une brèche. Des gradins herbeux (2) à droite du fil mènent au sommet.

Difficultés : TD, soutenue dans le 5+ avec quelques pas plus durs.

Equipement : Pas mal de pitons en place dans les longueurs et à certains relais. Le reste se protège très bien.

Matériel : 10 dégaines, coinceurs dont des petits, jeu de friends complet jusqu’au camalot n°2 (jaune), sangles.

Hauteur de la voie : 270 mètres.

Altitude sommet : 2827 mètres.

Horaire : 4 heures.

5 novembre, 2014

Arête du bec de corbeau au pic de la Mine (31 octobre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:04

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Luchonnais, secteur de l’hospice de France,

arête du bec de corbeau (arête Nord) au pic de la Mine (2708 m),

AD+/200 m

Il s’agit d’une belle course montagne un peu oubliée bien que recevant quelques visites tous les étés. La qualité du rocher a été une bonne surprise, finalement pas si mauvais que ça, il demande de l’attention mais n’est pas si exécrable que ce que l’on a pu lire. La longueur du bec est une belle cheminée à l’ancienne, très originale. Au final une belle surprise et une très belle journée montagne.

14-10-31 arête du bec de corbeau

Première ascension : J. Haurillon et Comet en 1911 pour le bec de corbeau. J. Giroix, M. Gysin, et J. Morin le 11 juillet 1923 pour l’aiguille Morin.

Accès voiture : Depuis Bagnères de Luchon, prendre la direction de Superbagnères que l’on quitte en prenant à gauche celle de l’hospice de France. Se garer sur le grand parking de l’hospice.

Accès pédestre : Du parking, suivre l’excellent sentier qui monte au refuge et au port de Vénasque (panneau). Juste au-dessus de la cabane de l’homme, le quitter pour prendre à gauche une sente qui monte au Clot de Layrous. Elle se perd dans l’éboulis sous le col de la Frêche que l’on atteint par un couloir raide (cairn au col, 1 heure 45 de l’Hospice). C’est le point de départ le plus classique pour l’ascension de cette arête. On peut toutefois monter à un col un peu plus au Nord (cheminée raide à la fin) qui permet de gravir les deux pointes avant d’atteindre le col de la Frêche.

Descente : Du sommet, longer l’arête Ouest d’abord horizontale, elle plonge brusquement vers le port de Vénasque. On la suit en restant le plus souvent sur son flanc droit dans un terrain raide d’herbe et d’éboulis (cairns). On arrive ainsi à une brêche juste avant que l’arête ne devienne horizontale. S’engager alors dans le profond couloir à droite issu de cette brèche (on évite un bloc coincé par la droite) et rejoindre ainsi 200 mètres plus bas le sentier du port de Vénasque. Le suivre sur la droite en passant au refuge de Vénasque. 2 heures du sommet à l’hospice.

Descriptif de l’itinéraire :

Si on part du col au Nord du col de la Frêche, contourner facilement la première aiguille par la gauche et descendre dans des rochers brisés jusqu’au pied de la seconde aiguille. Celle-ci ne pose pas de problème particulier, descendre au col de la Frêche par des rochers brisés.

Du col de la Frêche que l’on peut atteindre directement, faire une grande longueur de presque 60 mètres en se tenant sur le flanc droit de l’arête (III+, relais possible sur un arbre ou quelques mètres plus haut sur l’arête). Une section facile mène à une zone plus dalleuse (III+) que l’on gravit par le fil de l’arête jusqu’au sommet du petit corbeau. Désescalader versant Sud pour prendre pied sur des pelouses raides que l’on remonte jusqu’au bec de corbeau fendu par une profonde faille.

S’engager de quelques mètres dans la faille et la remonter en opposition (IV+, 1 piton) jusqu’au sommet de la pointe Est. On trouve un relais sur 1 piton et 1 pieu qui permet soit de redescendre dans la faille par un rappel de 25 m, soit de faire un grand rappel (50 m) versant Est jusqu’au pied de l’aiguille Morin.

Si on revient dans la faille, la traverser intégralement par son fond, on trouve à l’extrémité Sud un relais sur 2 pitons qui permet de faire un court rappel (20 m) qui dépose au pied de l’aiguille Morin.

Celle-ci se gravit en une grande longueur de 60 m par l’unique zone de faiblesse bien reconnaissable. Un petit surplomb à la sortie (IV) permet de prendre pied sur une vire quelques mètres en dessous de l’aiguille (vieux relais sur pitons). Traverser la vire pour trouver au bout un relais de rappel sur béquet. Un rappel de 15 mètres dépose à un col au pied du pic de la Mine.

Après quelques mètres en rocher délité au dessus du col, monter droit (III+) pour rejoindre l’arête Est du pic de la Mine. On suit alors cette arête sans difficulté jusqu’au sommet (3 à 4 heures).

Difficultés : AD+, itinéraire montagne où le rocher demande de l’attention. Pas de problème d’itinéraire.

Equipement : Nous n’avons rien rencontré dans les longueurs, quelques relais en place notamment ceux de rappels qu’il faudra vérifier.

Matériel : Sangles pour rallonger, un jeu de friends petits et moyens, coinceurs. Les pitons ne sont pas obligatoires, un marteau pour retaper les pitons en place. Un encordement à 60 mètres nous a paru confortable mais pas indispensable. Tout l’itinéraire se parcourt bien en grosses.

Topo : Guide Ollivier, Pyrénées centrales VI, vallées d’Aure et de Luchon aux édition du Cairn.

28 octobre, 2014

Eperon Lechêne + Saltimbanque au Cap d’Aou (23 octobre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 0:56

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Vallée d’Aure, Pène de la Soule,

falaise du cap d’Aou (1531 m), face Sud,

Eperon lechêne avec attaque par « Saltimbanque » et sortie par le dièdre original (TD-/240 m)

La végétation n’est réellement gênante que dans la première longueur, ensuite c’est une succession de belles longueurs. Pas mal de spits de 8 et pitons qu’il faut quand même compléter. Rocher de bonne qualité et bien sculpté.

14-10-23 Eperon Lechêne copy

Première ascension : J.L Lechêne et C. Olivier le 18 septembre 1972.

Accès voiture : De Lannemezan, remonter la vallée d’Aure en direction de Saint-Lary par la D929. Peu avant la sortie de Sarrancolin, prendre à droite la route de la Soule. La suivre jusqu’à son terminus (piste sur la fin) au hameau de Sabathé et se garer juste avant la maison.

Accès pédestre : Suivre le bon sentier qui passe devant la maison (panneau en bois indiquant la falaise). Le suivre en sous-bois pendant environ 15 minutes. On le quitte au niveau d’un gros cairn pour monter directement au pied des falaises par un pierrier (pénible). Lorsque la paroi est proche, monter en légère ascendance vers la gauche pour trouver une sorte de petit amphithéâtre bordé à gauche par l’éperon Lechêne et à droite par l’éperon Laffranque. La voie débute 50 mètres à gauche de cet amphithéâtre au niveau d’une flèche gravée. Compter 45 minutes.

Descente : Rejoindre facilement le sommet de la Pène Loungue puis descendre dans la forêt à droite pour rejoindre un cirque herbeux. Il se rétrécit pour former un petit couloir au bout duquel on trouve un premier relais de rappel sur chaîne. On rejoint le pied de la voie en 2 rappels de 30 mètres.

Descriptif des longueurs :

L1 : peu définie, partir directement pour rejoindre un mur plus raide (fissure au départ), le franchir (2 spits dans le haut). En légère ascendance à droite (1 spit), on rejoint une vire avec un arbre. Repartir en ascendance vers la gauche pour atteindre une dalle (1 spit) au sommet de laquelle on trouve un relais sur deux spits.

L2 : franchir le petit mur fissuré à droite du relais. Remonter une aiguille de gauche à droite (2 spits, 2 pitons). On trouve derrière une zone moins raide (1 piton). Poursuivre sur un éperon secondaire jusqu’à une bonne plate-forme. Relais sur béquet et friend.

L3 : poursuivre sur le flanc gauche de l’éperon jusqu’à deux spits rapprochés. Traverser de 8 mètres à gauche (1 spit) et continuer droit jusqu’à une bonne plate-forme. Relais sur 1 spit et friend.

Désescalader quelques mètres pour rejoindre le col herbeux (échappatoire possible à droite par la forêt).

L4 : continuer sur le flanc gauche de l’éperon par une succession de belles écailles (3 pitons et deux spits), relais sur une vire.

L5 : traverser de cinq mètres à gauche pour atteindre un dièdre fissuré que l’on remonte entièrement pour rejoindre le fil de l’éperon. Relais sur béquet.

Difficultés : TD-, V+ max. et obligatoire, l’itinéraire est facile à suivre sauf pour la première longueur très herbeuse.

Equipement : La voie est équipée en spits de 8 et 10 mm dans les longueurs et aux relais. Les friends et coinceurs viendront compléter

 Matériel : 8 dégaines, sangles, un jeu de friends jusqu’au camalot n°2, quelques coinceurs, sangles. Encordement à 60 mètres.

Hauteur de la voie : 240 mètres. 4 longueurs.

Altitude sommet : 1531 mètres.

Horaire : 2 heure 30 pour la voie.

22 septembre, 2014

Dalles blanches aux Spijeoles (16 septembre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 12:29

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Massif du Luchonnais, Spijeoles (3065 m),

face Nord-est

Dalles blanches (TD-/300 m)

Cette voie s’est révélée beaucoup plus exigeante que prévu. Le rocher est de très bonne qualité et l’itinéraire se déroule en majorité en dalles compactes où la pose de protections n’est pas évidente. La longueur d’A1 n’est vraiment pas évidente à pitonner (fissures bouchées), nous avons laissé en place les pitons que nous avons utilisé (certains de solidité douteuse), la voie peut donc s’envisager sans emporter de clous, ceux d’origine ont quand même bien vieilli… Au final, une très belle voie, peu répétée, à ne pas prendre à la légère.

14-09-16 dalles blanches

Première ascension : Louis Audoubert.

Accès voiture : De Bagnères de Luchon, prendre la route du col de Peyresourde que l’on quitte à gauche à Castillon de Larboust pour monter aux granges d’Astau (parking).

Accès pédestre : Du parking, suivre le GR10 qui passe au lac d’Oo puis au col et au refuge d’Espingo. Contourner le lac de Saüssat par la droite pour monter à la coume de l’Abesque (laquet). Juste avant la passerelle, quitter le sentier du Portillon pour prendre à droite une sente bien marquée qui monte vers l’arête nord-est des Spijeoles (cairns au départ). Suivre cette sente (voie normale des Spijeoles) qui passe non loin de l’arête Sud-Est. L’attaque de la voie se situe sur le flanc droit de celle-ci, un peu à gauche de l’endroit ou le rocher descend le plus bas. La première longueur se déroule sur une dalle claire à droite d’un dièdre.

Descente : Par la voie normale des Spijeoles. Du sommet, rejoindre le pierrier à la sortie du grand dièdre. On le descend (sente) en tirant à droite pour franchir une petite barre dans une zone de faiblesse (nombreux cairns). Continuer sur un vague éperon arrondi en direction du lac glacé puis prendre à gauche en direction de la base de l’arête sud-est où l’on rejoint le chemin d’accès (3 heures jusqu’aux granges d’Astau).

Descriptif de l’itinéraire :

L1 : remonter entièrement la dalle claire par la fissure du milieu jusqu’à une vire herbeuse. On trouve un piton de relais à l’extrémité gauche de la vire.

L2 : se décaler de quelques mètres à gauche pour se trouver dans l’axe d’un couloir que l’on remonte. Il se transforme en dièdre. Relais sur friends au fond du dièdre.

L3 : terminer l’ascension du dièdre. On débouche sur une vire que l’on suit en ascendance à droite en direction de surplombs sombres. Juste avant ceux-ci, on découvre un dièdre très marqué. Relais sur friends au pied de celui-ci.

L4 : remonter intégralement le dièdre jusqu’à une zone moins raide. 1 piton de relais.

L5 : remonter de quelques mètres dans une zone facile puis traverser à droite dans une dalle jusqu’à un dièdre. 1 piton de relais, longueur courte. On est alors au pied de la dalle blanche.

L6 : remonter la dalle blanche en louvoyant sans se rapprocher du dièdre qui la borde à droite (protections délicates). Relais sur friends en haut de la dalle.

L7 : monter de quelques mètres et traverser à gauche pour rejoindre le fond d’un couloir au rocher douteux que l’on remonte sur une trentaine de mètres en guettant sur la droite un énorme bloc accolé dans une zone raide. Relais sur friends dans le couloir à gauche du bloc.

L8 : quelques mètres en mauvais rocher à gauche du bloc permettent d’en gagner le sommet. Traverser légèrement à droite pour atteindre le fond d’un dièdre très marqué que l’on remonte en évitant un surplomb par la gauche. Relais sur 2 pitons au fond du dièdre.

L9 : remonter la dalle qui forme le flanc droit du dièdre (nombreux pitons dont certains de solidité douteuse). On rejoint le fond du dièdre que l’on suit jusqu’à une bonne vire. Relais sur friends.

L10 : sur la droite, escalader un empilement de gros blocs qui donnent accès à une dépression que l’on suit jusqu’au pied de la dalle noire, on rejoint ici l’itinéraire de l’arête Sud-Est (Jeannel). La dalle noire se remonte facilement en son centre. Relais sur friends sur une grande terrasse.

La suite de l’itinéraire suit l’arête jusqu’au sommet (passages de III).

Difficultés : TD- soutenu, l’escalade se déroule plutôt en dalles et dièdres où les protections ne sont pas toujours faciles à placer.

Equipement : Quelques pitons de relais. La longueur d’A1 est entièrement équipée de pitons.

Matériel : 12 dégaines, un jeu de micro-friends et friends jusqu’au camalot n°3, coinceurs, sangles. Les pitons ne sont pas nécessaires si ceux en place ne bougent pas… Les crampons peuvent être utiles en fonction de l’époque et de l’enneigement. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 300 mètres.

Altitude sommet : 3066 mètres

Horaire : 5 à 6 heures.

Topo : Guide Ollivier Pyrénées centrales (tome 3 : Vallées d’Aure et de Luchon).

Où dormir : Nombreux hébergements dans la vallée. Une nuit à Espingo ou au Portillon (accès par le sentier des mineurs si la neige a disparu) raccourcit la marche d’approche fort longue.

12 septembre, 2014

Peppermint au Quié de Sinsat (28 juin 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:42

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Quié de Sinsat,

face Sud,

Peppermint (TD-/280 m)

Ouverte en 1980, son rééquipement récent lui a valu de devenir une classique du secteur. Il s’agit d’une très belle escalade qui propose de belles longueurs en fissure parfois un peu à l’ancienne. L’escalade nous a paru assez sévère. La voie est bien équipée mais quelques friends moyens peuvent parfois s’intercaler entre les spits.

Perppermint

Première ascension : B. Colla et G. Rouby le 10 mai 1980.

Accès voiture : De Foix, remonter la vallée en direction de l’Andorre, traverser Tarascon sur Ariège et continuer jusqu’au village de Sinsat où l’on commence à apercevoir l’ensemble des falaises du Quié. Dans le village, prendre une petite rue sur la gauche (panneau indicateur « falaise ») et traverser l’Ariège. Se garer sur le parking aménagé juste après le pont sur la droite.

Accès pédestre : Du parking, revenir sur ses pas et longer l’Ariège sans la traverser sur environ 100 mètres. Le chemin débute sur la droite entre deux maisons. Au bout de 5 minutes, laisser sur la gauche le chemin qui mène aux falaises de Sinsat. Un peu plus haut, emprunter le sentier qui part à gauche vers le secteur du toit. Au niveau d’un replat herbeux, laisser le sentier du secteur du toit à gauche pour emprunter une raide sente qui monte vers le secteur Peppermint. Une main courante permet de franchir un passage escarpé. Peppermint est la première voie que l’on rencontre en arrivant (45 minutes).

Descente : La meilleure solution est de descendre en rappels dans « Lisa » sa voisine de gauche.

Difficultés : TD-. V+/6a max, V+ obligatoire. Escalade en dièdre et fissures parfois à l’ancienne. Aucun problème d’itinéraire.

Equipement : La voie est très bien équipée en gougeons avec parfois un peu d’engagement que l’on peut réduire en rajoutant friends ou coinceurs.

Matériel : 11 dégaines plus les relais, quelques friends et cablés peuvent être utiles. Encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 280 mètres, 7 longueurs.

Horaire : 3 heures.

Topo : Escalades en Ariège – Le Quié de Sinsat aux éditions 3 sup éditions.

Où dormir : Nombreux gîtes et campings dans la vallée. Camping municipal « le bois de boulogne » au village des Cabannes, pas cher et à 5 minutes des falaises.

18 août, 2014

Enchainement arête Ferbos – Arête des 3 conseillers – Ramougn (17 août 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 22:50

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Massif du Néouvielle,

Enchaînement arête Ferbos (AD/500 m) au pic des 3 conseillers (3039 m) – Arête des 3 conseillers (AD/200 m) au Néouvielle (3091 m) – Traversée

du Ramougn (3011 m) d’Ouest en Est (PD+/150 m)

Il n’est pas rare de voir des cordées enchaîner la Ferbos et les 3 conseillers, ce qui constitue déjà un bel enchaînement très logique. Pourquoi ne pas y rajouter le Ramougn, tout proche, pour profiter d’une belle et longue journée de montagne ? Il ne faudra pas hésiter à partir très tôt pour garder un peu de marge dans l’horaire mais aussi pour profiter des belles couleurs matinales sur le versant Est du Turon alors que l’on se trouve déjà dans la Ferbos. Ces arêtes font partie des joyaux Pyrénéens.

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Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route d’Espagne que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs que l’on suit soit jusqu’au lac de Cap de Long soit jusqu’au lac d’Aubert (route à péage).

Accès pédestre : En fonction du lieu de parking il faudra soit passer au pas du Gat et descendre de 50 mètres derrière pour gagner le sentier des terrasses si on vient d’Aubert, soit traverser le barrage et s’engager sur le sentier (HRP) qui débute à gauche à son extrémité si on vient de Cap de Long. suivre le sentier des terrasses de Cap de Long qui monte en direction de la brèche du Néouvielle (vieilles marques de balisage rouge). On traverse une grande zone d’éboulis sous la face Sud du Ramougn et du Néouvielle (neige en début de saison) pour gagner l’extrémité d’une banquette herbeuse où démarre l’arête Ferbos. On se situe à une centaine de mètres de la base même du départ de l’arête. Une cheminée avec un bloc coincé est un bon point de repère (cairn à l’attaque). Compter 1 heure 30.

 Arête Ferbos

Première ascension : H. et J. Ferbos le 09 septembre 1937.

Descriptif de l’itinéraire : Peu de passages caractéristiques permettent de faire une description précise de cette arête. Remonter la cheminée au bloc coincé pour atteindre le fil proprement dit. Ensuite on chemine tantôt à droite, tantôt à gauche de l’arête, parfois sur le fil (III, traces de passage). On arrive à une brêche, on gravit le mur suivant grâce à une fissure à gauche (III+). On atteint le sommet par des rochers faciles.

Difficultés, hauteur : AD/500 m. L’escalade, peu soutenue, est rapide et bien protégeable.

Equipement : Aucun équipement en place.

Horaire : 2 à 4 heures pour la voie.

Descente : Suivre facilement l’arête Nord-Est cairnée jusqu’à la brêche du Néouvielle (15 minutes).

Arête des trois conseillers

Première ascension : Brulle, De Monts et Célestin Passet en 1891 et peut-être par H. Durand et C. Latour en 1873.

Descriptif de l’itinéraire : Attaquer directement sur le fil au-dessus de la brêche du Néouvielle. On suit l’arête sur une centaine de mètres (III, un friend coincé) à l’exception d’un petit détour versant Cap de Long. L’inclinaison diminue jusqu’au pied d’un nouveau ressaut que l’on peut gravir directement par un dièdre raide (IV, 2 pitons) ou bien par la droite par le passage horizontal de « la boîte aux lettres », on rejoint l’arête facilement juste après. On suit ensuite l’arête jusqu’au mur terminal la « proue de navire ». Il s’agit d’un très beau ressaut de 20 mètres de granit magnifiquement sculpté (III+). Une courte arête horizontale mène au sommet.

Difficultés, hauteur : AD/200 m. Escalade plus soutenue que la Ferbos facilement protégeable.

Equipement : On trouve quelques friends récalcitrants et 2 pitons de passage.

Horaire : 2 heures pour la voie.

Descente : Emprunter le début de la voie normale vers le Nord pour gagner un replat sur l’arête qui sépare le vallon du Néouvielle du vallon du Ramougn. Basculer à l’Est dans le vallon Nord du Ramougn pour gagner un névé persistant. Le traverser pour gagner une rampe oblique à gauche du point le plus bas de l’arête qui relie le Néouvielle au Ramougn (cairn). Une demi heure du sommet du Néouvielle.

VN du Ramougn versant Ouest

Première ascension : Inconnue.

Descriptif de l’itinéraire : Suivre la rampe oblique vers la gauche (cairns) jusqu’à une brèche sur l’arête. Traverser la dalle versant Nord (III) jusqu’à une nouvelle brèche. Traverser une nouvelle dalle (III) toujours en se tenant au Nord. On suit ensuite plus ou moins l’arête plus facile jusqu’au sommet.

Difficultés, hauteur : PD+/150 m.

Equipement : Aucun.

Horaire : 30 minutes.

Descente : On emprunte la voie normale de la face Est haute de 100 mètres. Du sommet descendre de quelques mètres directement puis bien appuyer à gauche vers l’arête Nord-Est (cairn) que l’on désescalade sur 50 mètres jusqu’à une vire qui permet de traverser vers la droite. Un système de banquettes à droite d’un couloir permet d’en gagner la partie basse moins raide. Désescalader ce couloir jusqu’au pied de la face (névé). Cette descente comporte quelques pas de désescalade en III/III+. Descendre ensuite tout le versant Est du Ramougn en appuyant à droite jusqu’au pas du Gat où l’on descend à droite ou à gauche en fonction du lieu de stationnement (1 heure 30).

Matériel : 6 dégaines longues, 4 ou 5 friends, coinceurs, sangles, crampons en fonction de l’enneigement. Un encordement à 30 mètres est suffisant.

Topo : Guide Ollivier, Pyrénées centrales IV

7 août, 2014

Happy culture au Bastan d’Aulon (05 août 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 0:02

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Massif du Néouvielle,

pic de Bastan d’Aulon (2721 m),

face Ouest,

Happy culture D+/250 m

Découverte de ce complexe versant Ouest du pic de Bastan d’Aulon pour l’ouverture de « happy culture », une belle voie à l’accent très montagne. Le projet trottait dans nos têtes depuis pas mal de temps, nous n’avons pas été déçus, l’itinéraire nous a proposé de belles longueurs d’escalade. Il faudra revenir car le versant est vaste, les aiguilles nombreuses et le rocher bien meilleur qu’il n’y paraît de loin.

14-08-05 happy culture au Bastan d'Aulon

Première ascension : Karen Le Turdu, Bernard Quinio et Jean-Pierre Pujolle le 05 août 2014.

Accès voiture : Quelle que soit l’approche que l’on choisit, il faudra rejoindre le refuge de Bastan. On pourra donc se garer au parking d’Artigusse sur la route des lacs en vallée d’Aure ou au col du Portet au dessus de la station de ski d’Espiaube (route non goudronnée mais roulante).

Accès pédestre : Rejoindre le refuge de Bastan soit depuis le col de Portet par le GR10, soit depuis la route des lacs via le lac de l’Oule. Continuer sur le bon sentier (GR10c) en direction du col de Bastanet. On le quitte vers 2400 mètres pour partir vers l’Est en direction du cirque formé par le Portarras et le Bastan d’Aulon. Remonter ce cirque vers la droite en traversant un pierrier. La voie débute sur le flanc gauche d’un couloir d’éboulis. Une cheminée caractéristique marque le début de la première longueur. Compter 2 heures à 2 heures 30 depuis le col de Portet, un peu plus depuis Artigusse.

Descente : Du sommet de la voie, suivre l’arête vers le Sud pour rejoindre le sommet du Bastan d’Aulon (cairn), continuer toujours vers le Sud en descendant vers le col de Bastan. Après une centaine de mètres le long de l’arête, la quitter à droite (Ouest) pour emprunter un système de vires qui amènent à un couloir d’éboulis que l’on descend entièrement. On rejoint le sentier du col de Bastan un peu au-dessus du lac supérieur. Cette descente se déroule sur un terrain raide qui demande de l’attention, compter 3 heures de la sortie de la voie à la voiture.

Descriptif de l’itinéraire :

L1 : Commencer l’escalade par une cheminée. Virer en ascendance à gauche jusqu’à l’aplomb d’un dièdre. Un pas plus raide (V+, 1 piton) permet d’en gagner la base. Ne pas le remonter mais tirer en ascendance à droite par un dièdre fermé jusqu’à un gros bloc coincé. Faire relais au-dessus (1 coinceur bloqué). 45 mètres.

L2 : Remonter dans l’axe sur une dizaine de mètres dans une zone plus facile puis en ascendance à droite par une rampe à droite de l’axe de la chandelle (IV+). Relais dans un dièdre ouvert (1 piton). 45 mètres.

L3 : remonter le flanc droit du dièdre puis la courte arête jusqu’au sommet de la chandelle (IV). Relais sur béquet (sangle). 20 mètres.

Faire un rappel de 10 mètres sur le versant opposé jusqu’à une brèche, relais sur friends.

L4 : Se décaler de quelques mètres sur la droite pour contourner un gros bloc posé puis remonter dans l’axe le beau mur sur 30 mètres (V). On atteint une arête derrière laquelle on découvre un couloir herbeux. Relais sur friends sur l’arête. 40 mètres.

Traverser le couloir (marche) pour établir R4bis au pied d’un beau mur de granit clair.

L5 : Gravir ce mur dans sa partie gauche. En légère ascendance à gauche, rejoindre le pied d’un petit dièdre de rocher orangé. Traverser horizontalement à gauche sous un petit surplomb (V+) puis droit dans une zone plus facile. Relais sur béquet. 45 mètres.

L6 : Longueur facile pour rejoindre l’arête sommitale. Relais sur béquet. 70 mètres.

Difficultés : D+, V+ max. La voie n’est pas soutenue.

Equipement : La voie est très peu équipée. Deux pitons et un coinceur sont restés en place. Elle se protège très bien avec coinceurs et friends.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends jusqu’au 2 camalot en doublant éventuellement les tailles moyennes. Les pitons ne sont pas nécessaires, encordement à 50 mètres.

Hauteur de la voie : 250 mètres.

Altitude sommet : 2721 mètres au sommet du Bastan d’Aulon que l’on atteint en 10 minutes à toute crête de la sortie de la voie.

Horaire : 3 à 4 heures.

Où dormir : Pourquoi pas une nuit dans le petit écrin du refuge de Bastan.

6 août, 2014

Collants-Pipettes au grand Alharisès (30 juillet 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:15

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Massif du Néouvielle,

grand pic des Alharisès ou cylindre d’Estaragne (2993 m),

face Sud,

Collants-Pipettes , TD-/140 m

Itinéraire à l’escalade variée, assez soutenu, qui se déroule sur un granit de grande qualité.

111

Première ascension : Francis Tougne, Cédric Farret, Jean-Pierre Pujolle et Pascal Ravier le 30 juillet 2014.

Accès voiture : De Saint-Lary Soulan, prendre la route de la station de Piau-Engaly que l’on quitte à Fabian pour prendre à droite la route des lacs. On laisse la voiture peu avant le lac de cap de long au niveau des baraquements d’Estaragne (ruines, côte 2079 m).

Accès pédestre : Du parking, emprunter le bon sentier de la voie normale de l’Estaragne puis du col d’Estaragne. Celui-ci passe au pied de la face sud du grand pic des Alharisès que l’on rejoint en traversant un pierrier (1 heure à 1 heure 15 de la voiture). L’attaque se situe une cinquantaine de mètres à droite de la caractéristique cheminée Sud-Est où se déroule la voie Marlier. Une dalle claire et une rampe en oblique à droite en marquent l’attaque.

Descente : deux solutions :

  • la voie se termine sur l’arête Est du grand pic que l’on peut suivre jusqu’au sommet, 200 mètres d’arête en 3/3+. On descend alors par le versant Campbieil de l’arête sud. Compter 1 heure de descente de la sortie au pied de la voie (voir le topo de P. ravier).
  • une autre solution plus rapide consiste du dernier relais à descendre sur le versant opposé. Un pierrier entrecoupé de pelouses amène à la base de l’arête Est que l’on contourne pour rejoindre le pied de la face. Descente rapide qui peut permettre d’enchaîner avec une autre voie du secteur.

Descriptif des Longueurs :

L1 : Attaquer à gauche d’un triangle rocheux orangé par une rampe dalleuse en diagonale à droite (1 piton), elle mène en 45 mètres à une vire herbeuse, relais sur friends. Ensemble de V+.

L2 : partir en diagonale ascendante à droite pour contourner le système de toits au-dessus du relais. On se retrouve au pied d’un mur raide que l’on gravit par en diagonale à gauche en suivant une petite dépression fissurée (V+, 1 piton). Continuer dans l’axe par un dièdre ouvert jusqu’à une petite vire où l’on fait relais (1 piton). 40 m.

L3 : partir en ascendance à gauche pour franchir un couloir et monter droit au-dessus dans la partie droite d’un beau mur orangé (IV+/V). Continuer dans l’axe jusqu’à une terrasse herbeuse. Relais sur friends, 50 m.

L4 : Atteindre facilement la crête sommitale par 25 mètres d’escalade en III+.

Difficultés : TD- . Assez soutenue dans les deux premières longueurs mais qui se protège très bien.

Equipement : 3 pitons sont restés en place dont un de relais.

Matériel : 8 dégaines, coinceurs, jeu de friends du 0,2 au 3 camalot, sangles.

Hauteur de la voie : 140 mètres jusqu’à l’arête plus 200 mètres si l’on continue jusqu’au sommet.

Altitude sommet : 2993 mètres

Horaire : 2 à 3 heures.

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