Quelques topos montagne des Pyrénées

11 octobre, 2007

Massif des Ecrins, Dôme de neige des Ecrins, face Nord-Ouest

Classé dans : — topospyreneens @ 22:39

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Massif des Ecrins, Dôme de neige des Ecrins (4015 m), face Nord-Ouest,

pilier central de gauche et sortie par la voie directe de 1973

 Topo pilier Giraud

Dôme des Ecrins, face nord-ouest
Album : Dôme des Ecrins, face nord-ouest

3 images
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Pour les amoureux des longues ascensions dans des faces un peu oubliées, cet itinéraire est un monument. Il ne connaît pas beaucoup d’ascensions certainement à cause de la mauvaise réputation de son rocher. Pourtant mis à part dans la zone de mixte où le rocher est très moyen, nous avons eu l’agréable surprise de trouver du rocher correct voire très bon avec de belles fissures dans les zones les plus raides.

Nous avons combiné les 2 éperons (celui de gauche jusqu’à la tour grise puis la sortie de celui de droite qui passe au sommet de cette même tour) car la sortie originale de l’éperon Girod qui rejoint la Mayer-Dibona par une succession de vires encombrées d’éboulis ne nous a pas inspiré, peut-être avec plus neige…

Première ascension : Pierre Girod et Rolland Vivet, en 1959 pour le pilier central de gauche, R. Figerou, C. Jeanguillaume, en 1973 pour le pilier central de droite.

Accès voiture : De Grenoble, prendre la direction du col du Lautaret que l’on quitte pour prendre la route de Saint Christophe en Oisans jusqu’à son terminus à la Bérarde.

Accès pédestre : De la Bérarde, prendre le sentier du refuge du promontoire (panneau indicateur). Après 20 minutes de marche, sur un grand plat, prendre à droite pour remonter le vallon de Bonne Pierre. Un bon sentier amène sur la moraine en rive droite que l’on remonte intégralement jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Nombreux emplacements de bivouac sur la moraine juste en face du Dôme. Le lendemain, traverser le glacier jusqu’au pied du pilier, l’attaque se situe à l’endroit où le glacier forme une sorte de cuvette. Le pilier central de gauche est le second en partant du couloir central (Mayer-Dibona), il est situé juste à droite de la goulotte Boivin.

Descente : Descendre la voie normale du Dôme sur 700 mètres de dénivelée jusqu’à ce que le glacier devienne plat. Remonter légèrement sur la gauche pour franchir le col des Ecrins que l’on redescend versant Bonne Pierre. Les 150 premiers mètres sont équipés d’un câble rive droite. La suite se déroule sur des névés et des éboulis (glace parfois) jusqu’au sommet de la moraine où l’on retrouve le bivouac

Descriptif de l’itinéraire : Escalader légèrement vers la gauche sur 30 mètres pour revenir ensuite vers le couloir de droite (3). Remonter alors sur 100 mètres un vague couloir vers la gauche pour relayer au sommet d’un triangle rocheux visible du bivouac. On se trouve juste à droite d’un bec surplombant (3). Monter droit au dessus une dalle puis un dièdre de plus en plus raide dont on sort par une petite traversée à gauche (5+). Relais sur 2 pitons. Quelques pitons de passage.

Escalader une zone moins raide sur 50 mètres (vire) puis une belle fissure franche d’abord vers la droite puis en revenant vers la gauche jusqu’au pied d’une profonde fissure (vire) visible du bivouac (rocher rouge) (50 m, 4). Remonter la cheminée (1 piton au départ. Traverser à l’horizontale à droite pour gagner un couloir qui ramène vers la gauche et vers le fil (150 m, 4+).

On se trouve alors au pied d’une profonde cheminée en S dont on suit le bord gauche (3) jusqu’au pied du mixte.

Le ressaut mixte se franchit en 2 grandes longueurs (complètement sèches lors de notre passage mais qui peuvent demander de chausser les crampons et de prendre un piolet). La première longueur se déroule directement par une échine de pierres brisées (très pourri) puis en traversant vers la droite pour faire relais à droite de l’aplomb du gendarme de droite (4). La deuxième longueur en ascendance à gauche en visant entre le premier et le second gendarme (relais à la brèche, 4+). Le rocher est un peu meilleur mais difficile à protéger. (1 piton au départ de la première longueur puis un autre dans la deuxième).

On se trouve alors sur une arête et l’on a rejoint l’itinéraire du pilier central de droite. Contourner les 2 gendarmes par la droite pour se retrouver sous la tour grise (pour suivre l’itinéraire original, il faut traverser largement à droite pour sortir par la Mayer-Dibona). Sinon traverser sous la tour grise le plus haut possible par un système de vires entrecoupées d’escalade (rocher compact, 2 pitons de relais au milieu, ensemble de 4). On fait ensuite relais au pied d’un dièdre fissuré très caractéristique (1 piton visible).

Remonter le dièdre sur 45 mètres (5) puis la cheminée qui lui fait suite qui part légèrement vers la gauche (40 mètres de plus en 4). La cheminée se perd en se redressant en dièdre avec une écaille franche (1 sangle blanche). On quitte le dièdre par la droite pour remonter une courte fissure puis un mur raide d’un dizaine de mètres jusqu’au sommet de la tour grise (5+).

Au-dessus, se dressent deux ressauts, le premier gris qui se confond un peu avec le second plus orangé. Monter une vingtaine de mètres sur l’arête, puis traverser à droite pour rejoindre un couloir que l’on remonte jusqu’à une brèche entre les deux ressauts (4). Le second ressaut se gravit légèrement à droite du fil jusqu’à une nouvelle brèche (4+).

Au-dessus, franchir un court ressaut par la droite (3+) puis une arête très délitée. Passer au sommet d’un petit gendarme effilé jusqu’à une nouvelle brèche.

Le ressaut suivant se franchit par la gauche (5, 3 pitons).

L’arête se couche progressivement et devient plus facile jusqu’au sommet que l’on atteint par une centaine de mètres dans la neige.

Difficultés : TD+, 5+ maximum. Les passages les plus durs sont courts mais l’escalade demande toujours de l’attention. Sans être difficile, il n’y a pas vraiment d’endroit où l’on se repose. La recherche de l’itinéraire n’est pas à négliger.

Equipement : Pas mal de pitons au début puis de moins en moins. On en trouve quand même quelques uns (de relais ou de passage).

Matériel : 6 dégaines longues et très longues, pas mal de sangles pour rallonger, un petit jeu de coinceurs, friends des petits au 3 camalot en doublant quelques petits et moyens, pitons au cas où, crampons, un piolet. Matériel de bivouac qui n’est pas à exclure.

Hauteur de la voie : 1000 mètres.

Horaire : 10 à 12 heures, voire plus ou beaucoup plus.

Topo : « Oisans nouveau, oisans sauvage », livre ouest de Jean-Michel Cambon.

« les 100 plus belles courses et randonnées, le massif des écrins » de Gaston Rébuffat.

 

Un commentaire »

  1. Christophe Poirot

    Salut JPP!
    Nous avons parcouru le pilier Girod avec l’aide de ton topo, et nous ne pouvons que te remercier!
    c’est vraiment très bien décrit, il n’y a qu’à se laisser guider!!!! du 5 étoiles quoi!
    En espérant que la petite famille va bien, et au plaisir de se voir dans les pyrénées!
    bises à vous 3, Christophe

    Commentaire by Christophe Poirot — 29 juillet, 2010 @ 15:04

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